L’Equipe – Journalistes, faites un gros effort afin de réduire votre ignorance sur le dopage et sa lutte…

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Dans L’Equipe du 4 juillet donnant le parcours de la 4e étape arrivant à Vittel, la page 20 revient sur cette ville d’eau où s’est déroulé le Grand Départ du Tour  1968.

L’année précédente, le 13 juillet, le coureur britannique Tom Simpson avait perdu la vie sur les pentes du Mont Ventoux. L’examen post-mortem et le contenu des poches de son maillot mettent en évidence que les amphétamines ont joué un rôle certain dans ce décès, faisant de Simpson le martyr du dopage.

Un décès sans réel impact sur le peloton

Dans l’articulet du quotidien sportif, il est écrit : « Tom Simpson était mort dans le Ventoux, créant un choc énorme dans l’opinion et le peloton ».

 

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L’Equipe, 04 juillet 2017

 

Peut-être que le public avait vraiment été marqué par cette défaillance fatale vue en direct à la télévision ; en revanche, le peloton avait continué ses pratiques dopantes à base d’amphétamines, les mêmes que celles du champion du monde 1965. En effet, une semaine après l’ascension du Géant de Provence, deux coureurs – Julio Jimenez (le 2e du général) et Désiré Letort (le 3e) vont se faire épingler aux amphets au terme de la 20e étape au sommet du Puy-de-Dôme. La très récente mort du coureur britannique ne les avait pas vraiment perturbés.

Un an plus tard, lors du Tour 1968, les tests vont montrer la présence chez deux concurrents du Tour que les amphets font toujours partie du viatique des Géants de la Route.

La méthode Coué des slogans

 Rappelons que depuis que la lutte antidopage existe, les slogans marketing de la presse du style « Tour du renouveau, Tour de la prise de conscience, etc. » sont constamment rattrapés par la réalité : « Plus ça change, plus c’est la même chose ».

Par ailleurs, deux jours plus tard, le 06 juillet toujours dans L’Equipe, Philippe Brunel un ‘’spécialiste’’ de la mort de Simpson –  et qui avait 10 ans en 1967- s’intéresse à la Grande Boucle  1968 qualifiée par les organisateurs de « Tour de la santé » avec seulement deux cas positifs aux amphets – José Samyn et Jean Stablinski – appartenant tous les deux à l’équipe de France. Brunel commente : « Sur 163 contrôles, deux s’étaient révélés positifs, frappant deux membres de l’équipe de France, José Samyn, un lampiste ‘’fusillé pour l’exemple’’ pour avoir tenté de résorber les séquelles d’une chute avec de la corydrane (un stimulant composé d’aspirine et d’amphétamines très en vogue dans les années 1950-1960 chez les intellectuels et prohibé par le docteur Dumas à partir de 1968. »

Le Corydrane® est du genre masculin

Dans ce court texte de quelques  lignes, on dénombre quatre erreurs. Corydrane en tant que spécialité pharmaceutique prend un C majuscule. Ce médicament est du genre masculin. On écrit le Corydrane® même si Wikipedia lui attribue le sexe féminin, d’ailleurs écrit aussi avec un e final dans les interviews de Jean-Paul Sartre, un gros consommateur de ce produit. Là ce n’est pas forcément le philosophe qui est responsable mais plus certainement le journaliste qui a recueilli les propos de l’auteur de « La critique de la raison dialectique ».

Dès 1966, le Corydrane®  fait partie de la liste des substances illicites. Dernier point, le Corydrane® ne contient pas des amphétamines au pluriel mais une seule : le « tartrate d’amphétamine »

 

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Catalogue des laboratoires Delagrange édité en 1962 : Corydrane® est du genre masculin

Cet articulet de L’Equipe est une ‘’bonne’’ contribution à l’ignorance et non à la connaissance.

 

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