Football – Hommage au coach Rolland Courbis, disparu le 12 janvier

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À titre personnel, j’ai eu l’occasion d’échanger avec Rolland Courbis à deux reprises.

Affaire Anziani : 1er footballeur français sanctionné pour dopage en 1989

La première remonte à l’affaire du contrôle antidopage positif au Di-Antalvic® (antidouleur) concernant l’un de ses joueurs au FC Toulon, l’attaquant Philippe Anziani.
International français à cinq reprises, Anziani avait été contrôlé positif le 30 septembre 1989, à l’issue du match de Division 1 opposant le FC Metz au FC Toulon. Dans Le Figaro du 27 novembre 1989, j’avais signé un long article consacré à ce dossier, premier cas positif jamais enregistré dans le football français. Le titre et le sous-titre choisis par la rédaction étaient explicites :
« Affaire Anziani : les faux arguments de la défense. Son entraîneur condamne la composition de la liste des produits interdits ».

Quelques jours plus tard, Rolland Courbis m’avait contacté par l’intermédiaire de la radio RMC afin de s’expliquer. Une discussion détendue et constructive s’était engagée, durant une dizaine de minutes. Je lui avais alors exposé mon point de vue : prendre un antalgique pour pouvoir disputer un match, lorsque le corps du joueur est incapable de jouer sans cette béquille pharmaceutique, correspond à la définition du dopage, ou à tout le moins à une conduite dopante.

L’Arène de France, émission animée par Stéphane Bern

La seconde rencontre eut lieu le 11 octobre 2006, lors de l’émission L’Arène de France, talk-show diffusé en deuxième partie de soirée et animé par Stéphane Bern, consacré au thème : « Les sportifs font-ils rêver ? »
À ma gauche se trouvait Rolland Courbis, et à ma droite Bernard Maris, économiste et chroniqueur à France Inter, Marianne et Le Figaro Magazine. Bernard Maris sera tragiquement assassiné le 7 janvier 2015, lors de l’attentat terroriste perpétré contre le journal Charlie Hebdo, figurant parmi les douze victimes.

De cette émission, je conserve un souvenir mitigé, principalement en raison de la faible maîtrise du sujet sportif par l’animateur. Le journaliste de L’Équipe avait d’ailleurs bien résumé le déroulé de la soirée en titrant : « Débat en berne ».

Quant à Rolland Courbis, souvent présenté par les médias comme un « bon client » pour son franc-parler et son sens de la formule, il fut fidèle à sa réputation.

Merci à Rolland Courbis pour ces deux moments d’échange.