Culturisme – Schwarzenegger  »gonflé à bloc » grâce aux… UV!!!

Par défaut
[publié le 18 février 2017]

Courrier d’un lecteur :

« J’ai lu votre article à propos de Mr Schwarzenegger et je me suis dit enfin un article d’un Français sans langue de bois et surtout ne faisans pas preuve de naïveté. Selon votre description, vous pratiquez la médecine depuis de nombreuses années (a priori vous travaillez en tant que tel depuis les années 1970, si je ne me trompe pas). Je me demandais si vous aviez connaissance du livre  »Stéroïdes anabolisants 1996’’ écrit par Grunding et Bachmann ? Le seul live en français à ma connaissance sur ce sujet. Je suis pratiquant de musculation (sans stéroïdes) et passionné par le monde du culturisme et des anabolisants que je trouve fascinant. »

Dans mon blog, l’article que vous citez sur Arnold Schwarzenegger avait été mis en ligne en janvier 2016. Il faisait suite à la biographie de l’ex-gouverneur de Californie, intitulée « Total Recall » (édition Presse de la Cité, 2015. – 656 p)

Ce texte était une reprise enrichie d’un autre papier publié dans le quotidien suisse La Liberté il y a plus de dix ans, le 26 avril 2005.

Toutes ces précisions pour montrer que je n’ai JAMAIS souscrit au beau discours de Terminator nous expliquant que les « vertus des stéroïdes anabolisants ne valaient guère mieux QUE CELUI D’UN BEAU BRONZAGE ».

Par ailleurs, j’ai bien sûr lu avec intérêt ‘’Stéroïdes anabolisants 1996’’ de P. Grundig et Manfred Bachman paru aux éditions Powerstar 2000 en 1995 ainsi que chez le même éditeur ‘’Steroïde alternative’’ de Harald Gartner et Roland Pohl sorti en 1997 dans la version française.

Ces deux documents montrent que les auteurs connaissent bien la question. En tant que médecin soucieux de la santé des sportifs, ce qui était quand même difficile à accepter c’est qu’au final les auteurs faisaient l’apologie du dopage en indiquant les doses et les cocktails efficaces ainsi que les moyens de passer à travers les contrôles.

Ajoutons qu’en dehors de ces spécialistes allemands, un Français – Jean Texier (1942-2011) collaborateur à la revue du Monde du Muscle de 1975 à 2011 – avait écrit à l’attention des culturistes, plusieurs années auparavant, en 1988,  aux éditions Jibéna ‘’Tout savoir sur les anabolisants’’

bot4yi-cuae1jqk

Pour Arnold Schwarzenegger : les UV, l’alcool, les pin-up et surtout.. les anabos

Rugby – Davide Vasta : dix anabos plus une substance pour « redimensionner » les glandes mammaires

Par défaut

L’Equipe du 28 mars nous rapporte une information parue dans la Gazzetta dello Sport signalant le contrôle antidopage record (11 molécules détectées chez le même homme) d’un joueur de rugby évoluant à l’Amatori Catania.

11 substances

Certains anabolisants hormonaux (testostérone, stéroïdes anabolisants) peuvent provoquer lors de cures au long cours l’apparition de seins chez l’athlète masculin adulte. Cet effet inattendu porte le nom de gynécomastie qui se définit par une hyperplasie ou prolifération anormale, avec augmentation de volume du tissu mammaire, non tumorale, chez l’homme, pouvant aboutir à une féminisation complète de la glande. Les culturistes gros consommateurs d’hormones en tout genre sont particulièrement exposés à cet effet collatéral indésirable. Mais comme on le voit ici, le rugby, en raison de son évolution vers un sport de rentre-dedans et non plus d’évitement – n’est pas épargné par cette surconsommation d’engrais musculaires.

Pourquoi la phobie des seins ? La testostérone et certains stéroïdes anabolisants (métandiénone, nandrolone, stanozolol) pris par cures itératives, sous l’effet de l’aromatase – une enzyme présente dans le tissu adipeux et dans le foie – sont transformés en estrogènes dont l’action est prépondérante dans la croissance du sein féminin. D’autres médicaments ou drogues tels que amphétamines, gonadotrophines chorioniques (boosteur de testostérone), marijuana et spironolactone (diurétique), appartenant également à la pharmacopée sportive, peuvent, eux aussi, induire une gynécomastie. A titre préventif, les sportifs consommateurs de substances dopantes associent aux androgènes des antiestrogènes mais cette parade en amont n’est pas sûre à cent pour cent.

On peut penser que le dénommé Davide Vasta, pour prévenir la gynécomastie, a ajouté dans son cocktail un antiestrogène mais manque de chance pour lui : prohibé et détectable. Quoi qu’il en soit, de dire que le produit en question était utilisé pour ‘’redimensionner les glandes mammaires’’ n’est pas la bonne explication. En réalité, c’est plutôt pour empêcher les seins de se dimensionner (développer).