Triche récompensée (2e volet) – La grande hypocrisie du sport mondial face au dopage encadré des Jeux  »améliorés »

Par défaut

Focus sur des athlètes qui ont été testés positifs au dopage et qui malgré ce fait de triche évident et connu des instances ou de leur pays ont été honorés du titre d’athlète de l’année ou d’une distinction similaire.

Affiche sur le dopage dans le sport, mettant en évidence la triche récompensée par des institutions sportives officielles.

Dans le premier volet, nous avons évoqué trois figures officielles parvenues au sommet de leur carrière — Sarkozy, Samaranch et Laporte — dont les discours sur le dopage oscillent entre flou artistique et ambiguïté assumée. Ce trio d’irresponsables a, par son influence médiatique, largement contribué à banaliser la promotion de la dope dans le sport.

Comme l’écrivait Alphonse Allais, « rien n’est plus contagieux que l’exemple ». Et l’exemple, ici, vient d’en haut : ces décideurs, par leurs prises de position et leur visibilité, ont participé à la propagation d’une culture de la triche institutionnalisée.

Ce deuxième volet s’intéresse à l’hypocrisie des instances officielles qui se prétendent vertueuses tout en ne combattant que mollement le fléau numéro un du sport mondial.
Depuis les années 1980, les grandes institutions sportives n’ont cessé d’encenser des champions dont le dopage était pourtant notoire.
Voici quelques exemples — loin d’être exhaustifs — de cette triche récompensée.e propose dans cet article des exemples de vainqueurs testés positifs aux contrôles antidopage et récompensés par le titre d’athlète de l’année ou équivalents

Couverture du livre 'Dopage aux Jeux Olympiques. La Triche récompensée' par Dr Jean-Pierre de Mondenard, publié en 1996, illustrant la thématique du dopage et de ses conséquences dans le sport.

Controverse – Jeux améliorés avec dopage encadré versus Jeux olympiques du CIO avec dopage surveillé par une réglementation absurde

Par défaut

Objectif vérité de l’entrepreneur Aron D’Souza contre l’hypocrisie généralisée du CIO et de l’AMA

A la suite de la décision de Fred Kerley de rejoindre en 2026 les Enhanced Games dits ‘’jeux des dopés’’, de nombreuses voix dans les instances fédérales et olympiques, se sont élevées pour dénoncer cet avis au nom de la moralité et l’intégrité du sport.

La tartuferie de ces discours bien-pensants m’ont permis de faire quelques posts (sur X) dénonçant l’hypocrisie de la lutte antidopage et de ses dirigeants qui tolèrent la médicalisation à outrance des sportifs.

Image contenant des commentaires sur la lutte antidopage aux Jeux olympiques, incluant des sections sur le programme de surveillance, les contrôles passoires, et les substances dopantes autorisées.

Posts JPDM publiés sur X le 19.09.2025

  1. Lors d’une interview à une radio concernant les Jeux à dopage ‘’encadré’’ prévus en 2026, je souligne que ce modèle ne maquille pas la triche alors que les JO classiques sont une farce cynique : dopage généralisé, indignation feinte. Le mensonge en étendard, l’hypocrisie en discipline olympique et contrôles passoires.
  • Pourquoi passoires ? Parce que sous l’égide de l’Agence mondiale antidopage (AMA) des substances dopantes font l’objet d’un suivi sans entraîner de sanctions. Ce programme, inscrit dans le Code mondial antidopage, inclut 20 produits dont la caféine alors que celle-ci est massivement consommée par les sportifs, sous diverses formes, en toute légalité, au vu de tous.
  • Les Autorisations d’Usage à des fins Thérapeutiques (AUT) permettent aux athlètes d’utiliser des substances normalement interdites. Serena Williams, par exemple, a bénéficié de 9 dérogations successives. Elle promeut aujourd’hui un produit inscrit sur la liste de surveillance de l’AMA.
  • Certains stimulants, tels que les amphétamines, le Captagon ou même la cocaïne, sont autorisés hors compétition. Ils sont utilisés à l’entraînement pour augmenter les charges de travail, ce qui a un effet direct sur les performances lors des compétitions.
  • L’ignorance abyssale de la journaliste qui m’a objecté : « Si on stoppe avant la compétition, l’effet s’arrête ! » Preuve que son niveau de connaissance sur le dopage est pathétique. Souvent la presse, censée informer, ignore tout du fléau n°1 du sport.
  • Autre stratégie à l’instar du sprinteur Fred Kerley : 3 « no-shows » (NS) en 12 mois, ce n’est pas une négligence. Il peut suivre un protocole de dope sans risque en s’arrêtant à 2 NS et au pire, pour 3, prendre 2 ans de suspension au lieu de 4 en cas de contrôle classique à un produit lourd.
  • Dopage – Les tricheurs connaissent les règles : jamais plus de 2 « no-shows » par an, car le compteur se remet à zéro tous les 12 mois. Avant 2021, un test positif à la cocaïne = 4 ans. Aujourd’hui 3 mois… voire 1 avec une excuse « festive » et le suivi d’un programme de réhabilitation.
  • Des Jeux encadrés plutôt qu’hypocrites ? L’idée de Jeux à dopage encadré, comme ceux envisagés pour 2026, pourrait apparaître plus honnête que les Jeux du CIO, où l’on dénonce officiellement le dopage tout en tolérant une médicalisation systématique de la performance.
  • Malgré des discours volontaristes, le CIO et l’AMA tolèrent une certaine forme de dopage maîtrisé. Moins il y a de sanctions, plus l’image d’un sport « propre » est préservée. Une stratégie de communication davantage axée sur la réputation que sur une éthique assumée.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard