Tour de France ton histoire – Et si le Monument n° 1 du cyclisme était un élixir de longévité ?

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Les anciens cyclistes du Tour de France décédés ces quatre dernières années (2022-2025) ont bénéficié d’un avantage de longévité d’environ 7 ans 2 mois par rapport à la population générale de cette période. Depuis 2022, ma contribution annuelle d’hommages aux disparus montre qu’en 2025, 30 Géants de la Route nous ont quittés. Ils étaient 37 en 2022, 28 en 2023, 33 en 2024. Les 30 Tour de France décédés en 2025 avaient atteint une longévité moyenne de 82 ans 11 mois (voir tableau)

SYNOPSIS –  Et si le Tour de France était un élixir de longévité ?

Les anciens cyclistes du Tour de France bénéficient d’un avantage de longévité d’environ 7 ans et 2 mois par rapport à la population générale. Depuis 1970, en recensant de manière exhaustive les données d’état civil des 5393 Géants de la Route ayant pris au moins une fois le départ du Tour de France, je constate un allongement constant de la durée de vie, ainsi qu’une proportion très élevée de nonagénaires parmi les anciens coureurs. Entre 2022 et 2025, près de 29 % des cyclistes décédés avaient plus de 90 ans, contre 7,8 % dans la population française (Insee), soit près de quatre fois plus. Ces résultats s’observent également chez les générations anciennes, notamment celle du Tour 1951.

Si le dopage a existé — comme dans d’autres sports — les données suggèrent qu’il n’a pas eu d’impact négatif mesurable sur la longévité des coureurs. Les éventuels effets secondaires seraient largement compensés par les bénéfices sanitaires de la pratique intensive du cyclisme. Ainsi, le dopage apparaît avant tout comme un problème éthique lié à la performance, et non comme un enjeu de santé publique, remettant en cause le discours traditionnel des instances antidopage fondé sur des arguments sanitaires non démontrés.

L’analyse des cyclistes du Tour de France décédés entre 2022 et 2025 met en évidence un avantage de longévité de 7 ans et 2 mois par rapport à la population générale.
L’âge moyen au décès est en effet de 82 ans et 10 mois chez les anciens coureurs, contre 75 ans et 8 mois pour l’ensemble de la population. Ce différentiel concerne notamment des générations ²souvent qualifiées, à tort ou à raison, de « dopées ». Depuis 1970, je recense de manière exhaustive les données d’état civil et de longévité des 5 393 “Géants de la Route” ayant pris au moins une fois le départ du Tour de France, de 1903 à 2025, soit 112 éditions.

Toutes les périodes étudiées (1903, 1926, 1951, puis 2022-2025) montrent un allongement significatif de la durée de vie des coureurs de cette épreuve mythique.
Deuxième indice objectif en faveur des bienfaits du cyclisme, même pratiqué à très haut niveau : la proportion croissante d’anciens coureurs franchissant 90 ans. Dès mes premières études sur la longévité des Géants de la Route, cette singularité apparaissait nettement par rapport aux sports les plus populaires en France, comme le football ou le rugby.
Ainsi, sur la période 2022-2025, 28,9 % des anciens cyclistes du Tour décédés avaient 90 ans ou plus. De manière comparable, parmi les 121 partants du Tour 1951, aujourd’hui tous décédé (sauf un), 27,6 % ont franchi le cap des 90 ans. À titre de comparaison, dans la population française en 2024, la part des décès concernant des personnes de plus de 90 ans n’atteint pour les hommes que 7,8 %. Autrement dit, le pourcentage observé chez les anciens cyclistes du Tour est près de quatre fois supérieur.

Bien sûr que non ! Le cyclisme n’est ni plus ni moins concerné que d’autres disciplines comme le football, le rugby ou le tennis. En revanche, affirmer que le dopage réduirait la durée de vie des pratiquants de la « petite reine » relève du mythe, voire du bobard, parmi tant d’autres adressés à ce sport et à son fleuron, le Tour de France.

Le gain de 7 ans et 2 mois observé chez les générations ayant couru dans les années 1950-1960 montre que les éventuels effets secondaires du dopage ont été massivement compensés par les bénéfices sanitaires d’une pratique cycliste intensive.
Rappelons qu’à cette époque, dans l’immédiat après-guerre, les amphétamines — aujourd’hui classées comme dangereuses — étaient omniprésentes, non seulement dans le peloton, mais aussi en alpinisme, en football, en voile et dans bien d’autres disciplines. Au regard de ces données vérifiables, il serait temps que les instances antidopage, les dirigeants fédéraux et les responsables politiques cessent d’agiter l’argument sanitaire. Aucun d’entre eux ne dispose d’un véritable cursus universitaire centré sur la santé, et encore moins d’études rétrospectives solides sur la longévité des sportifs de haut niveau.

Prétendre justifier leur statut de dirigeants en affirmant qu’ils protègent la santé des athlètes constitue une imposture, tant dans le discours que dans les faits.

La seule raison valable de lutter contre le dopage réside dans son efficacité sur la performance. En clair, le dopage est avant tout un problème d’éthique sportive, et non un problème de santé publique.

Tour de France ton histoire – Mémoires de lieux d’exploits et de drames – 12 sites supplémentaires

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Des exploits gravis dans les ascensions, des drames vécus dans les descentes…

À travers ces témoignages commémoratifs gravés dans la pierre, se dessine la mémoire vivante du Monument n°1 du cyclisme.

Affiche colorée sur le Tour de France, affichant les mots '45 Sites-mémoires (cols et côtes) perpétuent Exploits et drames des Géants du Tour'.

Dans la continuité de notre inventaire des lieux de mémoire (cols et côtes) honorant les exploits et les tragédies des cyclistes professionnels, nous présentons ici un complément d’information.
Celui-ci fait suite aux suggestions de plusieurs lecteurs ayant signalé quelques oublis dans la première version — publiée le 8 novembre dernier — qui recensait 33 sites commémoratifs.

Avec ces 12 nouveaux lieux, la liste atteint désormais 45 sites-mémoires.
Il est toutefois probable qu’elle ne soit pas encore exhaustive.
Merci à tous ceux qui contribueront à l’enrichir.

Même très exigeant dans mes recherches, je ne suis pas exempt moi non plus de faire des erreurs. C’est pourquoi, je demande aux lecteurs avertis – sur la base de documents d’époque – de me communiquer les éventuels manques. Merci d’avance.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com – Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

EN FICHIER JOINT – Mémoire des cols :12 sites supplémentaires

Tour de France ton histoire – Mémoires de 33 Lieux d’Exploits et de Drames (cols et côtes)

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Des exploits accomplis lors des ascensions, des drames vécus au cours des descentes…


À travers ces témoignages commémoratifs gravés dans la pierre, se dessine la mémoire durable du Monument n°1 du cyclisme.

Affiche colorée sur le Tour de France mentionnant 33 sites-mémoires honorant les exploits et drames des champions.

J’ai recensé 33 lieux de mémoire — plaques, stèles, monuments, etc. — situés pour la plupart au sommet d’un col ou d’une côte emblématique du Tour de France, mais pas uniquement.
Chaque site évoque un moment fort : les exploits ou les drames, les champions concernés, les circonstances qui les ont rendus légendaires, et la nature de l’objet commémoratif qui perpétue leur souvenir.

Parmi les figures emblématiques honorées à travers ces 33 sites-mémoires, figurent de grands vainqueurs du Tour de France tels que Fausto Coppi et Louison Bobet à La Casse Déserte, René Pottier au sommet du col du Ballon d’Alsace, Marco Pantani à trois kilomètres du passage du Galibier (versant nord), ainsi que Raymond Poulidor et Jacques Anquetil au sommet du Puy de Dôme. Certains de ces lieux rappellent aussi les tragédies survenues au fil des éditions du Tour.

Ainsi, Luis Ocaña perdit le Tour 1971 dans la descente de Menté, Roger Rivière abandonna celui de 1960 après sa chute dans la pente de Perjuret, et Eugène Christophe vit s’envoler la victoire du Tour 1913 en brisant sa fourche dans la descente du Tourmalet — incident qui lui valut un arrêt forcé d’une heure et demie dans la forge de Sainte-Marie-de-Campan.

Sur les 112 éditions de la Grande Boucle, deux drames exceptionnels furent marqués par la mort, tapie au détour d’un virage. En 1967, Tom Simpson s’effondra à 1,5 km du sommet du Mont Ventoux, victime de la chaleur extrême et d’un recours inadapté à des substances de soutien. Quelques décennies plus tard, Fabio Casartelli, jeune coureur italien, trouva la mort dans la descente de Portet-d’Aspet après avoir heurté de plein fouet un plot en ciment. Il n’avait que 24 ans et 11 mois.

En fichier joint (PDF) : Mémoire des cols – 33 exploits et drames de champions

Tour de France ton histoire – 15 frères des 64 laurétas de la Grande Boucle (1903-2025) ont eux aussi pédalé sur le Tour

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La loi de l’environnement familial : un père ou un frère déjà cycliste

Affiche colorée avec un panneau stop au centre, indiquant que 15 frères de 64 lauréats du Tour de France ont également participé à la course.

Grandir dans une famille passionnée par le cyclisme constitue un terreau idéal pour susciter des vocations et encourager l’excellence dans le monde de la compétition. Comme le soulignait l’écrivain Alphonse Allais, rien n’est plus contagieux que l’exemple, surtout lorsqu’il bénéficie d’une médiatisation.

Ainsi, parmi les vainqueurs du Tour de France, près d’un sur cinq a vu son frère évoluer à un haut niveau et même participer à la Grande Boucle. Au total, vingt des champions du Monument n°1 du cyclisme ont eu des frères cyclistes professionnels ou amateurs de haut niveau, soit 31 %. Parmi eux, quinze frères de douze coureurs ayant enfilé le maillot jaune ont eux aussi disputé le Tour, ce qui représente près de 19 % des champions au maillot jaune, ou presque un cinquième de la Liste Glorieuse (vainqueurs du Tour) chère à l’emblématique Henri Desgrange, créateur de la Grande Boucle.

Parmi les frères des vainqueurs, on relève de sacrés clients :

Tableau des frères cyclistes et de leurs performances au Tour de France, incluant les détails sur leurs classements et les frères vainqueurs.
Illustration d'un tableau détaillé des 15 frères cyclistes parmi les 64 vainqueurs du Tour de France, incluant des informations pertinentes et des liens vers des articles connexes.

Tour de France ton histoire – Le géant Galibier, 2 642 m

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Chronique des cols : une analyse par JPDM de l’histoire des ascensions de la Grande Boucle, fondée sur des documents d’époque

Pourquoi le versant Sud, le plus dur – les 10 derniers kilomètres à plus de 10% – de 1911 à 1935 est devenu ensuite plus facile que le versant Nord, côté Valloire, à partir de l’année 1936 ?

Henri Desgrange, le patron du Tour, dans l’Auto du 21.07.1913, témoigne sur la difficulté extrême du versant Sud côté Lautaret/Grenoble, à l’ouest et Briançon à l’Est : « Dans le sens où nous l’avons abordé aujourd’hui [Ndlr : 11e étape Grenoble-Genève], l’ascension commence presque à la sortie de Bourg-d’Oisans, elle comporte aussi, du haut du Lautaret à la Fourche de Briançon, une descente de quelques kilomètres et c’est alors les sept kilomètres deux cents à un pourcentage infernal, et qui sont incontestablement la partie la plus dure de tout le Tour de France. Je crois que, dans son ensemble, le Galibier doit être plus difficile à franchir dans le sens où nous l’avons abordé aujourd’hui. Il demeure en tout cas, je le répète, la grosse difficulté de la course. »

Précisons qu’Henri Desgrange pouvait faire objectivement la comparaison avec les autres Géants du Tour – Aubisque et Tourmalet – qu’il avait, dans la roue des cadors, franchi en 1911, 1912 et en 1913, quelques jours avant le Galibier lors de la 6e étape Bayonne-Luchon.

Et puis tout change en octobre 1935 avec une nouvelle route allant directement du Lautaret au Galibier (plus longue, plus de lacets, moins de pente).

Le document photographique ci-joint montre le fameux embranchement qui imposait, lorsque les coureurs venaient de Grenoble via le Lautaret, de descendre 2 km vers Briançon afin d’emprunter l’embranchement de la N 202 direction le Galibier.

Des coureurs à vélo s'arrêtent près d'un embranchement, avec des panneaux routiers en arrière-plan, évoquant une étape historique du Tour de France au Galibier.

Photographie-document montrant en 1932 la bifurcation en descendant du Lautaret vers Briançon pour rejoindre le tunnel du Galibier (2 556 m) à une distance de 7,2 km.

Tour de France 1932 – Parcours de la 13e étape reliant Grenoble à Aix-les-Bains, à la bifurcation vers la terrible rampe du versant Sud du Galibier. Les coureurs s’arrêtent pour retourner la roue arrière afin d’avoir une démultiplication plus adaptée à l’obstacle. On aperçoit à la droite de la photo Maurice Archambaud dossard 38 qui terminera 11e ea à Aix-les-Bains. Au premier plan, le panneau indique que le Lautaret est à 2 km sur la N 91. Le panneau au centre, adossé au mur, précise la direction et la distance du Galibier et de St-Michel qui sont sur la route nationale N 202.

D’ailleurs, depuis 1947, que les catégories de cols existent, le Galibier grimpé versant Sud, à deux reprises a été classé en 2e catégorie (1948 et 1959), ce qui n’a jamais été le cas du versant Nord, toujours classé en 1re et depuis 1979 en hors catégorie.

Photographie d'un article de journal montrant des cyclistes posant près du panneau indiquant le col du Galibier à 2 556 m d'altitude, avec mention des coureurs Kubler, Schaer, Bahamontes, Brankart, Lauredi et Dotto.

6 cadors utilisent le dérailleur ‘’Juy 543’’ et se ‘’promènent’’ sur le versant Sud en venant de Grenoble. Le côté par le Lautaret est bien le plus facile depuis 1936

L’altitude indiquée sur le panneau est celle du tunnel (2 556 m). En 1954, on ne passe pas par le sommet (2 642 m), absence de route. Il faudra attendre l’année 1979 pour que les Tours de France franchissent la cime du Géant alpin.

Route et Piste, 28.09.1954, 0 328, p 12

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Tour de France ton histoire – Cols du Galibier et du Lautaret, deux Géants des Alpes

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Chronique des cols : une analyse par JPDM de l’histoire des ascensions de la Grande Boucle fondée sur des documents d’époque qui contredisent souvent les informations du site officiel du Tour de France

Jusqu’en 1936 et la construction d’une nouvelle route directe entre le Lautaret et le Galibier, le côté sud jusqu’alors le plus difficile assimilé à un ‘’mur’’, devient beaucoup plus facile avec un trajet plus long et des lacets plus nombreux diminuant de façon importante les pourcentages de la pente.

De 1911 à 1935 inclus, la route directe Briançon-Galibier ne passait pas par le Lautaret. Les pourcentages des dix derniers kilomètres de la montée sud-est du Géant des Alpes, selon les chroniques de l’époque, indiquaient un pourcentage moyen de 10% avec des passages à 14%, voire à 17% dans certains virages.

Depuis, la nouvelle route construite en octobre 1935 passant par le Lautaret fait 8,6 km entre les deux cols pour un dénivelé moyen de 6,8%.

De 1922 à 1927 (à 6 reprises), les coureurs partant de Briançon et franchissant le Galibier pour atteindre Genève, Evian ou Gex passaient à 2 km en-dessous du Lautaret.

Pour les deux cols, nous proposons : dates mémoires, chiffres remarquables, témoignages des pionniers des deux ascensions ainsi que les différents passages aux sommets du Galibier et du Lautaret.

Parcours : trois remarques historiques

  1. De 1911 à 1974, les coureurs franchissent le col du Galibier par un tunnel à l’altitude de 2 556 m. Le sommet n’est accessible que par un chemin de randonnée jusqu’à une table d’orientation. A partir de 1979, les cyclistes du Tour de France empruntent une nouvelle route passant par le sommet à 2 642 m.
  2. De 1911 à 1935, le versant sud reliant directement Briançon au Galibier, ou vice-versa- ne passe pas par le Lautaret mais un à deux kilomètres en-dessous du col.
  3. Cette nouvelle route atténue considérablement le pourcentage de la pente du versant sud qui, jusque-là, était le plus difficile – un véritable mur selon l’expression des Géants de la Route. En revanche, à partir de 1936, c’est le versant nord qui domine au plan des difficultés.

Même très exigeant dans mes recherches, je ne suis pas exempt moi non plus de faire des erreurs. C’est pourquoi, je demande aux lecteurs avertis – sur la base de documents d’époque – de me communiquer les éventuels manques. Merci d’avance.

Carte montrant la nouvelle route ouverte en octobre 1935 entre le col du Lautaret et le col du Galibier, avec annotations sur les altitudes et l'ancienne route.

Tour de France ton histoire – Idée reçue : le 1er col franchi sur la route du Tour n’est pas le Ballon d’Alsace en 1905 mais La République en 1903 !

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Tous les deux dépassent 1 100 m, la différence n’est que de 17 m !

Panneau indiquant le Col de la République (1 161 m) avec des informations sur le Tour de France du 5 juillet 1903.

Selon la presse, encombrée massivement de pseudo-historiens qui ne croisent jamais leurs infos, avec le Ballon d’Alsace  (1 178 m), « le  Tour découvre la montagne en 1905. » C’est faux ! En réalité, deux ans  auparavant, les pionniers du Tour inaugural avaient grimpé le célèbre col de la République à la sortie de St-Etienne (1 161 m).

Les « historiens de la pédale » des racontars et des approximations font débuter les premières ascensions des Géants de la Route en 1905. A l’occasion de la 92e édition, la presse dans son ensemble rappelait qu’en 2005, on fêtait le centenaire de l’ascension du Ballon d’Alsace et de la montagne dans le Tour. Dans cette interprétation des faits, on pouvait lire sous la plume d’un « spécialiste » : « C’est ainsi que le Tour fit sa première incursion en montagne avec l’ascension du Ballon d’Alsace (1 178 m) en 1905 ». Cette affirmation fausse s’amende pour le moins de la réalité géographique.

En vérité, dès le premier Tour en 1903, avec les cols de Pin Bouchain (759 m) et de la République (dit aussi du Grand Bois) (1 161 m), le Massif central est au menu.

Mais pour les indécrottables tenant de la pensée unique qui ne s’abreuvent qu’aux ouvrages publiés par L’Équipe et le groupe ASO, le col de la République est, à leur point de vue, un faux col. Cet historien autoproclamé – il y en a beaucoup dans les documents consacrés au Tour de France – va jusqu’à affirmer dans l’un de ses derniers livres : « On était bien passé par le col de la République (alias Grand Bois) en 1903 et 1904 mais ce n’était qu’un col des faubourgs de St-Etienne. Là [Ndla : avec le Ballon d’Alsace) on attaquerait un vrai col inconnu ».

En clair, le col de la République n’était quasiment qu’un faux plat montant… surtout qu’en 1903-1904, les routes de montagne n’étaient pas revêtues.

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Texte explicatif sur les premiers cols de montagne empruntés par le Tour de France, mentionnant le col de la République et le Ballon d'Alsace.

Cyclisme – Performance des coureurs des années 1920-1950 (30 années)

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Ils étaient capables « d’enquiller » plusieurs cols sur des étapes de 200 à 400 km et ce malgré l’état des routes

L’un de nos lecteurs s’interroge avec étonnement : « Faisant du vélo de route en Savoie, je n’arrive pas à imaginer comment les coureurs, dans les époques anciennes (années 1920, 30, 50), arrivaient à monter des grands cols avec les vélos de l’époque : très lourds, sans dérailleur et sur des routes non bitumées. »

Affiche sur le Tour de France présentant le sujet des grands cols entre 1920 et 1939, avec des éléments de questionnement sur les défis rencontrés par les coureurs de l'époque.

Revue des améliorations de la machine qui ont précédé ces trois décennies où qui sont intervenues pendant, permettant aux Géants de la route sans être des surhommes, de grimper le Galibier, le Tourmalet, l’Aubisque etc. sans faire demi-tour face à l’obstacle.

Décryptage des éléments évoqués démontrant que le matos de cette période de 30 ans était adapté pour grimper les sommets du Tour, notamment ceux de Savoie (73).

Grands cols : revêtement stabilisé depuis le début des années 1930

  • Le Galibier accessible : « Le Galibier, dont le nom n’est jamais autant cité qu’au cours du Tour de France, va perdre de son prestige au point de vue sportif. On va en effet rectifier la route entre le Lautaret et le tunnel – le redoutable tunnel – du Galibier. Les pentes, qui sur plus de cinq kilomètres variaient entre 9 et 14 pour cent, vont être ramenées à une montée de 5 pour cent sur huit kilomètres, la roule étant sensiblement élargie et partant de l’hospice du Lautaret. Tout devient facilement accessible, le désert comme la montagne. Et les géants de la route qui parlaient de I’ ascension du Galibier comme d’une performance sévère vont perdre de leur prestige. Il leur restera pourtant les Pyrénées, avec l’ Aubisque et le Tourmalet. » [Match L’INtran, 1930, n° 139, 20 mai p 11]
  • Moins hostile qu’autrefois.

« Le Galibier géant est loin d’être aussi hostile et redoutable qu’autrefois : la route est de plus en plus dégagée et son sol est sans cesse amélioré ; on ne passe plus sur cet affreux sentier rocailleux raviné par les intempéries qui s’éboulait à tous moments et où les coureurs étaient souvent obligés de mettre pied à terre. La route est maintenant parfaitement roulante : il n’y a plus de poussière et les voitures peuvent même se doubler, mais la pente demeure la même et c’est un rude obstacle pour les coureurs. On pensait que le dérailleur rendrait leur tâche plus facile et que les écarts seraient beaucoup moins sensibles au sommet. Que les routiers aient moins souffert cette année pour monter le Galibier, cela apparaît incontestable et nous n’avons pas eu comme d’habitude des silhouettes tordues par l’effort, de visages crispés par la douleur et des concurrents en difficulté, ahanant de peine, mais les écarts ne diminuèrent pas très sensiblement et la classification entre les grimpeurs s’opéra à peu près de la même façon qu’autrefois. Il y eut aussi quelques défaillances de dérailleurs, mais pas en nombre très élevé, et on peut dire par conséquent, que le changement de vitesse, qui devra simplement subir pour la montagne quelques petites modifications de détail, a gagné sa place dans le Tour de France. »

[Match L’Intran, 1937, n° 954, 10 juillet, p 4]

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EN FICHIER JOINT – Eléments démontrant que le matos de la période 1920-1950 était adapté pour -grimper les sommets du Tour

  Dérailleur,

  Roue libre

  Poids des machines

Tour de France ton histoire – Les sommets de la Grande Boucle : le Ballon d’Alsace

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Série sur des ascensions du Tour de France, documentées et vérifiées

Préambule –

Texte décrivant la popularité accrue des ascensions mythiques et des clubs de cyclisme liés au Tour de France.

Le col du Ballon d’Alsace

Le Col du Ballon d’Alsace (1 178 m), au cours du Tour de France 1914, a été grimpé deux fois lors des étapes Genève-Belfort (12e édition) et Belfort-Longwy (13e édition). Si 1 178 m est le sommet du col, en revanche 1 247 m est le sommet du Ballon d’Alsace non franchi par les coureurs (cette situation se retrouve également pour le Mont Ventoux. Sommet : 1 910 m, route : 1 897 m)

Vue aérienne du Col du Ballon d'Alsace, montrant ses pentes et routes sinueuses dans un paysage montagneux, avec des arbres et des prairies, sous un ciel partiellement nuageux.

La montée du col du Ballon d’Alsace

Portrait de René Pottier, cycliste emblématique du col du Ballon d'Alsace, vainqueur du Tour de France 1906, avec des informations biographiques.

Tour de France ton histoire – Hommage et contribution à la mémoire de Walter Godefroot, un géant des classiques des années 1960-1970

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Disparu le 31 août dernier à l’age de 82 ans

Affiche en hommage à Walter Godefroot, cycliste belge, avec mention de sa date de naissance 1943 et son décès en 2025 à 82 ans, sur fond jaune.

Routier-sprinteur de grand talent avec en exergue quatre classiques-monuments : Tour des Flandres (x 2), Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège. Mais aussi, deux titres de champion de Belgique, deux Bordeaux-Paris et dix étapes du Tour de France. Il faut préciser que ces victoires emblématiques ont été acquises face à une génération unique de routiers-sprinteurs.

En effet, Godefroot a dû batailler contre Eddy Merckx, Roger De Vlaeminck, Frank Verbeeck, Ward Sels, Guido Reybrouck, Rik Van Linden, Freddy Maertens, Rik Van Looy. Tous, sauf Verbeeck Le laitier volant, font partie de la caste des 114 qui ont remporté à ce jour au moins une étape dans chacun des trois grands tours.

Après une carrière de cycliste de premier plan poursuivie pendant 15 ans, il a endossé l’habit de directeur sportif, là aussi avec efficacité.

En effet, il a dirigé deux vainqueurs du Tour : le Danois Bjarne Riis lauréat en 1996 et Jan Ullrich, vainqueur l’année suivante. De même, il était à la tête de Telekom lorsque l’Allemand Eric Zabel a remporté à six reprises le titre de meilleur sprinteur sur le Tour de France de 1996 à 2001.

En quelques mois, Rik Van Looy (en décembre dernier) et Walter Godefroot le 31 août, nous ont quittés.

Image d'une carte de collection représentant Walter Godefroot, un cycliste belge, portant un maillot de l'équipe Flandria et un bonnet. Il sourit à la caméra.

Cycliste professionnel de 1965 à 1979 (15 saisons)

Document présentant des faits remarquables sur le cycliste Walter Godefroot, incluant ses victoires et sa carrière de directeur sportif.