Dopage – La caféine, avec Coca-Cola principal sponsor du CIO et des JO de Paris, sera omniprésente dans tous les lieux de vie des 10500 athlètes

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La triméthylxanthine, un dopant reconnu efficace par le monde du sport et de nombreuses études scientifiques depuis plus d’un siècle va, avec Coca-Cola, couler à flots pendant les Jeux de Paris 2024 du 26 juillet au 11 août.

Et pourtant l’Agence mondiale antidopage (AMA) et le Comité international olympique (CIO) ont retiré la caféine de la liste rouge depuis 2004

Rappelons que deux sports au moins, football et cyclisme [multiples témoignages], vivent avec la caféine du matin au soir.

Nous vous proposons quelques tweets parus sur ‘’X’’ pour synthétiser ce thème mais aussi un article de fond signé Olivier Annichini, journaliste indépendant, et paru dans Causeur du 16 juillet 2024.

Comment Coca-Cola « dope » les Jeux – Causeur

Tour de France – Raphaël Geminiani, coureur légendaire, s’est éteint à 99 ans

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Deux podiums dans la Grande Boucle : 2e en 1951 et 3e en 1958,

Un remarquable coureur de grands tours ayant affronté la crème des Géants de la Route de son époque (Gino Bartali, Fausto Coppi, Hugo Koblet, Ferdi Kubler, Louison Bobet, Jean Robic…), un directeur sportif s’engouffrant dans les failles du règlement et un conteur hors-normes sur les petites et grandes histoires du Tour de France mais prenant trop souvent des libertés avec les faits.

J’ai l’ai côtoyé pendant trois Tours de France (1973, 1974, 1975) et été auditeur direct de quelques anecdotes cyclistes – très souvent totalement fausses – mais sorties de sa riche imagination, notamment lorsqu’il logea dans ma famille lors du jour de repos à Toulouse après la 14e étape du Tour 1974, Lodève-Colomiers.

Pour tous les passionnés du Grand Fusil, surnom donné par Louison Bobet en raison de l’aptitude de Gem à flinguer souvent, je propose trois documents :

  • Sa fiche détaillée de coureur professionnel,
  • Son album photo (un extrait)
  • Sa riche bibliographie (articles et livres)

Tour de France 2024 – Les régionaux de la 111e édition : 11 rookies sur les traces de leurs prédécesseurs natifs eux aussi de la même commune français

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De nombreuses communes ont abrité l’éclosion de futurs champions, elles en perpétuent très souvent le souvenir par une plaque, un nom de rue ou d’espace public. C’est souvent une fierté pour elles, surtout si le nouveau sélectionné s’est particulièrement distingué à l’avant de la course.

qui sont venus grossir le peloton de ceux qui depuis 1903 ont pris part à la Formidable Randonnée. Parmi ces onze grognards de la pédale, certains sont nés dans un lieu ou d’autres acteurs du Tour de France les ont précédés.

Ce travail de recherche sur les communes de naissance des Géants du Tour de France contribue à mieux appréhender le phénomène sportif et sociétal de la plus grande course cycliste au monde. De même, les lieux où sont nés les Géants du Tour ainsi que les villes-étapes, de manière ludique, nous aide à mieux connaître la géographie, notamment de l’Hexagone et des pays voisins. Pour 2024, dans un but de mémoire ‘’nous ne les avons pas oubliés’’, nous avons signalé les prédécesseurs nés dans la même agglomération que les néophytes tricolores 2024.

Ces données sont uniques !

Tour de France 1924 – L’expression  »Les forçats de la route » est attribuée par erreur depuis un siècle à Albert Londres

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En réalité, dès 1906, la métaphore est due à Maurice Genin

Cette contrevérité a été dénoncée dès 2003 avec documents certifiés à l’appui et pourtant la presse, notamment sportive, entretient le mythe de la paternité de l’expression née selon eux à l’occasion de l’abandon des frères Pélissier à Coutances le 26 juin 1924 lors de la 3e étape Cherbourg-Brest longue de 405 km et inventée par le grand reporter natif de Vichy, présent au café de la gare de la commune normande, auteur d’un reportage qui fera du bruit sur les conditions inhumaines des Géants du Tour. En réalité dans aucun de ses écrits, il n’a utilisé la fameuse expression Les forçats de la route.

Forçats de la route – La métaphore est déjà associée aux cyclistes du Tour par Maurice Genin en 1906

A propos du spectaculaire et médiatique abandon des frères Pélissier lors du Tour de France 1924, Albert Londres, le célèbre journaliste présent sur cette édition pour le compte du Petit Parisien, n’a jamais écrit dans aucun de ses textes, l’expression « les forçats de la route ». En fait, l’inventeur de la célèbre métaphore est un journaliste, Maurice Genin, collaborateur de la ‘’Revue de la Chambre syndicale des cycles et automobiles de St-Etienne et du Bassin de la Loire’’, qui l’avait utilisée en 1906, soit… dix-huit ans auparavant. Ce dernier, afin d’exprimer son étonnement de voir les cyclistes du Tour traverser la France en quelques jours alors que les véhicules hippomobiles en étaient incapables, d’où le titre de son article : « Les forçats de la route » publié dans le n° 105 de novembre, page 8.

Trois ans avant le reportage d’Albert Londres interviewant les Pélissier sur leurs rudes conditions d’As de la route, Roule-Lacaisse, reporteur du Miroir des Sports, caché derrière un pseudonyme, dans son commentaire de la troisième étape Cherbourg-Brest utilise la métaphore de forçats : « Nous passons dans un petit village de Bretagne. Toute la population est là égrenée en chapelet dans la Grande-Rue. Nos coureurs passent à 34 kilomètres à l’heure et Bretons et Bretonnes les regardent avec la stupeur mêlée de je ne sais quel respect effrayé de gens qui semblent regarder des forçats. On croit peut-être qu’un champion cycliste sur route doit être un homme qui pousse rageusement sur les pédales, sans penser, sans souffrir, sans calculer son effort et n’être, en somme, qu’une mécanique humaine : c’est tout le contraire. » (Le Miroir des Sports, 1921, n° 53, 07 juillet, p 6 )

Vincent Hubé croit se dédouaner avec la vérité en signalant dans le texte : « Expression que Londres n’emploie jamais ». La manœuvre est tellement ridicule que cela en devient pathétique. Jamais il n’est question du véritable inventeur, Maurice Genin, un journaliste spécialiste du cycle et de l’automobile.

Pour tous les passionnés de l’histoire vraie du Tour de France, nous passons au stéthoscope les différents protagonistes de ce fait de course hypermédiatisé : l’abandon des frères Pélissier et de leur coéquipier Maurice Ville, à Coutances dans la Manche, lors de la 3e étape Cherbourg-Brest (405 km), le 26 juin 1924. Le reportage d’Albert Londres va retranscrire dans Le Petit Parisien les doléances de ce trio sur leurs conditions ‘’inhumaines’’ de galériens de la pédale. A aucun moment, l’expression forçats de la route ne sera mentionnée. Mais en titre selon les éditions publiées dans la journée du lendemain, on lira : « L’abandon des Pélissier ou les martyrs de la route ».