Dopage – Cyclisme – Alejandro Valverde est meilleur, à presque 37 ans,  »sans dopage » que lorsqu’il était chargé à l’EPO !!!

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[publié le 27 mars 2017]

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Le Cannibale Alejandro Valverde : vainqueur du Tour de Catalogne 2017 avec en plus les points et la montagne à… 37 ans

Interrogé par le journaliste d’Eurosport sur les performances étonnantes d’Alejandro Valverde à plus de 36 ans, David Moncoutié – le consultant de service des ‘’Rois de la Pédale’’ sur le Tour de Catalogne – est resté dans le politiquement correct en estimant que l’Espagnol était bon à 21 ans et comme il faisait correctement le métier, il n’y avait rien d’étonnant à ses performances actuelles.

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David Moncoutié, consultant et commentateur pour les Rois de la Pédale sur Eurosport

Sauf que dans le même temps, Alberto Contador, âgé de 34 ans, est toujours très bon mais ne fait plus la différence comme par le passé. En tout cas, la majorité des observateurs fait ce constat sur les limites du Pistolero depuis 2 ans.

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Alberto Contador, moins décisif à l’âge de 34 ans

 Alejandro est plus fort qu’avant, le Pistolero moins

Parallèlement, El Imbatido avec deux ans de plus, pète le feu. C’est ce qu’à constaté Romain Bardet, 2e du Tour 2016 et présent en Catalogne : « Il faut aussi dire que Valverde est impressionnant et qu’il est difficile de rivaliser avec lui pour le moment. »

En effet, les performances de Valverde sur le Tour de Catalogne sont particulièrement surprenantes. Il remporte l’épreuve plus trois étapes (au sprint, en montagne) et le Grand Prix de la Montagne. Il y avait El Bala (son surnom) devant et loin derrière les autres !

En France, dans les années 2000, on a vu un routier-sprinteur, ex-maillot vert de la Grande Boucle, qui est devenu meilleur grimpeur du Tour …

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L’Espagnol Alejandro Valverde, lauréat détaché au sommet de Lo Port, l’ascension finale de la 5e étape du Tour de Catalogne, avec des passages à 20%, devant deux supergrimpeurs : Froome et Contador

Démasqué dans l’opération Puerto par le code ‘’Piti’’, le nom de son berger allemand

Signalons qu’Alejandro alors qu’il était jeune cycliste, avait été surnommé l’Invincible car, entre 10 et 13 ans, il avait remporté toutes les courses auxquelles il avait participé ! En 2015, après qu’il ait gagné la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège, le quotidien l’Equipe essaie de comprendre – malgré les ans – la verdeur de Valverde.

–       Il y a eu l’opération Puerto (2 ans de suspension en 2010-2012 pour dopage à l’EPO) et on a l’impression que depuis vous êtes le même coureur. Comment l’expliquez-vous ?

–       Parce que je suis un bon coureur c’est tout. Je gagnais avant, je gagne maintenant.

On a la même réponse langue de bois qu’avec Moncoutié sauf que c’est l’intéressé lui-même qui nous ‘’gonfle’’.

Car, si on comprend bien, le triple vainqueur de Liège-Bastogne-Liège est plus fort sans dopage qu’avec !!!!

Muet sur le dopage

Déjà, par le passé, il n’était pas crédible quand il nous sortait la réponse qui tue : « Je ne réponds pas à des questions sur le dopage ».

Vous avez dit sans langue de bois ? Comme c’est bizarre…

Même son éthique sportive en dehors du dopage laisse à désirer. Lors de la 2e étape, un contre-la-montre par équipes, trois de ses collègues de la Movistar se font épingler pour poussettes, ce qui entraîne normalement le déclassement de toute l’équipe qui avait remporté le chrono. Le commentaire de Valverde correspond bien aux zones d’ombre du personnage : « Les commissaires ont pris une décision en leur âme et conscience. Je ne veux pas rentrer dans des polémiques inutiles mais je considère que nous avons bien gagné ce chrono par équipes. [NDLA : ajoutons que la Movistar avait devancé la BMC de seulement 2 secondes]. Je veux juste me concentrer sur la course et tout faire pour gagner ce Tour de Catalogne. »

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L’équipe Movistar d’Alejandro Valverde

Même si c’est un très bon coureur, El Imbatido ne pousse pas à l’enthousiasme sans réserve.

Rappelons la punchline de David Walsh, le journaliste anglais auteur d’une biographie non autorisée sur Lance Armstrong : « Plus ça change, plus c’est la même chose ».

 

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