Tour de France ton histoire – En 1907 et 1908, dans la  »Liste glorieuse » d’Henri Desgrange, Lucien Petit-Breton est le 5e lauréat

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Il en est même le premier double-vainqueur

Bien que né en France en 1882, Lucien Mazan (nom de naissance) a passé toute sa jeunesse en Argentine d’où son surnom ‘’L’Argentin’’. Mais, rapidement, en fréquentant le peloton cycliste, il se fait appelé Breton pour ne pas indisposer son père qui n’apprécie pas l’activité de cycliste comme honorable car proche de saltimbanque puis, rapidement pour ne pas faire doublon avec un coureur qui a pour nom Breton, il s’octroie le patronyme de  Petit-Breton pendant sa carrière et jusqu’à son destin tragique en 1917.

Lucien devient professionnel en 1902 et le restera jusqu’en 1914.

Comme deux autres vainqueurs du Tour, François Faber (1er en 1909) et Octave Lapize (1er en 1910), Lucien P.-B. perdra la vie pendant la guerre de 1914-1918 lors d’un accident impliquant une charrette.

Des cris de bête sauvage à répétition

Que ce soit sur la piste (six jours, Bol d’Or) ou sur la route (Tour de France), Petit-Breton se singularise par cette tactique inusitée jusqu’alors dans le peloton. Son fils, Yves Petit-Breton, auteur d’une plaquette-hommage à son père publiée en 1978, résume ce comportement : « Il était téméraire, il n’hésitait pas à partir dès le départ et s’il était rejoint, il redémarrait à nouveau. Il répétait l’attaque dix à vingt fois s’il le fallait. A chaque démarrage, il prévenait ses adversaires en hurlant très fort. »

A notre connaissance, les ‘’crises’’ de Petit-Breton ont eu pour émule le Suisse Ferdi Kübler, lauréat du Tour 1950 surnommé le Champion hennissant, l’Homme-Cheval ou le Fou pédalant. C’est un hors-série de Route et Piste en 1952 qui en témoigne : « Les coureurs qui ont eu la chance d’être à ses côtés dans une échappée de fin de course alors que l’arrivée est proche, gardent de Ferdi un souvenir inoubliable. Nerveux comme un pur-sang, il encourage les uns, les autres et lui-même à aller plus vite : ‘’Pense à ta fille !’’, ‘’Pense à ta femme !’’, ‘’Allez Ferdi, allez Ferdi !’’. Criant plus haut et plus fort à mesure que le rythme s’accélère, il arrive ainsi à se survolter, à se donner la fièvre et à se présenter dans une sorte d’état second au moment du sprint. Qui pourrait le battre, alors ? »

Depuis les années 1960 dans le tennis, les joueurs ‘’grynt’’ ou poussent des cris puissants en frappant la balle. Ce phénomène n’est pas juste instinctif ou anecdotique : plusieurs études et analyses démontrent qu’il sert à améliorer l’expiration, la puissance ou même à ‘’effacer’’ le son de la balle sur la raquette gênant l’adversaire pour anticiper la trajectoire.

Chez les joueuses, Monica Seles a fortement popularisé ces vocalisations au début des années 1990.

En revanche, dans le cyclisme professionnel, les vociférations ou cris ‘’à la Petit-Breton’’ ne sont pas une norme rituelle liée à l’effort ou à l’attaque comme cela peut l’être au tennis.

– Tout savoir sur  Lucien Petit-Breton dit L’Argentin, champion hors norme des pionniers des premiers Tour de France. Dans la Liste glorieuse chère à Henri Desgrange, il se situe depuis 1903 en 5e position.

– Le document exclusif que nous proposons passe en revue son état civil et ses parentés cyclites, son palmarès détaillé avec les dates attenantes.

– Durant sa carrière pro, notamment les incidents de parcours, les blessures, les problèmes de santé ainsi que les sorties de route sont répertoriés et analysés.

– Puis sont abordés l’entraînement, l’alimentation, la course, les pratiques irrégulières nombreuses à l’époque.

– La dernière partie du document regroupe les références précises des livres et articles qui lui sont dédiés : livres, documents, hors-séries : 30 ; articles : 24, film : 1

Cyclisme – Rayon lecture – Petit-Breton – Gentleman cycliste par David Guénel

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Lucien Petit-Breton, natif de Plessé, est le premier cycliste à doubler la mise comme lauréat du Tour de France en 1907-1908. Et même en 1906, Lucien Mazan (son nom de naissance) avait terminé 1er des poinçonnés, c’est-à-dire qu’il avait effectué les 4 545 km sans la possibilité de changer de machine, un exploit remarquable compte tenu de l’état des routes hexagonales au début du XXe siècle.

Le plus dommageable pour l’appréciation du travail personnel de Guénel, c’est qu’il a copié à 90% le bouquin de l’excellent Roger Bastide, journaliste à L’Equipe puis au Parisien Libéré qui avait publié le sien : ‘’Petit-Breton, la belle époque du cyclisme’’, en 1985. Bastide est décédé en 1999. Pas grand monde pouvait faire la comparaison entre son ouvrage et celui de Guénel publié 35 ans après.

Par ailleurs, à aucun moment – pas une seule fois – Roger Bastide n’est cité dans les 272 pages du texte de Guénel. L’ancien journalistes du Parisien Libéré n’a droit qu’à une ligne dans la bibliographie de Guénel.

CONTROVERSE

Un énième bouquin de plus consacré au Tour de France et à l’un de ses géants, ‘’pompé’’ sur un écrivain-prédécesseur, ce qui ne l’empêche pas d’être encombré d’erreurs et de fautes mais en raison du manque de place, elles n’ont pas été toutes répertoriées, loin de là. Finalement cet ouvrage signé David Guénel n’apporte que très peu d’infos inédites à la connaissance de la carrière du 5e vainqueur de la Grande Boucle.

En fichier joint : Quelques erreurs relevées dans Petit-Breton gentleman cycliste de David Guénel publié en 2020 aux éditions Publishroom Factory

Post-it – Très prochainement, nous publierons dans ce blog la fiche complète de Lucien Petit-Breton, lauréat des Tours de France 1907 et 1908