Tour de France ton histoire – Contre-enquête inédite sur la naissance de l’épreuve la plus mythique du cyclisme mondial

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Acte de naissance enregistré le 20 novembre 1902 sous la houlette de trois pères fondateurs

Géo Lefèvre, inspirateur de la mythique épreuve par étapes

Victor Goddet (le père de Jacques), le bailleur de fonds

Henri Desgrange, l’architecte-bâtisseur-décideur

Géo Lefèvre, l’inspirateur d’un Tour de France à étapes et directeur des deux premières éditions 1903-1904
Victor Goddet, cofondateur et administrateur du Tour de France : le financier
Henri Desgrange, patron de L’Auto de 1903 à 1940 et du Tour de France de 1903 à 1939

Rayon livre – « L’Equipe 10 Faubourg-Montmartre »

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sous la direction de Gérard Ernault, édition en exergue, 2021

La dernière production des journalistes de L’Equipe est consacrée aux quarante-et-un ans passés entre le 28 février 1946 et le 08 août 1987 au 13, puis 10 Faubourg-Montmartre (Paris 9e)

L’ouvrage-mémoire des  »élites de la presse sportive » comporte 479 pages signées par 45 contributeurs, pour la plupart appartenant à l’association Les Anciens de L’Equipe.

L’Equipe 10 Faubourg-Montmartre, éd. en exergue, 2021

Cyclisme – Dopage des amateurs : Jean-Marie Leblanc, successivement coureur, journaliste, patron du Tour de France, ignorait en 1998 que la triche sévissait chez les « purs » depuis des lustres. Peut-on le croire ?

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Décryptage d’une imposture

Malgré une carrière de 35 ans (1963-2006) dans le milieu cycliste, Jean-Marie Leblanc (JML) joue au naïf pour faire croire qu’à son époque il n’y avait pas de dopage chez les amateurs, que les contrôles étaient infaillibles et les substances indécelables. Un fantasme qui selon lui ne deviendra réalité seulement qu’en 1990. Tous ces pseudo-arguments n’ont qu’un but : assurer sa défense pro domo (avocat de sa propre cause) pour nier le dopage du peloton des amateurs comme des pros afin de plaire à ses différents chefs hiérarchiques.

Dr JPDM – Dopage, l’imposture des performances, éditions Chiron, 2000. – 287 p

Dopage – Dictionnaire des idées reçues. 3e volet de la saga Jean-Marie Leblanc, patron du Tour de France de 1989 à 2006

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Selon Jean-Marie Leblanc (JML), les substances indécelables sont apparues en 1990. En réalité, la presse signale des médocs de la performance échappant aux radars analytiques dès… 1964 !

Et pourtant le grand baratineur JML va marteler, face aux accusations de Willy Voet le soigneur de Festina, qu’il ne s’est jamais dopé, preuves à l’appui. Selon lui, à son époque, les contrôles étaient d’une rare efficacité, il n’y avait aucune substance indécelable disponible et les tests antidopage qu’il a subis étaient négatifs.

 

Tour de France ton histoire – Hommage à Jacques Marchand, un journaliste de sport qui m’a marqué durablement…

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Compte tenu qu’à l’occasion de la 21e étape Chatou-Paris Champs-Elysées, la Grande Boucle se souvient de l’un de ses plus fidèles serviteurs, nous pensons que les commentaires sur le dopage de ce journaliste emblématique ne peuvent que contribuer à la connaissance de cette dérive humaine toujours omniprésente.

La première parution de ce texte date du 26 mars 2016

GRAND TEMOIN : Jacques Marchand

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Un grand merci à Jacques Marchand d’avoir accepté de témoigner sur la presse sportive des années 1960 confrontée au grand fléau du dopage déjà omniprésent dans son sport de prédilection mais aussi dans beaucoup d’autres spécialités sportives. Quarante ans de suivi des affaires de dopage m’ont appris qu’il était difficile d’avoir un jugement péremptoire a posteriori. Il est essentiel d’écouter nos prédécesseur s en place pendant la période Goddet-Lévitan-Anquetil-Poulidor.

En raison de votre parcours de puis 1947, vous êtes la bonne personne pour nous éclairer. De tout ce que j’ai lu dans les années 1960, il ressort que les champions (sauf Anquetil) minimisaient les effets du dopage sur la performance en expliquant que les stimulants ne transforment pas un cheval de bois en pur-sang lauréat du GP de l’Arc de Triomphe ! De même, les médecins agissant dans la lutte antidopage des années 1960 à 1980, pour en limiter la publicité et la consommation des protagonistes, ne cessaient de clamer haut et fort que les dopants sont inefficaces et dangereux. En contradiction avec ce message largement répandu, deux hommes vont affirmer l’inverse.

Jacques Anquetil dans l’article du Miroir des Sports du 14.08.1961 surtitré « J. Anquetil met les pieds dans le plat » et Félix Lévitan dans le même hebdo du 20.04.1965 : « Celui qui ne se dope pas est un pauvre type voué par avance à la défaite ». Qui reconnaît donc implicitement que le dopage est réellement efficace. Bonne lecture à tous.

REPERES :  né le 25.02.1921 – Paris 18e (95 ans)

Journaliste sportif depuis 1942. Il débute à L’Echo des Sports. Après la Libération, il est engagé par le quotidien Sports. Ensuite, il collabore à plusieurs titres : à Ce soir, Estuaire Gironde, Libération, Miroir Sprint (1951-1955) avant de rejoindre en 1955 la rédaction de l’Equipe. Il va y rester jusqu’en 1976. Tout d’abord chef des rubriques cyclisme, boxe et basket, il grimpe ensuite dans la hiérarchie du journal pour en être le rédacteur en chef. En 1976, il quitte l’Equipe pour devenir chef de service des sports au Matin (1976-1982). De juin à octobre 1976, il sera le conseiller de la rédaction de l’hebdo Sport Magazine. Parallèlement à ses activités de presse, il interviendra dans les courses cyclistes organisées par l’Equipe et le Parisien. Pendant quinze ans, Jacques Marchand sera la « voix du Tour » sur radio Tour où il commente les faits de courses (échappées, chutes, etc.) à l’attention des directeurs sportifs et des journalistes présents à l’échelon course.

Sous la houlette de l’Equipe et du Parisien Libéré, à partir de 1961, il organise le Tour de l’Avenir et ce jusqu’en 1975. C’est dans cette fonction de directeur de course que je vais être amené à côtoyer quotidiennement Jacques Marchand pendant le Tour de l’Avenir 1972 conduisant le peloton de Merlin-plage sur la côte atlantique à Sochaux dans le Doubs. En tant que médecin de la course et du contrôle antidopage, notre collaboration se poursuivra en 1973 et 1974.

Notre grand témoin jouera également un rôle important auprès de la profession des journalistes sportifs en animant pendant de longues années le centre de formation et de perfectionnement ainsi qu’en occupant le poste de secrétaire général de l’Union syndicale des journalistes sportifs de France. Au total, une vie consacrée aux sports et à la presse éponyme.

TOUR DE L'AVENIR

Ouvrages de Jacques Marchand

 Boxe :

1/ Marcel Cerdan .- Le Miroir des champions, 1948, n° 4,  33  p ;

2/ Laurent Dauthuille .- Le Miroir des Champion, 1951, n° 9, 32 p ;

3/ Mes 421 coups de Théo Médina (souvenirs recueillis par Jacques Marchand) .- éd. SGEE, 1953. – 190 p ; 4/ « Mes 80 rounds » (coll. Jacques Marchand) de Georges Carpentier .- Paris, éd. Olivier Orban, 1976 .- 221 p

5/ Marcel Cerdan. – Issy-les-Moulineaux (92), éd. Prolongations, 2006. – 119 p

Cyclisme :

1/ Collection. Nos Champions. N° 7 : Jean Robic .- Nancy (54), éd. Berger-Levrault, 1955 .- 160 p (pp 106-157) ;

2/ Le cyclisme .- Paris, éd. La Table ronde, 1963.- 254 p

LE CYCLISME

3/ Pour ou contre le Tour de France (avec Pierre Debray). – Nancy, éd. Berger-Levrault, 1967, 160 p 4/ Jacques Goddet : journaliste d’abord .- Anglet (64), éd. Atlantica, 2002 .- 192 p

POUR LE TOUR DE FRANCE

5/ Les patrons du Tour : d’Henri Desgrange à Jean-Marie Leblanc .- Anglet (64), éd. Atlantica, 2003 .- 144 p 6/ Anquetil le rebelle. – Paris, éd. Prolongations, 2007. – 180 p ; 6/ Vélodrame. – Paris, éd. Calmann-Lévy, 2008. – 152 p 7

7/ Quel Tour pour demain ?. – Toulouse, éd. Le Pas d’Oiseau, 2013. –

Presse :

1/ Les défricheurs de la presse sportive. – Biarritz (64), éd. Atlantica, 1999 .- 182 p

2/ Journalistes de sport. – Biarritz (64), éd. Atlantica, 2004. –

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