Dictionnaire du dopage – Oxandrolone : un stéroïde anabolisant dérivé de la dihydrotestostérone, réputé faiblement virilisant

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Trois effets attractifs pour la gent sportive :

  • ne se transforme pas en estrogènes évitant l’aspect gonflé de la musculature et l’apparition d’une gynécomastie chez l’homme
  • ne modifie pas la sécrétion de testostérone par les glandes sexuelles et les surrénales
  • réputée pour être le moins masculinisant des stéroïdes anabolisants.

Après la présentation dans ce blog de la fiche de la trenbolone le 09 juin 2026, un abonné très connaisseur sur les stéroïdes anabolisants m’a sollicité pour publier la fiche sur l’oxandrolone qu’il n’a pas trouvé dans le Dictionnaire du dopage.

Ce lecteur témoigne de la présence d’oxandrolone dans le milieu du fitness et du bodybuilding.

« Oxandrolone – L’Anavarn (*) est très prisé dans le monde du fitness, du bodybuilding mais également du strongman, apprécié de tous pour ses effets secondaires mesurés.

J’ai connu une personne qui en a utilisé pour la substituer au Primobolann en cachet. Sans connaître la dose adéquate, sans analyse sanguine préalable – notamment un bilan hépatique (transaminases) –  elle a commencé un cycle de 20 mg/jour (par voie orale),  sur 4 semaines avec une pause de durée équivalente sans oxandrolone. Pourtant, Anavarn donne de violents maux de tête et fait ronfler. Ce produit rassure les femmes, mais néanmoins, il a lui aussi son lot d’effets indésirables souvent irréversibles :  voix qui mue, perte de cheveux, développement des poils du pubis, des aisselles.

L’oxandrolone, dérivé de la dihydrotestostérone (DHT) stimule aussi les poils de la barbe; obligeant l’athlète à prendre rendez-vous chez son esthéticienne tous les mois !

Autres effets négatifs importants : l’hypertrophie clitoridienne (réversible uniquement via la chirurgie), acné du visage et dans le dos principalement. 

Voilà les effets indésirables que peuvent rencontrer les athlètes en mal de trophées et qui pour augmenter les charges et les fréquences d’entraînement sont obligées, pour gravir les échelons, d’accroître les doses d’oxandrolone.

Le dopage, même s’il fait des dégâts sur le plan du physique, permet à l’athlète de s’élever socialement ;  dopée, elle peut boostée ses performances et ainsi se faire connaître comme influenceuse sur les réseaux sociaux, passer sur des chaînes Youtube, dans des talk-shows TV, avoir de nouveaux sponsors, être coach reconnue, ouvrir une salle spécialisée dans sa discipline. Certains hommes appréciant les femmes très musclées, elle se tourne vers la prostitution afin de financer ses cures de dopage – à l’insu des services fiscaux et des pouvoirs publics. »

Adrien Delaferté, observateur indépendant – Fréquente le milieu culturiste depuis des décennies [courriel du 21.06.2026]

En fichier joint – Dictionnaire du dopage : fiche OXANDROLONE

POUR EN SAVOIR plus sur les stéroïdes anabolisants en pratique sportive – Blog JPDM

Dictionnaire du dopage – Les anti-inflammatoires, ces médicaments autorisés qui dopent les sportifs… mais qui font disqualifier les chevaux de compétition ! AINS – Substances légales devenue la norme – publié le 07 mars 2026

Dictionnaire du dopage – Ammoniaque : l’inhalation qui déclenche éveil instantané et concentration maximale. L’ammoniaque en solution aqueuse de gaz ammoniac est un stimulant du système nerveux central avec effet instantané – publié le 21 mai 2026

Dopage – La Ritaline®, puissant psychostimulant, était autorisée aux Enhanced Games, ces Jeux « optimisés » revendiquant l’amélioration de la race humaine – Retour sur le méthylphénidate, un proche parent des amphétamines, qui a commencé sa carrière sportive notamment dans le peloton cycliste des années 1960 à 1974 – publié le 31 mai 2026.

Dictionnaire du dopage – La trenbolone, un stéroïde anabolisant pour bovins que la France a tranquillement refilé aux hommes pendant 20 ans…malgré l’absence d’essais cliniques préalables ! – publié le 10.06.2026

Dictionnaire du dopage – La trenbolone, un stéroïde anabolisant pour bovins que la France a tranquillement refilé aux hommes pendant 20 ans !

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malgré l’absence d’essais cliniques préalables !

Ce stéroïde anabolisant a été commercialisé chez l’homme de 1972 à 1975 et après interruption de 4 ans et changement d’identité de 1980 à 1997

Retiré du marché en septembre 1997 sur recommandation de l’Agence du médicament pour détournement de l’AMM par certains professionnels de santé.

Fichier TRENBOLONE enrichi et actualisé

Aujourd’hui, ce stéroïde anabolisant est toujours source de controverse car une possible contamination accidentelle par de la viande est admises par les instances.

Un jeune sprinteur américain, Erryon Knighton, âgé de 20 ans, star du 200 m en devenir, a été hors compétition testé positif à la trenbolone le 26 mars 2024.

Bien que suspendu provisoirement par l’Agence antidopage américaine – Usada), on a appris le 20 juin suivant qu’il avait été blanchi par la Commission antidopage au prétexte que la contamination à son insu par de la viande avait été démontrée et que Knighton n’avait commis aucune faute ou négligence.

  • synthétisée en 1963,
  • commercialisée en 1972,
  • prohibée en compétition par la France depuis 1989,
  • retirée du marché pharmaceutique français en 1997,
  • inscrite pour la 1re fois sur la liste de l’Agence mondiale antidopage (AMA) le 1er janvier 2004
  • première détection dans l’Hexagone en 2011
  • en 2026, la trenbolone est classée dans la section S1.1 stéroïdes anabolisants androgène (SAA). Elle est interdite en et hors compétition et fait partie des substances non spécifiées

Signalons à tous les consommateurs inconscients que la trenbolone agresse spécialement les reins et majore ‘’triple XXL’’ l’agressivité (rage des stéroïdes).

En fichier joint : Fiche du Dictionnaire du dopage sur la trenbolone, actualisée et enrichie

Pour en savoir plus – Blog JPDM – Dictionnaire du dopage – Fiches actualisées et enrichies en 2026

Dictionnaire du dopage – Les anti-inflammatoires, ces médicaments autorisés qui dopent les sportifs… mais qui font disqualifier les chevaux de compétition ! AINS – Substances légales devenue la norme – publié le 07 mars 2026

Dictionnaire du dopage – Ammoniaque : l’inhalation qui déclenche éveil instantané et concentration maximale. L’ammoniaque en solution aqueuse de gaz ammoniac est un stimulant du système nerveux central avec effet instantané – publié le 21 mai 2026

Dopage – La Ritaline®, puissant psychostimulant, était autorisée aux Enhanced Games, ces Jeux « optimisés » revendiquant l’amélioration de la race humaine – Retour sur le méthylphénidate, un proche parent des amphétamines, qui a commencé sa carrière sportive notamment dans le peloton cycliste des années 1960 à 1974 – publié le 31 mai 2026.

Dopage – Le stanozolol, un stéroïde anabolisant très connu du monde sportif depuis le contrôle positif de Ben Johnson en 1988, est toujours d’actualité

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En 2024, grâce à la détection des métabolites de longue durée, un sportif dopé au stanozolol, s’avère facile à débusquer et pourtant la sanction de 4 ans qui est lourde, devrait freiner les ardeurs des tricheurs. Eh bien non ! Un grimpeur de paroi dopé au stanozolol vient de tomber dans les filets de l’antidopage.

Le sprinteur canadien Ben Johnson testé positif au stanozolol sera disqualifié de la finale du 100 m aux Jeux olympiques de Séoul en 1988. Cet évènement planétaire a donné un coup de boost médiatique à ce stéroïde anabolisant.

Le stanozolol, un stéroïde anabolisant, est utilisé dans le monde de la compétition sportive depuis le milieu des années 1960. Avec la nandrolone – un autre stéroïde anabolisant  dérivé de la testostérone – il est devenu la star des enceintes athlétiques.

Par rapport à l’hormone mâle, le stanozolol est moins virilisant mais plus anabolisant. En résumé, ses effets masculinisant sont moindres qu’avec la testo.

Comme tous les stéroïdes anabolisants, le stanozolol peut être profitable, suivant le régime alimentaire de l’athlète (hyperprotéiné ou non) et le type d’entraînement – à toutes les spécialités sportives. Des gros bras (haltérophiles, lanceurs en athlé) aux marathoniens (les plus maigres de tous les athlètes), en passant par les poupées gymnastes.

Le stanozolol a été médiatisé au-delà de l’imaginable en 1988 à la suite du contrôle positif du sprinteur canadien Ben Johnson vainqueur haut la main du 100 m olympique le 24 septembre à Séoul.

Jeux olympiques de Los Angeles 1984 – La vraie raison du boycott de l’Union Soviétique : la détection du stanozolol

Pour la grande histoire, le patron de l’unité analytique antidopage de Moscou, le biologiste Grigory Rodchenkov, nous apprend que l’une des raisons du boycott de l’Union Soviétique aux Jeux de Los Angeles en 1984 est due à l’annonce par Don Catlin – patron du laboratoire d’analyses olympiques d’Ucla – qu’il serait capable de détecter tous les stéroïdes anabolisants, notamment le stanozolol et la testostérone ; ces deux produits utilisés en masse par les athlètes soviétiques.

Au début de son parcours sportif, la détection analytique de ce stéroïde anabolisant était aléatoire. Elle est devenue beaucoup plus fiable en 2013 lorsque le laboratoire de Moscou, dirigé par Grigory Rodchenkov, a découvert conjointement avec le labo de Cologne (Allemagne) qu’il existait des métabolites de longue durée produits par le stanozolol permettant de démontrer la prise de ce stéroïde anabolisant plusieurs mois après son administration.

Alors que le stanozolol est de plus en plus facile à détecter dans un échantillon d’urine, des sportifs continuent à se faire épingler par la patrouille antidopage bien que la sanction pour un tel produit prohibé en et hors compétition, soit de 4 ans de suspension.

Le dernier athlète en date, un escaladeur iranien, illustre que toutes les spécialités sportives sont concernées.

Chez un grimpeur de mur, acquérir de la masse musculaire n’est pas utile, en revanche booster la force et la puissance des quatre membres, influence la rapidité de déplacement sur une paroi.

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

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En fichier joint (PDF) – Pour aller beaucoup plus loin dans la connaissance du stanozolol, nous proposons la fiche, enrichie et actualisé jusqu’à avril 2024, du Dictionnaire du Dopage.

En particulier les étapes chronologiques de la détection et de la réglementation.

De même, les principales affaires concernant les cas positifs de ce stéroïde anabolisant emblématique sont détaillées.

Dictionnaire du dopage du Dr JPDM – Fiche inédite sur la mestérolone, une substance prohibée par le Code mondial antidopage.

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Lire, notamment, la partie « Principales affaires » consacrée aux cas positifs

Dans le but de compléter le Dictionnaire du dopage paru aux éditions Masson en 2004, et compte tenu qu’il n’est pas prévu de publier une nouvelle édition dans l’immédiat, nous proposons la fiche inédite sur la mestérolone.

Dr Jean-Pierre de Mondenard – Dictionnaire du Dopage, éd. Masson, 2004

C’est le cas positif de la joueuse de tennis ukrainienne Dayana Yastremska qui m’a incité à rédiger les caractéristiques de ce stéroïde anabolisant androgène (SAA).