Espoir : nous sommes le 10 mai et nous attendons avec confiance, comme tous les passionnés, la confirmation que la 107e édition aura bien lieu en septembre prochain, sauf contrordre du Covid-19.















198 coureurs au départ du Mont St-Michel le 02 juillet

les 174 finalistes sur les Champs-Elysées le 24 juillet
Après les 33 néophytes sur la ligne du km 0 de l’édition 2016, alors que la moyenne annuelle des nouveaux concurrents de la Grande Boucle depuis 2000 est de 46 (soit un débours de 28%), on constate aussi lors de cette 103e édition que le premier abandon est enregistré au cours de la 8e étape – un record – puisque depuis 1947, la marque précédente d’un abandon se situait pendant la 5e étape en 2002 et 2005.
Dernier chiffre distinctif, accréditant la sélection de plus en plus rigoureuse des engagés par les équipes et la forte motivation des heureux élus pour atteindre les Champs-Elysées, concerne le faible nombre des abandons dans la majorité des cas après une chute. Ils sont seulement 24 à avoir quitté la course avant la ligne d’arrivée de la 21e étape le dimanche 24 juillet (174 arrivants pour 198 au départ du Mont St-Michel). C’est le chiffre le plus bas jamais atteint depuis 1986 année où le peloton avait grimpé à 210 unités pour se stabiliser depuis sept ans à 198. Le deuxième meilleur score est de 28 renoncements en 2010, le troisième de 29 en 2013.
Avec sa 100e place au Tour de France 2016, Adam Hansen, le coureur australien de l’équipe Lotto-Soudal qui depuis septembre 2011 enchaîne sans interruption les trois grands Tours (Vuelta, Giro, Tour de France), en est à 15 participations toutes terminées. Cerise sur le gâteau, il n’a jamais fini lanterne rouge.

L’Australien Adam Hansen
Son concurrent le plus proche très éloigné dans le temps est l’Espagnol Bernard Ruiz, 3e du Tour 1957 qui entre la Grande Boucle 1954 et la Vuelta 1958 a couru 10 grands Tours consécutifs.

En 2016, au départ de la 103e édition, ils étaient 198 participants mais seulement 33 à découvrir pour la première fois le Grand Barnum de la Randonnée de juillet.
Si, depuis 2000, on comptabilise par année les néophytes du Tour, on obtient une moyenne de 46 nouveaux ce qui fait une nette différence de 13 coureurs avec l’épreuve en cours.
Cela tend à renforcer l’idée que les équipes engagées sur le Tour ne laissent rien au hasard et limitent au maximum les concurrents inexpérimentés. Des trois équipes ayant en leur sein les 3 vainqueurs potentiels, on constate que la Sky de Chris Froome n’a sélectionné que deux bizuts ; la Tinkoff d’Alberto Contador un seul et la Movistar de Quintana, zéro.
Par ailleurs, sur les 33 nouveaux, on dénombre seulement deux Français néophytes : Alexis Gougeard chez AG2R La Mondiale et Julian Alaphilippe dans l’équipe Etixx-Quick Step.

Alexis Gougeard

Julian Alaphilippe
Ainsi, on constate que le turn over des Français va devenir de plus en plus réduit. Même si les chiffres ne sont pas l’arme absolue de la compréhension des évènements, ils permettent d’y voir plus clair dans l’évolution des pratiques induites par l’hypermédiatisation la plus grande course du monde.