Infiltrations articulaires et périarticulaires de glucocorticoïdes – Chronologie de la réglementation : les étapes

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uci             sans-titre                   ama

Depuis 2011, en compétition sportive, les injections articulaires et périarticulaires ne nécessitent plus aucun document préalable telle qu’une autorisation d’usage à des fins thérapeutiques).

En revanche, dans le milieu hippique, la règle antidopage est conforme à l’éthique des soins puisqu’un cheval blessé ou malade reste au pré le temps du traitement et ne peut participer à aucune compétition sous médication, quelle que soit la voie d’administration.

 1984 – Liste CIO – Simple mise en garde pour l’ensemble des voies d’administration

Recommandations pour les Jeux olympiques de Los Angeles : « Ces hormones se trouvent à l’état naturel dans le corps humain, donc à l’état endogène, et peuvent également être administrées par voies médicamenteuses exogènes. Contrairement à ce qui s’est passé avec la testostérone, la différentiation des substances endogènes et des substances exogènes n’a pas encore été possible en laboratoire mais les recherches sont arrivées à un point où il sera possible de la réaliser dans un avenir probablement proche (NDLR : premiers contrôles en 1999, soit 15 ans après cette déclaration de la Commission médicale du CIO !). Ces substances ne sont donc pas reprises dans la liste des substances prohibées par la Commission médicale du Comité international olympique (CM-CIO). Cette liste doit être faite trois ans avant les Jeux olympiques afin de permettre aux laboratoires accrédités de prendre toutes les mesures nécessaires. Cependant, vu les graves dangers de la prise de corticostéroïdes, la CM-CIO met en garde les athlètes contre cette pratique qu’elle condamne de la façon la plus formelle. » [Dr Albert Dirix. – Medical Guide. – Lausanne, éd. Comité international olympique, 1984. – 47 p (pp 13-14)]

infiltration

 1987 – Liste CIO / UCI

Tout médecin d’équipe désirant administrer des corticostéroïdes à un concurrent par voie intra-articulaire ou en application locale doit, avant la compétition, en informer par écrit la commission médicale du CIO ou de l’UCI.

 

1

Hydrocortancyl injectable 2,5 mg

 

 1991 – Liste MJS (avril) (établie sur la base de l’arrêté du 3 janvier 1991)

Apparition de la mention J (justification thérapeutique). Les infiltrations sont interdites et ne bénéficient pas de la mention J.

 2003 – Liste CIO, UCI, MJS (arrêté du 31.07.2003)

Les infiltrations ne sont pas interdites mais, lorsque le règlement d’une autorité responsable le prévoit, une notification peut s’avérer nécessaire.

 2004 – Liste AMA

Les infiltrations nécessitent une notification médicale justifiant le traitement [Autorisation d’usage à des fins thérapeutiques (AUT)]

 2005 – Liste AMA

Glucocorticoïdes – Toute autre voie (infiltration intra-articulaire, péritendineuse) nécessite une autorisation d’usage à des fins thérapeutiques abrégée.

 

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Altim injectable 3,75 mg

 

 2011 – Liste AMA

Les infiltrations périarticulaires et intramusculaires ne sont pas interdites et ne nécessitent aucun document préalable.

S9 Glucocorticoïdes : la section reste inchangée au regard de la Liste 2010 pour ce qui est des voies d’administration des glucocorticoïdes. Une supervision constante quant à l’usage de ces substances continue d’être exercée. Les travaux de développement de niveaux seuils pour détecter et mieux rapporter ces substances sont en cours. Il est anticipé que d’autres modifications seront apportées à cette section dans un proche avenir. Les références à la « déclaration d’usage » et à « l’autorisation d’usage à des fins thérapeutiques » ont été supprimées.

 2011 – Liste UCI Encadrement des infiltrations

L’Union cycliste internationale (UCI) a récemment validé plusieurs mesures originales de lutte contre le dopage, notamment l’encadrement des infiltrations : « Chaque coureur dont l’état de santé nécessite une infiltration de cortisone devra se voir prescrire dans la foulée une période de repos obligatoire de quarante-huit heures. Cette décision n’est pas novatrice, elle se rapproche des règles de bonnes conduites médicales que s’imposent les équipes membres du MPCC (Mouvement pour un cyclisme crédible), lesquelles s’engagent à laisser au repos chaque coureur infiltré durant huit jours. Sur une épreuve comme le Tour, la décision de l’UCI n’est pas neutre puisque chaque coureur ayant subi ce genre de soins devra quitter l’épreuve. » [L’Équipe, 25.06.2011]

 

kenacort

Kenacort injectable 40 mg

 

 

 2012 – Liste AMA

Tous les glucocorticoïdes sont interdits lorsqu’ils sont administrés par voie orale, intraveineuse, intramusculaire ou rectale. Les voies intra-articulaire et périarticulaire ne sont pas prohibées et ne nécessite pas d’AUT.

 2013 – Liste UCI Huit jours de mise à pied obligatoire

« Les corticostéroïdes, anti-inflammatoires efficaces, sont prohibés en pratique sportive pour leurs effets euphorisants et stimulants. Ils sont prescrits en médecine sportive pour soigner des problèmes de l’appareil locomoteur (tendinites…) Mais ils sont constamment voués à l’échec si, par exemple, on se fait injecter des corticos pendant une course par étapes et que l’on continue à pédaler. Puisque le geste de plier les genoux à l’infini va entretenir le mal.

Depuis juin 2011, l’Union cycliste internationale (UCI), a déjà réglementé cette situation en imposant un repos de quarante-huit heures après toute injection de ce genre, obligeant dans une course par étapes le coureur ayant subi ce type de traitement à abandonner. Le 11 février 2013, l’instance fédérale a durci sa réglementation en allongeant à huit jours la durée de l’arrêt de course après une injection de corticoïdes à des fins thérapeutiques. Le repos du geste douloureux étant le meilleur anti-inflammatoire, il est contraire à l’éthique médicale de pratiquer de telles injections au décours d’une épreuve cycliste notamment par étapes ainsi que dans les jours précédents une compétition sportive, quelque soit la spécialité et ce même si l’athlète est demandeur.

Pour une fois, l’UCI se préoccupe de la santé de ses licenciés… »

[Dr Jean-Pierre de Mondenard – BLOG : dopagedemondenard.com, 15.12.2015]

 2017 – Liste AMA (libellé inchangé)

Tous les glucocorticoïdes sont interdits lorsqu’ils sont administrés par voie orale, intraveineuse, intramusculaire ou rectale. Les voies intra-articulaire et périarticulaire ne sont pas prohibées et ne nécessite pas d’AUT.

 Légende des différents siglesCIO : Comité international olympique;  UCI : Union cycliste internationale;  MJS :       Ministère de la Jeunesse et des Sports (France);  AMA : Agence mondiale antidopage

 Corticoïdes – Pour info, j’avais déjà traité le sujet concernant le flou et l’ambiguité de la réglementation

figaro

 

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