Dopage – Détecteur de mensonge, une arme peu performante dans la panoplie antidopage !

Par défaut

Récemment, le détecteur de mensonge/polygraphe est revenu dans l’actualité avec le cas positif au meldonium en décembre 2024 de Mykhaïlo Mudryck, un footballeur ukrainien, international, et jouant depuis janvier 2023 en Premier League pour Chelsea.

Pour démontrer qu’il n’a pas triché pour améliorer ses performances, Mudryk a passé avec succès le test du détecteur de mensonge, sauf que cet examen est d’une très faible pertinence.

De nombreux sportifs épinglés par la patrouille antidopage, notamment l’athlète Marion Jones – la reine de la piste des Jeux d’Athènes – et les cyclistes Tyler Hamilton et Lance Armstrong, ont cru ‘’enfumer’’ l’AMA en demandant de passer avec succès le test du polygraphe. Sauf qu’au final, les trois stars du sport confrontés aux témoignages à charges et à leurs contradictions sont passées aux aveux et ont été sanctionnées.

Pour preuve, nous proposons en pièces jointes plusieurs textes du Dr JPDM :

  • Détecteur de mensonge : le grand bluff au service des dopés
  • Chronologie – Sportifs confrontés au polygraphe
  • Historique – Une hypothèse plus que millénaire, une technique séculaire.
  • Chiffres – Détecteur de mensonge : des performances aléatoires

Tennis/Dopage – Serena Williams s’invite dans le débat sur la faible suspension de Jannik Sinner

Par défaut

Elle ose affirmer : « Si j’avais fait ça, j’en aurais pris pour 20 ans ! » – et pourquoi pas à vie ?

9 dérogations médicales (AUT) accordées à la joueuse Serena Williams. Merci l’AMA !

C’est dans un entretien accordé au Time Magazine que la cadette des sœurs Williams s’est insurgée sur la faible sanction de Sinner en précisant : « Si j’avais fait ça, j’en aurais pris pour 20 ans » en ajoutant pour noircir le trait : « On m’aurait enlevé des tournois du Grand Chelem » [elle en a remporté 23]. Elle oublie un peu vite la sortie médiatique et accusatrice à son sujet de l’ancien joueur roumain Ion Tiriac, spécialiste du double puis entraîneur de Guillermo Vilas et Boris Becker.

Ce dernier, ex-membre du Comité olympique roumain, affirme : « Durant sa carrière, Serena Williams avait droit à 9 AUT (autorisation d’usage à des fins thérapeutiques) pour soigner ses maladies avec des produits dopants ».

C’est le journaliste Laurent Trupiano qui pour le site We love Tennis du 15.08.2024, rappelle ce témoignage du triple finaliste en double de Roland-Garros : « Lors de notre entretien à Bucarest avec Ion Tiriac il était impossible de ne pas parler de l’affaire Simona Halep. Quand on évoque le sujet, Ion a rappelé certains cas dont celui de la joueuse américaine. « Que l’on ne se méprenne pas concernant mes propos, il s’agit d’un fait. Durant sa carrière, Serena Williams avait le droit à neuf dérogations sur la liste des produits dopants pour soigner ses maladies, c’est un de plus que le dernier champion olympique du 100 mètres à Paris 2024, l’Américain Noah Lyles. Je connais aussi un joueur qui a une dérogation, et qui se fait une injection par jour mais je ne donnerai pas son nom car je l’aime beaucoup. La question que je me pose c’est comment tu peux décider d’entrainer un enfant à fond pour en faire un champion si tu sais qu’il a déjà neuf maladies. »

Passe-droit : pour moi, oui ! mais pour les autres, c’est injuste !

On peut rappeler aussi un comportement à la marge de Serena lors de la Hopman Cup 2015 à Perth (Australie). En plein match, elle boit une tasse de café bien serrée pour éliminer le jetlag. C’est RTL sport du 05 janvier 2015 qui s’en fait l’écho : « L’Américaine Serena Williams a perdu le premier set 6-0 en seulement 19 minutes face à l’Italienne Flavia Pennetta et a demandé à l’arbitre si on pouvait lui apporter un café. « J’ai demandé si c’était réglementaire d’avoir un expresso en plein match car je ne l’avais jamais fait auparavant mais j’avais besoin de me réveiller à cause du décalage horaire » a expliqué la n° 1 mondiale. Quelques minutes plus tard, son café arrivait et il lui a fait du bien puisqu’elle a remporté facilement les deux sets suivants, 6-3, 6-0. Les Etats-Unis ont finalement dominé l’Italie 3-0 dans ce tournoi par équipes mixtes. [RTLsport, 05.01.2015]

Alors n° 1 mondiale, le 31 janvier elle remporte l’Open d’Australie face à Maria Sharapova. Ce service café sur le court peut être taxé de hors norme et seulement réservé aux numéros Un.

Un peu d’histoire

Sur ce thème, on peut rappeler qu’en 1919, lors de la finale de Wimbledon, la Française Suzanne Lenglen, surnommée plus tard La Divine en raison de ses performances à répétition, en difficulté après le 1er set gagné difficilement 10/8, avait reçu sur le court central un flacon de cognac bu à la vue de tous les spectateurs. Et lors du 3e set, elle avait également absorbé ce breuvage. Finalement, Suzanne avait gagné 10/8, 4/6, 9/7. A l’époque, il n’y avait pas de lutte antidopage même si la consommation de cognac dans le tennis était une pratique courant dans les vestiaires et même sur les courts et ce jusqu’aux années 1970.

Hackers russes : dévoilent les autorisations de complaisance pour se doper légalement au prétexte de se soigner

D’ailleurs, des Hackers russes dans les suites rapprochées des Jeux olympiques de Rio (05-21 août 2016) avaient révélé ces pratiques (AUT) d’aides à la performance alors que l’athlète est momentanément ‘’malade’’. L’Agence France-Presse du 20 septembre 2016 avait donné quelques noms dont ceux de Serena et Venus Williams. – « Le piratage des dossiers médicaux de sportifs de haut niveau par des hackers russes met en lumière l’un des piliers de la lutte antidopage : les autorisations d’usage à des fins thérapeutiques (AUT), qui permettent aux athlètes de se soigner en utilisant des substances figurant sur la liste des produits interdits. Entre le 13 et le 19 septembre, un collectif de pirates informatiques appelé Fancy Bears a mis en ligne en quatre salves des données médicales confidentielles concernant 66 athlètes. Parmi eux, les Américaines Serena et Venus Williams (tennis), Simone Biles (gymnastique), le cycliste britannique Chris Froome, son compatriote coureur Mo Farah ou le joueur de tennis espagnol Rafael Nadal.

Ces données piratées émanent du système de gestion en ligne de l’Agence mondiale antidopage (AMA), le système Adams, qui lui permet d’assurer le suivi des contrôles antidopage des sportifs. Toutes concernent des AUT. Elles ne prouvent donc aucune infraction ni aucun contrôle antidopage positif puisque les sportifs cités par les hackers ont une autorisation médicale pour utiliser des médicaments interdits. Les Fancy Bears estiment que les AUT équivalent à des « permis de se doper’’. Une affirmation que l’AMA réfute avec force et juge biaisée : selon elle, les Fancy Bears sont russes et leurs accusations sont en fait des « représailles’’ pour lui faire payer sa lutte contre le « dopage d’Etat’ en Russie.[RTBF.be/Agence France-Presse, 20.09.2016]

Serena prend la défense de son ex-rivale, la Russe Maria Sharapova

Dans le même entretien accordé à Time Magazine faisant partie d’un ensemble consacré aux « 100 personnes les plus influentes du monde », la cadette des Williams a défendu son ancienne rivale Maria Sharapova épinglée pour un contrôle positif au meldonium, un modulateur métabolique prohibé depuis le 1er janvier 2016. Elle en fait par ignorance un cas similaire à celui de Jannik Sinner.

En première instance, la Russe est suspendue deux ans mais en appel devant le TAS, la peine est ramenée à 15 mois au prétexte ‘’qu’elle était de bonne foi et n’avait fait aucune faute significative’’. Le TAS, lui aussi comme l’AMA, ne sont pas très pertinents dans leur justification. En réalité, Masha (surnom de Sharapova) aurait dû savoir que le meldonium était apparu dans la réglementation antidopage de l’AMA depuis le 1er janvier 2015 à la rubrique Programme de surveillance. Comme son titre l’indique, les produits présents dans cette liste ne sont pas interdits mais surveillés sans entraîner de sanction.

Un an plus tard, devant la présence répétée de meldonium chez les athlètes, notamment de l’Est, l’AMA inclue le meldonium dans la liste des substances illicites entraînant une sanction. Pendant ce temps-là, Sharapova a reçu des informations l’avertissant de ce changement de statut qu’elle n’a pas lu. Là aussi, comme pour Sinner, les sportifs et leurs staffs sont totalement responsables.

Donc, dans les deux cas, il y a bien eu faute professionnelle. Pour Sharapova, elle a pris volontairement le meldonium pour ses effets supposés sur une arythmie cardiaque, un déficit en magnésium et la prévention du diabète alors que Sinner aurait été contaminé par voie cutanée lors de massages de récupération effectués par avec son kiné.

Actualité médico-sportive – Tennis versus natation : chaud et froid…

Par défaut

ou comment refroidir les extrémités des membres supérieurs des tennismen au changement de côté ou garder l’échauffement des mains avant de nager en compétition

Dernièrement, lors du ¼ de finale S. Korda contre N. Djokovic le 27 mars 2025, les spectateurs ont pu constater avec étonnement que Novak, aux changements de côté, portait de grands gants bleus.

Novak Djokovic, entre les échanges à l’Open de Miami, enfilait ses gants ‘’de glace’’ lui permettant rapidement de limiter la surchauffe de l’effort par le refroidissement des extrémités des membres supérieurs

Martina Navratilova, la joueuse 59 fois titrée en Grands Chelems (18 en simple, 31 en double dame et 10 en double mixte), dans une interview donnée à Sky Sports, a expliqué pourquoi le Serbe portait ces gants : « Les tennismen pros disposent de cette technologie depuis des années. Les gants peuvent abaisser la température du corps en 30 secondes. Ils refroidissent ainsi la circulation sanguine. Je ne sais pas pourquoi les autres joueurs ne les utilisent pas. Mais, bien sûr, Novak a une longueur d’avance sur tout le monde an matière de technologie. C’est magique et je ne sais pas pourquoi les tournois n’en disposent pas. »

Sur ce même thème de la lutte contre la surchauffe depuis quelques années lors des mêmes tournois où le soleil frappe très fort les corps, sont apparus les colliers de glace. Autre innovation anti-cou-de-surchauffe inventée – cela va surprendre – il y a plus d’un siècle en 1910 !

C’est Tommy Murphy, un champion de boxe américain actif de 1905 à 1914, qui va utiliser pour la première fois un collier de caoutchouc contenant de la glace que son homme de coin lui plaçait derrière le cou entre les rounds. A l’époque, il prétendait que « cela suffisait pour rendre un boxeur frais et dispos » [source : La Vie au Grand Air, 1910, n° 593, 29 janvier, p 73]

Jeux olympiques de Los Angeles en juillet 1984 : des tenues hivernales en chambre d’appel pour affronter une compétition de natation estivale

Cette information sur le refroidissement du corps par gants interposés me ramène en 1984 aux Jeux de Los Angeles que je suivais à la télévision pour le compte du quotidien Libération. Tous les jours, je publiais une chronique sur « le corps et son environnement ». Le 04 août 1984, mon texte était consacré à une innovation : les gants portés par les nageurs américains. C’était il y a… 41 ans !

D’ailleurs, aux Jeux de Paris en 2024, les nageurs de la plupart des nations se présentaient en chambre d’appel avec des vêtements chauds style doudoune plus ou moins longue. Certains portaient également des gants. « Mieux on connaît son corps, mieux on sait s’en servir ». Cette maxime en sport de compétition est toujours d’actualité.

JO de Paris 2024 – Léon Marchand emmitouflé dans sa doudoune à la sortie de la chambre d’appel

Tour de France ton histoire – L’évolution du ravitaillement au fil des 111 éditions

Par défaut

Le rendement d’un routier dépend en grande partie de l’apport énergétique adapté aux efforts de longue durée

Le ravito : la saga du contenu de la musette du routier ‘’Tour de France’’ depuis 1903

« Les géants de la croûte passent à table »

Le cyclisme est un sport à part où la durée de l’effort, notamment chez les professionnels, impose un à plusieurs ravitaillements en course suivant la distance kilométrique de l’épreuve ou de l’étape, sous peine pour le compétiteur d’être fortement pénalisé dans son rendement. Signalons que de 1919 à 1924, une étape du Tour de France Les Sables-d’Olonne-Bayonne faisait 482 km. Sous peine de pannes de jambes, le ravitaillement en cours de route jouait un rôle déterminant.

Cet apport énergétique s’est modifié considérablement à travers les époques. Composé d’aliments classiques au début des courses cyclistes (1900) : viande (côtelettes), poulet (cuisses), fruits (bananes), pain et alcools en tout genre, le contenu de la musette s’est progressivement réduit. On y trouve aujourd’hui différentes barres énergétiques protéinées et des bidons contenant des aliments liquides, des boissons énergétiques et de l’eau.

Afin de mieux appréhender l’intérêt de l’évolution de cet apport énergétique, nous vous proposons, au fil du temps, de détailler les musettes du Tour de France.

Signalons que de 1919 jusqu’à la fin des équipes nationales en 1968, le règlement de la grande randonnée de juillet prévoyait que tous les concurrents, quelle que soit la catégorie à laquelle ils appartenaient, devaient être ravitaillés en nourriture au cours de chaque étape, par les soins de l’organisateur de l’épreuve, en l’occurrence l’Auto jusqu’en 1939 et de 1947 à 1968 (sauf de 1962 à 1966 où le Tour fut couru par équipe de marque) par l’Équipe et la société du Tour de France. A partir de 1969, ce sont les équipes de marque qui composent et préparent le contenu des musettes.

(…)

En fichiers joints (PDF) :

  • La saga du contenu de la musette du routier Tour de France depuis 1903
  • Zone de restauration rapide : étapes successives de la réglementation du ravito solide et des boissons en course ainsi que de l’apparition de la musette.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

Dopage – Jeux paralympiques de Sotchi 2014. La TMZ (trimétazidine) refait parler d’elle…

Par défaut

Un déficient visuel de para ski de fond et de para biathlon, le Russe Nikolay Polukhin, vient d’être disqualifié de sa médaille d’or et de ses deux d’argent pour substitution d’urine.

Dans son ouvrage ‘’Dopage organisé’’, Grigory Rodchenkov, le patron du labo antidopage de Sotchi, pensait pourtant dur comme fer avoir ‘’effacé’’ l’épidémie de TMZ des sportifs paralympiques russes aux Jeux 2014.

Rodchenkov détaille pages 211 à 213 les manipulations d’urine des paralympiques russes pour les rendre propres dès la fin des Jeux.

JEUX PARALYMPIQUES de Sotchi

Une épidémie russe ‘’effacée’’ par Grigory Rodchenkov

L’ancien patron des labos de Moscou et Sotchi témoigne : « Les Jeux paralympiques débutèrent le 7 mars 2014 (jusqu’au 16 mars) et poursuivirent sans incident jusqu’à ce que nous commencions à détecter plusieurs cas positifs chez les vainqueurs russes. Nous trouvions plus précisément de la trimétazidine (Préductal®), un stimulant cardiaque commun très fréquemment utilisé dans l’ancien bloc de l’Est. L’AMA et le Comité international paralympique  (CIP) l’avaient ajouté à leur liste de produits prohibés en 2014 mais apparemment, les paralympiques russes n’étaient pas au courant.

Nous n’avions pas reçu d’avertissements ou d’instructions, aussi avions-nous analysé normalement ces échantillons contaminés. Il n’y avait plus aucun expert ou observateur étranger dans le laboratoire de Sotchi et donc aucun risque qu’ils soient témoins de ces analyses. Cependant le vrai risque était que le CIP nous demande de transférer tous ces échantillons à Lausanne après les Jeux pour préservation et nouvelle analyse, auquel cas nous serions obligés d’effectuer de nouvelles substitutions (sur le flacon B). Pour ne rien arranger, les athlètes paralympiques continuèrent à remporter des médaillés d’or en ski et en biathlon et chaque nouvelle médaille d’ or était assortie d’un contrôle positif.

Grigory Rodchenkov – Dopage organisé – éd. Michel Lafon, 2021

Les athlètes paralympiques russes et leurs entraîneurs étaient traités avec les mêmes égards que les champions olympiques valides, à savoir des primes de plusieurs dizaines de milliers de dollars, des voitures neuves, des appartements cossus et un accès à des camps d’entraînement de haut niveau. Les enjeux, pour eux comme pour nous, étaient équivalents à ceux des «vrais » Jeux olympiques. Il fallait à tout prix que ces médailles restent russes. J’informai Evgeny Blokhine [l’agent du service secret chargé de surveiller le labo] que la situation dérapait et qu’il fallait envoyer au plus vite nos magiciens (agents du FSB spécialistes de l’ouverture et de la fermeture des flacons prétendument sécurisés sans laisser de traces) à Sotchi et il fallut deux jours au vice-ministre des sports Yuri Nagornykh pour les rassembler. Cette fois-ci, en l’absence d’observateurs étrangers, nous procédâmes aux échanges pendant la journée. Nous gardâmes les magiciens avec nous trois jours de plus, jusqu’à la fin des Jeux paralympiques, et effectuâmes le dernier échange le 15 mars. Les choses étaient assez calmes à cette période, aussi demandai-je à Yuri Tchijov (le directeur adjoint du labo de Sotchi) de diriger la séance : il avait acquis assez d’expérience à présent. Le problème était de savoir où se procurer de l’urine «propre». Je n’avais pas souvenir d’avoir conservé de l’urine propre d’athlètes paralympiques en 2013. (1)

  • La différence majeure dans ce cas était que l’échange d’urine avait lieu après les analyses en laboratoire – nous n’ étions pas pressés par le temps et avions moins besoin de discrétion. Une autre différence était que les échantillons À et B 1’’nettoyés’’ demeurèrent au laboratoire plusieurs jours, dans l’attente d’un approvisionnement en urine propre. Ces contrôles positifs à la trimétazidine étaient totalement inattendus.

Nous reçûmes les derniers échantillons d’urine propre le 17 mars et les expédiâmes tous à Lausanne le 19. Le laboratoire de Sotchi pouvait enfin fermer ses portes (…). Je quittai Sotchi pour Londres afin d’assister à une réunion des directeurs de laboratoire de l’AMA. Le président de l’instance Greg Reedie (2014-2020) me remit une copie dédicacée et mise à jour du Code mondial antidopage. (…). De là, je rentrai à Moscou, où j’assistai à l’ultime inspection de notre laboratoire par les experts qualifiés d’indépendants appointés par l’AMA. Ils nous remirent un certificat de conformité, estimant que notre laboratoire « obtenait des résultats antidopage exacts dans le cadre des normes d’accréditation de l’AMA ». L’AMA entérina ces conclusions et la suspension de six mois dont on nous avait menacés n’entra jamais en vigueur. Voilà qui mettait le point final aux 18 mois cauchemardesques de l’enquête de l’AMA. » [Grigory Rodchenkov. – Dopage organisé. – Paris, éd. Michel Lafon, 2021. – 333 p (pp 211-213)]