Euro 2016 – Des radars antidopage particulièrement inefficaces (texte modifié le 5 juillet 2016)

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Un communiqué de l’UEFA posté le 30 juin annonce fièrement que les 1 818 échantillons prélevés depuis le 1er janvier – dont 354 pendant le tournoi de l’Euro 2016 – se sont tous révélés négatifs.

UUN GROS PAQUET DE TRICHEURS

Un tel bilan est confondant de nullité lorsqu’on sait que depuis 2002 et une étude de la FIFA elle-même, que 92% des footballeurs de haut niveau sont prêts à tricher pour le gain du match (tirage de maillot, poussée dans le dos, tacle au niveau des tibias, main volontaire furtive, insultes répétées, écarter les bras, ceinturer l’adversaire, simulation de fautes dans la surface de réparation … le tout étant destiné à entraver les meilleurs). Ainsi pour vaincre, de nombreux joueurs seraient donc prêts à casser sans état d’âme des concurrents (coups de coude, tacles sur les tibias) sans pour autant penser à piocher dans la pharmacie haute performance ? Cela paraît complètement improbable compte tenu de l’esprit de compétition poussé à l’extrême régnant dans le sport de haut niveau.

Comme pour une entreprise privée classée dans le CAC 40 et dans la mesure où la triche est consubstantielle à l’homme, un bilan si négatif (0 positif pour près de 2000 tests), dans la foulée, entraînerait obligatoirement la chute des dirigeants de la société alors qu’à l’UEFA les responsables ne seront pas inquiétés et encore moins débarqués.

  •    TUBES ESSAI

Qui peut croire raisonnablement qu’aucun footballeur de l’Euro ne touche au fruit défendu ? On atteint le même niveau de désinformation en affirmant qu’il y a zéro politique corrompu ni aucun policier ripoux ou aucun curé pédophile….

Au final, devant de tels résultats, on ne peut qu’imaginer que ce sont au choix les radars antidopage qui sont nuls ou les instances dirigeantes qui ne communiquent pas les cas positifs. Et pourquoi pas les deux à la fois ?

DES SANCTIONS AU PIFOMETRE

Signalons le cas exemplaire de l’international français Mamadou Sakho, contrôlé positif le 17 mars à un brûleur de graisse (higénamine), suspendu un mois à titre conservatoire par l’UEFA et puis c’est tout ! Pour la même faute, Diego Maradona en juin 1994, lors du Mondial, testé lui aussi à un brûleur de graisse (Ripped Fuel) écope de 15 mois ferme et 15400 euros d’amende. Dans le foot, les règles antidopage sont pour le moins très fluctuantes.

Tant que ce seront les Fédérations internationales (UEFA, FIFA) qui feront la police, on sera toujours en plein dans le conflit d’intérêt entre assurer le spectacle et l’entraver en épinglant les tricheurs (cf étude de la FIFA, voir plus haut)

UEFA

 

 

Euro 2016 -les perfusions trouvées dans la poubelle de l’équipe d’Ukraine sont prohibées depuis… 2005

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FOOT 2

Selon le site Slate du 30 juin 2016, les poubelles de l’équipe d’Ukraine au lendemain de sa défaite face à la Pologne (0-1) à Marseille comportaient différents types de médocs, notamment des anti-inflammatoires et deux poches vides qui contenaient à l’origine une solution de glucose à perfuser.

Rappelons que cette méthode – depuis 2005 est prohibée par le Code mondial antidopage, sauf quand il s’agit d’un problème médical à traiter en urgence entraînant ipso facto l’arrêt de la poursuite de la compétition.

Cette technique pour accélérer la récupération est couramment pratiquée dans le sport, particulièrement dans le football. Cerise sur le gâteau, elle est indétectable.

PERFUSION

Bien sûr, à la fin de l’Euro, l’UEFA va nous affirmer que tout est clean. Visiblement, la lutte antidopage dans le foot est au maximum de sa forme !

FOOT 1

 

EURO 2016 – Didier Deschamps face au dopage

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Durant sa carrière de joueur, l’actuel sélectionneur des bleus a été confronté à plusieurs reprises aux rumeurs de consommation de ‘’pilules et seringues haute performance’’. A l’OM de Bernard Tapie où de 1991 à 1994 a joué Deschamps, plusieurs témoignages font état de la médicalisation de l’effort pas forcément avec des substances licites : Tony Cascarino, Chris Waddle, Jean-Jacques Eydelie, Marcel Desailly…

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A la Juventus Turin où Trois Pommes (surnom dû à Aimé Jacquet) a exercé de 1994 à 1999, des anomalies sanguines sont venues jeter un doute maximal sur les pratiques médicales de la Vielle Dame (281 substances différentes retrouvées dans la pharmacie de la Juve destinées pour la plupart à soigner la performance).

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Deschamps a avoué seulement qu’il avait pris de la créatine pendant… deux mois. La belle affaire ! Il ne prend aucun risque de mise à l’index puisque ce complément alimentaire n’a jamais été listé dans le Code mondial antidopage (CMA).

Afin de vous faire une opinion sur le personnage confronté aux questions qui fâchent, nous vous proposons une dizaine de réponses de Maxitête (autre surnom de Deschamps). La première concernant le refus de serrer la main de Jacques Glassman, qui n’a rien à voir avec le dopage, mais montre sans l’ombre d’un doute le peu de respect que La Dêche a vis-à-vis de ceux qui refusent la triche.

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