Lendemains de réveillons arrosés 3 XL – Afin de ne pas déchanter, rien ne sert de courir pour transpirer, il faut dessaouler à point !

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[publié le 27 décembre 2016]

A lire avant le réveillon de la Saint-Sylvestre.

 On « ramasse une banane » et on se retrouve avec « le nez dans le pâté », la « tronche en vrac » avec une bonne « gueule de bois ». On croit qu’une petite sortie cycliste ou un jogging seront efficaces pour « éliminer le charpentier de chez soi » alors que la seule mesure bénéfique consiste à prendre tout simplement l’air.

En raison de son statut d’homme sain et de l’entraînement de ses muscles à éliminer les nuisances du corps, un sujet hyperactif tel que le sportif de compétition, serait moins exposé que le gros peloton des sédentaires aux difficultés des lendemains de fêtes organisées après une victoire ou un podium. La pratique de l’exercice physique fait partie des innombrables moyens utilisés pour essayer d’atténuer les désagréments de la « gueule de bois ». Mais, comme les autres, il a fait preuve de son inefficacité dans ce domaine…

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 L’ALCOOL DIMINUE LA RÉSISTANCE À L’EFFORT

Au contraire, l’alcool diminue les possibilités d’adaptation de l’organisme à l’effort. En effet, lors d’une activité musculaire intense réalisée à la suite d’une ingestion excessive d’alcool, le rythme cardiaque et la tension artérielle atteignent des niveaux inhabituels, l’irrigation sanguine de la peau se fait au détriment de celle des muscles; ces derniers voient ainsi leur force et leur résistance s’altérer rapidement. De plus, la cure de mouvements provoque des impulsions mécaniques, surtout au niveau de la tête et de l’abdomen, qui n’arrangent pas la situation !

Comme on le voit, le sport ne constitue pas le remède idéal pour dissiper les conséquences d’une soirée un peu trop « arrosée » d’autant que même la transpiration, facteur souvent invoqué comme très efficace, n’élimine pas plus vite l’alcool.

 

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 Gueule de bois : courir, c’est pas la bonne méthode pour ne plus avoir mal ‘’à la tronche’’

 

Pas de remède miracle 

« Très mauvaises nouvelles pour les fêtards ! Après une analyse fouillée de tous les remèdes de grands-mères, des pseudo-conseils de copains avertis et de toute une pharmacopée plus ou moins folklorique le verdict est sans appel : rien ne permet d’éviter une gueule de bois si l’on a trop bu d’alcool. Rachel Vreeman et Aaron Carroll tous deux chercheurs à l’École de médecine de l’Université de l’Indiana (Etats-Unis) viennent ainsi d’en dresser le constat dans le British Medical Journal après avoir épluché toutes les études scientifiques menées avec rigueur sur le sujet. Qu’il s’agisse donc d’un jus de fruit, un café bien serré, un verre de lait, une cuillerée d’huile supposée tapisser les parois de l’estomac, ou encore comme y invitent moult sites Internet un bouillon salé, un œuf poché ou du pain grillé… Rien n’y fait. Côté médicaments ou compléments alimentaires, les résultats ne sont pas plus satisfaisants : les conclusions d’un examen exhaustif montrent que le propranolol (un bêtabloquant), le tropisétron (qui prévient les nausées et vomissements dans le cas de chimiothérapie) ou l’acide tolfénamique (un analgésique anti-inflammatoire surtout prescrit en médecine vétérinaire), tout comme les pilules à base de bourrache, d’artichauts ou encore de figues de barbarie. Tous ont échoué à soigner la gueule de bois. Glucose ou fructose ne sont pas plus efficaces soulignent les scientifiques. » [Le Figaro.fr, 24.12.2008]

 UNE BONNE SUÉE NE SUFFIT PAS

Par exemple,  lorsqu’un homme pesant 70 kg fait la fête en trinquant avec un litre de vin à 12°, il absorbe du même coup 96 g d’alcool (un litre à 12° contient 120 ml d’alcool. La masse volumique étant 0,8, cela donne : 120 ml x 0,8 g = 96 g) (*). Une faible partie (5 %) est rejetée par la respiration (alcootest), les urines et la peau.

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 Transpirer ‘’ça fait suer’’ et ça n’élimine pas plus l’alcool

 En transpirant abondamment, le sportif n’en éliminera par ces trois voies que 4,8 g. Tout le reste, soit 91 g est évacué au rythme lent habituel, à raison de 1 g par heure et par 10 kg de poids (70 kg = 7 g). Donc, malgré une bonne suée, il faut 13 heures pour que l’alcool contenu dans le litre de vin à 12° soit complètement éliminé du corps de ce sujet pris pour exemple (91 g : 7g/h = 13 h). En conséquence, on peut donc affirmer que, contrairement aux discours souvent entendus, la transpiration n’accélère pas l’élimination du grand coup de trop ! Les douches froides, les bains turcs, les saunas favorisant la fuite de liquides sont également inopérants. Le temps semble être le seul remède efficace contre l’ivresse causée par l’alcool.

 Sauna : la grande illusion

Contrairement à une idée très répandue dans le milieu sportif, le sauna n’entraîne pas une élimination importante de l’alcool ou même des toxines musculaires telles que l’acide lactique.

Si la sueur de l’exercice physique ou du sauna ne sert pas à favoriser la fuite des toxines et des déchets métaboliques, elle permet plus simplement de lutter contre l’élévation de la température corporelle en s’évaporant. C’est ce que l’on appelle techniquement le mécanisme de thermorégulation. De même, l’acide lactique évacué par la transpiration ne provient pas du métabolisme mais des glandes sudoripares elles-mêmes. Il convient donc d’utiliser le sauna sans excès et en gardant à l’esprit son but : faire transpirer pour éliminer et boire ensuite pour renouveler.

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 Sauna : il faudra forcément boire plus… d’eau

Ce que l’on appelle familièrement la « gueule de bois » est un état fort désagréable mais en réalité ces symptômes sont dus, moins à la drogue elle-même, qu’à ses conséquences. En particulier, le mal de tête épouvantable que l’on ressent – pour lequel les Norvégiens ont une expression imagée : « Il y a des charpentiers chez moi » – est provoquée en partie par la fatigue due à la fête (manque de sommeil, décibels, suralimentation etc.), en partie par la modification des fluides cérébraux due aux boissons alcoolisées. L’alcool n’est certes pas étranger à la nausée qui accompagne souvent ce mal de tête consécutif à l’ivresse mais les diverses substances chimiques incorporées au cours de la fabrication des liquides euphorisants y sont également pour quelque chose. Les liqueurs riches en « congénères » comme on appelle ces ingrédients – additifs, engendrent une griserie particulièrement mal ressentie le lendemain, alors que le gin et la vodka qui en contiennent peu, sont relativement mieux supportés.

 La veisalgie du fêtard

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La veisalgie, terme médical pour la gueule de bois, est une affection de lendemain de fête. Les symptômes interviennent en effet plusieurs heures après la consommation d’alcool au moment alors même que les taux dans le sang approchent la valeur zéro. La digestion de l’alcool suppose un énorme travail du foie : dans le meilleur des cas il peut éliminer environ 35 ml d’alcool en une heure, soit une bière ou un verre de vin (…) Petite précision, les alcools sombres tels que le vin rouge, la tequila ou le whisky riches en toxines appelées « congénaires » présentent plus de risque d’induire des veisalgies que des alcools blancs tels que vodka, rhum ou encore vin blanc. Il est également recommandé d’éviter les mélanges. [Le Figaro.fr, 24.12.2008]

 LA SOIF DU LENDEMAIN

Le symptôme le plus caractéristique qui se manifeste à la suite de l’ivresse est, au contraire, uniquement le fait de l’alcool. Nous voulons parler de la langue sèche (d’où « gueule de bois »), allant de pair avec une soif dévorante. L’alcool non seulement accélère l’élimination de l’eau dans la vessie, ce qui entraîne la soif, mais encore a pour effet de transférer l’eau demeurant dans l’organisme de l’intérieur des cellules vers les liquides extracellulaires. Cette déshydratation partielle des cellules se répercute sur certains centres du cerveau, créant une sensation de soif très pénible et qui n’est pas totalement justifiée par le besoin en eau de l’organisme.

 Les méfaits de l’aspirine

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En raison des vertus tous azimuts de l’aspirine, certains s’imaginent qu’elle peut expulser  « les charpentiers de chez soi ». Bien au contraire, l’association alcool-aspirine fait monter très rapidement le taux d’alcoolémie. Une étude américaine réalisée par le docteur Risto Roine et son équipe du centre médical des vétérans du Bronx (New York) a mis en évidence que l’aspirine augmente la concentration d’alcool dans le sang quand elle est prise au moment d’un repas. D’autres travaux précédents n’avaient pas montré de lien, car les expériences s’étaient déroulées avec la collaboration de volontaires à jeun. En comparant les résultats repas + alcool avec ou sans aspirine, les médecins ont montré que le pic de concentration en alcool était augmenté de 25 % en moyenne en cas de prise d’aspirine. Ce qui est loin d’être négligeable et peut avoir une influence sur le comportement, notamment d’un sportif intempérant au sein d’un peloton. Il faut quand même que le dit sportif associe un repas arrosé et un comprimé d’aspirine.

Au total, on s’aperçoit qu’il est tout à fait inutile de se mettre à faire du sport quand on a la « gueule de bois ». Les maux de tête de cette très désagréable sensation correspondent à une augmentation de la pression intracrânienne liée à une dilatation de la substance cérébrale. Cet œdème du cerveau est très perceptible en raison de son carcan osseux inextensible. Dans cette situation, il est particulièrement mal venu de se mettre en action dans la mesure où l’effort augmente à la fois la pression sanguine et la transpiration, deux facteurs particulièrement efficaces pour « retenir les charpentiers chez soi ».

En revanche, il est souvent bénéfique de prendre tout simplement l’air… en marchant.

Après quelques heures – suivant la dose d’alcool ingérée – lorsque les ‘’charpentiers’’ ont pris congé, il est recommandé de reprendre ses activités sportives ou non.

 

Jours de fêtes, les contre-performances de l’alcool

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[publié le 23 décembre 2016]

Son association avec l’effort ne fait pas partie des ‘’gains marginaux’’ efficaces. Mieux vous connaîtrez les impacts négatifs de ce liquide euphorisant sur vos muscles et vos neurones, plus vous serez enclins à respecter votre corps tout en modérant les coups de pouce éthyliques afin de ne pas vous réveiller « la tête en vrac » car selon Ovide ‘’Plus on boit, plus on a soif…’’.

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Punchlines Dr de Mondenard

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[publié le 17 décembre 2016]

N° 74

L’élixir Virenque à base de cocaïne : ce n’est pas un gag

Richard Virenque ne pouvait échapper à son destin de chaudière. En tout cas, une pharmacie Virenque qui existait à la fin du XIXe siècle, commercialisait un « Elixir Virenque » à base de cocaïne. Rappelons qu’à l’époque des débuts de la compétition des cavaliers sur cheval d’acier, la poudre blanche conditionnée en pommade était couramment utilisée dans le peloton cycliste pour calmer les douleurs fessières lors des épreuves au long cours telles que six jours, Paris-Brest-Paris, Bordeaux-Paris, etc.

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N° 75

Faux-médecin depuis…. 50 ans !

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Récemment, sur Facebook, nombreux se sont exprimés sur un soigneur se faisant passer pour médecin depuis près de cinquante ans. Rappelons que chez les vrais faux-médecins, tout est faux : les diplômes, le CV, le caducée sur la voiture, les ordonnances, etc., sauf la volonté de soigner coûte que coûte. Un désir maladif qui peut les conduire au tribunal.

Le thérapeute ‘’cycliste’’ a fait plusieurs séjours en prison. Mais il ‘’soigne’’ toujours !Longue vie à ses ‘’patients’’.

carteUtilisation d’une carte de médecin (qu’il falsifiait) pour obtenir des médicaments en pharmacie (témoignage d’une pharmacienne)

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Emission du 27 juin 2016 où il est question d’un personnage sévissant ‘’en dehors des clous’’ dans les milieux hippiques et cyclistes

 N° 76

Soyez sur vos gardes lorsqu’un article débute par « selon une étude scientifique »

Ne jamais prendre pour argent comptant un article vantant les mérites d’un produit boostant la forme (boisson énergisante, antiarthrosique, brûleur de graisse, antifatigue, majorant le VO2 max, décuplant l’énergie après 40 ans, etc.) et qui commence par : « Selon une étude scientifique du professeur (qualifié de renommé même si personne ne le connaît) de l’université (forcément la plus célèbre des Etats-Unis). » Il faut être encore plus méfiant si on vous vante que l’étude a été effectuée en double aveugle contre placebo, en laboratoire ou en milieu hospitalier. Seules les expertises de terrain en situation de compétitions sont crédibles.

 

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Journal International de Médecine (JIM), n° 137, 15.09.1989

 

      

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Journal International de Médecine (JIM), n° 185, 06.02.1991

 

   N° 77

 Boire de l’alcool nous fait perdre notre libre arbitre

Tous ceux qui consomment une substance psychoactive agissant sur le système nerveux central perdent leur pouvoir de décision. C’est la drogue qui devient le maître et commande. Ainsi les adeptes, au choix, de l’alcool, du cannabis, de la cocaïne, des amphets, de la nicotine, etc. ne maîtrisent plus leur vie, eux qui à tout moment – notamment dans les médias – revendiquent la liberté d’expression. Souvent, ils se prennent pour quelqu’un d’autre. En claire, ils ont pris la grosse tête. Les exemples sont nombreux parmi les journalistes et les politiques.

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 N°  78

 Des synergologues contre le mensonge devant un tribunal

Dans un procès en diffamation mettant en cause un sportif pour dopage, le tribunal ne juge pas sur le fond mais sur la forme. Déjà qu’il est notoirement incompétent sur le sujet des drogues de la performance, ce tribunal n’a aucune aptitude à déterminer si le sportif ment en niant la triche biologique. Plus ce dernier a illuminé les écrans TV par ses performances (capitaine emblématique, maillot jaune, etc.), moins il risque d’être sanctionné par des juges souvent admirateurs !

La présence aux côtés de la cour d’un synergologue (analyste du langage corporel) devrait permettre à tout coup de débusquer les menteurs, avocats compris. Pour les avoir vu opérer à plusieurs reprises, ils me paraissent plus crédibles – et de loin – que le fameux détecteur de mensonge ! De plus, avec ces experts des stigmates corporels, on saurait beaucoup plus rapidement si les hommes politiques nous ‘’gonflent’’ sur toutes leurs casseroles.

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 N° 79

Se méfier des études scientifiques favorables pilotées par les fabricants eux-mêmes

Alors que le ministère de la Santé, par slogan interposé, nous incite à « Evitez de manger trop gras, trop sucré et trop salé », les fabricants de sucre, de sel, de bière, etc. s’appuyant sur des études scientifiques pilotées par leurs experts maison, à l’inverse nous conseillent de ne pas restreindre le sel, le sucre, la bière pour améliorer nos performances. Le conflit d’intérêt est évident et donc les résultats favorables de ces études suspects…

 

Football – Jamie Vardy, l’attaquant anglais, aime les drogues de la performance : caféine, nicotine, alcool, etc.

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Qu’en pensent la FIFA et l’UEFA, deux instances qui martèlent que la culture du dopage n’existe pas dans le foot et que tous les joueurs de la planète carburent à l’eau minérale ?

 

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Jamie Vardy

 

Contre exemple : Jamie Vardy, qui, dans sa biographie publiée en feuilleton dans Le Sun révèle qu’il s’était longtemps soigné à la vodka-Skittles mais aujourd’hui il boit trois verres de porto (soit 25 cl) chaque veille de match : « Ça m’aide à m’endormir plus facilement » témoigne l’attaquant de Leicester.

 Pour être en forme : caféine + nicotine

Il ajoute que pour être en forme le jour de la rencontre de Premier League ou lors d’une joute internationale, il s’administre trois cannettes de boissons énergisantes (caféine) et un double expresso. L’alcool n’est pas prohibé dans le foot. Depuis 2004, la caféine a été retirée de la liste rouge alors qu’à partir de 1982, elle était proscrite par les instances internationales antidopage.

On peut estimer avec les puristes que le porto n’est pas la mer à boire… Mais Jamie Verdy est un adepte de stimulants tous azimuts puisqu’il consomme aussi bien de la caféine (déjà signalée)  mais aussi à l’occasion du dernier Euro joué en France de la nicotine en sachet. Là, c’est moins cool par rapport à l’éthique sportive. La consommation de ce coup de pouce est mise au jour par le site web@20minutes.ch : « L’attaquant Jamie Vardy a été repéré mardi 14 juin 2016 à la sortie d’un kiosque avec à la main des stimulants qu’on ne classe généralement pas parmi les plus sains : une canette de boisson énergisante sucrée ainsi qu’une boîte de tabac à chiquer (aussi appelé snuff ou snus). Caféine et nicotine, il n’en fallait pas plus pour exciter les médias du pays, à deux jours d’un choc fratricide capital contre le Pays de Galles à Lens. Si les deux substances incriminées ne sont pas sur la liste des produits dopants interdits par l’Agence mondiale antidopage (AMA), elles figurent toutefois parmi les produits faisant l’objet d’une recherche avancée. En compétition, de nombreux sportifs utilisent des poches de tabac à chiquer sous leurs lèvres, au contact de leurs gencives, où on estime qu’elles produisent au mieux leur effet stimulant. »

 

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Une boîte de tabac à chiquer (Snus)

 

 Pour plaire à Coca-Cola

 On le sait depuis que la lutte antidopage officielle a été mise en place au milieu des années 1960 que caféine et nicotine sont des stimulants efficaces sur les aptitudes du corps à l’effort. La caféine, prohibée par le CIO de 1982 à 2004, date à laquelle elle a été retirée de la liste pour ne pas ‘’contrarier’’ Coca-Cola le sponsor principal de l’instance olympique dont les revenus sont basés sur la boisson caféinée.

En revanche, même si la nicotine n’a jamais figuré sur la liste rouge, elle est apparue en 2012 sur le programme de surveillance de l’AMA afin de vérifier sa fréquence dans les urines des sportifs pour, éventuellement, si des abus sont signalés par des structures analytiques, la coucher en toutes lettres sur la liste rouge.

Le comportement de Jamie Vardy, qui chique du tabac dans l’environnement immédiat de l’Euro 2016, nous ramène quasiment un siècle en arrière pour un cas similaire, celui de William Meredith – un international Gallois au CV footballistique étonnant :

 

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William  »Billy » Meredith (1874-1958) – sous les couleurs de Manchester United

 

 Ailier droit de Manchester City (1894-1906) puis de Manchester United (1906-1921) puis retour à Manchester City (1921-1924), il disputa quelques mois avant son 50e anniversaire, le 24 mars 1924, la demi-finale de la Coupe d’Angleterre contre Newcastle faisant ainsi de lui l’un des plus vieux joueurs à avoir participé à la Coupe d’Angleterre.

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 A noter qu’il a été 48 fois international entre 1895 et 1920, soit pendant un quart de siècle. Toujours sur le registre de la longévité en crampons, il a longtemps été le joueur le plus âgé ayant disputé une rencontre internationale (45 ans et 229 jours) quand il a affronté l’Angleterre avec le Pays de Galles, le 15 mars 1920.

 Déjà en 1920, dans un but de performance, on chiquait du tabac sur le terrain

 Devant cette aptitude exceptionnelle à se maintenir au sommet, certains spécialistes du football s’en étonnaient d’autant plus : « Lorsqu’on sait qu’il chiquait  du tabac sur le terrain ». Malheureusement nos experts de la presse du ballon rond ignorent que cette voie d’administration non fumée n’altère pas les performances respiratoires et même booste certaines caractéristiques favorables au ballon rond telles que temps de réaction, capacité visuelle, concentration, mise en action, vigilance… Il faut signaler que depuis quelques années, cette pratique stimulante avec du TNF (tabac non fumé) est revenue à la mode, notamment dans le baseball et le basketball US, dans les pays nordiques (ski, slalom, biathlon). Par contagion, cette pratique s’est répandue en France chez les skieurs de compétitions puis dans les écoles de ski et parmi les adolescents des régions montagneuses. C’est un vrai dopant, difficile à interdire et à sanctionner dans la mesure où il est quasi impossible de faire la distinction entre un sportif dopé au TNF et un fumeur.

 Depuis 2012 sur la liste de surveillance de l’AMA

Depuis le début de l’année 2012, l’Agence mondiale antidopage (AMA) estimant que ce type de dopage n’était pas anecdotique et pouvait avoir des effets délétères pour la santé des ‘’chiqueurs’’, a décidé d’inclure la nicotine dans son programme de surveillance.

Pour en revenir à Jamie Vardy, le monde du foot va le défendre mordicus en nous édulcorant ses penchants (alcool, caféine, nicotine) comme étant des drogues sociales ou récréatives, donc acceptable puisqu’il faut bien sûr que jeunesse se passe, sauf que ces trois adjuvants, il les prend pour mieux jouer au foot !

Différentes études ont bien montré l’influence positive de la caféine et de la nicotine sur les performances gestuelles du joueur. Et en plus, on ne sait pas ce qu’il absorbe ou s‘injecte à l’abri des regards indiscrets. Les tabloïds anglais sont restés à la porte des vestiaires et de son habitation.

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