Tour de France – Hommage aux 96 cyclistes ayant participé à la Grande Boucle et morts en compétition, à l’entraînement ou lors de sorties cyclistes

Par défaut

Etude couvrant la période 1903-2025

Depuis près de cinquante ans, je recueille et consolide des données d’état civil concernant les coureurs du Tour de France, en collaboration avec d’autres passionnés, dont Philippe Fetter, archiviste reconnu pour la rigueur de ses travaux dans ce domaine.

Dès 2018, j’avais publié sur ce blog le fruit de mes recherches consacrées aux cyclistes du Tour de France morts pour la France ou leur patrie lors de la Première Guerre mondiale (MPLF / MPLP). Entre 1903 et 1914, lors des douze premières éditions de la Grande Boucle, 673 « forçats de la route » prirent le départ. Parmi eux, 62 périrent durant le conflit de 1914-1918, soit 9,2 %.

Dans la présente étude, je m’intéresse plus précisément aux 96 coureurs du Tour de France décédés en course, à l’entraînement ou, plus tard, lors de sorties cyclistes destinées à entretenir leur condition physique après la fin de leur carrière professionnelle.

À 34 reprises, le décès est consécutif à un malaise, le plus souvent d’origine cardiaque, plus rarement à un accident vasculaire cérébral. Dans deux cas, de fortes chaleurs ont clairement contribué à la défaillance fatale.

Un autre contingent important concerne 31 Géants de la Route victimes d’une collision avec un véhicule à moteur. Pratiquant moi-même le cyclisme au long cours — avec plus de 320 000 kilomètres parcourus — j’analyse plus loin le conflit persistant entre vélos et engins motorisés partageant les mêmes infrastructures routières.

Les 31 autres décès sont dus à des chutes provoquées par des obstacles routiers (ralentisseurs, mobilier urbain), des incidents mécaniques (saut de chaîne), ou encore des causes imprévisibles telles que la présence d’animaux (chiens).

Depuis 1903, 5 393 coureurs différents ont pris au moins une fois le départ du Tour de France. Parmi eux, 31 sont morts après avoir été heurtés par un véhicule à moteur.
Si ce chiffre ne représente « que » 0,6 % (31 / 5 393), il demeure bien trop élevé. D’autant que nombre de ces accidents mortels sont directement liés à des comportements irresponsables de certains automobilistes.

Avec l’expérience, j’ai compris qu’au franchissement d’un giratoire, le cycliste ne bénéficie jamais réellement de la priorité, qu’un véhicule arrive de droite ou de gauche. L’automobiliste aperçoit de loin le cycliste engagé dans le rond-point. Pourtant, malgré la signalisation invitant à ralentir, le chauffard — ils sont nombreux — accélère souvent pour passer devant le deux-roues.

En définitive, c’est au cycliste d’anticiper, de gérer le trafic et de céder le passage, même lorsqu’il s’est engagé le premier dans le giratoire.

Ce comportement potentiellement homicide est facilité lorsque le terre-plein central, dépourvu de végétation, offre une visibilité totale au conducteur, mais aussi lorsque la courbure de la chaussée est peu marquée, favorisant une vitesse excessive des véhicules motorisés.

En pièces jointes, je propose un document exclusif : le martyrologe des cyclistes ayant pris le départ au moins d’un Tour de France et victimes à l’entraînement ou en compétition :

  1. d’une défaillance cardiaque (34)
  2. d’une collision avec un véhicule à moteur (auto, camionnette, camion, bus) (31)
  3. d’une chute (31)

Liste par ordre chronologique 1920 – 2025

Liste par odre alphabétique 1920 – 2025