Jeux olympiques d’hiver – Boosteurs de performance : le salbutamol norvégien toujours en tête devant une nouvelle venue, la bière sans alcool allemande

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Mise à jour le 24 février 2018, 12h50sans-titre11

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Les Norvégiens, ici la délégation lors de la cérémonie d’ouverture, avec 52 spécialités différentes de médocs et surtout 6000 doses de Ventoline dans leurs bagages, sont hyper confiants pour engranger un maximum de médailles. Un grand merci pour eux aux AUT, à l’AMA et au CIO

 

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Publicité d’une bière sans alcool parue dans le magazine L’Equipe du 17 juin 2017

 

 

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Ce n’est pas d’hier que les revues sportives font de la pub pour l’alcool. Ici, l’hebdo Match du 22.12.1938 qui a pris la suite de Match L’Intran et deviendra Paris-Match le 26 mars 1949

 

Tour de France 2017- Bilan des UNES de L’Equipe : en tête le foot, l’alcool (sic), Froome et les Français vainqueurs d’étape

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En dehors de Chris Froome qui a remporté la Grande Boucle, les 16 vainqueurs d’étape étrangers ont été exclus des UNES, même le gagnant des Champs-Elysées n’a pas eu droit à sa photo en première page.

Classement des UNES :

  • 14 TDF
  • 12 alcool (+ 2 quatrième de couverture)
  • 8 foot (UNES passées pendant la durée du Tour de France)
  • 5 Froome
  • 3 Bardet
  • 0 pour les 16 gagnants d’étapes de nationalités étrangères.

L’Equipe vit surtout avec le foot (80%) et l’alcool.

 

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19e étape remportée par Edvald Boasson Hagen – Le lendemain, à la UNE : alcool et foot

 

Rugby – Alcool : Dan Carter accroc à la bière sans modération et à ses effets euphorisants, s’est fait contrôler positif à l’éthanol par la patrouille du XVIIe

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[publié le 25 mars 2017]

Contrôlé en état d’ivresse le 16 février 2017, Dan Carter – toujours accro à l’alcool – pixélise un peu plus les valeurs supposées du rugby.

L’ouvreur néo-zélandais, joueur-vedette du Racing 92, a subi un contrôle d’alcoolémie positif au volant de sa voiture. Le double champion du monde 2011-2015 a été arrêté au petit matin dans le XVIIe arrondissement, dans l’ouest de la capitale, alors qu’il roulait à vive allure. Il affichait une alcoolémie de 0,98 g/l, soit le double de la limite autorisée (0,5 g/l), de plus Carter roulait sans permis de conduire. Au lendemain de ce contrôle, il a présenté ses excuses en reconnaissant avoir commis « une monumentale erreur de jugement ».

Son autobiographie largement commentée plus loin où l’alcool est omniprésent plus ce fait divers, montrent que Carter a un problème avec les boissons euphorisantes.

Il n’est certainement pas le seul dans la planète rugby, notamment hexagonale, à avoir un tel penchant. Sans vouloir plomber l’ambiance, on doit se demander que ‘’fait la police’’ : la fédé, les patrons des clubs professionnels et amateurs, les médecins, les coachs, les psychologues, mais aussi les grandes gueules de l’ovalie spécialement Bernard Laporte et Mourad Boudjelall ?

Lorsqu’on les interroge c’est toujours « tout va bien madame la Marquise ».

Rappelons à tous que la responsabilité d’un élu, d’un dirigeant, d’un médecin, commence avec le refus de savoir.

L’une des dernières légendes des All Blacks, Dan Carter, a sorti son autobiographie en 2015 en Nouvelle-Zélande et au début de l’année suivante en France.

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Autobiographie publiée en France en mars 2016

Quelques mois plus tard, cet ouvrage traduit en français, obtenait à la Soirée des Sportel Awards(*) le prix de la meilleure autobiographie sportive de l’année.

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L’Equipe hebdo, 05 novembre 2016, p 113

Le jury a-t-il réellement lu l’autobiographie ? C’est pas sûr !

Après avoir lu attentivement ce livre, je pense que les membres du jury lui ayant attribué l’Oscar de l’autobiographie top niveau n’ont fait que feuilleter les 282 pages. Car si, vraiment, ils avaient dévoré le bouquin, ils auraient tout de suite constaté que le ‘’héros’’ n’était pas Carter mais… l’alcool !

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Réveillon – Faire la fête sous aspirine n’est pas forcément la meilleure tactique

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[publié le 31 décembre 2016]

En raison de son action supposée efficace sur la gueule de bois et sur les douleurs articulaires des addicts des dance-floor, l’aspirine va être omniprésente pendant la fiesta de la Saint-Sylvestre. Mais ce médicament le plus ancien et le plus consommé au monde n’est pas dénué d’inconvénients susceptibles de gâcher la fête.

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Comme toujours, il faut écouter la sagesse populaire avec son bon sens proverbial qui nous explique « qu’un homme averti en vaut deux ». Afin de vous aider à bien utiliser la fée aspirine en toutes circonstances : réveillon, gueule de bois, activités physiques… nous vous livrons toute une série de données pratiques plus faciles à capter que les informations de la notice que quasiment personne ne lit jamais, notamment avant de faire la fête.

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 George Cruikshank ‘’The Head Ache’’ (mal de tête), 1819

ASPIRINE – Une vieille dame plus que centenaire toujours en pleine forme

 Un tonique ancestral et universel au potentiel thérapeutique illimité…

 hoffmanLe chimiste allemand Félix Hoffmann (1868-1946) travaillant pour la compagnie Bayer réussit le 10 octobre 1897 la première synthèse simplifiée de l’acide acétylsalicylique (aspirine)

 La merveilleuse aspirine ou acide acétylsalicylique, est sans conteste le médicament le plus populaire au monde, et ce succès se maintient sans faille depuis sa découverte en 1897 par le chimiste allemand Félix Hoffmann.

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Le 1er février 1899, la firme allemande Bayer dépose la marque AspirinÒ qui est enregistrée sous le numéro 36433 par l’office impérial des brevets, le 6 mars suivant. Le terme Aspirin a été construit à partir de : « a » pour acetyl, « spir » pour acide spirique (ancien nom de l’acide salicylique) et « in », désinence commune en chimie industrielle de la fin du siècle dernier, le « e » final n’est que la francisation du mot allemand. En novembre, la Friedrich Bayer et Cie lance un analgésique breveté « Aspirin ». Ce nouveau médicament est d’abord fourni aux pharmaciens dans un flacon contenant 250 g de poudre. Cette dernière est ensuite proposée aux patients dans des sachets de 1 g.

 C’est un véritable tour de force si l’on songe aux bouleversements  intervenus dans la pharmacopée ces dernières décennies. Des molécules classiques ayant dû s’effacer devant de nouvelles venues, plus efficaces ou moins toxiques. Mais l’aspirine n’a pas été effleurée.

Non seulement elle a gardé toutes ses indications, mais de nouvelles voies thérapeutiques – et non des moindres ! – se sont ouvertes ces dernières années devant elle. Les pharmacologues n’ont-ils pas crédité cette substance, dont on croyait bien avoir épuisé toutes les possibilités, de propriétés antiagrégantes plaquettaires et de vertus inhibitrices de la formation de prostaglandines qui  interviennent dans les processus inflammatoires mais aussi dans la genèse de l’athérosclérose, atouts d’une portée inestimable qui font de ce vétéran un produit jeune, porteur de promesses nouvelles. En effet, bien des médecins estiment aujourd’hui qu’un des moyens les plus sûrs de prévenir l’infarctus du myocarde est de consommer de l’aspirine, à certaines doses cependant.  Parallèlement le sport lui aussi a découvert, très longtemps après sa mise sur le marché, qu’elle potentialisait l’effet stimulant de la caféine et qu’elle permettait de fluidifier le sang. Cette dernière action favorisant, à l’effort intense, la vélocité du transport de l’oxygène et des nutriments énergétiques mais aussi limitant l’épaississement du sang provoqué par un dopage à l’ÉPO.

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En 1999, les laboratoires Bayer fêtent les 100 cent ans de l’Aspirine

5 effets recherchés par les sportifs mais pas forcément validés par un consensus d’experts

 1 – Limiter la surchauffe de l’effort et du rayonnement solaire

 Elle réalise cette action par deux mécanismes. Elle fait transpirer et uriner en plus grande quantité. En règle générale, la température corporelle s’abaisse par diminution de la pro­duction de chaleur ou par augmentation de l’évacuation de la chaleur. L’aspirine abaisse la température du corps en favorisant la sudation. Elle ne ralentit pas le métabolisme. L’acide acétylsalicylique augmente aussi la diurèse en limitant la réabsorption d’eau au niveau des tubules rénaux. D’autre part, en rendant le sang plus fluide, l’aspirine facilite l’évacuation de la chaleur, notamment lors d’efforts de longue haleine tels que le mara­thon.

2 – Bloquer la douleur musculaire

 De nombreuses activités sportives favorisent les microtraumatismes et les douleurs qui en découlent. Les muscles à l’effort produisent certaines substances chimiques appelées prostaglandines. On pense que ce sont ces dernières qui provoquent les algies muscu­laires. L’aspirine bloquant la production de prostaglandine est largement utilisée par la gent athlétique.

 3 – Fluidifier le sang

Depuis 1954 il a été démontré que l’aspirine avait un certain pouvoir anticoagulant notamment en limitant l’agrégation plaquettaire. Cette fluidité accrue sous aspirine favorise l’endurance. En effet, lors d’un exercice musculaire soutenu, l’organisme se déshydrate en transpirant, il s’ensuit une concentration des globules rouges et un épaississement du sang. Par ricochet, les muscles étant moins livrés en oxygène, le rendement à l’effort baisse. Depuis des années, de façon empirique des sportifs spécialistes de l’endurance ont constaté qu’ils amélioraient leur prestation surtout s’ils s’activaient par temps chaud lorsqu’ils avaient absorbé de l’aspirine avant l’entraînement. En plus d’un meilleur apport en oxygène, la fluidité sanguine plus importante facilite l’apport des substances énergétiques vers les myofibrilles ou cellules musculaires. Son pouvoir fluidifiant est également recherché par les consommateurs d’érythropoïétine (ÉPO) dont le risque numéro un pour un athlète d’endurance est la thrombose. Toujours en raison de l’effet fluidifiant de l’aspirine, cette dernière « était fort appréciée par mauvais temps afin de détendre les muscles contractés par le froid ».

4 – Stimuler le système nerveux en association avec la caféine

 En dehors de rechercher une augmentation de la sécrétion d’ACTH par stimulation de l’hypophyse, les sportifs, afin de potentialiser leurs actions réciproques – analgésique et stimulante – associent l’aspirine et la caféine. Cette dernière bouste l’action antalgique de l’aspirine et de son côté l’acide acétylsalicylique renforce et prolonge l’action stimulante de la caféine en freinant son élimination rénale. Selon H. Gärtner et R. Pohl, les auteurs de ‘‘Stéroïde alternative’’ : « Il n’est pas nécessaire de recourir à de gros dosages pour obtenir un effet correct. L’expérience a prouvé que la bonne proportion serait 300 à 500 mg d’acide acétylsalicylique et 100 à 200 mg de caféine. » De même il a été démontré que l’aspirine potentialise l’action de l’éphédrine et qu’elle est un composant du cocktail ergogénique « éphédrine, caféine, aspirine », très prisé par les sportifs.

5 – Régénérer le tissu musculaire soumis à un entraînement intense avec des haltères très lourds

Selon les adeptes de cette indication de l’aspirine : « Durant ces phases d’entraînement très dur, les muscles, le tissu conjonctif, les tendons, les articulations et les os seront mieux protégés, étant donné que même les blessures les plus microscopiques guériront plus vite et ne conduiront pas à des blessures plus graves se révélant bien plus tard. »

POST-IT – Avantages et inconvénients médicaux

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  1. Soulage à la fois les douleurs aiguës mais aussi chroniques
  2. Abaisse la température
  3. Action anti-inflammatoire (à doses élevées)
  4. Fluidifie le sang (antiagrégant plaquettaire)
  5. Prévient l’infarctus et les accidents vasculaires cérébraux
  6. Atténue les symptômes du coup de soleil
  7. Agit rapidement
  8. Effet analgésique accru si on l’associe à d’autres analgésiques mineurs
  9. N’entraîne pas de dépendance
  10. N’intervient pas sur le niveau de conscience ni sur l’état mental de la personne

6 malus

  1. Irrite la muqueuse de l’estomac et réactive les ulcères gastrique et intestinaux

  2. Provoque des éruptions cutanées chez certaines personnes allergiques

  3. Peut produire des troubles de la coagulation du sang

  4. Crée des problèmes respiratoires chez certaines personnes asthmatiques

  5. Potentialise les effets de l’éthanol : le pic de concentration en alcool dans le sang est augmenté de 25% en moyenne en cas de prise d’aspirine dans l’environnement immédiat du repas alcoolisé.

  6. Inefficace sur les douleurs des blessures de course telles que tendinites, élongations, périostites… A l’effort, les muscles produisent certaines substances chimiques appelées prostaglandines. On pense que ce sont ces dernières qui provoquent les algies musculaires. L’aspirine bloquant la production de prostaglandine est largement utilisée par la gent athlétique. Certains marathoniens absorbent jusqu’à huit comprimés d’aspirine en une seule prise trente minutes avant le départ afin d’obtenir un effet analgésique prolongé. Mais ce médicament ne bloquera pas la douleur qui accompagne une lésion authentique (tendinite, élongation, périostite …). Dans cette situation, il est plus que probable que de continuer à courir ne fera qu’empirer les choses et qu’en fin de compte, il faudra beaucoup plus de temps pour s’en sortir. En revanche, nous pensons, à la lumière de notre expérience prolongée, qu’il vaut mieux laisser au corps le soin de « crier » sa blessure afin de bien gérer, et sans délai, cette information. Face à une douleur de course, on peut adopter la règle suivante : s’arrêter impérativement si elle augmente avec le rythme de l’effort ou, au contraire, poursuivre son entraînement si elle n’empêche pas d’allonger la foulée et que son intensité demeure faible et constante

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