Un skieur de fond constate qu’il obtient 30 secondes de bénef sur 30 minutes de course, soit un gain de 1,7%. C’est suffisant pour grimper dans la hiérarchie !
Or, par un effet pendulaire, pendant de nombreuses années, les tenants de l’antidopage ont nié mordicus la moindre efficacité aux substances illicites alors qu’aujourd’hui, rares sont ceux qui croient encore à cette fable.
Le 2 mars 2021, normalement, on va enfin savoir si la Sky-Ineos doit rendre ses maillots jaunes acquis grâce à des gains illicites associant corticostéroïdes (triamcinolone injectable) et testostérone (patchs). Les auditions et plaidoiries se sont éternisées en 2020 pour cause de pandémie à la Covid-19.
Ce couple dopant »corticos-testo » est connu dans le monde du sport, notamment du cyclisme, comme un must de la performance depuis 1975. A partir de 2016, plusieurs enquêtes au sein de l’équipe Sky (2010-2019) puis Ineos (2019-2020) puis Ineos-Grenadiers (2020) ont démontré que les gains marginaux chers au manageur David Brailsford pouvaient franchir nettement la ligne continue et s’inscrire dans une pratique dopante à »la Lance Armstrong »