Tour de France ton histoire – Dès la première édition en 1903, les coureurs ont une durée de vie hors norme

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Et ce malgré le dopage !

Dès l’édition inaugurale de 1903, les Géants de la Route présentent une durée de vie moyenne nettement supérieure à celle de la population française de leur époque. En dépit de l’usage alors courant d’amplificateurs artificiels de performance, autrement dit de produits dopants.

Dès les premiers Tours, la pharmacie des coureurs est bien fournie : alcool (vin Mariani, Désiles, Bénédictine…), caféine (Kola-food), strychnine, éther, quinquina, cocaïne, opium ou encore nitroglycérine.

Les données qui suivent concernent les coureurs ayant participé aux premiers Tours de France depuis 1903. À ce jour, aucun travail n’a analysé de manière systématique la longévité de ces pionniers de la Grande Boucle.

Sur les 60 coureurs au départ de la première édition, 53 ont pu être identifiés grâce aux documents d’état civil. Leur durée de vie moyenne est la suivante :

  • Finishers : 74 ans et 6 mois
  • Non classés : 64 ans et 9 mois
  • Ensemble des coureurs : 68 ans et 5 mois

À titre de comparaison, l’espérance de vie en France autour de 1903 est estimée à environ 48 ans. Autrement dit, la population générale vivait nettement moins longtemps que les coureurs du Tour : environ 45 à 48 ans contre 68 ans et 5 mois pour les Géants de la Route.
En tenant compte de la forte mortalité infantile de l’époque, l’écart réel est probablement inférieur à 20 ans, mais demeure néanmoins très significatif.

Un autre indicateur met en évidence, dès le premier quart du XXᵉ siècle, les bénéfices du cyclisme de haut niveau sur la santé : le pourcentage exceptionnellement élevé de coureurs dépassant l’âge de 60 ans.

Dans Science et Vie, il est précisé qu’en 1936 — année correspondant aux 60 ans des participants du premier Tour de France — la population française ne compte que 14,7 % de personnes âgées de plus de 60 ans.
Or, l’étude des états civils des pionniers du Tour de France 1903 montre que 81 % d’entre eux ont dépassé cet âge dans les années 1930.

De même, alors que la durée de vie moyenne en France atteint 63 ans en 1950, les coureurs des Tours de France 1926 atteignent en moyenne 72 ans et 7 mois.

Toujours selon Science et Vie, en 1955, les personnes de plus de 60 ans représentent 16,2 % de la population française. Comparons ce chiffre avec nos recherches personnelles concernant les coureurs ayant participé aux Tours de 1920 à 1926 :

  • TDF 1920 : 80 %
  • TDF 1921 : 84,3 %
  • TDF 1922 : 84,9 %
  • TDF 1923 : 80,9 %
  • TDF 1926 : 82,6 %

Tous ces chiffres constituent une preuve indiscutable : les coureurs du Tour de France bénéficient d’une longévité exceptionnelle, et ce malgré un dopage omniprésent depuis la première édition en 1903.

Pourquoi, dès lors, le cyclisme est-il perçu depuis des décennies par certains ultracrépidariens comme un sport de dopés mettant en péril la santé de ses pratiquants ?

L’amalgame entre dopage et effets secondaires délétères remonte aux premières lois antidopage et antistimulants du milieu des années 1960. À l’époque, le principal argument avancé par les responsables politiques est le danger supposé pour la santé.

Il est vrai qu’au début des années 1960, plusieurs décès de cyclistes — mais aussi de footballeurs — survenus en pleine épreuve ont choqué l’opinion publique.

Toutefois, l’ensemble de ces décès était lié à une combinaison bien précise : effort physique intense sous amphétamines, associé à un facteur aggravant commun, la forte chaleur.

La conjonction de ces trois éléments – effort prolongé, température élevée et amphétamines – entraînait une hyperthermie conduisant à des défaillances cardiovasculaires. Très rapidement, le peloton a compris que la prise d’amphétamines par forte chaleur était dangereuse.

À ce sujet, au début des années 1970, j’ai vu un cycliste professionnel ouvrir sa valise après une étape. Elle contenait plusieurs médicaments et fioles, chacune accompagnée d’une étiquette indiquant la posologie selon le type de course. Face à la boîte d’amphétamines, une mention figurait en rouge :
« Ne pas prendre lorsqu’il fait chaud ».

Depuis lors, les décès en course liés aux amphétamines ont disparu.

Aujourd’hui, la longévité des 5 393 concurrents ayant pris le départ d’au moins une édition du Tour de France depuis 1903 démontre clairement que les effets positifs du cyclisme de compétition sur la santé sont largement supérieurs aux effets négatifs des produits de la performance.

Le paradoxe persiste pourtant : en 2026, certains continueront de mettre en avant les effets prétendument néfastes des dopants sur la santé des cyclistes, alors que ces derniers présentent, depuis plus d’un siècle, une longévité largement supérieure à celle de la population générale, mais aussi à celle des pratiquants de nombreux sports majeurs comme le football ou le rugby.

Il est temps de changer de paradigme et de passer de l’antienne « le cyclisme est un sport de dopés » à une réalité étayée par les faits : « le vélo, même intense et médicalisé, est bénéfique pour la santé ».

En pièces jointes (PDF), les données chiffrées sur la durée de vie des coureurs du Tour de France 1903 mais aussi 1926 (génération suivante) ainsi que les années 1947 à 1952 (2e génération).

Tous ces résultats démontrent l’effet positif du vélo sur la santé des concurrents du Tour de France depuis sa première édition en 1903.

Dopage – Les politiques comme les sportifs sont surexposés aux amplificateurs artificiels de performance !

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Impératifs de dépassement, cadences des réunions publiques, expositions médiatiques, pouvoir de séduction stimulés par leur charge d’homme (ou de femmes) public font qu’eux aussi prennent des médocs pour réaliser leurs objectifs électoraux, rivaliser avec les autres bêtes des arènes politiques ou faciliter leurs contacts sexuels.

Dopage – Ski alpin – Les pubs ergogéniques pour booster les dévaleurs de pente…

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CONTRIBUTION AU DECRYPTAGE

de l’implication de l’industrie pharmaceutique et de la médecine du sport à diffuser et prescrire des produits accélérateurs de performances


 

Dopage – Le couple Leonardo Piepoli-Dr José Ibarguren Taus, un binôme au passé sulfureux engagé par l’équipe Movistar

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Les relations sont trop consanguines entre les cyclistes, les directeurs sportifs et les médecins de la performance pour qu’enfin un véritable renouveau voit le jour.

Récemment, selon le quotidien espagnol El Pais, l’équipe Movistar – pilier du World Tour – lors d’un mercato stupéfiant, a recruté un couple au passé trouble vis-à-vis des règles antidopage : « La formation espagnole s’offre les services du docteur José Ibarguren, qui officialise depuis une dizaine d’années chez Deceuninck-Quick Step, tandis que Leonardo Piepoli – qui a connu Ibarguren au sein de la sulfureuse Saunier Duval – a été nommé au poste d’entraîneur. »

Dopage ton histoire – Quand deux exploits sportifs hors normes, en très haute altitude et sur les océans, n’interpellent pas vraiment les responsables de la lutte antidopage internationale (AMA)

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En fichier PDF : Tableau des 14 sommets de plus de 8 000 m vaincus entre le 03 juin 1950 et le 02 mai 1964. La pharmacie détaillée pour chaque sommet

 

Dopage ton histoire – A quoi carburaient les géants de la route au cours de la décennie 1950-1960, l’une des plus riches en champions d’exception ?

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Nous présenterons essentiellement les témoignages de deux d’entre eux, Roger Walkowiak et Roger Hassenforder, rarement entendus sur les soins spéciaux.

La Justice lâche la lutte antidopage…

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[publié le 20 décembre 2016]

Dopage-justice : deux poids, deux mesures.

Un pharmacien dopeur prend 6 mois de prison avec sursis alors que pour les mêmes faits un sportif professionnel au minimum arrête sa carrière deux ans ferme.

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Pour la même faute, un sportif se retrouverait écarté de son activité professionnelle pendant un minimum de deux ans. C’est ce que l’on appelle une justice à deux poids deux mesures ou à deux vitesses et dont l’arbitrage est différent selon l’échelon social du fraudeur.

Le 13 décembre, Ouest-France nous apprend qu’un pharmacien choletais de 38 ans vendait à des amis des produits dopants tels que stéroïdes anabolisants et Ventipulmin (un médicament vétérinaire destiné aux chevaux asthmatiques). Au final, le tribunal le condamne à 6 mois d’emprisonnement avec sursis mais le PHARMACIEN un professionnel qui est le gardien des toxiques, autrement dit celui qui fait la différence entre un produit salvateur ou néfaste, et qui, selon la profession, est un conseiller et un garant de la santé de ses concitoyens et non un prescripteur de produits dopants, PEUT CONTINUER D’EXERCER. De plus, la condamnation ne sera pas inscrite sur son casier.

Les sportifs licenciés à une fédération peuvent l’avoir mauvaise, eux qui pour des faits similaires, risquent au minimum 2 ans de suspension de toute compétition, ainsi qu’une sanction pénale pour vente à autrui.

Rappelons qu’en 1985, une enquête sur 5 000 étudiants de l’université de Besançon montrait que 48% des futurs pharmaciens et 42% de leurs homologues médecins se dopaient aux examens. C’était il y a 30 ans ! Nul doute qu’aujourd’hui, comme pour le chômage, le chiffre ne peut être qu’à la hausse. Avec un tel MESSAGE MOU « 6 mois de prison avec sursis sans interruption de son activité professionnelle » il est clair que la justice des Pays de la Loire ne contribue pas efficacement à la lutte contre le dopage !

 

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Tribunal de Cholet

 

 

Dopage des cerveaux – Selon une étude française, un tiers des futurs médecins ont recours à des psychostimulants pour tenir le coup. Pas sûr que la méthodologie email réponde aux critères d’une étude scientifique digne de ce nom !

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Depuis le début des années 1940, des textes confirment que les psychostimulants sont consommés par les étudiants au moment des examens. Récemment, l’INSERM a publié une étude sur cette thématique du bourrage de crâne chez les futurs médecins.

Le mensuel Sciences et Avenir s’en est fait l’écho en résumant le travail des auteurs exerçant au CHU de Créteil. Un simple compte-rendu sans aucune critique. Amis lecteurs, nous vous soumettons le texte ainsi que nos commentaires.

Texte d’Elena Sender, spécialiste des neurosciences au magazine Sciences et Avenir : « Pour tenir le coup, certains étudiants auraient recours à des psychostimulants de toute sorte.

Questionnaire par email…

C’est ce que révèle une étude publiée dans Médicine menée par l’Inserm U 955 du CHU de Créteil : « Voici pourquoi entre avril et juillet 2015, période sensible des examens, un email a été envoyé par l’équipe de l’Inserm aux associations d’étudiants en médecine. Les étudiants volontaires devaient y détailler, anonymement, leurs habitudes de consommation de psychostimulants ainsi que leurs motivations. Un psychostimulant est une substance que l’on prend pour augmenter son fonctionnement cognitif. Dans cette pharmacopée particulière, on trouve des molécules vendues sur le marché, comme les pilules de caféine et les boissons énergisantes. Mais aussi des médicaments sur ordonnance, comme le méthylphenidate (Ritaline® prescrit pour le trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité), les corticoïdes (anti-inflammatoires), le modafinil (contre l’hypersomnie) et le piracetam (contre les troubles de l’équilibre et de la mémoire chez le sujet vieillissant). Enfin, les molécules illicites, amphétamines et cocaïne. 1718 étudiants d’une moyenne d’âge de 27 ans ont répondu au questionnaire. Résultat des courses ? Un tiers des étudiants en médecine a recours à des psychostimulants ! 29,7 % absorbent des produits en vente libre. 6,7 % ont recours à des médicaments sur ordonnance. Et 5,2 % à des drogues illicites.

L’exception française

La plupart des utilisateurs consomment les substances lors des examens. C’est ainsi que l’on voit des pics de consommation les 1res et 6e années, périodes de concours sélectifs où la tension est maximale. « Les motifs invoqués sont l’augmentation des performances et la lutte contre la privation de sommeil », note Guillaume Fond, psychiatre, co-auteur de l’étude. Mais ce n’est pas ce qui l’a le plus étonné l’équipe de recherche. « Ce qui nous a le plus surpris c’est la consommation de corticoïdes (4,5 % des étudiants) devant le méthylphénidate et le modafinil. Alors qu’aux Etats-Unis c’est la consommation de Ritaline® qui explose (entre 7 et 15 %). » L’explication la plus probable à cette exception française ? Les mesures visant à réduire le mésusage de Ritaline® ont été durcies ces dernières années en France. Les étudiants se replieraient donc sur les corticoïdes, plus faciles d’accès. » [Sciences et Avenir, 27.05.2016]

Commentaires JPDM – Cette étude ne m’a pas convaincu de la pertinence des conclusions énoncées par les signataires.

1 – La méthode – Les données recueillies par email-questionnaire ne sont pas crédibles. Même si ce sont des étudiants en médecine, a fortiori en début de cursus, ils ne connaissent pas les caractéristiques des substances. Même des médecins installés de longue date les maîtrisent mal. Seul un questionnaire de vive voix avec un interrogateur expérimenté, peut donner des résultats interprétables.

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                                                                  Réveille-matin

Ajoutons que la méthode des questionnaires par email s’apparente à chronométrer la finale olympique du 100 m avec un réveille-matin ou lors d’une étude scientifique mesurer la perte hydrique du marathonien en fonction des conditions thermiques en utilisant une balance de salle de bains.

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                                          Pèse personne de salle de bains (précision au kilo)

2 – De mettre en exergue que le pic de consommation se situe en période de concours, cela revient à enfoncer une porte ouverte. Déjà dans Science et Vie en octobre 1955, la journaliste Monique Senez signalait que « les pics de vente grimpent en juillet et septembre » au moment des examens. De même, quatorze ans plus tôt, en 1941, le professeur Victor Demole exerçant à la faculté de médecine de Lausanne, dans un article princeps sur le dopage « Médecine sportive et doping », signale à propos des psychostimulants – drogues nouvelles – que : « Quelques étudiants se dopent avant les examens ».

3 – Mesurer la performance aux examens : les signataires de l’étude sur les étudiants en médecine envisagent de poursuivre leurs travaux afin de déterminer si les psychostimulants boostent l’intelligence et la mémoire. Depuis la fin des années 1930, cela a été analysé à plusieurs reprises, en particulier avec les amphétamines. Résultats : ces drogues préservent le sommeil mais elles ne rendent pas plus intelligent.

4 – France En 1985, une enquête réalisée par le comité d’éducation pour la santé de Franche-Comté, portant sur 5 000 inscrits en premier cycle d’étude montre que les étudiants en pharmacie et en médecine sont les premiers consommateurs de stimulants et de tranquillisants (seuls ou associés) en période d’examen : 42% sont des étudiants en médecine et 48% en pharmacie dont une majorité de sexe féminin.