Dopage – Jeux paralympiques de Sotchi 2014. La TMZ (trimétazidine) refait parler d’elle…

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Un déficient visuel de para ski de fond et de para biathlon, le Russe Nikolay Polukhin, vient d’être disqualifié de sa médaille d’or et de ses deux d’argent pour substitution d’urine.

Dans son ouvrage ‘’Dopage organisé’’, Grigory Rodchenkov, le patron du labo antidopage de Sotchi, pensait pourtant dur comme fer avoir ‘’effacé’’ l’épidémie de TMZ des sportifs paralympiques russes aux Jeux 2014.

Rodchenkov détaille pages 211 à 213 les manipulations d’urine des paralympiques russes pour les rendre propres dès la fin des Jeux.

JEUX PARALYMPIQUES de Sotchi

Une épidémie russe ‘’effacée’’ par Grigory Rodchenkov

L’ancien patron des labos de Moscou et Sotchi témoigne : « Les Jeux paralympiques débutèrent le 7 mars 2014 (jusqu’au 16 mars) et poursuivirent sans incident jusqu’à ce que nous commencions à détecter plusieurs cas positifs chez les vainqueurs russes. Nous trouvions plus précisément de la trimétazidine (Préductal®), un stimulant cardiaque commun très fréquemment utilisé dans l’ancien bloc de l’Est. L’AMA et le Comité international paralympique  (CIP) l’avaient ajouté à leur liste de produits prohibés en 2014 mais apparemment, les paralympiques russes n’étaient pas au courant.

Nous n’avions pas reçu d’avertissements ou d’instructions, aussi avions-nous analysé normalement ces échantillons contaminés. Il n’y avait plus aucun expert ou observateur étranger dans le laboratoire de Sotchi et donc aucun risque qu’ils soient témoins de ces analyses. Cependant le vrai risque était que le CIP nous demande de transférer tous ces échantillons à Lausanne après les Jeux pour préservation et nouvelle analyse, auquel cas nous serions obligés d’effectuer de nouvelles substitutions (sur le flacon B). Pour ne rien arranger, les athlètes paralympiques continuèrent à remporter des médaillés d’or en ski et en biathlon et chaque nouvelle médaille d’ or était assortie d’un contrôle positif.

Grigory Rodchenkov – Dopage organisé – éd. Michel Lafon, 2021

Les athlètes paralympiques russes et leurs entraîneurs étaient traités avec les mêmes égards que les champions olympiques valides, à savoir des primes de plusieurs dizaines de milliers de dollars, des voitures neuves, des appartements cossus et un accès à des camps d’entraînement de haut niveau. Les enjeux, pour eux comme pour nous, étaient équivalents à ceux des «vrais » Jeux olympiques. Il fallait à tout prix que ces médailles restent russes. J’informai Evgeny Blokhine [l’agent du service secret chargé de surveiller le labo] que la situation dérapait et qu’il fallait envoyer au plus vite nos magiciens (agents du FSB spécialistes de l’ouverture et de la fermeture des flacons prétendument sécurisés sans laisser de traces) à Sotchi et il fallut deux jours au vice-ministre des sports Yuri Nagornykh pour les rassembler. Cette fois-ci, en l’absence d’observateurs étrangers, nous procédâmes aux échanges pendant la journée. Nous gardâmes les magiciens avec nous trois jours de plus, jusqu’à la fin des Jeux paralympiques, et effectuâmes le dernier échange le 15 mars. Les choses étaient assez calmes à cette période, aussi demandai-je à Yuri Tchijov (le directeur adjoint du labo de Sotchi) de diriger la séance : il avait acquis assez d’expérience à présent. Le problème était de savoir où se procurer de l’urine «propre». Je n’avais pas souvenir d’avoir conservé de l’urine propre d’athlètes paralympiques en 2013. (1)

  • La différence majeure dans ce cas était que l’échange d’urine avait lieu après les analyses en laboratoire – nous n’ étions pas pressés par le temps et avions moins besoin de discrétion. Une autre différence était que les échantillons À et B 1’’nettoyés’’ demeurèrent au laboratoire plusieurs jours, dans l’attente d’un approvisionnement en urine propre. Ces contrôles positifs à la trimétazidine étaient totalement inattendus.

Nous reçûmes les derniers échantillons d’urine propre le 17 mars et les expédiâmes tous à Lausanne le 19. Le laboratoire de Sotchi pouvait enfin fermer ses portes (…). Je quittai Sotchi pour Londres afin d’assister à une réunion des directeurs de laboratoire de l’AMA. Le président de l’instance Greg Reedie (2014-2020) me remit une copie dédicacée et mise à jour du Code mondial antidopage. (…). De là, je rentrai à Moscou, où j’assistai à l’ultime inspection de notre laboratoire par les experts qualifiés d’indépendants appointés par l’AMA. Ils nous remirent un certificat de conformité, estimant que notre laboratoire « obtenait des résultats antidopage exacts dans le cadre des normes d’accréditation de l’AMA ». L’AMA entérina ces conclusions et la suspension de six mois dont on nous avait menacés n’entra jamais en vigueur. Voilà qui mettait le point final aux 18 mois cauchemardesques de l’enquête de l’AMA. » [Grigory Rodchenkov. – Dopage organisé. – Paris, éd. Michel Lafon, 2021. – 333 p (pp 211-213)]

Dopage ton histoire – Liste mal ficelée des médocs illicites de l’AMA

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Présence de substances indécelables,

– Absence d’autres, elles, vraiment dopantes,

– Et, cerise sur le gâteau, de produits totalement inefficaces tels que le meldonium et la trimétazidine dont la preuve scientifique d’aide à la performance n’a jamais été validée par des études d’experts indépendants.

Dopage – L’Agence antidopage russe (Rusada) fait bande à part en ne sanctionnant pas la patineuse Kamila Valieva positive à la trimétazidine

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La jeune patineuse Kamila Valieva est épinglée en décembre 2021 alors qu’elle est âgée de 15 ans. Mais ce résultat analytique anormal n’ayant été révélé qu’après l’épreuve par équipes des Jeux de Pékin remportée par le team russe, Valieva avait été autorisée à participer à l’épreuve individuelle où elle s’était octroyée la 4e place.

 

Dopage – Meldonium et trimétazidine, deux molécules prétendument dopantes, exposent pourtant les contrevenants à de très lourdes sanctions.

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Ça dope pas mais tu prends quand même un max.

Merci l’AMA !

Alors que depuis le début de l’année 2016, ce produit est interdit par l’Agence mondiale antidopage (AMA) et étant une molécule synthétique (non endogène) – donc parfaitement détectable – on trouve encore des adeptes de ce produit  »miracle » se faire prendre au contrôle.

Antidopage – La cacophonie des instances sur le statut du tramadol, un antalgique central de type morphinique

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Le Colombien Nairo Quintana, 6e du Tour de France 2022, a été disqualifié de l’épreuve phare a posteriori pour deux tests positifs au tramadol, un antidouleur puissant.

Dopage – Trimétazidine – A-t-elle un effet boostant sur la performance ? Un cardiologue en exercice dit NON !

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En commentant l’article : « L’Agence mondiale antidopage (AMA), une organisation au service de l’imposture » publié sur ce blog le 24 juin dernier, un lecteur cardiologue est d’accord pour considérer que la trimétazidine (TMZ) – Vastarel® – classée par l’AMA dans les modulateurs métaboliques : « n’a pas de caractère dopant, pas plus qu’elle n’a de vertus thérapeutiques bien claires. Comme spécialiste des maladies du coeur, je peux en témoigner. » Et pourtant l’Agence, bornée, continue à faire suspendre de 2 à 4 ans par des Fédérations serviles un sportif contrôlé positif à la TMZ – produit sans aucun effet sur la performance – alors que des pros de la dope courent toujours. Ces derniers sont des fans de l’AMA.

Antidopage – L’Agence mondiale (AMA), une organisation au service de l’injustice

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Une dictature qui, en raison de sa main mise sur la liste rouge, fait condamner sans preuve un footballeur pendant deux ans

Dopage – La triche biologique est efficace ! Un énième témoignage s’ajoute aux expertises scientifiques validées.

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Un skieur de fond constate qu’il obtient 30 secondes de bénef sur 30 minutes de course, soit un gain de 1,7%.  C’est suffisant pour grimper dans la hiérarchie !

 

Or, par un effet pendulaire, pendant de nombreuses années, les tenants de l’antidopage ont nié mordicus la moindre efficacité aux substances illicites alors qu’aujourd’hui, rares sont ceux qui croient encore à cette fable.

Antidopage – Une casserole de plus pour l’AMA accusée par l’Académie nationale de pharmacie de déclassifier les drogues récréatives

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Adressant ainsi un message hypernégatif à la jeunesse sportive

Pour son incompétence chronique, l’Agence mondiale antidopage est de plus en plus la cible des critiques

Antidopage – La liste rouge de l’Agence mondiale contient au moins une substance qui ne répond pas au critère numéro un du dopage : l’effet boostant sur la performance !

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Et pourtant cette substance, le Vastarel® (trimétazidine) expose le contrevenant à quatre ans de suspension !

BLOG DR JPDM – Autres liens à consulter sur le Vastarel® classé dans la section S4.5 : modulateurs métaboliques.

Un produit référencé en liste rouge alors qu’il est non dopant mais, de façon absurde, une violation des règles antidopage, entraîne néanmoins 4 ans de suspension.

  1. Jeux olympiques d’hiver – Une bobeuse russe épinglée à la trimétazidine. C’est quoi ce truc ? – Produit lourd ou pétard mouillé ? publié le 26 février 2018

Jeux olympiques d’hiver – Une bobeuse russe épinglée à la trimétazidine. C’est quoi ce truc ? – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

  1. Dopage ton histoire – Aucune étude scientifique ne prouve que le Vastarel® est un produit dopant… Pourtant après un contrôle positif des sportifs sont lourdement sanctionnés. Cherchez l’erreur… – publié le 11 juin 2020

Dopage ton histoire – Aucune étude scientifique ne prouve que le Vastarel est un produit dopant – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

  1. Dopage – Zelimkhan Khadjiev, un lutteur français, se défend d’avoir cherché à se doper avec du Vastarel®. Effectivement, ce produit qui n’a aucune vertu démontrée scientifiquement pour améliorer les performances et pourtant l’athlète contrôlé positif le 21 septembre dernier, a écopé de 4 ans de suspension et regardera les JO 2021 à la TV. Décryptage – publié le 08 juillet 2020

Dopage – 4 ans de suspension pour avoir pris une substance sans effet sur la performance ! C’est possible en 2020… – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

  1. Dopage ton histoire – Les incohérences de la liste des substances illicites établie par l’Agence mondiale antidopage. A plusieurs reprises dans ce blog nous avons montré notre étonnement en constatant que la réglementation de la molécule trimétazidine (Vastarel®), autorisée pendant plus de quatre décennies, s’est retrouvée – sans études scientifiques prouvant qu’elle améliore la performance sportive d’un athlète – inscrite sur la liste rouge du Code mondial antidopage. De même, nous pourrions légitimement questionner la Commission liste de l’Agence mondiale antidopage (AMA), pilotée par le Français Olivier Rabin, sur le statut d’un médicament déjà ancien considéré comme dopant par des représentants du corps médical et néanmoins toujours absent des produits illicites – publié le 15 novembre 2020

Dopage ton histoire – Les incohérences de la liste des substances illicites établie par l’Agence mondiale antidopage affaiblissent son action – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

  1. Dopage ton histoire – Résumé des conflits d’intérêt en chaîne de la lutte mondiale – Organigramme des instances internationales antidopage. J’ai moi-même été confronté au conflit d’intérêt entre l’ITA et l’AMA. Le 5 juin dernier lors de l’audience du lutteur Zelimkhan Khadjiev devant le juge ‘’indépendant’’ nommé par la Fédération internationale de lutte (UWW), la conseillère juridique de l’ITA – qui avait instruit le cas positif au Vastarel® (trimétazidine) du médaillé de bronze 2019 – à ma demande de justifier par une étude scientifique que ce produit améliorait les performances sportives, a balayé ma question en tranchant : « Ce n’est pas le problème, le produit est dans la liste de l’AMA » – publié le 10 décembre 2020

Dopage ton histoire – Résumé des conflits d’intérêt en chaîne de la lutte mondiale – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

Antidopage – Un lutteur français s’attaque au Code mondial. L’enjeu, quatre ans de suspension pour une substance non dopante – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)