TOUR de FRANCE – Idées reçues de l’impact du dopage sur la santé

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La première justification de la loi française antistimulants du 1er juin 1965 concernait les conséquences au plan santé de la consommation de médocs de la performance. Ce motif de promulgation de loi afin de préserver la santé est contredite par les faits.

L’affirmation selon laquelle le dopage, forcément, écourte une carrière n’a jamais été prouvée.

Il suffit de corréler cette dérive de la médicalisation de la performance avec le tabagisme. Avant que cette dernière détruise un organisme, il faut beaucoup plus de temps que la durée d’une carrière sportive. De nombreux exemples démontrent sans ambigüité que l’on peut avoir une activité de routier professionnel prolongée tout en étant dopé.

Ainsi, le grand Américain George Hincapie (1,91 m sous la toise) – deuxième de ce classement du plus grand nombre de participations consécutives (17) et Tours terminés (16) – a fait son mea culpa devant les enquêteurs de l’Agence américaine antidopage en précisant que les « médicaments » consommés pendant sa carrière faisaient partie  du job de son activité de cycliste professionnel.

En troisième position figure le Néerlandais Joop Zoetemelk (16 Boucles complètes) qui a été contrôlé positif à trois reprises mais aussi a subi trois transfusions sanguines pendant le Tour 1976 qu’il a terminé à la 2e place. Sur la quatrième marche, on liste l’Australien Stuart O’Grady (17 participations mais seulement 15 jusqu’aux Champs Elysées) lui aussi ayant avoué son penchant pour les drogues de la performance.

Depuis 1947 jusqu’à 2024, ils sont 79 Géants de l’épreuve à  avoir terminé au moins 10 Grands Boucles, voire plus. Parmi eux, de nombreux dopés (témoignages, aveux, contrôles positifs). Et ces 79 géants ont accompli leurs performances après la reprise en 1947. De 1903 à 1939, aucun concurrent n’a atteint le cap des 10 Tours bouclés.

Sur la durée de vie, là aussi, rien ne prouve que le dopage soit délétère pour la santé

Selon des études scientifiques (*) publiées il y a 10 ans, le Tour de France augmente la durée de vie. Ce constat impose de stopper net la répression du dopage …

Deux études ont démontré que la durée de vie d’un cycliste français ayant participé à la Grande Boucle serait prolongée de six années par rapport à l’individu lambda.

Visiblement, les ministères impliqués aux plans, santé et sport ainsi que les instances concernées, n’ont cru à ces résultats surprenants qui devraient pourtant entraîner l’arrêt immédiat de la lutte antidopage puisque démontrant que les pilules d’énergie accroissent la longévité !

En 2013, ni le ministère de la Santé, ni celui des Sports, ni l’AMA, ni le CIO, ni l’UCI n’ont réagi à ce résultat infirmant l’impact du dopage sur la durée de vie. Pourquoi ?

Parce que la justification de contrôler le dopage pour préserver la santé ne tient plus et que les instances doivent diminuer la voilure de leurs subventions, entraînant au la mise au chômage d’un maximum de travailleurs fictifs.

En conclusion, on peut écrire que les bienfaits de l’activité cycliste professionnelle sur la santé poursuivie même de nombreuses années sont supérieurs aux effets collatéraux négatifs des produits dopants.

Par ailleurs, de justifier l’action antidopage au service des sportifs propres face à leurs concurrents dopés, c’est du vent ! En effet, bon an, mal an, le nombre de cas positifs détectés et sanctionnés est inférieur à 1% et ce depuis des décennies. Pour preuve, en 1998, lors du Tour de France de l’emblématique affaire Festina, l’ensemble du peloton carbure aux drogues de la performance (EPO, hGH, testostérone, transfusions sanguines…) alors que le bilan des tests antidopage à la fin de cette édition ne révèle aucun cas positif.

(*) Mortality of French participants in the Tour de France (1947-2012). European Hast Journal Advance Access published september 3, 2013

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Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

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