Dopage – Dès 1999, dans la roue de l’affaire Festina, Jean-Marie Leblanc, adepte de la méthode Coué, se fait le propagandiste du Tour du Renouveau

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2e volet de la saga Jean-Marie Leblanc (JML)

La culpabilité d’un patron du Tour commence avec le refus de savoir

Décryptage – En réalité, pendant la période post-Festina, JML – patron du Tour de France de 1989 à 2006 – n’a pas modifié d’un iota le cours du dopage dans le peloton. En raison de l’affaire Aderlass (saignée en allemand) couvrant les années 2011 à 2019 et révélant que l’on pouvait se doper sans se faire prendre par les radars analytiques de l’instance mondiale, pendant cette période on peut penser que si renouveau il y avait, il n’a pu débuter qu’après la dite affaire en 2020

Le patron du Tour de 1989 à 2006 n’est pas le seul à avoir martelé sans défaillance l’arrivée imminente du TOUR DU RENOUVEAU. La contribution de JML à cet enfumage à répétition le classe, et de loin, en tête des oracles peu inspirés.

2 réflexions au sujet de « Dopage – Dès 1999, dans la roue de l’affaire Festina, Jean-Marie Leblanc, adepte de la méthode Coué, se fait le propagandiste du Tour du Renouveau »

  1. J’ai bien connu cette époque puisque je suivais alors le Tour pour Sud Ouest et j’avoue que cette histoire de renouveau m’énervait, et je le faisais savoir. Tout sonnait faux, cela tenait de la prophétie autoréalisatrice, au mieux. Je me souviens du départ du Puy du Fou avec l’arrivée de Virenque en grande pompe après qu’il eut été autorisé à courir par l’UCI alors qu’il n’était « pas le bienvenu » d’après Leblanc. Mais quand j’ai vu qu’Armstrong gagnait le prologue pour son grand retour après son cancer, j’ai compris qu’il y avait un « truc » quelque part. Encore plus après son festival dans le contre la montre suivant.à Metz puis à Sestrières. Toute cette séquence doit être revue par rapport au Tour précédent et le scandale Festina, où le Tour faillit ne jamais quitter les Alpes. Souvenir de la discussion de Leblanc avec Riis, le peloton à l’arrêt dans un col. On ne comprend pas l’attitude postérieure de Leblanc si on ne se souvient pas de cette scène là. Il aurait pu être le directeur qui avait tué le Tour…

    • Sur ce dernier point, je pense personnellement qu’en ramenant la caravane du Tour 1998 à Paris, JML a été avec l’avènement d’Armstrong le fossoyeur de l’épreuve pour le reste de sa mandature. En 2006, dernier Tour de Leblanc, on a vu le résultat de sa complicité passive avec la victoire éphémère de Floyd Landis dopé pendant toute l’épreuve à la testostérone (tous ses contrôles étaient positifs). Ajoutons que rétrospectivement la presse n’est pas tendre avec la période où JML était à la tête de la Grande Boucle. Par exemple, dans un hors-série du Dauphiné Libéré le chapitre consacré à la décennie 1990-1999 est titré : « Les années maudites ». Sans commentaire.
      Merci à Hervé Mathurin de commenter régulièrement mes articles. Pour rappel, c’est le débat qui fait avancer la connaissance.

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