Jeux olympiques de Paris – La surchauffe va perturber les épreuves et les entraînements dans Paris et sa région

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Alerte aux méfaits des médicaments associés à de fortes contraintes thermiques

L’été, en plus des athlètes olympiques, il y a de très nombreuses personnes qui continuent à se maintenir en forme en courant, pédalant ou en jouant au tennis.

A la chaleur des rayons solaires, s’ajoutent l’élévation de température liée à l’effort physique et si, en plus, « on se soigne » afin d’être plus performant, les risques de surchauffe ou de coup de chaleur sont potentiellement plus élevés mais ces effets délétères concernent aussi tous ceux qui consomment des médicaments pour soigner une affection au long cours (hypertension artérielle, etc.)

Mieux on connaît son corps, mieux on sait s’en servir

Dans un esprit de prévention, et selon l’adage « mieux on connaît son corps, mieux on sait s’en servir », il nous paraît utile de lister les drogues (médicaments, dopants etc.) les plus à risque en cas de surchauffe thermique (température de l’air élevé : 30°-35° et au-delà + degré hygrométrique supérieur à 60-65%)

POST-IT – De nombreux termes médicaux cités dans ce texte peuvent être difficiles à comprendre. Je le conçois. Mais les annoter ne serait pas une bonne idée pour la clarté du message qui est : si vous prenez des médicaments, notamment pour une maladie chronique (hypertension, diabète, asthme, etc.) et que vous êtes un pratiquant cycliste tous temps – surtout estival lors des périodes de fortes chaleur – rapprochez-vous de votre médecin.

Les plus exposés aux confrontations à risques en cas de surchauffe de l’atmosphère, sont ceux qui consomment des médicaments au quotidien : les personnes âgées  et les sportifs. Chez ces derniers, l’effort et la chaleur potentialisent les effets secondaires des médocs de la performance.

Parole d’expert – Une association à risques : effort physique, température de l’air élevée, médicament

Le danger des substances médicamenteuses n’est pas le même si on les prend pour passer l’après-midi dans un hamac, pour faire un marathon ou rouler 250 km à vélo lors d’une étape du Tour de France. L’écrivain Jean-Paul Sartre, lorsqu’il travaillait à ses manuscrits, consommait quotidiennement pour se stimuler l’esprit vingt comprimés de Corydrane® (une amphétamine) avec pour seule épreuve physique s’asseoir et se lever d’une chaise ! Dans son cas, le risque était chronique. Mais si un athlète d’endurance absorbe la même dose pour effectuer une compétition, notamment sous la chaleur, il est probable sinon certain qu’il se retrouvera au mieux en réanimation et, au pire, à la morgue. »

[Dr Jean-Pierre de Mondenard (FRA), médecin du sport depuis 1973, expert indépendant des questions de dopage [in « Dopage, l’imposture des performances». – Paris, éd. Chiron, 2000. – 287 p (p 238)]

Rappelons que la température corporelle est déterminée par un thermostat siégeant au niveau du noyau préoptique de l’hypothalamus antérieur.

Le coup de chaleur est le résultat d’un déséquilibre entre la production de degrés par l’effort et l’évacuation de ces derniers par l’évaporation de la transpiration

Elle résulte d’un équilibre entre les processus de thermogenèse ou production de chaleur (métabolisme, activité musculaire) et de thermolyse ou évacuation de la chaleur (perspiration cutanée, sudation, expiration). La fièvre désigne une hyperthermie en réponse à un dérèglement du thermostat, sous l’effet de cytokines leucocytaires (IL-1, TNF, IL-6, interférons) appelées « pyrogènes endogènes » qui stimulent la synthèse de prostaglandine E2 au niveau de l’hypothalamus. Il en résulte diverses manifestations métaboliques, neurovégétatives et somatiques à l’origine d’un syndrome fébrile ou l’élévation de la température ne représente qu’un symptôme. Le syndrome fébrile doit être différencié du syndrome hyperthermique qui témoigne d’une faillite des mécanismes de thermorégulation par excès de production et/ou défaut de dissipation de chaleur. Compte tenu de ces données physiopathologiques certains médicaments, par le biais de leurs propriétés pharmacologiques ou par celui des effets secondaires qu’ils entraînent, peuvent être responsables de la survenue de troubles liés aux températures extrêmes. L’hyperthermie provoquée par un médicament peut survenir par deux mécanismes : un effet sur les mécanismes physiologiques de thermorégulation (refroidissement) et/ou une augmentation de la production de chaleur (thermogenèse).

Les statistiques certifiées par les états civils confirment que la longévité des cyclistes du Tour de France n’est pas obviée par le dopage

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Exemple des participants à l’édition 1947 où les amphétamines font partie des soins courants du peloton

Récemment, un lecteur de ce blog nous a adressé un commentaire mettant en doute l’affirmation de ma part que le dopage n’influençait ni la durée d’une carrière, ni la durée de vie d’un cycliste du Tour de France.

Courrier du lecteur : « Les statistiques restent des chiffres, et comme vous le savez on peut faire dire aux chiffres, ou leur donner une orientation ou un biais selon les résultats auxquels on veut arriver ! Ainsi dans les études concernant les décès elles sont forcément fausses du fait que lors de décès il n’y a quasiment jamais d’autopsie, encore moins dans le milieu amateur. Si je me réfère à mon environnement proche, il ne reste pas beaucoup de coureurs avec qui j’ai pu courir durant de nombreuses années, dans mon ancien club (200 licenciés) je suis le seul à avoir dépassé 75 ans…….! Dans les générations plus jeunes, nombreux sont ceux qui ont des problèmes cardiaques (la même année 4 décès en compétition et aucune autopsie dont mon ancien président de club …! Vous comprendrez mon scepticisme. » – Y.G

REPONSES Dr JPDM – Faisant suite à votre commentaire sur l’effet du dopage non négatif sur la longévité et votre scepticisme que je ne partage pas, je propose plusieurs réflexions et une étude statistique objective. Je l’ai déjà écrit à plusieurs reprises : je ne crois pas aux statistiques sauf celles que j’établis moi-même grâce à de nombreux documents d’état civils incontournables.

Les autopsies

Toutes celles pratiquées dans l’environnement immédiat du décès d’un cycliste mort jeune, la plupart du temps, ne sont pas pertinentes. Ainsi, plusieurs substances disparaissent rapidement des liquides biologiques : hormone de croissance, EPO….

En revanche, un certain nombre de molécules sont détectables dans les cheveux (voir tableau) mais encore faut-il que la demande en soit faite au médecin-légiste par le procureur ou un membre très proche de la famille.

Rappelons que seuls les décès sur la voie publique ainsi que les soupçons de crimes sont justiciables d’une autopsie.

L’exemple non pertinent d’un club de 200 licenciés

D’écrire « Si je me réfère à mon environnement proche, il ne reste pas beaucoup de coureurs avec qui j’ai pu courir durant de nombreuses années, dans mon ancien club (200 licenciés) je suis le seul à avoir dépassé 75 ans », visiblement ce club a été victime d’une épidémie mortelle.

A ma connaissance, en France, aucune étude statistique ne montre que seulement 0,5% d’une population de 200 sujets n’a atteint 75 ans. Par ailleurs ‘’pas beaucoup’’ et un seul vivant à l’âge de 75 ans démontre que ce genre d’argument ne peut être pris en compte.  On attend sans trop y croire la vérification par les états civils. Y avait-il dans cette population des cyclistes de haut niveau avec plusieurs milliers de kilomètres annuels ? Quelle fut leur hygiène de vie durant les années précédant leur décès (prise de poids importante, alcool, tabagisme, sédentarité ?).

Certains, pour expliquer que la longévité des cyclistes est amputée par le dopage, se base sur trois cas isolés qui ont ces dernières années défrayé la chronique, c’est ce qu’on appelle dans le jargon scientifique une statistique au pifomètre, donc anecdotique.

Une étude sérieuse doit d’abord sélectionner une cohorte bien identifiée

TOUR DE FRANCE 1947 – A titre d’exemple la longévité statistique (à partir de documents officiels d’état civil) des 100 coureurs

La durée moyenne de leur vie est de 81 ans 6 mois. A la même époque – années 1950 – en comparant avec les footballeurs et les rugbymen internationaux, on constate que les cyclistes au plan de la longévité sont plus performants :

Dans Santémagazine.fr du 29 juillet 2024, Olivier Rabin (OR) – un représentant de l’industrie pharmaceutique basé au siège de l’Agence mondiale antidopage (AMA) à Montréal – qui n’a jamais soigné un seul sportif – donne son avis non autorisé sur les dangers du dopage :

Q : Pourquoi le dopage est-il dangereux pour la santé ?

OR : Si la prise de stimulants, d’EPO ou d’anabolisants augmente les performances des athlètes, elle réduit aussi souvent leur espérance de vie. Le 13 juillet 1967, en pleine étape du Tour de France, le cycliste britannique Tom Simpson s’écroule sur les pentes du mont Ventoux, terrassé par l’abus d’amphétamines et la forte chaleur. Il avait 36 ans. La quête de la performance se transforme parfois en piège mortel pour les athlètes… 

Pour valider un concept erroné, on continue à se référer à Tom Simpson, décédé du dopage sur le Tour il y a… 57 ans. Mais depuis, jusqu’au Tour 2024, aucun Géant de la Route n’est mort du dopage pendant l’épreuve

Tom Simpson, 29 ans et non 36 comme indiqué par M. Rabbin, avait consommé des amphétamines pour escalader le Ventoux (1 897 m) au cours de la 13e étape Marseille-Carpentras du Tour 1967.

Au départ de la cité phocéenne, ils sont 104 coureurs. Cinq, en plus du Britannique décédé, vont abandonner. Ce qui est un chiffre courant dans une étape de montagne d’autant plus que la température est élevée, la pente longue et raide. La plupart des coursiers de l’époque carburent aux amphétamines et pas qu’un peu !

Une semaine après le décès de Simpson en Avignon, un contrôle antidopage effectué au terme de la 20e étape au Puy de Dôme détecte deux positifs aux amphets : l’Espagnol Julio Jimenez et le Français Désiré Letort. Visiblement, le décès de leur camarade ne les avait pas ‘’refroidi’’.

Finalement, la vraie question qu’un expert indépendant et objectif doit se poser : pourquoi Simpson fait-il une défaillance mortelle en raison de la prise de stimulants alors que l’ensemble du peloton carbure au même produit sans que cela pose un problème particulier ?

La véritable raison du décès de Simpson

Ce qu’ignore Rabin c’est qu’au pied du Géant de Provence, l’Anglais a absorbé une ½ bouteille de Cognac Bisquit. C’est donc la conjonction de l’hyperthermie liée à la chaleur, à l’effort, à la prise de Tonédron® (amphet.) ainsi qu’à l’alcool qui a provoqué le collapsus cardiovasculaire mortel.

Combien de coureurs sont-ils morts sur le Tour de France, en course, à cause du dopage ? UN seul sur 5 305 qui ont pris le départ depuis 1903, soit 0,019%.

C’est un chiffre beaucoup plus bas que les résultats pathétiques des statistiques annuelles de l’AMA qui, bon an mal an, tourne autour de 1% de positifs. On peut montrer l’absurdité des commentaires de Rabin en comparant le cas Simpson, le bouc émissaire du dopage, avec les 6 cyclistes du Tour de France, toujours sur les 5 305, qui sont devenus centenaires, dont l’un le 19 juillet dernier a fêté ses 104 ans. On se rapproche beaucoup de la réalité en concluant que même sous amphets, le cyclisme de compétition est favorable à la longévité.

CONSTAT : la lutte antidopage se justifie uniquement sur la composante éthique / tricherie.

Une étude scientifique confirme que les cyclistes vivent en moyenne plus longtemps que la population générale. Ce travail a été publié sous l’autorité de la Société européenne de cardiologie, le 03 septembre 2013. Le journaliste scientifique du Nouvel Obs en témoigne :

Dopage – Gymnastique – Djenna Laroui suspendue 6 mois pour une prescription médicale surdosée de son docteur…

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Selon l’Agence France-Presse, la Française Djenna Laroui, retenue en tant que remplaçante en équipe de France de gymnastique pour les Jeux de Paris, a été testée positive au salbutamol, un stimulant respiratoire qui – en fonction de la dose – peut avoir des effets anabolisants.

La Fédération française de gymnastique a annoncé lundi 22 juillet qu’à la suite d’un résultat d’analyse antidopage anormal (RAA), l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) suspend Djenna Laroui pour une période de six mois à compter du 22 juillet :  » Le contrôle effectué par l’AFLD sur Djenna Laroui lors des Championnats de France Elite de gymnastique artistique à Lyon le 7 juin dernier s’est révélé positif au salbutamol (…) La Fédération,  se dit « convaincue de la bonne foi de sa gymnaste. La défense de Djenna Laroui affirme que celle-ci n’a jamais eu l’intention de se doper mais qu’elle a été « induite en erreur » par une prescription médicale « ambiguë ». « À la suite de nombreux examens, j’ai été diagnostiquée asthmatique et, pour me soigner, j’ai dû suivre un traitement à base de Ventoline qui contient une substance interdite à tout athlète au-delà d’une certaine dose, sauf à être en possession d’une AUT (autorisation d’usage à des fins thérapeutiques), a-t-elle précisé sur son compte Instagram. Mais, d’après son encadrement médical, une telle autorisation n’était « pas nécessaire ».

L’Equipe, 23.07.2024

Depuis le 1er janvier 2022, l’Agence mondiale antidopage (AMA) a précisé dans sa liste officielle quelle était la réglementation de la prise en spray du salbutamol :

Si le sportif respecte cette posologie, il ne doit pas dépasser le seuil de 1 000 ng/ml dans les urines. Dans cette même réglementation, il est précisé « une telle concentration urinaire supérieure à 1 000 ng/ml n’est pas cohérente avec une utilisation thérapeutique et sera considérée comme un résultat d’analyse anormal (RAA) à moins que le sportif ne prouve par une étude de pharmacocinétique contrôlée que ce résultat anormal est bien la conséquence d’une dose thérapeutique (par inhalation) jusqu’à la dose maximale indiquée ci-dessus [Liste AMA 2022] »

L’AFLD « a considéré que le degré de faute pouvait être regardé comme léger, sans pour autant permettre à Djenna Laroui d’échapper à une sanction » ajoute la Fédération. La gymnaste de 19 ans est suspendue de compétition pour une période de six mois dont quatre mois et demi sans autorisation de pratiquer la gymnastique dans un centre d’entraînement agréé. »

Résultat des courses : la gymnaste qui n’est pas docteur en médecine a pris 6 mois alors que le médecin prescripteur se porte bien et ne sera pas suspendu de soins aux sportifs

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TOUR de FRANCE – Idées reçues de l’impact du dopage sur la santé

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La première justification de la loi française antistimulants du 1er juin 1965 concernait les conséquences au plan santé de la consommation de médocs de la performance. Ce motif de promulgation de loi afin de préserver la santé est contredite par les faits.

L’affirmation selon laquelle le dopage, forcément, écourte une carrière n’a jamais été prouvée.

Il suffit de corréler cette dérive de la médicalisation de la performance avec le tabagisme. Avant que cette dernière détruise un organisme, il faut beaucoup plus de temps que la durée d’une carrière sportive. De nombreux exemples démontrent sans ambigüité que l’on peut avoir une activité de routier professionnel prolongée tout en étant dopé.

Ainsi, le grand Américain George Hincapie (1,91 m sous la toise) – deuxième de ce classement du plus grand nombre de participations consécutives (17) et Tours terminés (16) – a fait son mea culpa devant les enquêteurs de l’Agence américaine antidopage en précisant que les « médicaments » consommés pendant sa carrière faisaient partie  du job de son activité de cycliste professionnel.

En troisième position figure le Néerlandais Joop Zoetemelk (16 Boucles complètes) qui a été contrôlé positif à trois reprises mais aussi a subi trois transfusions sanguines pendant le Tour 1976 qu’il a terminé à la 2e place. Sur la quatrième marche, on liste l’Australien Stuart O’Grady (17 participations mais seulement 15 jusqu’aux Champs Elysées) lui aussi ayant avoué son penchant pour les drogues de la performance.

Depuis 1947 jusqu’à 2024, ils sont 79 Géants de l’épreuve à  avoir terminé au moins 10 Grands Boucles, voire plus. Parmi eux, de nombreux dopés (témoignages, aveux, contrôles positifs). Et ces 79 géants ont accompli leurs performances après la reprise en 1947. De 1903 à 1939, aucun concurrent n’a atteint le cap des 10 Tours bouclés.

Sur la durée de vie, là aussi, rien ne prouve que le dopage soit délétère pour la santé

Selon des études scientifiques (*) publiées il y a 10 ans, le Tour de France augmente la durée de vie. Ce constat impose de stopper net la répression du dopage …

Deux études ont démontré que la durée de vie d’un cycliste français ayant participé à la Grande Boucle serait prolongée de six années par rapport à l’individu lambda.

Visiblement, les ministères impliqués aux plans, santé et sport ainsi que les instances concernées, n’ont cru à ces résultats surprenants qui devraient pourtant entraîner l’arrêt immédiat de la lutte antidopage puisque démontrant que les pilules d’énergie accroissent la longévité !

En 2013, ni le ministère de la Santé, ni celui des Sports, ni l’AMA, ni le CIO, ni l’UCI n’ont réagi à ce résultat infirmant l’impact du dopage sur la durée de vie. Pourquoi ?

Parce que la justification de contrôler le dopage pour préserver la santé ne tient plus et que les instances doivent diminuer la voilure de leurs subventions, entraînant au la mise au chômage d’un maximum de travailleurs fictifs.

En conclusion, on peut écrire que les bienfaits de l’activité cycliste professionnelle sur la santé poursuivie même de nombreuses années sont supérieurs aux effets collatéraux négatifs des produits dopants.

Par ailleurs, de justifier l’action antidopage au service des sportifs propres face à leurs concurrents dopés, c’est du vent ! En effet, bon an, mal an, le nombre de cas positifs détectés et sanctionnés est inférieur à 1% et ce depuis des décennies. Pour preuve, en 1998, lors du Tour de France de l’emblématique affaire Festina, l’ensemble du peloton carbure aux drogues de la performance (EPO, hGH, testostérone, transfusions sanguines…) alors que le bilan des tests antidopage à la fin de cette édition ne révèle aucun cas positif.

(*) Mortality of French participants in the Tour de France (1947-2012). European Hast Journal Advance Access published september 3, 2013

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Tour de France ton histoire – 79 cadors sont distingués pour avoir réussi à terminer 10 Grandes Boucles, certaines consécutivement

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De 1903 à 1939, aucun des finishers n’a réussi à boucler 10 rotations complètes.

A partir de la reprise, en 1947, on trouve en tête des stakhanovistes de la pédale, le Clermontois Raphaël Geminiani qui vient de nous quitter à 99 ans. Il a participé à 12 Boucles et en a fini 10 de 1947 à 1959.

Le deuxième au plan chronologique, c’est Antonin Rolland, natif de Ste-Euphémie dans l’Ain ; il va avoir 100 ans le 03 septembre prochain et a accompli ses dix Tours entre 1949 et 1960. Visiblement, cette sommation par milliers de bornes kilométrique n’a pas impacté leur longévité de centenaire. Et ce malgré la consommation d’amphétamines omniprésentes par le peloton des années 1950. Comme quoi à dose mesurée, elles ne mettent pas la vie des Géants de la Route en péril. Probablement que les effets positifs au plan santé de la pratique cycliste, même professionnelle, compense avantageusement les effets négatifs de la Bomba (cocktail : amphets + caféine).

Tour de France 2024 – Bilan exclusif et calibré après la 111e édition – Les chiffres JPDM

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Un plus pour analyser et comprendre – à travers son histoire – la Grande Boucle, le monument n° 1 du cyclisme international

Il est courant de dire dans les milieux bien informés qu’il y a – selon la formule du romancier Mark Twain – trois sortes de mensonges : « Les mensonges, les sacrés mensonges et les statistiques ». Etant complètement d’accord avec cette métaphore, je ne crois qu’à mes propres statistiques.

Après cette 111e édition – oh combien passionnante – je vous invite à une découverte sur les chiffres remarquables de cette  Grande Boucle 2024 avec ces deux adversaires emblématiques qui ont remporté les cinq dernières éditions : le Slovène Tadej Pogacar et le Danois Jonas Vingegaard. Mais aussi sur les data des 111 éditions de 1903 à 2024.

Tour de France – Le Club des centenaires. En réalité, ils sont 5 à avoir dépassé le cap des 100 ans

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Il faut ajouter au quatuor (*) Charles Coste né le 08 février 1924 qui a franchi la barre des 100 ans début février 2024. Il a participé à deux Tours de France : 1952 (abandon 5e étape) et 1957 (abandon 4e étape)

Tour de France – Un ancien vainqueur d’étape, Emile Idée dit Le Roi de Chevreuse, passe ce 19 juillet la ligne des 104 ans. Un anniversaire remarquable !

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Ce Géant de la Route a participé 3 fois à la Grande Boucle; il est l’un des 4 coureurs ayant pris part au Tour devenus centenaires. Du quatuor, il est le seul toujours en vie.

Tour de France – Le ventilo pour faire baisser la température du corps

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L’Equipe, 18.07.2024

Dans L’Equipe du 18.07, une photo prise après l’arrivée de la 17e étape à Superdévoluy montre Remco Evenepoel proche de l’espace protocole, au centre, sur home trainer, en phase de récupération et de recyclage de l’acide lactique.

Sur le côté droit du coureur belge se trouve un gros ventilateur qui a pour mission de faire évaporer la transpiration qui coule sur la peau, seul moyen de refroidir le corps.

En effet pédaler sur place sans déplacement d’air fait transpirer, les gouttes de sueur glissant sur la peau sans qu’elles puissent s’évaporer et refroidir le corps.

D’où l’intérêt obligatoire du ventilateur.

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