Les corticoïdes injectés localement pour une compétition, sont en liste jaune depuis 2015

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L’Agence mondiale antidopage (AMA), depuis sa main mise sur la liste rouge en 2004, a instauré dans le même temps une liste jaune dans une rubrique intitulée : Programme de surveillance que l’instance mondiale légitime ainsi : « Le Code mondial antidopage (4.5) spécifie que « l’AMA, en consultation avec les autres signataires et les gouvernements, établira un programme de surveillance portant sur d’autres substances ne figurant pas dans la Liste des interdictions, mais qu’elle souhaite néanmoins suivre pour pouvoir en déterminer les indices de mésusage dans le sport. »

 

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Des injections sur la sellette

 

Ainsi, chaque année, sont incluses dans la liste de surveillance différentes substances. Depuis 2012, sont en ligne de mire, les glucocorticoïdes mais seulement hors compétition (toutes voies d’administrations, infiltrations comprises). En revanche, depuis 2015, en compétition, l’ensemble des voies locales – périarticulaires et articulaires comprises (connues sous le nom d’infiltrations) – sont dans l’œil du viseur.

Tous ces ajouts dans le programme de surveillance démontrent bien que l’AMA n’est pas insensible à la dérive galopante des infiltrations.

Rappelons le fameux meldonium, médicament russe destiné aux cardiaques et consommé dans un but de performance par les athlètes, avait figuré en 2015 en et hors compétition sur le fameux Programme de Surveillance pour être officiellement inscrit en liste rouge au 1er janvier 2016. Dans les mois suivants, un nombre conséquent de sportifs russes ont été épinglés par la patrouille dont la championne de tennis Maria Sharapova.

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Corticoïdes – Le ministre des Sports, un expert en  »tout et n’importe quoi »

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Patrick Kanner donne son avis  sur les indications thérapeutiques des corticoïdes sans avoir aucune légitimité pour le faire. Une dérive de plus de la médiatisation

 

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Patrick Kanner, ministre des Sports depuis le 26 août 2014

Sous le titre « Les corticoïdes, ça peut être utile », Patrick Kanner le ministre des Sports de Manuel Valls, donne son avis « d’expert médical » sur les indications thérapeutiques des corticoïdes. Résumons : il n’est pas médecin, n’a jamais fait d’études sur les corticoïdes ni prescrit à qui que ce soit ce genre de médicament et pourtant… il cause !

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Dépêche Agence France-Presse (AFP), 12 octobre 2016

En le lisant, on a vraiment l’impression d’assister à l’émission des chansonniers : « La revue de presse » sur Paris-Première dans laquelle Thierry Rocher, l’un des intervenants, est régulièrement présenté comme « expert en tout et n’importe quoi ». Mais là c’est pour faire rire le public !

Que Kanner s’exprime sur le sport à l’école, la formation des cadres, le financement des infrastructures, OK ; mais qu’il donne son avis sur les corticoïdes, une famille de médicaments complexes et à risques, cela démontre bien la dérive de la médiatisation des politiques qui se croient autorisés à répondre « sur tout et n’importe quoi ».

 

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L’humoriste Thierry Rocher, accompagné de son célèbre tableau, pour ses démonstrations sur « tout et n’importe quoi »

En réalité, Kanner pourrait postuler pour remplacer à l’occasion Thierry Rocher mais ce n’est pas sûr qu’il soit autant applaudi…