Dopage ton histoire – Le probénécide, le premier « antiradar » efficace refait surface en 2020 dans l’aviron

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Vingt-deux rameurs épinglés d’un  »coup de pelle » par la patrouille…

Une vingtaine d’athlètes internationaux indiens de moins de 18 ans ont été contrôlés positifs au probénécide, un produit qui n’est plus commercialisé en France depuis fin 2016 et qui avait deux indications thérapeutiques : l’hyperuricémie (trop d’acide urique) et la goutte.

Dans le sport depuis le milieu des années 1970, il servait – en retardant l’élimination urinaire – à camoufler la prise de stéroïdes anabolisants, notamment de testostérone. Dans le cas des jeunes Indiens, l’ensemble du groupe – 22 compétiteurs – a été testé positif au même produit que celui qui avait failli faire déclasser Pedro Delgado du Tour de France 1988.

Un complément alimentaire probablement contaminé intentionnellement par le préparateur !

Vingt-deux d’un coup, c’est forcément une prise collective, probablement d’un complément alimentaire contaminé par le fabricant. Dans ce cas, l’Agence antidopage indienne doit enquêter sur la composition précise de ce complément afin de détecter le dopant associé censé être masqué par le probénécide. Cette affaire inédite de 22 sportifs pris d’un coup par la patrouille, nous motive pour publier, enrichie et actualisée la fiche du Dictionnaire du dopage consacrée au probénécide.

En fichier joint (PDF) – Dictionnaire du dopage : Fiche PROBENECIDE

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