Dopage – L’Equipe toujours aussi mal informée…

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[publié le 2 juillet 2017]

L'EQUIPE

Les études formant au métier de journaliste sportif sont quasi inexistantes au plan de la pharmacologie et de la physiologie de l’effort. Les Forçats de l’observation sportive, surnommés ainsi par Georges Rozet (auteur de l’ouvrage de référence Les fêtes du muscle en 1914), doivent, sans rien y connaître, juger les performances du corps et, en plus,

ils n’exploitent pas leur riche fonds de documentation.

Dernier exemple en date.

L’Equipe du 29 juin annonce dans un articulet qu’un cycliste italien âgé de 14 ans s’est fait prendre par la patrouille à la mestérolone, un stéroïde anabolisant.

enfant 2

L’Equipe, 29 juin 2017

Dans l’articulet, il est précisé que, selon la Gazzetta dello Sport : « Jamais un sportif aussi jeune n’avait été testé positif à un test antidopage ».

Sauf que, en 1989, on sait grâce au quotidien basé à Boulogne, que des enfants de 12 ans, en URSS, ont été testés positifs à des stéroïdes anabolisants.

enfant 1

L’Equipe, 08 janvier 1989

 

De même, en Afrique du Sud en 1995, une écolière de 14 ans est ‘’tombée’’ dans les rets antidopage. Singularisée à l’époque, il y a 22 ans, comme « la plus jeune sportive au monde à avoir été contrôlée positive ».

 

enfant 3

L’Equipe, 24 avril 1995

 

 

 L’une des premières qualités du journaliste sportif devrait être, systématiquement, de consulter les archives de son journal et non de ‘’recopier’’ les dépêches d’agence sans vérification de la source.

Par ailleurs, écrire : « la mestérolone, un stéroïde anabolisant » sans autre précision s’avère sans intérêt puisque la totalité des lecteurs va se poser la question :’’C’est quoi ce truc ?’’.

La mestérolone, un anabolisant de type androgénique, avait la particularité en 1998 lorsque Christophe Moreau avait été épinglé lors du Critérium International, de disparaître des urines en 15 jours.

Ajoutons que la mestérolone commercialise en France sous le nom de Proviron® est une proche parente de l’hormone mâle (testostérone). Parmi les contre-indications, on note les sujets prépubertaires. C’est le cas de notre jeune cycliste italien.

Il faut être un Dr Mabuse pour doper un jeune de 14 ans à ce stéroïde anabolisant androgène (SAA) qui renforce les caractères sexuels masculins.

proviron    proviron.2

Proviron (mestérolone) commercialisée en France de 1975 à 1998 et sa notice très succincte concernant les contre-indications et effets néfastes

En France, il a été présent en pharmacie de 1975 à 1998. Vingt ans après, il n’est plus disponible légalement. Malheureusement, les forcenés des drogues de la performance peuvent le trouver sur le net mais sans qu’ils soient sûrs de ne pas se faire gruger par l’acquisition d’un produit falsifié.

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