Selon la version du staff de Sinner, le produit incriminé a été transmis par voie transdermique par Giacomo Naldi son physiothérapeute qui, victime d’une coupure à un doigt, se soignait avec un spray contenant du clostébol (Trofodermin specia®). C’est en continuant à s’occuper par des massages du corps du tennisman – tout en soignant son doigt – que le kiné a provoqué la contamination à la substance illicite.

Contrôlé positif à deux reprises à une substance qualifiée de non spécifiée pouvant donner lieu à 4 ans de suspension, Sinner a été innocenté par l’Agence internationale pour l’intégrité du tennis (ITIA) a priori indépendante. Dans un communiqué, cette dernière admet que le n° 1 mondial n’avait commis aucune faute ni négligence pour deux violations des règles antidopage dans le cadre du programme antidopage du tennis. La substance illicite avait pénétré dans l’organisme du joueur à la suite de l’application d’un spray cutané (Trofodermin specia®) sur une coupure à un doigt du physiothérapeute et lors des massages quotidiens s’ensuivant aurait entraîné une contamination transdermique à l’insu du joueur. Que l’instance antidopage du tennis (ITIA) qualifie encore aujourd’hui ce mode de contamination de ‘’à son insu’’ n’est pas acceptable alors que depuis le 1er janvier 2001, le Code mondial a instauré la règle de la responsabilité objective qui précise :



REGLEMENTATION
Depuis son interdiction au tournant des années 1980, il n’apparaissait que rarement dans les articles de presse pour la simple raison que pendant au moins deux décennies les journalistes dans leurs textes englobaient toutes les molécules anabolisantes sous le terme de stéroïdes anabolisants (SA). Ce n’est que lors de la décennie 1990-2000, dans les commentaires de presse, que le clostébol sera distingué des autres SA. Autre raison de son identification tardive, alors qu’il est prohibé depuis 1979 par l’IAAF (aujourd’hui World Athletics), 1980 pour l’UCI, 1984 pour le CIO, 2003 pour l’AMA, c’est qu’il est resté indétectable pendant de longues années jusqu’en 1998, année où un footballeur a été contrôlé positif au clostébol.
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EN PIECE JOINTE (PDF) : principales affaires ayant impliquées des cas positifs au clostébol avec des sanctions variables pour des faits identiques










