« Dépasser ses limites » : l’oxymore de la presse sportive et du « Bar du stade »

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 80% du potentiel d’un individu provient de sa forme physiologique. Chez la plupart des sportifs, le mental permet de repousser le niveau vers le haut jusqu’à 95%, le restant n’étant accessible qu’aux athlètes d’exception. En réalité, on améliore – voire on surpasse – ses performances ou on tutoie ses limites mais on ne les dépasse pas.

En sport, dépasser et limites sont deux termes antinomiques. En revanche, on peut dire ou écrire « dépasser ses records ».

Dans le langage courant, il existe d’autres oxymores : douce violence, silence assourdissant ou se hâter lentement.

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Défaillance de Gabriela Andersen-Schiess à l’arrivée du marathon des JO de Los Angeles 1984 – Ce 5 août, il faisait une chaleur torride, la Suissesse a voulu ‘’dépasser ses limites’’, la surchauffe fatale a été évitée de justesse

 En conclusion, sportifs, améliorer vos perfs d’accord mais surtout ne dépasser pas vos limites sous peine de raccourcir celles de votre parcours terrestre.

Le mépris du corps c’est de vouloir ‘’dépasser ses limites’’.

POST-IT – Oxymore : consiste à réunir deux mots de sens contraire à l’intérieur d’une expression

 

 

 

 

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