Punchline Dr JPDM – Tennis : langue de bois ou méthode Coué ?

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[publié le 09 février 2017]

N° 85

Je n’affirmerai jamais comme Mme Roselyne Bachelot, ex-ministre de la Santé et des Sports – reconvertie en animatrice de radio et télévision – que Rafaël Nadal se dope mais je dirais que depuis la suspicion de sa présence dans l’affaire Puerto (qui a touché principalement en 2006 le cyclisme mais d’autres sports ont été soupçonnés : football, tennis… ), mais surtout en mettant en avant, comme Lance Armstrong, la négativité de tous ses contrôles antidopage, il ne m’a jamais convaincu par son discours : « Tous mes adversaires sont propres, les contrôles antidopage organisés par la fédération internationale (FIT) sont infranchissables ».

Il répète en boucle lors de ses interviews : « Je crois en mes rivaux et suis certain que tous les joueurs que j’affronte sont propres. Je crois à l’efficacité du système antidopage de la FIT ainsi qu’aux valeurs du sport. »

En français, cela s’appelle, au choix : la langue de bois ou la méthode Coué.

bachelot    nadal

Roselyne Bachelot                                                 Rafaël Nadal

 

Au final, il serait tellement naïf qu’il ignorerait même que la triche est consubstantielle à l’homme, notamment en compétition. Par ailleurs si les journalistes sont prêts à gober le discours édulcoré de Nadal, tant mieux pour eux !

Langue de bois…

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[publié le 19 janvier 2017]

Depuis quelque temps, la presse, afin de nous appâter, nous sert à qui mieux mieux des interviews sans langue de bois. Par exemple, Le Parisien du 13 janvier avec son magazine TV où l’on nous raconte les 25 ans de petit-écran de Marc-Olivier Fogiel avec à la clé les confidences ‘sans langue de bois’’ de l’un des anchormen du PAF.

Sans vouloir faire preuve de mauvais esprit, on peut en conclure que tout le reste du journal ‘’nous la raconte’’ en mode langue de bois !

De même, les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme du quotidien Le Monde ont lancé récemment sur Radio Nova une émission d’interviews ‘‘sans langue de bois’’. Ce titre m’interpelle car cela laisse supposer que tout le reste est bidonné ! De même comment être sûr que les interviews en question sont réellement sans langue de bois lorsqu’on sait que même devant un tribunal correctionnel la majorité des intervenants mentent (défense, accusation, avocats, juges) ? Rappelons que le mensonge est consubstantiel à l’homme et qu’en interrogeant ce dernier, on aura forcément des réponses éloignées de la vérité.

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Comme les trois singes, l’homme ne veut rien entendre qui le dérange, ne rien voir qui le confonde et ne rien avouer qui le déprécie

Au final, des réponses ‘’sans langue de bois’’ c’est hors de porté de la nature humaine et la presse ne fait que nous vendre des histoires le plus souvent AVEC LANGUE DE BOIS.

Natation : suspicion légitime

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Positive attitude – « Les forçats de la langue de bois » ou les adeptes de la méthode Coué

piscine

Arguments angéliques, minimalistes ou tout simplement bidons :

–      Le dopage ne sert à rien : trop de puissance nuit à la flottabilité.

–      Le nombre de contrôles antidopage auxquels la star des bassins est soumise chaque année (tous négatifs) ne peut que la disculper.

–      On a une génération d’exception qui bosse, tout simplement. Il faut venir voir travailler ces mecs dans et hors de l’eau.

–      Les nageurs ne sont pas laissés à eux-mêmes. Ils sont en groupe. Vouloir tricher dans ces conditions c’est plus compliqué que lorsqu’on est seul sur la planète.

–      Le mot doping est rayé de notre vocabulaire.

–      Il en résulterait un trop plein de muscles. Le nageur serait alors trop lourd et maladroit.

–      Je pense pouvoir davantage améliorer mes possibilités physiques avec la diététique qu’avec le dopage.

–      Il faut savoir que la natation n’est pas un sport de force ou d’ultra endurance.

–      La natation est un milieu sain.

–      Le dopage n’est pas développé pour des raisons purement physiologiques : les anabolisants auraient un effet en contradiction avec la glisse des athlètes, la vitesse nécessite une musculature fine.

–      Le dopage n’a pas cours en natation parce que les Français bénéficient d’un encadrement strict et d’un suivi médical précis à l’INSEP et ceci dès leur plus jeune âge (12-13 ans).

–      Dans la natation française où il n’y a pas d’enjeux financiers, je n’ai jamais entendu parler de dopage.

–      La natation est une forme d’effort sportif libéré pour 95% des lois de la pesanteur qui paraît se prêter fort mal à quelque amélioration artificielle.

POST-IT

 Rappelons à tous ceux qui adoptent un plaidoyer pro domo affirmant que la natation est un sport propre, que la triche et le dopage sont consubstantiels à l’homme et qu’ainsi malgré toutes les actions de prévention, la compétition sportive est un fantastique booster de dopage.

impossible-natation