Tour de France ton histoire – Et si le Monument n° 1 du cyclisme était un élixir de longévité ?

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Les anciens cyclistes du Tour de France décédés ces quatre dernières années (2022-2025) ont bénéficié d’un avantage de longévité d’environ 7 ans 2 mois par rapport à la population générale de cette période. Depuis 2022, ma contribution annuelle d’hommages aux disparus montre qu’en 2025, 30 Géants de la Route nous ont quittés. Ils étaient 37 en 2022, 28 en 2023, 33 en 2024. Les 30 Tour de France décédés en 2025 avaient atteint une longévité moyenne de 82 ans 11 mois (voir tableau)

SYNOPSIS –  Et si le Tour de France était un élixir de longévité ?

Les anciens cyclistes du Tour de France bénéficient d’un avantage de longévité d’environ 7 ans et 2 mois par rapport à la population générale. Depuis 1970, en recensant de manière exhaustive les données d’état civil des 5393 Géants de la Route ayant pris au moins une fois le départ du Tour de France, je constate un allongement constant de la durée de vie, ainsi qu’une proportion très élevée de nonagénaires parmi les anciens coureurs. Entre 2022 et 2025, près de 29 % des cyclistes décédés avaient plus de 90 ans, contre 7,8 % dans la population française (Insee), soit près de quatre fois plus. Ces résultats s’observent également chez les générations anciennes, notamment celle du Tour 1951.

Si le dopage a existé — comme dans d’autres sports — les données suggèrent qu’il n’a pas eu d’impact négatif mesurable sur la longévité des coureurs. Les éventuels effets secondaires seraient largement compensés par les bénéfices sanitaires de la pratique intensive du cyclisme. Ainsi, le dopage apparaît avant tout comme un problème éthique lié à la performance, et non comme un enjeu de santé publique, remettant en cause le discours traditionnel des instances antidopage fondé sur des arguments sanitaires non démontrés.

L’analyse des cyclistes du Tour de France décédés entre 2022 et 2025 met en évidence un avantage de longévité de 7 ans et 2 mois par rapport à la population générale.
L’âge moyen au décès est en effet de 82 ans et 10 mois chez les anciens coureurs, contre 75 ans et 8 mois pour l’ensemble de la population. Ce différentiel concerne notamment des générations ²souvent qualifiées, à tort ou à raison, de « dopées ». Depuis 1970, je recense de manière exhaustive les données d’état civil et de longévité des 5 393 “Géants de la Route” ayant pris au moins une fois le départ du Tour de France, de 1903 à 2025, soit 112 éditions.

Toutes les périodes étudiées (1903, 1926, 1951, puis 2022-2025) montrent un allongement significatif de la durée de vie des coureurs de cette épreuve mythique.
Deuxième indice objectif en faveur des bienfaits du cyclisme, même pratiqué à très haut niveau : la proportion croissante d’anciens coureurs franchissant 90 ans. Dès mes premières études sur la longévité des Géants de la Route, cette singularité apparaissait nettement par rapport aux sports les plus populaires en France, comme le football ou le rugby.
Ainsi, sur la période 2022-2025, 28,9 % des anciens cyclistes du Tour décédés avaient 90 ans ou plus. De manière comparable, parmi les 121 partants du Tour 1951, aujourd’hui tous décédé (sauf un), 27,6 % ont franchi le cap des 90 ans. À titre de comparaison, dans la population française en 2024, la part des décès concernant des personnes de plus de 90 ans n’atteint pour les hommes que 7,8 %. Autrement dit, le pourcentage observé chez les anciens cyclistes du Tour est près de quatre fois supérieur.

Bien sûr que non ! Le cyclisme n’est ni plus ni moins concerné que d’autres disciplines comme le football, le rugby ou le tennis. En revanche, affirmer que le dopage réduirait la durée de vie des pratiquants de la « petite reine » relève du mythe, voire du bobard, parmi tant d’autres adressés à ce sport et à son fleuron, le Tour de France.

Le gain de 7 ans et 2 mois observé chez les générations ayant couru dans les années 1950-1960 montre que les éventuels effets secondaires du dopage ont été massivement compensés par les bénéfices sanitaires d’une pratique cycliste intensive.
Rappelons qu’à cette époque, dans l’immédiat après-guerre, les amphétamines — aujourd’hui classées comme dangereuses — étaient omniprésentes, non seulement dans le peloton, mais aussi en alpinisme, en football, en voile et dans bien d’autres disciplines. Au regard de ces données vérifiables, il serait temps que les instances antidopage, les dirigeants fédéraux et les responsables politiques cessent d’agiter l’argument sanitaire. Aucun d’entre eux ne dispose d’un véritable cursus universitaire centré sur la santé, et encore moins d’études rétrospectives solides sur la longévité des sportifs de haut niveau.

Prétendre justifier leur statut de dirigeants en affirmant qu’ils protègent la santé des athlètes constitue une imposture, tant dans le discours que dans les faits.

La seule raison valable de lutter contre le dopage réside dans son efficacité sur la performance. En clair, le dopage est avant tout un problème d’éthique sportive, et non un problème de santé publique.

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