Tour de France – Rayon lecture -« 100 Français dans l’histoire du Tour de France de 1903 à nos jours »

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Par un trio de journaliste de Sud-Ouest, Hevé Mathurin, Jean-Caude Felon, Julien Duby

Des bourdes, des fautes et des approximations à la pelle sur le Monument N° 1 du cyclisme et sur ses serviteurs


57 erreurs ! Oui, 57 !

Des dates d’état civil erronées.
Des nombres de victoires faux.
Des participations inexactes.
Des photos doublées pour illustrer deux coureurs différents avec le même cliché.
Des légendes fantaisistes.
Et même… un négatif publié tel quel.

Pour un « beau livre » illustré de 141 pages, c’est beaucoup. Beaucoup trop.

Comment les 100 cyclistes sélectionnés — dont la majorité est encore en vie — peuvent-ils se réjouir de figurer dans cet ouvrage face à leurs proches et à leurs supporters ?

Les trois auteurs ne sont pourtant pas des novices. Envoyés spéciaux à de multiples reprises sur le Tour, deux d’entre eux comptent plus de vingt éditions au compteur. On pouvait attendre rigueur et précision. Alors que s’est-il passé ? Copier-coller d’ouvrages déjà truffés d’erreurs, reproduites d’année en année ?
Confiance excessive dans des souvenirs non vérifiés ?
Course contre la montre éditoriale sans contrôle des sources ni relecture sérieuse ?

Et l’éditeur ? Méconnaissance du sujet ? Absence de relecteur spécialisé, alors qu’il existe de véritables historiens de la Grande Boucle ? Quant au travail iconographique, il laisse lui aussi perplexe.

Le plus inquiétant n’est pas là. Signé par trois journalistes chevronnés, témoins de décennies d’épopée du Tour, ce livre risque de devenir une référence. Et donc de servir de base à d’autres ouvrages. Avec, à la clé, une propagation et une amplification des erreurs.

Au final, le sentiment est amer. Les lecteurs de Sud-Ouest se retrouvent avec un ouvrage approximatif vendu 30 euros.

Dans ce flot de bévues, un seul point mérite d’être souligné : le traitement du dopage. Les auteurs mentionnent clairement ceux qui ont été liés aux pratiques interdites — Jean Malléjac, Cyrille Guimard, Laurent Brochard, Armand De Las Cuevas, Jacky Durand, Luc Leblanc, Laurent Jalabert, Pascal Lino, Pascal Simon, Richard Virenque — et distinguent ceux reconnus comme épargnés : Christophe Bassons, Charly Mottet, David Moncoutié.

Sur 57 erreurs relevées, une trentaine ont été détaillées et sourcées, notamment les plus emblématiques. Pour un ouvrage consacré au Monument n°1 du cyclisme, l’approximation ne peut pas être une option.

Fichier joint en PDF : « 100 Français dans l’histoire du Tour de France de 1903 à nos jours » – les erreurs relevées par JPDM

Cyclisme – Rayon lecture – L’Année à bloc (éd. Hatier), un ouvrage promis au top 10 des publications les plus médiocres !

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Trop d’erreurs. Trop d’approximations sur le vélo. Trop de confusions et de lacunes historiques, notamment concernant le Tour de France.


Proposer à la vente un ouvrage aussi truffé de fautes relève, au mieux, de la négligence, au pire, d’un profond manque de respect envers les lecteurs.

Douze auteurs ont contribué à ce livre, publié par Hatier — un éditeur qui semble pourtant ignorer les bases du cyclisme, au point de laisser paraître un tel concentré d’erreurs sans la moindre vérification sérieuse.

Le concept

Paru fin 2024 aux éditions Hatier (collection Play Bac), L’Année à bloc – La Passion du vélo propose, sous forme de fiches quotidiennes, un parcours d’infos cyclistes à lire pendant l’année 2025.

Depuis trois ans, j’anime sur ma page Facebook un quiz consacré au cyclisme en général et au Tour de France en particulier. À partir de juin 2025, j’y ai intégré les erreurs relevées dans L’Année à bloc. Elles sont désormais rassemblées dans un article de blog, classées par date de parution.

La sélection présentée ici comporte 13 corrections détaillées. Neuf autres, plus brèves, figurent dans une rubrique « En vrac ». Et malgré ces 22 rectifications, la liste des inexactitudes est loin d’être close.

Amis lecteurs, passionnés de cyclisme et de la Grande Boucle, ces erreurs et leurs correctifs — appuyés sur des sources fiables — vous permettront au moins d’enrichir et de consolider vos connaissances.

Reste une question : quelles sont les méthodes éditoriales de Hatier pour publier un tel ouvrage ? Miser sur la méconnaissance ou la naïveté des lecteurs ne saurait constituer une ligne éditoriale acceptable.

À mes yeux, une seule destination pour ce livre : la poubelle jaune.

Fichiers joints (PDF)

  • L’Année à bloc – 13 questions/réponses sur Facebook : Jean Pierre Demondenard
  • Des erreurs en vrac

Tour de France : l’impact positif du vélo sur la longévité et comme antidote efficace des effets collatéraux du dopage

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Suite à l’article paru sur ce blog le 21 janvier : Tour de France – Durée de vie et statistiques : le doute peut se comprendre, pas l’interprétation erronée et malveillante

Afin d’éviter toute confusion liée à des biais de comparaison, il est indispensable de bien distinguer durée de vie et espérance de vie.

  • L’espérance de vie correspond à l’espérance de vie à la naissance. En France, pour un homme né en 2024, elle est estimée à 80 ans selon les données démographiques les plus récentes de l’INSEE.
  • La durée de vie, en revanche, renvoie à l’âge moyen au décès. En 2024, la Base nationale de suivi de la population (BNSP) de l’INSEE indique une durée de vie moyenne de 75 ans et 8 mois pour les hommes.

Les durées de vie publiées dans le blog concernent précisément cet âge moyen au décès. En comparant, sur une dizaine d’années, la durée de vie de la population masculine française à celle des cyclistes ayant participé au Tour de France, on observe un allongement moyen d’environ 7 ans en faveur de ces derniers.

Les risques sanitaires du dopage : un dogme sans fondement scientifique solide

Les risques du dopage pour la santé constituent un dogme apparu au début de la lutte antidopage et encore largement véhiculé aujourd’hui, souvent sans preuves scientifiques robustes. Ce discours est principalement porté par des représentants d’institutions antidopage qui, pour beaucoup, ne possèdent aucune qualification médicale.

Dès les années 1960, l’objectif principal de la lutte antidopage — notamment dans le cyclisme — était de dissuader par la peur, en affirmant que :

  • les produits améliorant la performance étaient inefficaces ;
  • leurs effets secondaires réduisaient la durée de vie.

Or, empiriquement, les sportifs ont rapidement constaté l’inverse :

  • ces substances amélioraient effectivement les performances ;
  • ils côtoyaient d’anciens coureurs tout à fait dispos.

Faute d’études scientifiques validées par la communauté internationale, ces affirmations ont rapidement discrédité la lutte antidopage auprès du milieu sportif.


Longévité des coureurs du Tour de France : un constat historique

Après un travail de compilation minutieux auprès des services d’état civil des communes — un véritable travail de bénédictin — portant sur l’ensemble des coureurs du Tour de France depuis 1903, il apparaît que :

  • pour la période 1903–1939 (tous les coureurs étant aujourd’hui décédés), la durée de vie moyenne des coureurs est nettement supérieure à celle de la population masculine française ;
  • cet avantage persiste pour les générations suivantes, notamment depuis 1947, avec les décès observés chez les coureurs actifs dans les années 1950–1960.

Il est important de rappeler que le peloton était majoritairement français :

  • à 75 % entre 1903 et 1914 ;
  • encore 48 % entre 1919 et 1939.

Le dopage a toujours existé dès lors qu’il y a compétition : dès le premier Tour de France en 1903, des stimulants tels que la caféine, l’alcool, la cocaïne ou la strychnine étaient utilisés. La « course aux armements » pharmacologiques s’est maintenue sans temps mort. Pourtant, l’hécatombe sanitaire annoncée par les Cassandres de la lutte antidopage ne s’est jamais matérialisée.

Il est donc possible d’affirmer, sans déformer la réalité, que la pratique du cyclisme professionnel au plus haut niveau a, sur le plan sanitaire, un effet globalement favorable, compensant largement les effets négatifs supposés des produits dopants.


Limites des exemples individuels et biais statistiques

Le décès prématuré de certains sportifs (par exemple Jacques Anquetil à 53 ans ou Laurent Fignon à 50 ans) ne permet en aucun cas de tirer des conclusions générales. En statistique, il s’agit de cas anecdotiques, dénués de valeur démonstrative.

Entre le début des années 1950 et l’instauration officielle de la lutte antidopage (1965 en France, 1968 pour les Jeux olympiques), le recours aux amphétamines — réputées dangereuses — était généralisé dans de nombreux sports (cyclisme, alpinisme, voile, rugby, football, etc.). Pourtant, le peloton cycliste des Tours des France des années 1950–1960 présente une longévité exceptionnelle, avec un nombre de nonagénaires quatre fois supérieur à celui observé dans la population générale.


L’utopie d’une étude prospective « dopés vs non-dopés »

Comparer des cyclistes professionnels dopés à des cyclistes professionnels non dopés relève de l’utopie méthodologique. Comment constituer ces groupes ? Sur la base de déclarations individuelles ? Par ailleurs, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) émettrait un avis défavorable, et le Comité de protection des personnes (CPP) interdirait une telle expérimentation sur la durée.

Le dopage est efficace et, aujourd’hui, l’ensemble des cyclistes professionnels est médicalisé dans un objectif de performance. Il est donc impossible d’imaginer une étude prospective comparant un groupe « soigné » à un groupe « non soigné » sur une carrière entière, puis durant la retraite, soit sur plus de 60 ans.


Comparaison avec d’autres sports

Dans d’autres disciplines de haut niveau, on observe en revanche des durées de vie nettement réduites, en raison :

  • des traumatismes répétés (football américain, rugby, boxe, hockey sur glace) ;
  • de la suralimentation (sumo) ;
  • ou de formes extrêmes de dopage (culturisme, avec polydopage et cures prolongées d’anabolisants).

Durée de vie de référence (population masculine française 2024) : 75 ans et 8 mois

  • Cyclisme (Tour de France) : 82 ans et 10 mois (+7 ans et 2 mois) – Étude Dr JPDM, 2025
  • Course à pied : +3 à +7 ans – Journal of Sports Sciences, 2012
  • Football américain : –10 à –15 ans
  • Bodybuilding : –5 à –15 ans
  • Sumo : –8 à –12 ans
  • Boxe : –5 à –10 ans
  • Rugby : –3 à –7 ans

Une carence majeure des institutions sportives

Ce qui demeure le plus inadmissible est l’absence quasi totale d’études rétrospectives sur la longévité des sportifs de haut niveau menées par les fédérations internationales. On ne dispose d’aucune donnée solide sur la durée de vie des tennismen du top 100, des nageurs, des footballeurs, des haltérophiles ou des lanceurs de poids. Les ministères des Sports sont également absents sur ce terrain de recherche. Depuis cinquante ans, mon objectif est de contribuer à la diffusion des connaissances auprès de mes lecteurs, tout en approfondissant moi-même ces questions.


  • Au début des années 2000, la réglementation antidopage introduit le système des AUT (autorisations d’usage à des fins thérapeutiques). Celui-ci reconnaît que certains athlètes peuvent avoir besoin, pour raisons médicales, de substances pourtant inscrites sur la liste des produits interdits.
  • Par un paradoxe frappant, ces substances perdraient soudainement leurs effets délétères dès lors qu’elles sont utilisées dans le cadre d’une AUT. Cette dérive a notamment permis à Serena Williams de bénéficier de neuf AUT au cours de sa carrière.
  • Ainsi, des produits considérés comme dangereux pour la santé deviennent, par décision réglementaire, inoffensifs dès lors qu’ils sont médicalement autorisés. Un paradoxe majeur pour une lutte antidopage qui se revendique garante de la santé des sportifs.

Tour de France – Durée de vie et statistiques : le doute peut se comprendre, pas l’interprétation erronée et malveillante

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Réponse à un ultracrépidarien

Le doute est légitime. En revanche, le commentaire fielleux sur mes travaux actuels l’est beaucoup moins, d’autant plus lorsqu’il s’exprime sous pseudonyme – un procédé qui n’est pas sans rappeler les corbeaux des affaires judiciaires.

En novembre 1998, dans le contexte de l’affaire Festina, Le Nouvel Observateur publiait une enquête portant sur l’ensemble des cyclistes français ayant participé au Tour de France depuis 1947, soit 677 coureurs sur 52 éditions.

Ma contribution s’est strictement limitée à la fourniture de mes archives d’état civil des coureurs, ainsi que, lorsque je les connaissais, des causes de décès. Je n’ai jamais été sollicité pour commenter les résultats ni pour leur donner une interprétation. L’analyse statistique avait été réalisée par deux biostatisticiens reconnus.

Malgré la forte médiatisation de cette enquête — qui fit la couverture de l’hebdomadaire — et la multiplication des interventions médiatiques du journaliste, je n’ai, pour ma part, jamais été invité à m’exprimer. Le dossier intitulé « Quand le sport tue » était en outre associé à une émission de France 2, « Faut-il sacrifier la santé à la performance ? », à laquelle je n’ai pas davantage été convié, alors même que j’intervenais régulièrement sur les questions de dopage. En réalité, je n’étais qu’un maillon périphérique de cette enquête.

Lorsque, quelques années plus tard, plusieurs études — dont une de l’INSERM — sont venues contredire les conclusions du Nouvel Observateur en montrant une longévité supérieure des coureurs du Tour, je n’ai jamais contesté ces résultats favorables.

Parallèlement, je n’ai cessé d’enrichir la base de données d’état civil des coureurs ayant participé au Tour depuis 1903. À partir de 2019, alors qu’il ne restait plus que deux survivants du Tour 1947, j’ai entrepris une étude exhaustive portant non plus sur une espérance de vie extrapolée, mais sur la durée de vie réelle de l’ensemble du peloton.

Il ne s’agissait donc plus de projections de pathologies cardiovasculaires à partir de quelques cas isolés, mais d’une analyse complète fondée sur des données définitives. Contrairement à ce qu’affirme ce compte anonyme, la méthode employée n’a donc rien de commun avec celle de 1998.

Depuis la première publication en 2019 sur la durée de vie des coureurs du Tour 1947, onze autres études ont suivi, toutes basées sur les actes d’état civil officiels. Ces dates et lieux sont systématiquement publiés dans ce blog, permettant à chacun de vérifier l’exactitude des calculs et des pourcentages.

Les résultats les plus récents, portant sur la période 2022-2025, montrent que :

  • la durée de vie moyenne des coureurs du Tour est supérieure de 7 ans et 2 mois à celle de la population masculine générale ;
  • le nombre de nonagénaires y est quatre fois plus élevé.

Pendant sept années, aucun élément critiquable n’a été soulevé à propos de ces travaux. Aujourd’hui, alors que toutes les données sont accessibles et vérifiables, ce compte anonyme choisit l’attaque gratuite. Qu’un twitto anonyme refuse de croire à mes statistiques peu me chaut ! Les chiffres, eux, sont réels, publics et contrôlables.

Je revendique le droit à la remise en question et j’actualise régulièrement mon travail lorsque des informations deviennent obsolètes. Je pratique moi-même la critique — de livres, de personnes ou d’institutions — mais toujours sur la base d’arguments étayés, jamais sur des impressions subjectives répétées à l’envi.

À mon niveau, je mène un travail d’enquête que des institutions comme le Tour de France ou l’Union cycliste internationale (UCI) auraient dû initier depuis longtemps. Les études médicales sérieuses sur ces sportifs de très haut niveau sont inexistantes, alors qu’ils constituent un terrain d’observation exceptionnel : hommes jeunes, activité physique extrême, alimentation spécifique, suivi médical particulier.

Des études scientifiques validées, anonymisées, pourraient apporter une contribution majeure à la connaissance de la physiologie du sportif. Qui s’en préoccupe réellement ?

Depuis que je publie ces données sur la durée de vie des coureurs du Tour de France, personne n’en a sérieusement contesté les résultats, sauf… un pseudo !

Tour de France – Hommage aux 96 cyclistes ayant participé à la Grande Boucle et morts en compétition, à l’entraînement ou lors de sorties cyclistes

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Etude couvrant la période 1903-2025

Depuis près de cinquante ans, je recueille et consolide des données d’état civil concernant les coureurs du Tour de France, en collaboration avec d’autres passionnés, dont Philippe Fetter, archiviste reconnu pour la rigueur de ses travaux dans ce domaine.

Dès 2018, j’avais publié sur ce blog le fruit de mes recherches consacrées aux cyclistes du Tour de France morts pour la France ou leur patrie lors de la Première Guerre mondiale (MPLF / MPLP). Entre 1903 et 1914, lors des douze premières éditions de la Grande Boucle, 673 « forçats de la route » prirent le départ. Parmi eux, 62 périrent durant le conflit de 1914-1918, soit 9,2 %.

Dans la présente étude, je m’intéresse plus précisément aux 96 coureurs du Tour de France décédés en course, à l’entraînement ou, plus tard, lors de sorties cyclistes destinées à entretenir leur condition physique après la fin de leur carrière professionnelle.

À 34 reprises, le décès est consécutif à un malaise, le plus souvent d’origine cardiaque, plus rarement à un accident vasculaire cérébral. Dans deux cas, de fortes chaleurs ont clairement contribué à la défaillance fatale.

Un autre contingent important concerne 31 Géants de la Route victimes d’une collision avec un véhicule à moteur. Pratiquant moi-même le cyclisme au long cours — avec plus de 320 000 kilomètres parcourus — j’analyse plus loin le conflit persistant entre vélos et engins motorisés partageant les mêmes infrastructures routières.

Les 31 autres décès sont dus à des chutes provoquées par des obstacles routiers (ralentisseurs, mobilier urbain), des incidents mécaniques (saut de chaîne), ou encore des causes imprévisibles telles que la présence d’animaux (chiens).

Depuis 1903, 5 393 coureurs différents ont pris au moins une fois le départ du Tour de France. Parmi eux, 31 sont morts après avoir été heurtés par un véhicule à moteur.
Si ce chiffre ne représente « que » 0,6 % (31 / 5 393), il demeure bien trop élevé. D’autant que nombre de ces accidents mortels sont directement liés à des comportements irresponsables de certains automobilistes.

Avec l’expérience, j’ai compris qu’au franchissement d’un giratoire, le cycliste ne bénéficie jamais réellement de la priorité, qu’un véhicule arrive de droite ou de gauche. L’automobiliste aperçoit de loin le cycliste engagé dans le rond-point. Pourtant, malgré la signalisation invitant à ralentir, le chauffard — ils sont nombreux — accélère souvent pour passer devant le deux-roues.

En définitive, c’est au cycliste d’anticiper, de gérer le trafic et de céder le passage, même lorsqu’il s’est engagé le premier dans le giratoire.

Ce comportement potentiellement homicide est facilité lorsque le terre-plein central, dépourvu de végétation, offre une visibilité totale au conducteur, mais aussi lorsque la courbure de la chaussée est peu marquée, favorisant une vitesse excessive des véhicules motorisés.

En pièces jointes, je propose un document exclusif : le martyrologe des cyclistes ayant pris le départ au moins d’un Tour de France et victimes à l’entraînement ou en compétition :

  1. d’une défaillance cardiaque (34)
  2. d’une collision avec un véhicule à moteur (auto, camionnette, camion, bus) (31)
  3. d’une chute (31)

Liste par ordre chronologique 1920 – 2025

Liste par odre alphabétique 1920 – 2025

Dopage – Les suicides chez les cyclistes du Tour de France sont-ils plus fréquents depuis le séisme de l’affaire Festina ?

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La réponse est non. Ils sont même en nette diminution. Selon notre étude, les produits utilisés pour améliorer la performance ne favorisent pas le passage à l’acte suicidaire chez les coureurs de la Grande Boucle.

Dans un billet publié sur ce blog le 1er décembre 2018, je répondais déjà à un lecteur qui s’interrogeait sur une supposée plus grande « sensibilité » des Géants de la Route face au suicide.
Vingt-sept ans plus tôt, le 19 novembre 1998, nous avions présenté avec le journaliste Michel de Pracontal, dans Le Nouvel Observateur, une synthèse issue d’une enquête rétrospective portant sur la longévité des coureurs du Tour de France ayant participé à l’épreuve entre 1947 et 1998.
Cette analyse montrait que les Rois de la pédale n’étaient pas davantage exposés au suicide que le reste de la population.

Une baisse marquée depuis 1998 Afin de vérifier si cette tendance s’était modifiée au cours des vingt-sept dernières années, j’ai repris un travail minutieux à partir des données d’état civil relevées jour après jour (voir tableau).

Les résultats sont sans appel : la proportion de suicides, qui s’élevait à 6,7 % sur la période 1947-1998, a été divisée par plus de deux pour atteindre 2,3 % entre 1999 et 2025. Sur les dix-huit coureurs concernés par la période récente (1998-2025), dix ont été impliqués dans des contrôles positifs ou des affaires de dopage, souvent très médiatisées. Pourtant, l’analyse des chiffres montre clairement que les médicaments de la performance n’ont pas d’influence mesurable sur la fréquence des suicides.

À titre de comparaison, en 2023, on dénombrait 317 207 décès chez les hommes en France. Parmi eux, Santé publique France recensait 6 636 suicides, soit un taux de 2,09 %. Cette proportion est quasiment identique à celle observée chez les anciens coureurs du Tour de France pour la période 1999-2025 (2,1 %).
En clair, cela signifie que le dopage ne majore pas la fréquence des suicides chez les cyclistes masculins et pourtant certains consomment des médicaments associés au risque de suicide (stimulants, glucocorticoïdes…)

Des comparaisons à manier avec prudence

Toute comparaison entre les suicides des cyclistes du Tour de France et ceux de l’ensemble de la population française doit toutefois intégrer plusieurs facteurs susceptibles de biaiser l’analyse :

  1. Le peloton du Tour de France est exclusivement masculin, alors que près des trois quarts des suicides dans la population générale concernent des hommes.
  2. Les classes d’âge 15-24 ans et 25-34 ans sont absentes ou très faiblement représentées chez les coureurs du Tour, les plus jeunes participants ayant déjà dépassé la vingtaine. Or, le taux de suicide augmente avec l’âge : pour 100 000 habitants, il est de 6,4 chez les 15-24 ans et de 12,2 chez les 25-34 ans.
  3. Environ 28 % des suicides concernent des personnes âgées de plus de 65 ans. Parmi les anciens coureurs du Tour, sept cas relèvent de cette tranche d’âge, soit 24,1 %.
  4. Le doyen des anciens coureurs recensés est décédé à 93 ans. Dans la population générale, l’incidence du suicide atteint 29,6 pour 100 000 habitants chez les 75-84 ans et 40,3 chez les 85-94 ans.

Tour de France ton histoire – Dès la première édition en 1903, les coureurs ont une durée de vie hors norme

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Et ce malgré le dopage !

Dès l’édition inaugurale de 1903, les Géants de la Route présentent une durée de vie moyenne nettement supérieure à celle de la population française de leur époque. En dépit de l’usage alors courant d’amplificateurs artificiels de performance, autrement dit de produits dopants.

Dès les premiers Tours, la pharmacie des coureurs est bien fournie : alcool (vin Mariani, Désiles, Bénédictine…), caféine (Kola-food), strychnine, éther, quinquina, cocaïne, opium ou encore nitroglycérine.

Les données qui suivent concernent les coureurs ayant participé aux premiers Tours de France depuis 1903. À ce jour, aucun travail n’a analysé de manière systématique la longévité de ces pionniers de la Grande Boucle.

Sur les 60 coureurs au départ de la première édition, 53 ont pu être identifiés grâce aux documents d’état civil. Leur durée de vie moyenne est la suivante :

  • Finishers : 74 ans et 6 mois
  • Non classés : 64 ans et 9 mois
  • Ensemble des coureurs : 68 ans et 5 mois

À titre de comparaison, l’espérance de vie en France autour de 1903 est estimée à environ 48 ans. Autrement dit, la population générale vivait nettement moins longtemps que les coureurs du Tour : environ 45 à 48 ans contre 68 ans et 5 mois pour les Géants de la Route.
En tenant compte de la forte mortalité infantile de l’époque, l’écart réel est probablement inférieur à 20 ans, mais demeure néanmoins très significatif.

Un autre indicateur met en évidence, dès le premier quart du XXᵉ siècle, les bénéfices du cyclisme de haut niveau sur la santé : le pourcentage exceptionnellement élevé de coureurs dépassant l’âge de 60 ans.

Dans Science et Vie, il est précisé qu’en 1936 — année correspondant aux 60 ans des participants du premier Tour de France — la population française ne compte que 14,7 % de personnes âgées de plus de 60 ans.
Or, l’étude des états civils des pionniers du Tour de France 1903 montre que 81 % d’entre eux ont dépassé cet âge dans les années 1930.

De même, alors que la durée de vie moyenne en France atteint 63 ans en 1950, les coureurs des Tours de France 1926 atteignent en moyenne 72 ans et 7 mois.

Toujours selon Science et Vie, en 1955, les personnes de plus de 60 ans représentent 16,2 % de la population française. Comparons ce chiffre avec nos recherches personnelles concernant les coureurs ayant participé aux Tours de 1920 à 1926 :

  • TDF 1920 : 80 %
  • TDF 1921 : 84,3 %
  • TDF 1922 : 84,9 %
  • TDF 1923 : 80,9 %
  • TDF 1926 : 82,6 %

Tous ces chiffres constituent une preuve indiscutable : les coureurs du Tour de France bénéficient d’une longévité exceptionnelle, et ce malgré un dopage omniprésent depuis la première édition en 1903.

Pourquoi, dès lors, le cyclisme est-il perçu depuis des décennies par certains ultracrépidariens comme un sport de dopés mettant en péril la santé de ses pratiquants ?

L’amalgame entre dopage et effets secondaires délétères remonte aux premières lois antidopage et antistimulants du milieu des années 1960. À l’époque, le principal argument avancé par les responsables politiques est le danger supposé pour la santé.

Il est vrai qu’au début des années 1960, plusieurs décès de cyclistes — mais aussi de footballeurs — survenus en pleine épreuve ont choqué l’opinion publique.

Toutefois, l’ensemble de ces décès était lié à une combinaison bien précise : effort physique intense sous amphétamines, associé à un facteur aggravant commun, la forte chaleur.

La conjonction de ces trois éléments – effort prolongé, température élevée et amphétamines – entraînait une hyperthermie conduisant à des défaillances cardiovasculaires. Très rapidement, le peloton a compris que la prise d’amphétamines par forte chaleur était dangereuse.

À ce sujet, au début des années 1970, j’ai vu un cycliste professionnel ouvrir sa valise après une étape. Elle contenait plusieurs médicaments et fioles, chacune accompagnée d’une étiquette indiquant la posologie selon le type de course. Face à la boîte d’amphétamines, une mention figurait en rouge :
« Ne pas prendre lorsqu’il fait chaud ».

Depuis lors, les décès en course liés aux amphétamines ont disparu.

Aujourd’hui, la longévité des 5 393 concurrents ayant pris le départ d’au moins une édition du Tour de France depuis 1903 démontre clairement que les effets positifs du cyclisme de compétition sur la santé sont largement supérieurs aux effets négatifs des produits de la performance.

Le paradoxe persiste pourtant : en 2026, certains continueront de mettre en avant les effets prétendument néfastes des dopants sur la santé des cyclistes, alors que ces derniers présentent, depuis plus d’un siècle, une longévité largement supérieure à celle de la population générale, mais aussi à celle des pratiquants de nombreux sports majeurs comme le football ou le rugby.

Il est temps de changer de paradigme et de passer de l’antienne « le cyclisme est un sport de dopés » à une réalité étayée par les faits : « le vélo, même intense et médicalisé, est bénéfique pour la santé ».

En pièces jointes (PDF), les données chiffrées sur la durée de vie des coureurs du Tour de France 1903 mais aussi 1926 (génération suivante) ainsi que les années 1947 à 1952 (2e génération).

Tous ces résultats démontrent l’effet positif du vélo sur la santé des concurrents du Tour de France depuis sa première édition en 1903.

Tour de France ton histoire – Et si le Monument n° 1 du cyclisme était un élixir de longévité ?

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Les anciens cyclistes du Tour de France décédés ces quatre dernières années (2022-2025) ont bénéficié d’un avantage de longévité d’environ 7 ans 2 mois par rapport à la population générale de cette période. Depuis 2022, ma contribution annuelle d’hommages aux disparus montre qu’en 2025, 30 Géants de la Route nous ont quittés. Ils étaient 37 en 2022, 28 en 2023, 33 en 2024. Les 30 Tour de France décédés en 2025 avaient atteint une longévité moyenne de 82 ans 11 mois (voir tableau)

SYNOPSIS –  Et si le Tour de France était un élixir de longévité ?

Les anciens cyclistes du Tour de France bénéficient d’un avantage de longévité d’environ 7 ans et 2 mois par rapport à la population générale. Depuis 1970, en recensant de manière exhaustive les données d’état civil des 5393 Géants de la Route ayant pris au moins une fois le départ du Tour de France, je constate un allongement constant de la durée de vie, ainsi qu’une proportion très élevée de nonagénaires parmi les anciens coureurs. Entre 2022 et 2025, près de 29 % des cyclistes décédés avaient plus de 90 ans, contre 7,8 % dans la population française (Insee), soit près de quatre fois plus. Ces résultats s’observent également chez les générations anciennes, notamment celle du Tour 1951.

Si le dopage a existé — comme dans d’autres sports — les données suggèrent qu’il n’a pas eu d’impact négatif mesurable sur la longévité des coureurs. Les éventuels effets secondaires seraient largement compensés par les bénéfices sanitaires de la pratique intensive du cyclisme. Ainsi, le dopage apparaît avant tout comme un problème éthique lié à la performance, et non comme un enjeu de santé publique, remettant en cause le discours traditionnel des instances antidopage fondé sur des arguments sanitaires non démontrés.

L’analyse des cyclistes du Tour de France décédés entre 2022 et 2025 met en évidence un avantage de longévité de 7 ans et 2 mois par rapport à la population générale.
L’âge moyen au décès est en effet de 82 ans et 10 mois chez les anciens coureurs, contre 75 ans et 8 mois pour l’ensemble de la population. Ce différentiel concerne notamment des générations ²souvent qualifiées, à tort ou à raison, de « dopées ». Depuis 1970, je recense de manière exhaustive les données d’état civil et de longévité des 5 393 “Géants de la Route” ayant pris au moins une fois le départ du Tour de France, de 1903 à 2025, soit 112 éditions.

Toutes les périodes étudiées (1903, 1926, 1951, puis 2022-2025) montrent un allongement significatif de la durée de vie des coureurs de cette épreuve mythique.
Deuxième indice objectif en faveur des bienfaits du cyclisme, même pratiqué à très haut niveau : la proportion croissante d’anciens coureurs franchissant 90 ans. Dès mes premières études sur la longévité des Géants de la Route, cette singularité apparaissait nettement par rapport aux sports les plus populaires en France, comme le football ou le rugby.
Ainsi, sur la période 2022-2025, 28,9 % des anciens cyclistes du Tour décédés avaient 90 ans ou plus. De manière comparable, parmi les 121 partants du Tour 1951, aujourd’hui tous décédé (sauf un), 27,6 % ont franchi le cap des 90 ans. À titre de comparaison, dans la population française en 2024, la part des décès concernant des personnes de plus de 90 ans n’atteint pour les hommes que 7,8 %. Autrement dit, le pourcentage observé chez les anciens cyclistes du Tour est près de quatre fois supérieur.

Bien sûr que non ! Le cyclisme n’est ni plus ni moins concerné que d’autres disciplines comme le football, le rugby ou le tennis. En revanche, affirmer que le dopage réduirait la durée de vie des pratiquants de la « petite reine » relève du mythe, voire du bobard, parmi tant d’autres adressés à ce sport et à son fleuron, le Tour de France.

Le gain de 7 ans et 2 mois observé chez les générations ayant couru dans les années 1950-1960 montre que les éventuels effets secondaires du dopage ont été massivement compensés par les bénéfices sanitaires d’une pratique cycliste intensive.
Rappelons qu’à cette époque, dans l’immédiat après-guerre, les amphétamines — aujourd’hui classées comme dangereuses — étaient omniprésentes, non seulement dans le peloton, mais aussi en alpinisme, en football, en voile et dans bien d’autres disciplines. Au regard de ces données vérifiables, il serait temps que les instances antidopage, les dirigeants fédéraux et les responsables politiques cessent d’agiter l’argument sanitaire. Aucun d’entre eux ne dispose d’un véritable cursus universitaire centré sur la santé, et encore moins d’études rétrospectives solides sur la longévité des sportifs de haut niveau.

Prétendre justifier leur statut de dirigeants en affirmant qu’ils protègent la santé des athlètes constitue une imposture, tant dans le discours que dans les faits.

La seule raison valable de lutter contre le dopage réside dans son efficacité sur la performance. En clair, le dopage est avant tout un problème d’éthique sportive, et non un problème de santé publique.

Tour de France ton histoire – Mémoires de lieux d’exploits et de drames – 12 sites supplémentaires

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Des exploits gravis dans les ascensions, des drames vécus dans les descentes…

À travers ces témoignages commémoratifs gravés dans la pierre, se dessine la mémoire vivante du Monument n°1 du cyclisme.

Affiche colorée sur le Tour de France, affichant les mots '45 Sites-mémoires (cols et côtes) perpétuent Exploits et drames des Géants du Tour'.

Dans la continuité de notre inventaire des lieux de mémoire (cols et côtes) honorant les exploits et les tragédies des cyclistes professionnels, nous présentons ici un complément d’information.
Celui-ci fait suite aux suggestions de plusieurs lecteurs ayant signalé quelques oublis dans la première version — publiée le 8 novembre dernier — qui recensait 33 sites commémoratifs.

Avec ces 12 nouveaux lieux, la liste atteint désormais 45 sites-mémoires.
Il est toutefois probable qu’elle ne soit pas encore exhaustive.
Merci à tous ceux qui contribueront à l’enrichir.

Même très exigeant dans mes recherches, je ne suis pas exempt moi non plus de faire des erreurs. C’est pourquoi, je demande aux lecteurs avertis – sur la base de documents d’époque – de me communiquer les éventuels manques. Merci d’avance.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com – Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

EN FICHIER JOINT – Mémoire des cols :12 sites supplémentaires

Tour de France ton histoire – Mémoires de 33 Lieux d’Exploits et de Drames (cols et côtes)

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Des exploits accomplis lors des ascensions, des drames vécus au cours des descentes…


À travers ces témoignages commémoratifs gravés dans la pierre, se dessine la mémoire durable du Monument n°1 du cyclisme.

Affiche colorée sur le Tour de France mentionnant 33 sites-mémoires honorant les exploits et drames des champions.

J’ai recensé 33 lieux de mémoire — plaques, stèles, monuments, etc. — situés pour la plupart au sommet d’un col ou d’une côte emblématique du Tour de France, mais pas uniquement.
Chaque site évoque un moment fort : les exploits ou les drames, les champions concernés, les circonstances qui les ont rendus légendaires, et la nature de l’objet commémoratif qui perpétue leur souvenir.

Parmi les figures emblématiques honorées à travers ces 33 sites-mémoires, figurent de grands vainqueurs du Tour de France tels que Fausto Coppi et Louison Bobet à La Casse Déserte, René Pottier au sommet du col du Ballon d’Alsace, Marco Pantani à trois kilomètres du passage du Galibier (versant nord), ainsi que Raymond Poulidor et Jacques Anquetil au sommet du Puy de Dôme. Certains de ces lieux rappellent aussi les tragédies survenues au fil des éditions du Tour.

Ainsi, Luis Ocaña perdit le Tour 1971 dans la descente de Menté, Roger Rivière abandonna celui de 1960 après sa chute dans la pente de Perjuret, et Eugène Christophe vit s’envoler la victoire du Tour 1913 en brisant sa fourche dans la descente du Tourmalet — incident qui lui valut un arrêt forcé d’une heure et demie dans la forge de Sainte-Marie-de-Campan.

Sur les 112 éditions de la Grande Boucle, deux drames exceptionnels furent marqués par la mort, tapie au détour d’un virage. En 1967, Tom Simpson s’effondra à 1,5 km du sommet du Mont Ventoux, victime de la chaleur extrême et d’un recours inadapté à des substances de soutien. Quelques décennies plus tard, Fabio Casartelli, jeune coureur italien, trouva la mort dans la descente de Portet-d’Aspet après avoir heurté de plein fouet un plot en ciment. Il n’avait que 24 ans et 11 mois.

En fichier joint (PDF) : Mémoire des cols – 33 exploits et drames de champions