Quelques constatations : la mondialisation stagne. La taille des Géants de la Route se maintient, la France est toujours en tête du nombre des coureurs nationaux dans le peloton. Une nouvelle paire de jumeaux participe à cette édition du Tour.
Avec ces données chiffrées, chacun pourra coller ses amis qui se croient des tops-connaisseurs du Tour !
D’autres articles vont suivre – comme depuis 2018 – avec une analyse comparative sur l’évolution du nombre des nations, des cyclistes hors gabarits, les parentés (grand-père, père, fils, jumeau), les plus de 10 Tours au compteur, etc.
Surnommé le Petit Napoléon (par Christian Raymond), P’tit Chef (par Jacques Mourioux), Le Petit Poucet, le Druide, Maître Guim, le Paillasson (par Laurent Fignon), Cyrille Guimard est l’objet d’une hagiographie signé Vincent Côté, responsable du pôle cyclisme à Ouest-France.
Problème ! Comme souvent avec les ouvrages sur le cyclisme, c’est que l’éditeur ne fait pas relire le texte et l’on a droit à une kyrielle de mastics. Dans cet ouvrage, leur nombre ne peut donc pas être le fait de coquilles mais bien un manuscrit écrit à la-va-vite et non relu.
Une fois de plus, avec certains journalistes, on constate que pour écrire leurs textes ils ne s’appuient que sur leurs propres papiers – qui contenaient déjà des erreurs – voire sur L’Equipe, mais surtout pas sur les articles des spécialistes ; ce qui explique au final le nombre de mastics et de contrevérités élevé sur la forme et le fond qui vont de la simple peccadille à des histoires totalement truquées, inventées ou romancées. Précisons que je n’ai pas mentionné toutes les erreurs de l’auteur…
Au final, comme aucun rectificatif ne sera publié dans Ouest-France, le lecteur/acheteur se trouve floué en croyant avoir acheté un document crédible !
Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com / Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD
EN FICHIER JOINT (PDF) – NOTES de lectures de « Guimard » par Vincent Côté
La grande majorité des citations en italiques sont de C. Guimard (mis à part celles de V. Barteau, P. Jules et J. Pelier en fin d’article)
Pour être médecin ou préparateur-star du peloton, il n’est pas indispensable d’avoir fait des études de médecine de haut niveau. Il suffit de s’y connaître en médocs de la performance et d’avoir la réputation d’éviter à ses adeptes les tests positifs.
La liste publiée ici en recense 14 mais, bien sûr, cette énumération reste ouverte…
Dans le dernier numéro de la revue annuelle Pédale !, un article de 5 pages est consacré aux histoires de fringale.
Dès le chapeau, l’auteur qui, visiblement, ne fait pas de vélo car il saurait ce qu’est réellement une fringale, nous explique qu’elle est imprévisible. Or, dans le déroulé du texte signalant des acteurs victimes de coup de pompe, notamment Cyrille Guimard, il signale qu’il existe un signe d’alerte : « Dans les minutes qui précèdent la fringale, vous avez un temps d’euphorie ».
Mais à cause de l’ignorance de l’auteur de l’article, on va rester sur notre faim sans rien savoir sur le mécanisme de cette euphorie de courte durée précédant la panne de jambes.
Mécanisme de l’euphorie précédant la ‘’descente’’
La fringale est due à une chute de glucose sanguin au-dessous d’un certain chiffre, variable selon les individus, mais tel, que les cellules du système nerveux central (cerveau) ne sont plus suffisamment approvisionnées. Le taux de sucre sanguin, normalement, à jeun, oscille suivant les techniques entre 0,60 à 1,10 g/L de sang. Cependant, les manifestations de l’hypoglycémie, ne sont habituellement apparentes que pour une glycémie inférieure à 0,60 g/L et tendent à se reproduire, à niveau glycémique égal, de façon identique chez un même sujet. Dans ce cas, le cerveau ne reçoit plus suffisamment son seul carburant.
De la même manière que l’automobiliste qui s’endort, n’appuie plus sur l’accélérateur, le cycliste victime d’une fringale ne pousse plus sur les pédales et diminue sa fréquence de pédalage, son cerveau arrêtant de transmettre les informations nécessaires pour que les muscles des cuisses se contractent.
Cependant, dans un organisme en parfaite santé comme celui d’un adepte des deux-roues à moteur musculaire, lorsque se produit une baisse soudaine de la glycémie, un système d’urgence extrêmement efficace se déclenche.
La baisse de la glycémie déclenche immédiatement un système d’urgence
Lorsque la baisse de la glycémie est rapide (sommation d’efforts, apport énergétique insuffisant avec cerise sur le gâteau l’ascension d’un col ou vent de face sur des km…), elle provoque une libération de différentes hormones, en particulier d’adrénaline provenant d’une glande située sur le rein (la surrénale). Cette hormone provoque les effets suivants : un rétrécissement des petites artères de la peau et des extrémités (sensation de froid, sudation) qui a pour principal effet de dériver le courant sanguin en direction de certains organes et, notamment, vers le cerveau. Ainsi, le débit sanguin cérébral passe de 0,9 à 1,1 voire 1,2 ou même 1,4 litre par minute. Cette augmentation de l’irrigation du cerveau compense donc momentanément la baisse du glucose sanguin. Ce mécanisme d’adaptation peut avoir une amplitude suffisante pour que le cerveau « se sente en forme » pour commander aux cuisses et aux mollets d’augmenter leur poussée sur les pédales.
Cette euphorie musculaire est de courte durée et le « coup de pompe » survient quelques minutes après, si l’apport en sucres n’a pas été réalisé dans l’environnement immédiat de cette embellie mentale.
De la fringale au coup de pompe
Simple sensation de faim, le plus souvent c’est la fringale qui s’annonce,
Faiblesse des jambes et / ou scotché à la route définissent le coup de pompe
Il existe d’autres signes en rapport avec la baisse du glucose sanguin :
sensation de « malaise » avec parfois : sueurs abondantes, pâleur, « mal de tête », impression de cerveau vide, vertiges.
Si l’effort est poursuivi sans compensation énergétique (boissons et barres enrichies en sucres simples), l’hypoglycémie s’accentue et provoque des troubles qui s’apparentent à ceux que l’on constate chez un sportif dopé ;
« démarche » ébrieuse ou trajectoire en « zig-zag »
troubles du comportement, tels une indifférence ou une excitation insolite, du mutisme, de la mauvaise humeur, une colère subite, etc. ou encore un comportement « automatique », le sujet accomplissant des actes apparemment logiques mais avec « l’air absent ».
au maximum, tendance à la somnolence, pouvant aboutir à une perte de connaissance.
Ainsi on s’aperçoit, lorsqu’on maîtrise correctement la régulation énergétique du glucose à l’effort, que la fringale et le coup de pompe sont deux symptômes d’une même cause, la baisse de glucose sanguin.
Sur quelques personnages ayant été éclaboussés par le tsunami Festina du Tour 1998
Après Daniel Baal, président de la Fédération française de cyclisme (FFC) à l’époque de l’affaire Festina, c’est au tour de Roger Legeay, le vice-président, de passer sur le gril…
Aujourd’hui, fondateur-président du Mouvement pour un cyclisme crédible (MPCC ) et ce depuis 2007.
MICHEL GROS – La passion du cyclisme et quelques vérités… St-Martin-la-Plaine (42), éd Phénicie, 2024. – 509 pages
Après Daniel Baal (voir article du 28 janvier), Michel Gros tacle successivement Roger Legeay – ancien coureur devenu directeur sportif -, Vincent Lavenu, lui aussi ancien cyclard, puis patron d’une équipe, Pascal Chanteur, autre ancien coureur puis depuis 2008 président de l’UNCP, et Daniel Tarsi, un préparateur italien au service de l’équipe Casino avec des résultats stupéfiants.
Roger Legeay
Aujourd’hui, c’est l’emblématique directeur sportif des équipes Peugeot, Z, Gan et Crédit Agricole qui se retrouve sur le gril. Le tacle de Michel Gros figure page 311 de son bouquin : « A Lorient, la police n’est toujours pas là et Bruno Roussel est de plus en plus sous pression. En revanche, nous avons la visite de notre soigneur Jean Dalibot, évincé du Tour. Il est comme un fou et profère de graves menaces contre Bruno qui n’a pas besoin de ça. Mercredi 15 juillet, étape Plouay-Cholet, Bruno me demande prendre sa place dans la première file. Il souhaite essayer de dormir un peu à l’arrière de la voiture, dans la seconde file. Pendant l’étape, Roger Legeay vient à ma hauteur et me demande que l’équipe quitte le Tour. Je l’envoie promener. »
Page 312, le directeur sportif du Crédit Agricole, espérant écarter une équipe concurrente de premier plan, en remet une couche. C’est ce qu’écrit Michel Gros : « Pendant l’étape, Roger Legeay revient à la charge, me demandant pour la deuxième fois de nous retirer. Je l’éconduis poliment. »
Coéquipier de Lance Armstrong (LA) dans les équipes US Postal et Discovery Channel, il assure que celui-ci ne trichait pas. C’est ce qu’il vient d’affirmer à O Joro, un média portugais, partagé par le site canadien lesnews.ca en expliquant sans sourcilier qu’il n’a jamais eu connaissance des violations des règles antidopage par Armstrong dit le Boss du peloton des années 1999-2005.
En moins d’un an, c’est le troisième Géant de la Route à passer ce cap
Le premier Tour de France à franchir la ligne des 100 ans a été l’Italien Pietro Righetti en 2001, le 2e le Belge Emile Brichard en 2004, le 3e le Français Marcel Renaud en 2010, le 4e son compatriote Emile Idée en 2020.
Depuis le premier Tour de France en 1903, seuls quatre coureurs avaient passé la barre mythique des 100 ans.
Aujourd’hui, en moins de 365 jours, trois nouveaux centenaires ont rejoint le ‘‘club‘‘ : les Français Charles Coste et Antonin Rolland ainsi que l’Espagnol Bernardo Ruiz Navarette. Cette tendance ne fait que s’intensifier puisqu’à ce jour nous recensons six Tour de France encore en vie à moins de trois ans des 100 ans. Cette évolution de la longévité touche toute la société. En 1901, ils étaient 100 centenaires pour 39 millions d’habitants; en 2009, 20 000 pour 64,7 M; en 2024, 31 000 pour 68 M.
Pour rendre hommage à Bernardo Ruiz, nous avons regroupé quelques data, repères et faits marquants enregistrés tout au long de sa carrière.
Ils étaient 36 en 2022 et 28 en 2023. Les 33 Tour de France décédés en 2024 avaient atteint une longévité moyenne de 82 ans 5 mois.
MISE A JOUR : par rapport à la version publiée le 4 janvier 2025, l’Anglais John Clarey, décédé en décembre 2024 mais seulement révélé fin janvier, s’est ajouté à la liste
Afin d’honorer la mémoire de ces cyclistes qui ont versé des litres et des litres de sueur sur l’asphalte pendant leur participation à la Grande Randonnée de juillet et qui, en 2024, ont rejoint d’autres parcours invisibles, nous proposons de rappeler pour chacun des 32 disparus quelques repères qui aideront à les garder dans nos mémoires. Ils ont su nous captiver par leurs performances sur les routes du Tour.
Certains tels Raphaël Geminiani (12), Rolf Wolfshohl (9), Lily Bergaud (7) ou Rik Van Looy (7), ont plusieurs Boucles au compteur alors que d’autres n’ont participé qu’à une seule édition. Pour ces derniers, prendre le départ d’une unique Randonnée de Juillet est déjà un titre de gloire qui les a marqués à vie.
POINT DE VUE
C’est l’organisateur du Tour de France qui devrait, chaque année, honorer ses serviteurs que sont les coureurs ayant participé à la Grande Boucle, en rappelant lors de la présentation du Tour, la totalité de ceux qui nous ont quittés et non deux ou trois maillots jaunes emblématiques ainsi que ceux qui ont pris leur retraite de cycliste professionnel.
Lors de cette manifestation à grand spectacle ce sont surtout les sponsors et la ville du Grand Départ qui sont célébrés. Le Livre de Route du Tour de France remis au départ à tous les concernés par l’épreuve (coureurs, caravane publicitaire, staffs médico-techniques, officiels..) devrait comporter la liste des disparus et des retraités du peloton de l’année écoulée. Pour l’organisateur, la moindre des choses serait de faire un hommage appuyé – qu’ils soient leaders ou équipiers – à ces contributeurs incontournables au service de la gloire du Tour de France.
Surnommé Le Roi de Chevreuse pour ses performances dans le final d’épreuves empruntant cette région bosselée d’Ile-de-France – notamment lors de ses cinq succès dans le Critérium National.
Emile Idée n’est pas le plus âgé des cyclistes ayant fréquenté la Grande Boucle, à avoir dépassé 104 ans. Il est devancé de deux mois par le Belge Emile Brichard (décédé à 104 ans 7 mois) qui avait abandonné au cours de la 1re étape du Tour 1926.
Le premier Tour de France à dépasser 100 ans a été l’Italien Pietro Righetti en janvier 1999, le 2e le Belge Emile Brichard en décembre 1999, le 3e le Français Marcel Renaud en 2009, le 4e Emile Idée en 2020.
Depuis le premier Tour de France en 1903, seuls quatre coureurs avaient passé la barre mythique des 100 ans.
Aujourd’hui, en moins de 365 jours, trois nouveaux centenaires ont rejoint le ‘‘club‘‘ : les Français Charles Coste et Antonin Rolland ainsi que l’Espagnol Bernardo Ruiz Navarette (le 08 janvier prochain).
Cette tendance ne fait que s’intensifier puisqu’à ce jour nous recensons six Tour de France encore en vie à moins de trois ans des 100 ans.
Cette évolution de la longévité touche toute la société. En 1901, ils étaient 100 centenaires pour 39 millions d’habitants; en 2009, 20 000; en 2024, 31 000 pour 68 millions.
Afin de rendre hommage à Emile Idée, nous avons regroupé quelques data et repères enregistrés tout au long de sa carrière.