Cyclisme – Dopage technologique

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L’UCI se refait une vertu sur le dos d’une jeune cycliste tout en ignorant les pros de la triche motorisée

Brian Cookson, le président de l’Union cycliste internationale (UCI), en place depuis septembre 2013, se réjouit de la sanction infligée – six ans de suspension – à la jeune cycliste belge Femke Van den Driessche à la suite de la découverte dans son vélo d’un moteur Vivax avec batterie cachée dans le tube  de selle et actionnée par une commande Bluetooth située sous la guidoline.

Le big boss de l’institution se délecte d’avoir épinglé la jeune Belge : « Nous avons renforcé les sanctions applicables contre toute personne convaincue de cette forme de tricherie. Ce cas constitue une victoire majeure pour l’UCI et tous les fans, coureurs et équipes qui veulent être assurés que cette forme de tricherie sera tenue à l’écart de notre sport. »

Rappelons à Brian Cookson que c’est depuis 2004 que le bruit court dans le peloton de cette nouvelle technologie, que de grands noms du cyclisme masculin ont été soupçonnés à plusieurs reprises sans que l’UCI ne s’en émeuve spécialement jusqu’à la « prise » d’une jeune femme de 19 ans, connue seulement de quelques spécialistes.

Cela ne gêne donc pas ce courageux président de « laisser au repos » les cadors masculins de la petite reine mais d’enfoncer encore un peu plus par des déclarations outrancières une jeune femme paumée probablement victime de la cupidité de son entourage familial.

Cookson serait mieux inspiré de traquer tous les pros de la dope biologique qui courent toujours.BRIAN COOKSON

Brian Cookson

Bjarne Riis envisage de revenir dans le cyclisme avec la bénédiction de l’UCI

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Le lauréat du Tour 1996, le Danois Bjarne Riis, qui avait également finit 3e en 1995 et 5e en 1993, a annoncé le 25 février dernier son désir de diriger à nouveau une équipe World Tour.

RIIS 2

Après sa séparation avec Oleg Tinkov – le patron de l’équipe éponyme – en mars 2015, le grand danois était sans job dans le milieu qui l’a construit. Lors de la conférence de presse où il annonçait son come-back de manageur, Monsieur 60% (surnom dû à son hématocrite boosté par l’EPO) n’avait pas de scrupules pour oser dire : « J’ai encore beaucoup à offrir, ce serait stupide de ne pas mettre à profit mes compétences ».

Il est certain que sur le dopage il en connaît un rayon !

Par ailleurs, on attend la réaction du président de l’Union cycliste internationale (UCI) qui, a priori, doit empêcher Riis de réaliser son projet puisque depuis 2011 le règlement ucéien proscrit la présence d’un ex-dopé dans l’encadrement d’une équipe.

Pour être franc, compte tenu de son manque de courage chronique (l’équipe Katusha n’a pas été suspendue alors qu’elle avait enregistré deux cas positifs – Luca Paolini et Eduard Vorganov – en moins d’un an) on ne croit pas vraiment que l’UCI fera respecter le code de bonne conduite des équipes professionnelles qui doivent écarter de leurs staffs tous ceux qui ont été impliqués dans le passé ou plus récemment dans des affaires de dopage.