Tour de France ton histoire – Cols du Galibier et du Lautaret, deux Géants des Alpes

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Chronique des cols : une analyse par JPDM de l’histoire des ascensions de la Grande Boucle fondée sur des documents d’époque qui contredisent souvent les informations du site officiel du Tour de France

Jusqu’en 1936 et la construction d’une nouvelle route directe entre le Lautaret et le Galibier, le côté sud jusqu’alors le plus difficile assimilé à un ‘’mur’’, devient beaucoup plus facile avec un trajet plus long et des lacets plus nombreux diminuant de façon importante les pourcentages de la pente.

De 1911 à 1935 inclus, la route directe Briançon-Galibier ne passait pas par le Lautaret. Les pourcentages des dix derniers kilomètres de la montée sud-est du Géant des Alpes, selon les chroniques de l’époque, indiquaient un pourcentage moyen de 10% avec des passages à 14%, voire à 17% dans certains virages.

Depuis, la nouvelle route construite en octobre 1935 passant par le Lautaret fait 8,6 km entre les deux cols pour un dénivelé moyen de 6,8%.

De 1922 à 1927 (à 6 reprises), les coureurs partant de Briançon et franchissant le Galibier pour atteindre Genève, Evian ou Gex passaient à 2 km en-dessous du Lautaret.

Pour les deux cols, nous proposons : dates mémoires, chiffres remarquables, témoignages des pionniers des deux ascensions ainsi que les différents passages aux sommets du Galibier et du Lautaret.

Parcours : trois remarques historiques

  1. De 1911 à 1974, les coureurs franchissent le col du Galibier par un tunnel à l’altitude de 2 556 m. Le sommet n’est accessible que par un chemin de randonnée jusqu’à une table d’orientation. A partir de 1979, les cyclistes du Tour de France empruntent une nouvelle route passant par le sommet à 2 642 m.
  2. De 1911 à 1935, le versant sud reliant directement Briançon au Galibier, ou vice-versa- ne passe pas par le Lautaret mais un à deux kilomètres en-dessous du col.
  3. Cette nouvelle route atténue considérablement le pourcentage de la pente du versant sud qui, jusque-là, était le plus difficile – un véritable mur selon l’expression des Géants de la Route. En revanche, à partir de 1936, c’est le versant nord qui domine au plan des difficultés.

Même très exigeant dans mes recherches, je ne suis pas exempt moi non plus de faire des erreurs. C’est pourquoi, je demande aux lecteurs avertis – sur la base de documents d’époque – de me communiquer les éventuels manques. Merci d’avance.

Carte montrant la nouvelle route ouverte en octobre 1935 entre le col du Lautaret et le col du Galibier, avec annotations sur les altitudes et l'ancienne route.

Controverse – Jeux améliorés avec dopage encadré versus Jeux olympiques du CIO avec dopage surveillé par une réglementation absurde

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Objectif vérité de l’entrepreneur Aron D’Souza contre l’hypocrisie généralisée du CIO et de l’AMA

A la suite de la décision de Fred Kerley de rejoindre en 2026 les Enhanced Games dits ‘’jeux des dopés’’, de nombreuses voix dans les instances fédérales et olympiques, se sont élevées pour dénoncer cet avis au nom de la moralité et l’intégrité du sport.

La tartuferie de ces discours bien-pensants m’ont permis de faire quelques posts (sur X) dénonçant l’hypocrisie de la lutte antidopage et de ses dirigeants qui tolèrent la médicalisation à outrance des sportifs.

Image contenant des commentaires sur la lutte antidopage aux Jeux olympiques, incluant des sections sur le programme de surveillance, les contrôles passoires, et les substances dopantes autorisées.

Posts JPDM publiés sur X le 19.09.2025

  1. Lors d’une interview à une radio concernant les Jeux à dopage ‘’encadré’’ prévus en 2026, je souligne que ce modèle ne maquille pas la triche alors que les JO classiques sont une farce cynique : dopage généralisé, indignation feinte. Le mensonge en étendard, l’hypocrisie en discipline olympique et contrôles passoires.
  • Pourquoi passoires ? Parce que sous l’égide de l’Agence mondiale antidopage (AMA) des substances dopantes font l’objet d’un suivi sans entraîner de sanctions. Ce programme, inscrit dans le Code mondial antidopage, inclut 20 produits dont la caféine alors que celle-ci est massivement consommée par les sportifs, sous diverses formes, en toute légalité, au vu de tous.
  • Les Autorisations d’Usage à des fins Thérapeutiques (AUT) permettent aux athlètes d’utiliser des substances normalement interdites. Serena Williams, par exemple, a bénéficié de 9 dérogations successives. Elle promeut aujourd’hui un produit inscrit sur la liste de surveillance de l’AMA.
  • Certains stimulants, tels que les amphétamines, le Captagon ou même la cocaïne, sont autorisés hors compétition. Ils sont utilisés à l’entraînement pour augmenter les charges de travail, ce qui a un effet direct sur les performances lors des compétitions.
  • L’ignorance abyssale de la journaliste qui m’a objecté : « Si on stoppe avant la compétition, l’effet s’arrête ! » Preuve que son niveau de connaissance sur le dopage est pathétique. Souvent la presse, censée informer, ignore tout du fléau n°1 du sport.
  • Autre stratégie à l’instar du sprinteur Fred Kerley : 3 « no-shows » (NS) en 12 mois, ce n’est pas une négligence. Il peut suivre un protocole de dope sans risque en s’arrêtant à 2 NS et au pire, pour 3, prendre 2 ans de suspension au lieu de 4 en cas de contrôle classique à un produit lourd.
  • Dopage – Les tricheurs connaissent les règles : jamais plus de 2 « no-shows » par an, car le compteur se remet à zéro tous les 12 mois. Avant 2021, un test positif à la cocaïne = 4 ans. Aujourd’hui 3 mois… voire 1 avec une excuse « festive » et le suivi d’un programme de réhabilitation.
  • Des Jeux encadrés plutôt qu’hypocrites ? L’idée de Jeux à dopage encadré, comme ceux envisagés pour 2026, pourrait apparaître plus honnête que les Jeux du CIO, où l’on dénonce officiellement le dopage tout en tolérant une médicalisation systématique de la performance.
  • Malgré des discours volontaristes, le CIO et l’AMA tolèrent une certaine forme de dopage maîtrisé. Moins il y a de sanctions, plus l’image d’un sport « propre » est préservée. Une stratégie de communication davantage axée sur la réputation que sur une éthique assumée.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

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Tour de France ton histoire – Chronique des cols – Les impostures des pseudo-historiens…

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Contre-enquête sur le Tour de France 1923 et les passages des coursiers aux cols des Aravis, du Lautaret, de Vars et de la Faucille

Les mastics : les pièges dans lesquels sont tombés tête baissée les pseudo-historiens du Tour

  • Selon Henri Pélissier
  • Témoin privilégié puisqu’il va remporter cette 17e édition de la Grande Boucle dans ses mémoires parues dans Le Miroir des Sports raconte que pour l’étape Nice-Briançon, le col de Vars a été supprimé du parcours en raison d’éboulements (Le Miroir des Sports, 1928, n° 429, 05 juin, p 356). Et pourtant Thierry Cazeneuve, journaliste au Dauphiné Libéré, dans La Grande Histoire du Tour de France publiée par L’Equipe en 2011, fascicule 1, page 39, écrit : « Mais à Briançon après avoir franchi les cols de Vars et Izoard par le versant sud… » C’est bien sûr faux pour le col de Vars. De son côté, Jacques Augendre, dit la ‘’mémoire du Tour’’ dans le document qu’il signait chaque année entre 1990 et 2000 « Le Tour et ses sommets », fait passer en 1923 Henri et Francis Pélissier en tête au sommet du col de Vars. De même, le site officiel du Tour de France reproduit la même erreur.
  • Parcours modifié

De 1922 à 1927, la route du Tour venant de Briançon passe directement le Galibier sans franchir le Lautaret dont le sommet n’est pas sur la voie allant de la cité Vauban au Géant des Alpes. Il est à l’écart d’un kilomètre. En revanche, lorsqu’on vient de Grenoble pour rejoindre le Galibier, le Lautaret est présent sur le trajet. La route sera modifiée au milieu des années 1930 permettant dès lors de franchir le Lautaret à l’occasion des étapes partant de Briançon et remontant vers Genève, Evian, Gex ou Aix-les-Bains. Le premier passage sur la nouvelle route, plus longue et donc moins pentue, aura lieu à l’occasion de la 15e étape Briançon-Aix-les-Bains du Tour 1938.

  • Col de la Faucille, grimpé dans l’obscurité

Il est signalé dans le document de Jacques Augendre que le col de la Faucille après le départ de Genève est franchi par des coureurs groupés de 1919 à 1924. Henri Pélissier, lauréat du Tour de France 1923, donne dans ses mémoires parues en 1928, l’explication : « Le col de la Faucille ne joue aucun rôle dans la course » et plus loin, il précise : « Pour aller de Genève à Strasbourg, il y a tout de même 377 kilomètres. Nous grimpâmes le col de la Faucille avant le lever du jour. Monter sans voir, ce n’est rien, mais descendre dans de telles conditions, c’est presque de la folie. Cette année-là, la pluie avait transformé la route en patinoire au sommet du col. J’étais inquiet, car je craignais de tomber. Je pris tant de précautions, qu’au bas du col j’avais deux minutes de retard; je rejoignis cependant assez facilement, et jusqu’à Belfort, le peloton chemina sans connaître de convulsions. » [Le Miroir des Sports, 1928, n° 429, 05 juin, p 356]

  • Col des Aravis : pas d’officiel pour enregistrer les passages.

La raison : les automobilistes de l’organisation du Tour, en raison d’une chaussée très abîmée pendant la période hivernale, n’avaient pu atteindre le sommet du col. C’est encore Henri Pélissier qui nous raconte le passage de ce col emblématique présent sur le parcours du Tour depuis 1911 : « C’est aux Aravis qu’en compagnie de mon frère je décramponnai tout le monde. Par suite du mauvais état de la route, les automobiles n’avaient pu grimper le col. C’est à I ‘obligeance d’un spectateur que je dois la photographie publiée ici et qui nous représente, Francis et moi, achevant de grimper la dure montée, la dernière, en somme, vraiment sérieuse qui se présente avant le but final. » [Le Miroir des Sports, 1928, n° 429, 05 juin, p 356]

Sur le document photographique, c’est Francis Pélissier qui passe en tête devant Henri et tous les deux abordent la descente vers La Clusaz.

Deux cyclistes en compétition au col des Aravis pendant le Tour de France 1923, avec des spectateurs en arrière-plan.

Tour de France 1923 – Francis (qui passe le 1er) et Henri Pélissier au col des Aravis

Document photographique illustrant les coureurs Francis et Henri Pélissier au col des Aravis durant le Tour de France 1923, avec Francis en tête.

Dopage – Ce jour, Mabuse alias Bernard Sainz est condamné à 2 ans de prison dont un avec sursis

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CONTRIBUTION à la connaissance du mode opératoire du sieur Sainz

Bernard Sainz, le spécialiste des CV bidonnés : n’a jamais suivi le moindre cursus médical

Dès 1974, alors que sur plainte du Conseil de l’ordre des médecins, il est poursuivi pour exercice illégal de la médecine devant les juges de la 16e chambre du TGI de Paris, il justifie ses aptitudes à ‘’soigner’’ sur le fait qu’il a « suivi pendant deux années des courses à l’Ecole supérieure de Biochimie et de Biologie sans qu’aucun diplôme ne sanctionne ces études ».

Tout au long des cinquante années suivantes, Mabuse va additionner les bobards en affirmant qu’il a fait 4 années de médecine, qu’il a passé le diplôme d’homéopathe, de naturopathe…

Jamais, durant ces cinq décennies face à un tribunal, il n’a présenté un seul document officiel confirmant une inscription dans un cursus quelconque. Son comportement correspond bien à la définition d’une pratique illégale de la médecine. De plus, il s’est prétendu magnétiseur, vétérinaire…

Dans lequipe.fr du 14 septembre 2025, il affirme : « Jamais je n’ai été lié directement au dopage d’un coureur, on me condamne sur des faisceaux d’indices ».

On constate une fois de plus que le mensonge est le mode de communication de Mabuse.

  • En 1977, un coureur contrôlé positif sur prescription de Sainz, a révélé les pratiques dopantes du ‘’Dr’’ devant une commission médicale de la Fédération française de cyclisme. Concernant le cas de ce cycliste, une thèse de doctorat en médecine a été publiée en 1979.
  • Thèse que tous les juges et journalistes de France et de Navarre peuvent consulter dans une bibliothèque universitaire de leur région.
  • En 2001, le coureur amateur s’est déplacé de sa région d’Auvergne pour témoigner devant la 17e chambre correctionnelle du TGI de Paris des activités dopantes de Sainz. Celui-ci avait porté plainte pour diffamation à l’encontre de France Télévisions et d’un médecin qui, lors d’un journal d’information, avait confirmé que Mabuse était bien un dopeur.
  • Le témoignage à la sincérité évidente du cycliste amateur avait convaincu la présidente du Tribunal qui, sur la base de cette audition, avait débouté Sainz de sa plainte. Comme souvent lors de procès antérieurs pour diffamation publique, Mabuse n’était pas présent sur le banc de la partie civile, pour ne pas avoir à répondre aux questions du tribunal ou de l’avocat de la défense, mais dissimulé, tout au fond de la salle d’audience.

Depuis 2015, Bernard Sainz figure sur la liste noire de l’Union cycliste internationale (UCI)

qui impose aux cyclistes soumis au code monde antidopage de ne pas avoir de relation professionnelle ou sportive avec différents personnages ayant eu maille à partie avec la justice ou la réglementation antidopage.

En 2025, Bernard Sainz est toujours nominativement inclus dans cette liste.

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EN FICHIERS JOINTS –

  • Mode opératoire de Mabuse alias Bernard Sainz
  • Témoignages à charge d’Erwann Menthéour et de sa belle-sœur Isabelle Billet-Menthéour
  • Contribution de la presse à fabriquer le CV médical de Bernard Sainz

Tour de France ton histoire – Idée reçue : le 1er col franchi sur la route du Tour n’est pas le Ballon d’Alsace en 1905 mais La République en 1903 !

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Tous les deux dépassent 1 100 m, la différence n’est que de 17 m !

Panneau indiquant le Col de la République (1 161 m) avec des informations sur le Tour de France du 5 juillet 1903.

Selon la presse, encombrée massivement de pseudo-historiens qui ne croisent jamais leurs infos, avec le Ballon d’Alsace  (1 178 m), « le  Tour découvre la montagne en 1905. » C’est faux ! En réalité, deux ans  auparavant, les pionniers du Tour inaugural avaient grimpé le célèbre col de la République à la sortie de St-Etienne (1 161 m).

Les « historiens de la pédale » des racontars et des approximations font débuter les premières ascensions des Géants de la Route en 1905. A l’occasion de la 92e édition, la presse dans son ensemble rappelait qu’en 2005, on fêtait le centenaire de l’ascension du Ballon d’Alsace et de la montagne dans le Tour. Dans cette interprétation des faits, on pouvait lire sous la plume d’un « spécialiste » : « C’est ainsi que le Tour fit sa première incursion en montagne avec l’ascension du Ballon d’Alsace (1 178 m) en 1905 ». Cette affirmation fausse s’amende pour le moins de la réalité géographique.

En vérité, dès le premier Tour en 1903, avec les cols de Pin Bouchain (759 m) et de la République (dit aussi du Grand Bois) (1 161 m), le Massif central est au menu.

Mais pour les indécrottables tenant de la pensée unique qui ne s’abreuvent qu’aux ouvrages publiés par L’Équipe et le groupe ASO, le col de la République est, à leur point de vue, un faux col. Cet historien autoproclamé – il y en a beaucoup dans les documents consacrés au Tour de France – va jusqu’à affirmer dans l’un de ses derniers livres : « On était bien passé par le col de la République (alias Grand Bois) en 1903 et 1904 mais ce n’était qu’un col des faubourgs de St-Etienne. Là [Ndla : avec le Ballon d’Alsace) on attaquerait un vrai col inconnu ».

En clair, le col de la République n’était quasiment qu’un faux plat montant… surtout qu’en 1903-1904, les routes de montagne n’étaient pas revêtues.

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Texte explicatif sur les premiers cols de montagne empruntés par le Tour de France, mentionnant le col de la République et le Ballon d'Alsace.

Cyclisme – Performance des coureurs des années 1920-1950 (30 années)

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Ils étaient capables « d’enquiller » plusieurs cols sur des étapes de 200 à 400 km et ce malgré l’état des routes

L’un de nos lecteurs s’interroge avec étonnement : « Faisant du vélo de route en Savoie, je n’arrive pas à imaginer comment les coureurs, dans les époques anciennes (années 1920, 30, 50), arrivaient à monter des grands cols avec les vélos de l’époque : très lourds, sans dérailleur et sur des routes non bitumées. »

Affiche sur le Tour de France présentant le sujet des grands cols entre 1920 et 1939, avec des éléments de questionnement sur les défis rencontrés par les coureurs de l'époque.

Revue des améliorations de la machine qui ont précédé ces trois décennies où qui sont intervenues pendant, permettant aux Géants de la route sans être des surhommes, de grimper le Galibier, le Tourmalet, l’Aubisque etc. sans faire demi-tour face à l’obstacle.

Décryptage des éléments évoqués démontrant que le matos de cette période de 30 ans était adapté pour grimper les sommets du Tour, notamment ceux de Savoie (73).

Grands cols : revêtement stabilisé depuis le début des années 1930

  • Le Galibier accessible : « Le Galibier, dont le nom n’est jamais autant cité qu’au cours du Tour de France, va perdre de son prestige au point de vue sportif. On va en effet rectifier la route entre le Lautaret et le tunnel – le redoutable tunnel – du Galibier. Les pentes, qui sur plus de cinq kilomètres variaient entre 9 et 14 pour cent, vont être ramenées à une montée de 5 pour cent sur huit kilomètres, la roule étant sensiblement élargie et partant de l’hospice du Lautaret. Tout devient facilement accessible, le désert comme la montagne. Et les géants de la route qui parlaient de I’ ascension du Galibier comme d’une performance sévère vont perdre de leur prestige. Il leur restera pourtant les Pyrénées, avec l’ Aubisque et le Tourmalet. » [Match L’INtran, 1930, n° 139, 20 mai p 11]
  • Moins hostile qu’autrefois.

« Le Galibier géant est loin d’être aussi hostile et redoutable qu’autrefois : la route est de plus en plus dégagée et son sol est sans cesse amélioré ; on ne passe plus sur cet affreux sentier rocailleux raviné par les intempéries qui s’éboulait à tous moments et où les coureurs étaient souvent obligés de mettre pied à terre. La route est maintenant parfaitement roulante : il n’y a plus de poussière et les voitures peuvent même se doubler, mais la pente demeure la même et c’est un rude obstacle pour les coureurs. On pensait que le dérailleur rendrait leur tâche plus facile et que les écarts seraient beaucoup moins sensibles au sommet. Que les routiers aient moins souffert cette année pour monter le Galibier, cela apparaît incontestable et nous n’avons pas eu comme d’habitude des silhouettes tordues par l’effort, de visages crispés par la douleur et des concurrents en difficulté, ahanant de peine, mais les écarts ne diminuèrent pas très sensiblement et la classification entre les grimpeurs s’opéra à peu près de la même façon qu’autrefois. Il y eut aussi quelques défaillances de dérailleurs, mais pas en nombre très élevé, et on peut dire par conséquent, que le changement de vitesse, qui devra simplement subir pour la montagne quelques petites modifications de détail, a gagné sa place dans le Tour de France. »

[Match L’Intran, 1937, n° 954, 10 juillet, p 4]

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EN FICHIER JOINT – Eléments démontrant que le matos de la période 1920-1950 était adapté pour -grimper les sommets du Tour

  Dérailleur,

  Roue libre

  Poids des machines

Tour de France ton histoire – Les sommets de la Grande Boucle : le Ballon d’Alsace

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Série sur des ascensions du Tour de France, documentées et vérifiées

Préambule –

Texte décrivant la popularité accrue des ascensions mythiques et des clubs de cyclisme liés au Tour de France.

Le col du Ballon d’Alsace

Le Col du Ballon d’Alsace (1 178 m), au cours du Tour de France 1914, a été grimpé deux fois lors des étapes Genève-Belfort (12e édition) et Belfort-Longwy (13e édition). Si 1 178 m est le sommet du col, en revanche 1 247 m est le sommet du Ballon d’Alsace non franchi par les coureurs (cette situation se retrouve également pour le Mont Ventoux. Sommet : 1 910 m, route : 1 897 m)

Vue aérienne du Col du Ballon d'Alsace, montrant ses pentes et routes sinueuses dans un paysage montagneux, avec des arbres et des prairies, sous un ciel partiellement nuageux.

La montée du col du Ballon d’Alsace

Portrait de René Pottier, cycliste emblématique du col du Ballon d'Alsace, vainqueur du Tour de France 1906, avec des informations biographiques.

Tour de France ton histoire – Hommage et contribution à la mémoire de Walter Godefroot, un géant des classiques des années 1960-1970

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Disparu le 31 août dernier à l’age de 82 ans

Affiche en hommage à Walter Godefroot, cycliste belge, avec mention de sa date de naissance 1943 et son décès en 2025 à 82 ans, sur fond jaune.

Routier-sprinteur de grand talent avec en exergue quatre classiques-monuments : Tour des Flandres (x 2), Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège. Mais aussi, deux titres de champion de Belgique, deux Bordeaux-Paris et dix étapes du Tour de France. Il faut préciser que ces victoires emblématiques ont été acquises face à une génération unique de routiers-sprinteurs.

En effet, Godefroot a dû batailler contre Eddy Merckx, Roger De Vlaeminck, Frank Verbeeck, Ward Sels, Guido Reybrouck, Rik Van Linden, Freddy Maertens, Rik Van Looy. Tous, sauf Verbeeck Le laitier volant, font partie de la caste des 114 qui ont remporté à ce jour au moins une étape dans chacun des trois grands tours.

Après une carrière de cycliste de premier plan poursuivie pendant 15 ans, il a endossé l’habit de directeur sportif, là aussi avec efficacité.

En effet, il a dirigé deux vainqueurs du Tour : le Danois Bjarne Riis lauréat en 1996 et Jan Ullrich, vainqueur l’année suivante. De même, il était à la tête de Telekom lorsque l’Allemand Eric Zabel a remporté à six reprises le titre de meilleur sprinteur sur le Tour de France de 1996 à 2001.

En quelques mois, Rik Van Looy (en décembre dernier) et Walter Godefroot le 31 août, nous ont quittés.

Image d'une carte de collection représentant Walter Godefroot, un cycliste belge, portant un maillot de l'équipe Flandria et un bonnet. Il sourit à la caméra.

Cycliste professionnel de 1965 à 1979 (15 saisons)

Document présentant des faits remarquables sur le cycliste Walter Godefroot, incluant ses victoires et sa carrière de directeur sportif.

Tour de France ton histoire – Les sommets de la Grande Boucle

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Avec le col de Braus, je commence une série sur des ascensions du Tour de France, documentées et vérifiées, m’étant aperçu que de nombreux ouvrages (et le site du Tour de France lui-même) sont souvent truffés d’erreurs concernant ces obstacles faisant en grande partie le charme de la course au fil des années.

Le Col de Braus (1 002 m), situé dans l’arrière-pays niçois et point culminant de la Boucle de Sospel entre 1911 et 1947, a été franchi 27 fois par les coureurs. Ils l’ont de nouveau gravi à deux reprises, en 1961 et en 2024, en dehors du cadre de la Boucle de Sospel.

Les trois autres cols du circuit de la Boucle de Sospel sont :  cols de Nice (412 m) et de Castillon (707 m) ainsi que la montée de La Turbie (480 m)

Vue plongeante sur une route sinueuse dans les montagnes, entourée de verdure, représentant une montée typique dans les Alpes.

La montée du col de Braus (650 m de dénivelé)

Portrait en noir et blanc d'un cycliste avec des cheveux ébouriffés, regard pensif, probablement après une course.

René Vietto, un grimpeur de grand talent, passé en tête du col de Braus dans le Tour 1934, en avait fait son terrain d’entraînement. Amoureux de cette grimpette, il avait demandé que ses cendres soient dispersées au passage du col. A sa mort, son vœu a été exaucé le 22 octobre 1988.

Panorama du col de Braus, avec des montagnes en arrière-plan et une route sinueuse menant à son sommet.