Dopage – Une « énième chance » offerte aux Russes qui, pourtant, ont toujours été les plus gros contributeurs en innovations d’aides illicites à la performance

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[publié le 12 avril 2017]

Récemment, le nouveau directeur de l’AMA (Agence mondiale antidopage), Olivier Niggli, a estimé que les autorités russes étaient sur le bon chemin avec « une vraie volonté de changer ». Visiblement, la méthode Coué fait partie de l’arsenal antidopage de l’AMA.

 Depuis le 1er juillet 2016, le Suisse Olivier Niggli, nouveau directeur général de l’AMA, avocat de formation, est présenté dans sa biographie publiée par l’instance filiale du CIO, comme ayant une longue et riche expérience dans le domaine de la lutte contre le dopage, notamment à titre de directeur des affaires juridiques et de chef des finances de l’AMA de 2001 à 2011.

Le CV du directeur de l’AMA est exagérément carencé sur les produits dopants

 Donc, il ignore tout des substances facilitant la performance. Ni médecin, ni pharmacologue, ni physiologiste, c’est-à-dire rien sur la connaissance de la médicalisation de l’effort.

Dans une interview parue dans L’Equipe du 22 novembre dernier, on voit bien que ce personnage n’est pas là pour lutter contre le fléau puisqu’il estime que les autorités russes sont sur le bon chemin avec « une vraie volonté de changer ».

Rappelons à ce monsieur que l’URSS et la Russie sont les plus gros contributeurs en innovations dopantes depuis 1952.

tableau substances russes

Ont-ils droit à ‘’une cinquième chance’’ ?

 On va nous rétorquer que les Russes ont droit à « une deuxième chance », sauf que depuis la fin des années 70 et la mise en place de la lutte antidopage internationale, à de nombreuses reprises, soit ‘’plusieurs chances’’, les Russes ont été sur le point d’être exclus dans certaines spécialités sportives (athlétisme en 1978, haltérophilie en 1993, aviron en 2007, biathlon en 2015) et qu’au dernier moment, on a trouvé un arrangement…. en espèces sonnantes et trébuchantes ! Rappelons la règle de certaines Fédérations internationales qui prévoit une suspension d’un an à toute instance nationale et à ses sélectionnés qui compterait plus de trois athlètes positifs dans l’année.

Dans les faits, pour éviter la mise à l’écart des nations phares qui par leur absence dans une compétition mondiale porteraient préjudice au renom de l’évènement, les Fédérations internationales proposent comme deal aux pays contrevenants une sanction financière qui peut être payée en plusieurs versements. Ainsi, le tour est joué pour que les pseudo-valeurs du sport continuent à enfumer le discours des instances dirigeantes du monde du sport et des ministères de tutelle.

 

 

 

 

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