Dopage – L’UCI n’y arrivera jamais – La preuve par les faits !

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[publié le 8 mai 2017]

Au Tour d’Italie 2017, l’UCI (Union cycliste internationale) ne respecte pas ses règlements qui prévoient d’exclure une équipe qui a deux coureurs testés positifs dans l’année.

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Nicola Ruffoni et Stefano Pirazzi de la formation de 2e division Bardiani, ont été interdits de Giro après un contrôle antidopage positif hors compétition (25 et 26 avril) à l’hormone de croissance GH RP-2.

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Stefano Pirazzi et Nicola Ruffoni, deux coureurs de la formation Bardiani

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Si le laboratoire signale des résultats non négatifs, c’est que les substances signalées font partie de la liste rouge.

Alors que le groupe Bardiani a appliqué la règle UCI qui prévoit la mise à pied immédiate des deux contrevenants jusqu’au résultat de la contre-expertise, l’instance internationale n’a pas montré la même volonté de fermeté qui lorsqu’une équipe enregistre dans une période de douze mois deux cas positifs, doit lui imposer une suspension allant de 15 à 45 jours.

Pour se défiler de ses responsabilités, l’UCI tape en touche jusqu’au mois de juin – date de la réunion de sa Commission disciplinaire qui doit statuer sur le cas de la formation Bardiani-CSF.

Rappelons que l’épreuve italienne se termine… le 28 mai. Le tour est joué ! Merci l’UCI.

Curieusement depuis les affaires Festina (1998) et Puerto (2006), chaque fois qu’éclate une nouvelle affaire de triche biologique la seule parade des dirigeants est d’annoncer avec ‘’étonnement’’ : « Ils (les coureurs) n’ont toujours pas compris ». Sauf que ce sont les mêmes responsables de la fédé qui n’ont rien compris. Ils oublient que la triche est consubstantielle à l’homme.

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Une fois de plus, on constate que le milieu sportif est incapable de lutter efficacement contre le dopage en freinant des quatre fers pour ne pas appliquer son propre règlement.

L’important pour l’UCI c’est de faire croire qu’on traque les tricheurs par tous les moyens mais qu’en réalité il faut en épingler le moins possible.

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 Ajoutons que ce n’est pas la première fois ni la dernière que l’UCI édicte des règlements ‘’écran de fumée’’. En 2011, l’instance lausannoise prohibe à la fois les injections (perfusions, vitamines en piqûres, etc.) et toutes fonctions dans l’encadrement d’une équipe (directeur sportif, médecin, soigneur, chauffeur, etc.) à un coureur qui aurait eu maille à partie avec le dopage. L’UCI a estimé que cette dernière mesure aura des effets « très importants à moyen terme ». Bonjour le tour de passe-passe car la mesure est exclusivement marketing, elle s’adresse aux gogos et aux naïfs indécrottables. Depuis 2011, quel est le Directeur sportif, le médecin, le soigneur qui a été prié d’exercer ailleurs que dans le cyclisme. Le calcul est simple : c’est zéro.

De même, qui a été sanctionné pour des piqûres hors thérapeutique médicale alors que plusieurs coureurs ont témoigné que ces pratiques ont toujours cours dans leurs équipes ? Là aussi, c’est zéro.

Alors que la lutte antidopage de l’UCI a débuté officiellement en 1967, cinquante ans plus tard rien n’a changé. Ce qui est aveuglant, c’est que les fédérations doivent être exclues de la lutte et pourtant rien ne change.

Que font les politiques, quel que doit leur bord, en dehors de se faire offrir des costumes pour certains ou de couvrir des emplois fictifs pour d’autres ?

 

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