Car une possible contamination accidentelle par la viande est admise par les instances
Fiche actualisée et enrichie
Concerne les sportifs où la puissance musculaire fait la différence, notamment chez les spécialistes de la vitesse en athlétisme. Il arrive également que le test positif à la trenbolone soit dû à une contamination accidentelle par de la viande.
La trenbolone, puissant anabolisant stéroïdien à effet androgénique, normalement retirée du marché depuis près de trente ans, reste toujours en vente sur le net. L’athlète épinglé invoque régulièrement l’absorption à son insu de la substance lors de la consommation de viande contaminée. Cette défense peut être admise par les Commissions des sanctions antidopage.
Le cas qui motive cette publication
Un jeune sprinteur américain, Erryon Knighton, âgé de 20 ans, star du 200 m en devenir, a été hors compétition testé positif à la trenbolone le 26 mars dernier. Bien que suspendu provisoirement par l’Agence antidopage américaine -Usada), on a appris le 20 juin qu’il avait été blanchi par la Commission antidopage au prétexte que la contamination à son insu par de la viande avait été démontrée et que Knighton n’avait commis aucune faute ou négligence.
Dès le 20 juin, nous avons publié trois tweets sur X (ex-twitter) pour commenter l’efficacité de la procédure suivie par l’Usada :
Trois tweets JPDM
- Dopage – Contamination par la viande contenant de la trenbolone, un stéroïde anabolisant dont la présence est de plus en plus en rapport avec la croissance frauduleuse du bétail. Certains pays sont plus exposés : Chine, Colombie, Equateur, Mexique, Pérou.
- Une star du sprint américain, Erriyon Knighton, double médaillé mondial du 200 m, depuis le 12 avril était exclu des pistes pour un test positif à la trenbolone, un engrais musculaire. La contamination à son insu a été reconnue par l’Usada qui l’a blanchi.
- L’Usada a bien géré cette analyse anormale en suspendant l’athlète provisoirement, sans que la décision soit rendue publique jusqu’au terme de la procédure l’ayant mis hors de course. L’athlète peut ainsi participer aux trials et se qualifier pour les Jeux.
Quelques dates jalonnent le parcours de la trenbolone :
- synthétisée en 1963,
- commercialisée en 1972,
- prohibée en compétition par la France depuis 1989,
- retirée du marché pharmaceutique français en 1997,
- inscrite pour la 1re fois sur la liste de l’Agence mondiale antidopage (AMA) le 1er janvier 2004
- première détection dans l’Hexagone en 2011
- en 2024, la trenbolone est classée dans la section S1.1 stéroïdes anabolisants androgène (SAA). Elle est interdite en et hors compétition et fait partie des substances non spécifiées
Signalons à tous les consommateurs inconscients que la trenbolone agresse spécialement les reins et majore ‘’triple XXL’’ l’agressivité (rage des stéroïdes).
En fichier joint (PDF) – Dictionnaire du dopage : fiche de la trenbolone















