Tous les deux dépassent 1 100 m, la différence n’est que de 17 m !
Selon la presse, encombrée massivement de pseudo-historiens qui ne croisent jamais leurs infos, avec le Ballon d’Alsace (1 178 m), « le Tour découvre la montagne en 1905. » C’est faux ! En réalité, deux ans auparavant, les pionniers du Tour inaugural avaient grimpé le célèbre col de la République à la sortie de St-Etienne (1 161 m).
Les « historiens de la pédale » des racontars et des approximations font débuter les premières ascensions des Géants de la Route en 1905. A l’occasion de la 92e édition, la presse dans son ensemble rappelait qu’en 2005, on fêtait le centenaire de l’ascension du Ballon d’Alsace et de la montagne dans le Tour. Dans cette interprétation des faits, on pouvait lire sous la plume d’un « spécialiste » : « C’est ainsi que le Tour fit sa première incursion en montagne avec l’ascension du Ballon d’Alsace (1 178 m) en 1905 ». Cette affirmation fausse s’amende pour le moins de la réalité géographique.
En vérité, dès le premier Tour en 1903, avec les cols de Pin Bouchain (759 m) et de la République (dit aussi du Grand Bois) (1 161 m), le Massif central est au menu.
Mais pour les indécrottables tenant de la pensée unique qui ne s’abreuvent qu’aux ouvrages publiés par L’Équipe et le groupe ASO, le col de la République est, à leur point de vue, un faux col. Cet historien autoproclamé – il y en a beaucoup dans les documents consacrés au Tour de France – va jusqu’à affirmer dans l’un de ses derniers livres : « On était bien passé par le col de la République (alias Grand Bois) en 1903 et 1904 mais ce n’était qu’un col des faubourgs de St-Etienne. Là [Ndla : avec le Ballon d’Alsace) on attaquerait un vrai col inconnu ».
En clair, le col de la République n’était quasiment qu’un faux plat montant… surtout qu’en 1903-1904, les routes de montagne n’étaient pas revêtues.
Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

