Dopage – Le sexe masculin au rapport : des histoires étonnantes où le pénis devient une aide pour performer dans les enceintes sportives

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Le sexe masculin, instrument et / ou témoin du dopage ?

Quatre situations différentes où le pénis a joué un rôle comme amplificateur de performance

Cas les plus emblématiques

  • Selon le média allemand Bild, repris par lequipe.fr, certains sauteurs à ski auraient recours à des injections à base d’acide hyaluronique in situ pour agrandir leur sexe dans le but de porter une combinaison avec un entrejambe le plus bas possible.
  • Ce truquage permet d’avoir une plus grande surface de tissu dans l’entrejambe et donc de voler plus longtemps. Selon la revue scientifique ’’Frontiers’’, un ajout de 2 cm à la combinaison permet d’allonger de 5,8 m la distance du saut. Si c’est vraiment le cas, on peut le qualifier de dopage technologique.
  • Selon la Fédération internationale de ski, aucune preuve ne permet d’affirmer que des sauteurs à ski ont eu recours à un élargissement du pénis. De même, les sauteurs français sont sceptiques. Mais selon l’adage : pas de fumée sans feu, pourquoi pas ?
  • Rappelons que par rapport aux méthodes de triche saugrenues, au mitant des années 1970, les nageurs ouest-allemands ont expérimenté en marge des JO de Montréal, l’insufflation rectale de 1,8 litre d’air pour booster la flottabilité. L’affaire tourna court par manque d’efficacité.

Contamination sexuelle lors d’un rapport non protégé. Cela se fait le plus souvent à l’insu de l’athlète. L’amant, lui aussi sportif, se dope sans prévenir son amie. Ce cas non exceptionnel porte le nom de contamination par fluides corporels.

  • Le gadget pour homme – faux pénis – fait son apparition dans les alcôves antidopage au mitan des années 1990. Avec cet appareil destiné à enfumer le médecin officiel, le sportif le remplit à l’avance d’urine propre puis le transvase à l’insu lors du contrôle.
  • Mike Tyson, le célèbre boxeur, dans sa biographie (2014) raconte avoir utilisé ce subterfuge en 2000 avant un combat contre L. Savarese. Adepte de la cocaïne et de l’herbe, pour ne pas se faire épingler, Tyson avait utilisé un faux pénis rempli de l’urine saine d’un assistant.

  • Le basketteur Lamar Odom, ancien joueur des Lakers, a avoué lui aussi dans sa bio avoir utilisé un faux pénis (kit disponible sur internet) en 2004. Grâce à cette astuce, Lamar a été sélectionné pour les Jeux d’Athènes où les Etats-Unis ont obtenu la médaille de bronze.
  • L’athlète italien Devis Licciardi, en 2013, à la fin de l’épreuve du 10 km route des championnats d’Italie, lors du test urinaire suivant l’épreuve, a été surpris en train d’utiliser un faux pénis. Il a été suspendu 3 ans par le Comité olympique italien (Coni).
  • Cinéma – il faut sauver le sergent Horwath – En 2005, les démêlés avec la justice de l’acteur Tom Sizemore (qu’on a vu notamment jouer dans le rôle du sergent Horwath dans « Il faut sauver le soldat Ryan ») égaient les colonnes des journaux people aux Etats-Unis. Non content de flanquer des volées à sa chère et tendre (laquelle a fait quelques séjours derrière les barreaux pour avoir dirigé un réseau de prostitution), il vient de gagner à son tour la prison pour avoir tenté de tricher lors d’une analyse d’urine, la police le soupçonnant de se droguer. Sizemore, que Hollywood avait rayé de ses tablettes, n’avait pas trouvé mieux que d’utiliser pour ce contrôle… un pénis artificiel ! Il n’y a pas que les sportifs qui pratiquent le tour de passe-passe de la substitution d’urine. (Dr JPDM) – [Front du dopage, Sport et Vie, n° 92, septembre-octobre, 2005]

Erection inattendue. Lors du recueil des urines après une épreuve d’endurance (cyclisme, ski de fond, marathon), l’officiel chargé du test peut constater que le sportif présente une érection notable, déroutante dans ces circonstances d’après-course, signant la prise d’amphétamines !

Témoignage du Dr JPDM –

Il y a plus de cinq décennies, un coureur néerlandais spécialiste des courses d’un jour, remportait sous un chaud soleil, une classique de fin de saison. Comme le règlement l’imposait, les trois premiers et deux coureurs tirés au sort devaient se présenter au contrôle antidopage (aujourd’hui la règle est un peu différente). Dans les grandes courses organisées par la société du Tour de France, cette investigation se déroulait habituellement à l’abri des regards indiscrets, dans une caravane réservée à cet effet et située aux abords de la ligne d’arrivée.

A notre grand étonnement – nous étions le médecin mandaté pour le prélèvement des liquides biologiques – le vainqueur se présenta emmitouflé d’un anorak style vainqueur de l’Everest alors qu’il faisait plus de 20 degrés. Nous l’invitons à satisfaire à l’opération en le prévenant que seules seront prises en compte les urines provenant réellement de sa vessie. Cette mise en garde était loin d’être superflue dans la mesure où le garçon avait déjà eu dans le passé quelques difficultés avec le contrôle médical et son accoutrement laissait présager quelques manœuvres sournoises !

Alors qu’en course, devant les caméras de télévision, il arrosait sans retenue et sans complexes les objectifs braqués sur la scène, toujours acrobatique, des routiers se livrant, tout en roulant, à l’opération pipi, là, avec pour seuls témoins le médecin et le contrôleur UCI (Union cycliste internationale), il invoque sa pudeur et sa timidité à opérer de visu. Uriner d’accord mais en tournant le dos, tel est son credo.

Insistance énergique de notre part, petit ballet autour de lui pour tenter d’y voir quelque chose derrière les pans de son harnachement et le flacon qui se remplit silencieusement, sans le bruit caractéristique du jet frappant les parois du récipient en verre. Bien entendu, manœuvre classique du falsificateur, l’urine s’écoulait de la tubulure d’une petite poire en caoutchouc cachée dans les plis de son cuissard. Deuxième surprise de cette expertise qui n’en manquait pas, et preuve accablante de son dopage, il présentait une superbe et incontrôlable érection tout à fait typique d’une consommation d’amphétamines !

Il fut déclassé et sanctionné lourdement pour fraude caractéristique au contrôle antidopage. Comme nous l’avons dit plus haut, il avait déjà eu dans le passé maille à partir avec les tests d’urine.  En effet, quelques années auparavant, après avoir remporté une épreuve italienne de renom, il avait réussi, au moment du contrôle, à transvaser avec son système, dans le flacon officiel… les urines de son soigneur.

A son grand étonnement, il fut déclaré positif. Explication de texte : l’épouse de son serviable compagnon avoua qu’il arrivait à son mari de prendre des produits dopants pour combattre la fatigue des heures de route qu’il accomplissait au volant de sa voiture. Pour la compétition incriminée, il était parti de Belgique, avait traversé de nuit, en voiture, tout le nord-est de la France, la Suisse et, bien sûr, n’avait pas failli à la tradition en se « chargeant » au maximum pour ne pas s’assoupir au volant.

Epilogue : notre invétéré tricheur avait été évidemment exclu de la première place.

Dopage – Afin d’échapper aux sanctions, les fluides corporels grimpent au hit-parade des excuses plus ou moins fumeuses…

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Sauf que dans certains cas, c’est la vérité…vraie !

Décryptage.

La curleuse canadienne Briane Harris vient d’être blanchie par le Tribunal arbitral du sport (TAS) d’accusation de dopage.

Sa défense : devant le TAS, le 23 août 2024, elle a affirmé ne pas savoir ou soupçonner que son mari avait consommé du ligandrol (un Sarms mimant les effets des stéroïdes anabolisants) ni qu’un contact intime représentait un risque de contamination par des substances illicites.

Ce refrain « Je ne savais pas » est inaudible depuis plus de 20 ans et les premiers tests positifs détectés par l’antidopage à la suite de rapports intimes.

Qui plus est, Birane Harris est Canadienne ! Or, en 2019, un cas similaire – celui de la canoéiste Laurence Vincent-Lapointe, championne du monde à huit reprises – a été hypermédiatisé dans son pays, le Canada.

Rappelons que la règle de la Responsabilité objective (entrée en vigueur le 1er janvier 2004), impose au sportif de maîtriser la provenance de toutes les substances illicites décelées dans les liquides corporels.

Sauf qu’aujourd’hui, en 2025, compte tenu de sa fréquence dans les affaires de dopage, la contamination par transmission des fluides corporels ne peut plus faire partie de ‘’circonstances exceptionnelles’’.

En revanche, l’examen capillaire peut permettra dès le départ de la procédure d’un contrôle positif, de savoir si la substance présente dans les urines relève de la contamination passive (rapports sexuels, baisers buccaux, cunnilingus…) ou du dopage.

Une question majeure demeure : quelle est la raison motivée qui fait que dans le cas de Briane Harris, son conjoint consomme du Ligandrol, une substance non admise comme médicament mais exclusivement dédiée – en tant que complément alimentaire – à accroître forme et musculature ?

Finalement, chez Briane Harris, il y a manquement pour Responsabilité objective non respectée.

Après les excuses plus ou moins alambiquées régulièrement avancées tels que :

  • Compléments alimentaires contaminés,
  • Mon kiné m’a massé avec une pommade contenant une substance illicite
  • Ma sonnette était en panne [pour échapper au contrôle inopiné] ou mon portable était sur silencieux

Voici l’épidémie des débats amoureux contaminants.

Et quand, chez une femme mariée, l’amant sera le contaminant avec un produit destiné à accroître ses performances sous la couette, comment s’en sortira la maîtresse épinglée ? Va-t-elle impliquer le mari ou l’amant afin de lui faire payer les frais de procédure ?

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

En fichiers joints – Contaminations passives : le sexe au rapport – Les principaux cas par contamination sexuelle enregistrés depuis 2006

Dopage – L’ostarine, un anabolisant mimant les effets ergogéniques des stéroïdes androgènes sans leurs conséquences négatives, est en passe de devenir la star des éprouvettes

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Les cas se multiplient. Le dernier en date concerne la fleurettiste tricolore Ysaora Thibus, âgée de 32 ans, vice-championne olympique par équipe à Tokyo en 2021

Transgenres – La Fédération britannique de cyclisme bannit les ex-hommes des compétitions féminines cisgenres

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Enfin une décision éthique de bon sens des instances cyclistes d’outre-Manche : la testostérone n’est pas le seul paramètre qui fait la différence au niveau des aptitudes physiques entre un gars et une fille. A tous les pseudo-sociologues et autres experts à la manque du tout inclusif, nous leur proposons un récapitulatif de toutes les différences entre les deux sexes qui font que les ex-hommes doivent concourir dans une catégorie dite ouverte.

Dopage ton histoire – Contamination passive : le sexe au rapport

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A la suite d’un contact sexuel non protégé, l’histoire du contrôle positif le 13 février dernier de la boxeuse américaine Virginia Fuchs – blanchie par l’Agence antidopage américaine (Usada) – semble pour le moins abracadabrantesque !

L’Agence américaine antidopage a innocenté une boxeuse sans que les explications mises en avant soient vraiment crédibles

Changement de sexe – Robert Millar, un cycliste professionnel devenu Philippa York, a subi cette transformation en 2007

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On nous l’apprend aujourd’hui comme étant une info de dernière minute.

En réalité, la presse en avait déjà parlé au début de l’année 2016. Sauf qu’aujourd’hui, depuis début juin 2017, elle a arrêté dans Cyclingnews de signer ses papiers Robert Millar pour les parapher dorénavant par Philippa York, sa nouvelle identité.

MILLAR

L’Equipe, 08 juillet 2017

C’est probablement le premier Géant du Tour (11 participations et 8 terminés) qui révèle ainsi sa transformation vers le ‘’sexe faible’’. Par ailleurs, ce n’est plus une étrangeté de croiser des homosexuels chez les sportifs mâles jouant au foot ou au rugby à très haut niveau ou qui pratiquent des sports de combat, mais la rectification subie par Robert Millar est beaucoup moins fréquente. Dans la même catégorie que l’Ecossais, le cas de Bruce Jenner, champion olympique du décathlon à Montréal en 1976 qui, depuis mai 2015, s’appelle Catlyn Jenner.

Or, dans ces sports – le cyclisme et les dix travaux d’Hercule des enceintes d’athlétisme – il faut un bon niveau de testostérone.

Visiblement, l’identité sexuelle ne dépend pas que de l’hormone mâle.

Pour mémoire, et contrairement à ce qui est écrit dans L’Equipe, Robert Millar a fait deuxième du Tour d’Italie 1987 et non 1986.