Tennis – Loïs Boisson – Un parcours accidenté depuis Roland-Garros 2025

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Un avant-bras qui lui pose problème

Photo Sipa/Javier Garcia

  • Face à une blessure, le corps parle en premier avant le cerveau, il ne négocie pas. La douleur n’est qu’une alarme : derrière, ce sont des tendons qui souffrent. Et un corps humain, ce n’est pas un aspirateur qu’on remet en route d’un clic.
  • La blessure par suractivité n’est pas une fatalité mais une sanction.

TWEETS JPDM sur X, le 02 mai 2026

  • Loïs Boisson, n° 1 française, après plus de 6 mois d’arrêt complet, fait son retour au WTA 1000 de Madrid. Battue lourdement au 1er tour par P. Stearns (6-1/6-2). Avec dépit elle avoue : « forcément je n’avais pas anticipé ça ».
  • Pour Loïs Boisson, sa blessure de l’avant-bras porte le nom de ‘’syndrome du croisement’’. Une tendinite fréquente liée au frottement entre les tendons extenseurs du poignet. Cette lésion est due à des mouvements répétitifs du poignet (revers, lift) associé à une surcharge de matchs.
  • La date d’apparition de la douleur est inconnue. En revanche, on sait qu’elle est la cause de son abandon au 3e tour du WTA 1000 de Pékin le 29.05.2025. Dans un problème microtraumatique de surutilisation, plus on attend pour mettre le bras au repos et déterminer la cause, plus la blessure s’aggrave.
  • Le corps est un partenaire non un adversaire ! Il parle en live ! en ne l’écoutant pas la blessure s’intensifie et va entraver de longs mois la carrière. Loïs, alors qu’elle participe à son 1er match de reprise le 21.04 avoue n’avoir repris sur un court que depuis peu, début mars.
  • Après le 1er tour de Madrid, Boisson affirme « physiquement tout va bien » – alors qu’elle se tient le bras plusieurs fois – et pensait devoir « enchaîner le plus de tournois possibles avant Paris ». 4 jours plus tard elle zappe l’Espagne et ne reprendra que le 05/06 à Rome.
  • Peu probable qu’elle soit prête pour passer plus d’un tour à Roland-Garros ! Près de 7 mois d’arrêt, un entraînement raccourci de quelques semaines, une reprise en compétition accélérée sur une lésion tendineuse de l’avant-bras, tous ces éléments vont déboucher sur une récidive.
  • Roland-Garros débute dans 3 semaines. Un délai ultracourt pour reconstruire une musculature capable d’encaisser l’intensité des matchs, surtout après une blessure au bras. Une rééducation réussie ne suffit pas, le crash-test d’un tournoi change tout.
  • Tous les athlètes veulent rattraper le temps perdu. Après une longue absence, le corps a besoin de progression, pas de surcharge. Les tensions s’accumulent, les compensations musculaires apparaissent, c’est la rechute assurée. Loïs doit renforcer son bras affaibli par le repos prolongé.