Un plus pour analyser et comprendre – à travers son histoire – la Grande Boucle, le monument n° 1 du cyclisme international
Il est courant de dire dans les milieux bien informés qu’il y a – selon la formule du romancier Mark Twain – trois sortes de mensonges : « Les mensonges, les sacrés mensonges et les statistiques ». Etant complètement d’accord avec cette métaphore, je ne crois qu’à mes propres statistiques.
Après cette 111e édition – oh combien passionnante – je vous invite à une découverte sur les chiffres remarquables de cette Grande Boucle 2024 avec ces deux adversaires emblématiques qui ont remporté les cinq dernières éditions : le Slovène Tadej Pogacar et le Danois Jonas Vingegaard. Mais aussi sur les data des 111 éditions de 1903 à 2024.


Bonjour Docteur
et merci pour votre analyse toujours pertinente et intéressante.
Je me pose la question comme bien d’autres, à la différence que je vocifère pas sur les réseaux sociaux, commentaires de toutes sortes d’articles sur les résumés des perfs du TdF 2024 : de votre avis, quel est l’impact des paramètres que vous évoquez sur les performances : les vélos, la nutrition, les programmes d’entrainement, les pneumatiques, le revêtement routier? J’ai peine à croire que la simple biologie (un produit miracle, plus miracle que l’EPO) soit capable de faire gagner 10% sur le temps d’ascension du plateau de Beille par rapport au Pirate en 1998. C’est que les facteurs évoqués ci-dessus doivent avoir un impact important.
En d’autres termes, est-ce raisonnable de penser que le cyclisme il y a 30 – 40 – 50 ans était suffisamment peu optimisé pour donner l’impression d’un monde à 2 vitesses entre ces époques et aujourd’hui. J’ai vu une rétro de Poulidor au Plat d’Adet en 1974, c’était clairement nettement moins fluide.
Bref, peut-on dire que les progrès autour du cyclisme peuvent expliquer à eux seuls ces performances? Poulidor si je ne me trompe pas, a monté seul, alors que Pogacar a profité du travail de sape de ses équipiers. C’est aussi un point de grande différence non?
Du reste, ne pas oublier que les 3 premiers du classement sont des phénomènes. Quand on regarde les coureurs de la suite du classement, c’est plus « normal » si on peut dire.
Au chapitre père-fils, je crois que Adrie VdP peut également être cité avec MVdP.
Encore merci pour vos analyses et vos éclairages. Si vous avez des réponses à mes questions ci-dessus, ce sera avec plaisir.
Cordialement
Christophe Perrot
Vous pouvez aller sur X (ex-twitter) où, dans plusieurs posts publiés pendant le Tour, j’ai répondu à vos interrogations.
cdlt