Dopage – L’Agence antidopage russe (Rusada) fait bande à part en ne sanctionnant pas la patineuse Kamila Valieva positive à la trimétazidine

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La jeune patineuse Kamila Valieva est épinglée en décembre 2021 alors qu’elle est âgée de 15 ans. Mais ce résultat analytique anormal n’ayant été révélé qu’après l’épreuve par équipes des Jeux de Pékin remportée par le team russe, Valieva avait été autorisée à participer à l’épreuve individuelle où elle s’était octroyée la 4e place.

 

Rapport McLaren- Depuis leur apparition dans les compétitions internationales, les Russes – toutes nations confondues – ont joué un rôle majeur dans la mise au point de substances et méthodes dopantes

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ié le 9 décembre 2016]

 

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La délégation russe à la cérémonie d’ouverture des Jeux de Londres 2012

 

Le rapport Richard McLaren dévoilé le vendredi 09 décembre, démontre un dopage d’Etat en Russie entre 2011 et 2015 concernant plus de 1 000 sportifs russes appartenant à plus de 30 disciplines.

 Le rapport McLaren confirme ce que l’on sait depuis 1952

 Malheureusement, cette enquête indépendante de l’Agence mondiale antidopage (AMA), ne fait que confirmer ce que l’on sait depuis plus de… soixante ans ! Alors que des témoignages accablants recueillis par la Commission d’enquête McLaren démontrent bien que le dopage est une institution en Russie, la nouvelle responsable de l’Agence antidopage russe (RUSADA), Elena Isinbaeva – recordwoman de saut à la perche – met en cause l’instance mondiale antidopage basée à Montréal pour avoir banni des JO de Rio les athlètes russes, sans preuve d’un dopage organisé par l’Etat, ajoutant que cette dernière se trompait de cible et que « C’est la lanceuse d’alerte Loulia Stepanova qui devrait être bannie à vie ». Avec une telle plaidoirie, pas sûr que le frémissement d’un changement s’opère rapidement !

 

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La perchiste Elena Isinbaeva, récemment nommée à la tête du Conseil de surveillance de l’Agence russe de lutte antidopage (RUSADA)

 

En fait, du côté de Moscou et de ses environs, le seul objectif est de continuer à investir les premières places et non d’affronter l’éradication de la triche biologique organisée par les dirigeants (responsables politiques, entraîneurs, médecins). Si le CIO et l’AMA croient un seul instant que les Russes vont faire le ménage, ils se mettent le doigt dans l’œil !!!

Rappelons que depuis les JO de 1952 et leur apparition sur la scène sportive internationale, les Soviétiques, jusqu’en 1992, et ensuite sous la bannière russe, ont contribué efficacement à enrichir la pharmacie dopante du monde sportif.

 Une contribution au dopage top niveau

 Mieux que de longs discours, le tableau ci-dessous liste l’exceptionnelle contribution des Soviétiques et des Russes à la mise au point de nombreuses substances et techniques dopantes pour atteindre plus surement les podiums mondiaux et olympiques

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L’athlète russe Loulia Stepanova, lanceuse d’alerte en 2014 du dopage russe organisé par l’Etat