Sauf que dans certains cas, c’est la vérité…vraie !
Décryptage.
La curleuse canadienne Briane Harris vient d’être blanchie par le Tribunal arbitral du sport (TAS) d’accusation de dopage.
Sa défense : devant le TAS, le 23 août 2024, elle a affirmé ne pas savoir ou soupçonner que son mari avait consommé du ligandrol (un Sarms mimant les effets des stéroïdes anabolisants) ni qu’un contact intime représentait un risque de contamination par des substances illicites.
Ce refrain « Je ne savais pas » est inaudible depuis plus de 20 ans et les premiers tests positifs détectés par l’antidopage à la suite de rapports intimes.
Qui plus est, Birane Harris est Canadienne ! Or, en 2019, un cas similaire – celui de la canoéiste Laurence Vincent-Lapointe, championne du monde à huit reprises – a été hypermédiatisé dans son pays, le Canada.
Rappelons que la règle de la Responsabilité objective (entrée en vigueur le 1er janvier 2004), impose au sportif de maîtriser la provenance de toutes les substances illicites décelées dans les liquides corporels.


Sauf qu’aujourd’hui, en 2025, compte tenu de sa fréquence dans les affaires de dopage, la contamination par transmission des fluides corporels ne peut plus faire partie de ‘’circonstances exceptionnelles’’.
En revanche, l’examen capillaire peut permettra dès le départ de la procédure d’un contrôle positif, de savoir si la substance présente dans les urines relève de la contamination passive (rapports sexuels, baisers buccaux, cunnilingus…) ou du dopage.
Une question majeure demeure : quelle est la raison motivée qui fait que dans le cas de Briane Harris, son conjoint consomme du Ligandrol, une substance non admise comme médicament mais exclusivement dédiée – en tant que complément alimentaire – à accroître forme et musculature ?
Finalement, chez Briane Harris, il y a manquement pour Responsabilité objective non respectée.
Après les excuses plus ou moins alambiquées régulièrement avancées tels que :
- Compléments alimentaires contaminés,
- Mon kiné m’a massé avec une pommade contenant une substance illicite
- Ma sonnette était en panne [pour échapper au contrôle inopiné] ou mon portable était sur silencieux
Voici l’épidémie des débats amoureux contaminants.
Et quand, chez une femme mariée, l’amant sera le contaminant avec un produit destiné à accroître ses performances sous la couette, comment s’en sortira la maîtresse épinglée ? Va-t-elle impliquer le mari ou l’amant afin de lui faire payer les frais de procédure ?
Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com
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En fichiers joints – Contaminations passives : le sexe au rapport – Les principaux cas par contamination sexuelle enregistrés depuis 2006





