Chris Froome est le 33e vainqueur de la Grande Boucle à être victime d’une fracture de la clavicule.
Mois : février 2025
Tour de France ton histoire – La caravane publicitaire officielle et organisée avec un directeur date du 30 juin 1931
Par défautEt non de l’édition 1930, un ersazt embryonnaire
Un journaliste, auteur de nombreux ouvrages sur le vélo, nous a adressé une coupure de presse de L’Auto datée du 22 juin 1931, indiquant que la caravane publicitaire placée à l’arrière de la course en 1930 serait dorénavant à l’avant, précédant les coureurs d’une heure.
POINT DE VUE – Les débuts de la caravane publicitaire : soit, on l’a fait démarrer en 1921 (premiers véhicules réclames) ou le 30 juin 1931 (création officielle) mais certainement pas en 1930.
De 1921 à 1930, une caravane embryonnaire de quelques voitures
En réalité, depuis 1921, une à trois voitures fréquentaient le parcours du Tour de France, le plus souvent à l’arrière de la course. Le chocolat Menier a pénétré la Grande Boucle en 1926 ou 1927. Il est devenu officiellement sponsor du ravitaillement des coureurs en 1929.
L’année suivante, son chef Paul Thévenin précise que seulement trois voitures constituent l’ersatz de caravane : le chocolat Menier, le cirage Lion d’Or et les réveils Bayard.
Comme toutes les grandes créations du Tour, les choses se sont mises en place progressivement. Exemple : dès 1908, un ‘’prix de côtes’’ est proposé aux géants de la route. Le Grand Prix de la montagne que nous connaissons aujourd’hui ne sera officiellement créé qu’en 1933.
De même, le classement général permettant de distinguer le vainqueur final, sera fluctuant entre un classement au temps (1903-1904) et par points (1905-1912), puis retour au temps.
En ce qui concerne la caravane publicitaire, les premières voitures de commerce sont apparues sur le Tour 1921. Puis, bon an mal an, selon les témoignages, on en comptait quelques-unes. C’était une caravane pour le moins embryonnaire
En 1930, Paul Thévenin l’a rappelé, les marques publicitaires étaient au nombre de trois. L’article de Sport et Vie de 1963 explique, bien qu’à la suite du Tour 1930 et du changement de financement résultant de la création des équipes nationales à la charge de l’organisateur, l’idée de créer officiellement une caravane publicitaire tout en la réglementant s’imposait.

A partir de 1931, création officielle d’une caravane organisée et réglementée
Paul Thévenin, responsable publicitaire des chocolats Menier, témoigne qu’au printemps 1931, Robert Desmarets – chef de publicité à L’Auto et sur le Tour de France – réunit une vingtaine de sociétés pour organiser et réglementer officiellement la caravane publicitaire.
Reprenons les chiffres du nombre de véhicules publicitaires.
En 1930, il y en trois, selon Thévenin,
En 1931 dans L’Auto du 22 juin, le nombre passe à 50 et les véhicules circulent une heure avant les coureurs ; c’est bien la preuve que la composition et l’organisation ont radicalement changé.
A partir des documents en notre possession, on peut conclure qu’entre 1921 et 1930 inclus, il y avait quelques voitures publicitaires alors que la caravane officielle et réglementée est apparue en ordre de marche au départ réel de la 25e Grande Boucle le 30 juin 1931 qui, cette année-là, se faisait au Vésinet (Yvelines) vers Caen (Calvados).
Nous vous proposons dans ce document les étapes de 1921 à aujourd’hui.
En fichier joint :
Document : les différentes étapes de la caravane publicitaire de 1921 à aujourd’hui
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Dopage – Afin d’échapper aux sanctions, les fluides corporels grimpent au hit-parade des excuses plus ou moins fumeuses…
Par défautSauf que dans certains cas, c’est la vérité…vraie !
Décryptage.
La curleuse canadienne Briane Harris vient d’être blanchie par le Tribunal arbitral du sport (TAS) d’accusation de dopage.
Sa défense : devant le TAS, le 23 août 2024, elle a affirmé ne pas savoir ou soupçonner que son mari avait consommé du ligandrol (un Sarms mimant les effets des stéroïdes anabolisants) ni qu’un contact intime représentait un risque de contamination par des substances illicites.
Ce refrain « Je ne savais pas » est inaudible depuis plus de 20 ans et les premiers tests positifs détectés par l’antidopage à la suite de rapports intimes.
Qui plus est, Birane Harris est Canadienne ! Or, en 2019, un cas similaire – celui de la canoéiste Laurence Vincent-Lapointe, championne du monde à huit reprises – a été hypermédiatisé dans son pays, le Canada.
Rappelons que la règle de la Responsabilité objective (entrée en vigueur le 1er janvier 2004), impose au sportif de maîtriser la provenance de toutes les substances illicites décelées dans les liquides corporels.


Sauf qu’aujourd’hui, en 2025, compte tenu de sa fréquence dans les affaires de dopage, la contamination par transmission des fluides corporels ne peut plus faire partie de ‘’circonstances exceptionnelles’’.
En revanche, l’examen capillaire peut permettra dès le départ de la procédure d’un contrôle positif, de savoir si la substance présente dans les urines relève de la contamination passive (rapports sexuels, baisers buccaux, cunnilingus…) ou du dopage.
Une question majeure demeure : quelle est la raison motivée qui fait que dans le cas de Briane Harris, son conjoint consomme du Ligandrol, une substance non admise comme médicament mais exclusivement dédiée – en tant que complément alimentaire – à accroître forme et musculature ?
Finalement, chez Briane Harris, il y a manquement pour Responsabilité objective non respectée.
Après les excuses plus ou moins alambiquées régulièrement avancées tels que :
- Compléments alimentaires contaminés,
- Mon kiné m’a massé avec une pommade contenant une substance illicite
- Ma sonnette était en panne [pour échapper au contrôle inopiné] ou mon portable était sur silencieux
Voici l’épidémie des débats amoureux contaminants.
Et quand, chez une femme mariée, l’amant sera le contaminant avec un produit destiné à accroître ses performances sous la couette, comment s’en sortira la maîtresse épinglée ? Va-t-elle impliquer le mari ou l’amant afin de lui faire payer les frais de procédure ?
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En fichiers joints – Contaminations passives : le sexe au rapport – Les principaux cas par contamination sexuelle enregistrés depuis 2006
Compétitions et genres : cet objectif légitime doit être rendu possible
Par défautmais dans des joutes uniquement dédiées aux transgenres et hyperandrogènes. C’est la seule alternative éthique que doit envisager chaque fédération
Depuis les années 1960, on sait que les femmes hyperandrogènes et les transgenres tirent profit de leur état aux dépens des femmes cisgenres (**)

Donald Trump, président des Etats-Unis récemment élu, vient de signer le 06 février 2025 un décret particulièrement clair à l’adresse des transgenres femmes – nées hommes – et des hyperandrogènes de son pays : interdiction de participer à des compétitions féminines.

Nous préconisons une seule solution équitable : chaque fédération doit créer une catégorie dédiée aux transgenres et hyperandrogènes
Loin de nous l’idée d’écarter cette catégorie de genre du sport de compétition lorsqu’on sait [et moi le premier puisque j’ai publié de très nombreux articles sur la santé grâce au sport et notamment ‘’70 bonnes raisons de se bouger’’] que l’activité physique, même intense, est essentielle à l’équilibre mental et physiologique.
De nombreuses maladies chroniques sont nettement améliorées par des pratiques corporelles régulières et soutenues. Et ces effets favorables sont souvent supérieurs aux médicaments.


Pour tous ceux qui souhaitent enrichir leurs connaissances, nous proposons un texte publié avant les Jeux olympiques de Paris 2024, inspiré et commenté par le Dr JPDM et rédigé par Philippe Lambert, un journaliste scientifique reconnu.
Le texte intitulé : « JO : quid des athlètes intersexuées et transgenres ? » fait le point sur ce thème mobilisant tous les pseudo-scientifiques, adeptes de l’inclusion tous azimuts, dont le problème n’est pas ce qu’ils ignorent mais tout ce qu’ils croient savoir et qui est faux !

Tour de France – Rayon lecture – Dans ce 3e volet, Michel Gros, ex-directeur sportif de l’équipe Festina, s’intéresse à Vincent Lavenu
Par défautVincent Lavenu, manageur de l’équipe Casino lors de cette 85e édition de juillet 1998, se retrouve dans l’œil du cyclone avec la garde à vue et la mise en examen de l’Italien Rodolfo Massi, son coureur.
Après Daniel Baal, président de la Fédération française de cyclisme (FFC) à l’époque de l’affaire Festina (1er volet du 28 janvier), Roger Lejeay, vice-président de la FFC (2e volet du 31 janvier), c’est au tour de Vincent Lavenu, manageur d’équipes de 1992 à 2024 et, notamment de l’équipe Casino au moment de l’affaire Festina , de l’un de ses coureurs, Pascal Chanteur, et du médecin italien Daniele Tarsi au service de Casino en 1997 et 1998.
MICHEL GROS – La passion du cyclisme et quelques vérités…St-Martin-la-Plaine (42), éd Phénicie, 2024. – 509 pages
Vincent LAVENU
Michel Gros témoigne de la suspicion concernant les méthodes de Daniele Tarsi, le préparateur médical de l’équipe Casino dirigée par Vincent Lavenu :
L’équipe Festina est impressionnée par toute l’équipe Casino qui, en début de saison, leur ‘’marche sur la tête’’

Histoire méconnue du contrat d’embauche par Festina de Daniele Tarsi, le médecin de l’équipe Casino
Au début du Tour 1998, avec l’arrestation de Willy Voet – le soigneur – la présence policière est attendue sur la course. Michel Gros rapporte l’histoire inédite du contrat d’embauche de Daniele Tarsi par Festina

Lavenu, au début de l’affaire Festina, demande à l’équipe de Virenque de dégager alors que lui-même, éclaboussé par la mise en examen de Massi, reste dans la course à la tête de l’équipe Casino

Effectivement, quelques jours plus tard, le 29 juillet 1998 exactement, Lavenu et son équipe vont être rattrapés par les effets collatéraux de l’affaire Festina. Plusieurs équipes sont perquisitionnées dont Casino. Son leader, Rodolfo Massi, 1er du Grand Prix de la montagne, est mis en examen pour présence de produits dopants en sa possession sans justification thérapeutique. Le quotidien Le Parisien du 31 juillet l’annonce à ses lecteurs :

On constate que Lavenu et Casino ont un double discours. Ils demandent à Festina de ‘’faire fissa pour dégager’’ alors qu’eux-mêmes, pris aussi par la patrouille policière, continuent leur route sur le Tour de France. Pars ailleurs, le cas Massi interpelle. Sur la nature des soins de l’équipe Casino chère à Lavenu. Toujours dans Le Parisien du 31 juillet, le quotidien généraliste nous en apprend un peu plus sur Rodolfo Massi dit Le Pharmacien.
Rodolfo Massi est accusé par deux coureurs ayant porté la tunique Casino d’être un pourvoyeur, d’où son surnom de ‘’Pharmacien’’


Avec Frédéric Pontier, coureur Casino en 1997, qui avait déjà mis en cause pour incitation au dopage, le staff médical de l’équipe dirigée par Lavenu, les accusations de Gilles Bouvard enfoncent le clou d’une pratique répréhensible.
Pour construire l’opinion de nos lecteurs, nous proposons en fichier joint les discours fluctuants et contradictoires de Vincent Lavenu sur les affaires de dopage qui ont impacté son parcours de directeur sportif/manageur de 1992 à 2024.






