Tour de France ton histoire – 1948 : l’interprétation par Raoul Rémy du sermon sur la montagne de l’évêque de Lourdes est-elle brodée de A à Z ?

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Cette célèbre anecdote, reprise à l’infini dans tous les ouvrages consacrés à la petite histoire du Tour de France, a souvent été racontée de façon totalement fantaisiste, le plus souvent par des historiens autoproclamés.

L’une d’entre elles, très romancée par Raphaël Géminiani, est colportée sans vérification de la source, par un historien exerçant à l’université de Clermont-Ferrand.

2 réflexions au sujet de « Tour de France ton histoire – 1948 : l’interprétation par Raoul Rémy du sermon sur la montagne de l’évêque de Lourdes est-elle brodée de A à Z ? »

  1. Commentaires de Etienne Harel, directeur de la revue Cycl’Hist sur le pseudo ‘’sermon’’ devant la Grotte de Lourdes lors du Tour de France 1948 :
    « Je vous remercie d’avoir cité Cycl’Hist au sujet du fameux sermon. En effet, pour commencer, il n’y a jamais eu de messe à la basilique : le journaliste de La Croix n’aurait pas manqué d’en parler ! Il y a eu une bénédiction devant la Grotte. Les pseudo-historiens ou journalistes pressés ne savent pas faire la différence entre la simple bénédiction et l’office de la messe qui implique le moment essentiel de la communion.
    Mgr Théas a tenu tout simplement un propos bienveillant et non dénué d’humour (quand il imagine Marie à vélo…), offert sa bénédiction au peloton, distribué des médailles, serré des mains. La UNE du Patriote illustré belge le montre paternel, donnant une poignée de main au jeune maillot jaune Louison Bobet. Cette photo a été prise au même moment que celle du Miroir du Monde que vous publiez mais sous un angle légèrement différent.
    Dans le livre consacré à César Marcellak par sa fille et Christian Defrance, page 60, on reconnaît au 1er rang devant Mgr Théas : César le Champion de France, Rémy à côté de Néri et Vietto tout près d’eux. Pas de Gem ! Celui-ci s’est laissé emporter par sa verve bien connue. Comme le dit à son sujet Jacques Augendre, à force de raconter ses histoires pittoresques mais très exagérées, il finit par y croire !
    Inattendu, lors d’une Bourse cycliste belge il y a quelques années, j’ai fait la connaissance d’un neveu de Mgr Théas. »

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