Contrairement à l’idée reçue selon laquelle les coureurs du Tour de France ont une durée de vie raccourcie, l’analyse des états civils de 5 393 cyclistes ayant pris le départ d’au moins une édition entre 1903 et 2025 démontre que la participation à la Randonnée de Juillet est un élixir de longévité pouvant dépasser 7 ans pour les générations actives dans les années 1950-1960.
RAYON LECTURE – Texte paru dans Echo Magazine (hebdo suisse) du 02 juillet 2026 – rédigé par Philippe Lambert sur la base d’un entretien avec le Dr Jean-Pierre de Mondenard

ELARGIR LA RECHERCHE
Les stats démontrent que la pratique cycliste, même de haut niveau, n’est pas un frein à la durée de vie (lire Echo Magazine).
En revanche, les études parcellaires effectuées dans le bodybuilding et les hommes forts consommateurs de stéroïdes anabolisants sur de longues durées, confirment que les engrais musculaires pénalisent sensiblement la santé, notamment cardiovasculaire.
Dans le but d’avancer sur la réalité du dopage sur la durée de vie des gros bras hypermusclés, il faut réaliser des recherches plus exhaustives.
Mr America depuis 1939, Univers (1948), Olympia (1965). Cette population de consommateurs de stéroïdes anabolisants doit permettre d’appréhender la réalité des effets délétères des engrais musculaires. De même, un travail sur la durée de vie des sportifs de RDA dopés à grande échelle de 1968 à 1988 doit chiffrer les véritables conséquences de cette médicalisation de la performance. Le problème dans ce genre de recherches c’est que personne au sein du milieu sportif ne souhaite entreprendre un tel travail qui, forcément, démontrera que les valeurs du sport naviguent aux antipodes de l’éthique médicale et sportive.
Pour la RDA, il y a peu d’espoir pour voir aucune étude crédible être effectuée. En revanche, sur les culturistes des Mrs America, Univers et Olympia, cela doit être réalisable.
EN FICHIER JOINT (PDF) – Tout roule et pour longtemps (texte de Philippe Lambert) – Echo Magazine n° 19 du 2 juillet 2026