Vie et mort du Meldonium

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La belle joueuse de tennis russe, Maria Sharapova, en révélant le 7 mars 2016 à Los Angeles qu’elle avait été testée positive au Meldonium® le 26 janvier lors de l’Open d’Australie, a signé l’acte de décès de ce médicament utilisé en médecine afin de traiter l’angine de poitrine, l’infarctus du myocarde et l’insuffisance cardiaque.

En effet, une drogue de la performance n’a d’intérêt pour un athlète voulant limiter l’incertitude du résultat que si elle est efficace et indécelable ou absente de la liste rouge.

Le Meldonium®, confirme que ses effets sur le rendement musculaire sont réels vu son long parcours sportif et l’ampleur de sa consommation en Russie et dans les pays satellites. Généralement, les sportifs bien avant les scientifiques, savent que tel ou tel produit booste réellement la performance.

Le Meldonium® commercialisé au milieu des années 1970 a pénétré les enceintes sportives il y a au moins quinze ans car il ne figurait pas dans la liste rouge édictée par le Comité international olympique (CIO) puis par l’Agence mondiale antidopage (AMA) à partir de 2004. C’est seulement le 01 janvier dernier qu’il a été inclus dans la nomenclature des substances prohibées. Il figure dorénavant à la section S4 des modulateurs hormonaux et métaboliques. En révélant son cas positif, Sharapova a fait perdre au Meldonium® son pouvoir d’attraction dans la mesure où le milieu sportif dans son ensemble a appris ainsi que le produit était détectable donc sans intérêt sauf si bien sûr les dopeurs lui trouvent… un masquant !

A priori, ce n’est pas encore le cas vu l’épidémie en cours, il est donc probable qu’après ce tsunami de cas positifs (l’AMA en a recensé 99 entre le 01 janvier 2016 et le 11 mars), les sportifs délaissent le Meldonium®. De temps à autre, un imbécile ou un mal conseillé se fera prendre par la patrouille mais les pros de la dope auront définitivement abandonné le produit inventé par le Pr Ivars Kalvins en 1975 à Riga (Lettonie).

En 1996, aux Jeux d’Atlanta, les Russes avaient utilisé massivement le Bromantan, un stimulant. Pris par la patrouille olympique ils n’ont pas été sanctionnés car la substance ne figurait pas encore en toutes lettres sur la liste officielle. Depuis, le Bromantan a quasiment disparu des radars analytiques. Détectable et dans la liste, il n’intéresse plus les pros de la dope.

Aujourd’hui, c’est le Meldonium® qui va subir la même retraite sportive.

MELDONIUM (cas positifs)

 

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