Avec en exergue 7 grognards de la Grande Boucle qui ont dépassé 100 ans
Parmi tous les coureurs ayant pris le départ de la Grande Boucle depuis la première édition en 1903, qui sont nés en 1927 et avant, on comptabilise sept coureurs ayant dépassé le cap des 100 ans. Parmi ces 7 géants de la pédale, deux sont encore en vie.
Par ailleurs, en dehors des 7 centenaires :
deux sont décédés dans leur 100e année
huit ont atteint 98 ans dont quatre sont toujours en vie
dix ont fêté leur 97e anniversaire
[document exclusif JPDM]
Il n’y a pas que le Tour de France dans la vie d’un cycliste.
D’autres coureurs professionnels n’ayant jamais participé à la Grande Boucle ont, eux aussi, dépassé les 100 ans.
Ils sont 12 à faire partie du club des centenaires.
Il est le 7e de tous les concurrents ayant participé à la Grande Boucle depuis 1903 à avoir dépassé l’âge de 100 ans
Le premier Tour de France à franchir la ligne des 100 ans a été l’Italien Pietro Righetti en 2001, le 2e le Belge Emile Brichard en 2004, le 3e le Français Marcel Renaud en 2010, le 4e son compatriote Emile Idée en 2020. Les 5e et 6e, deux autres tricolores, Charles Coste et Antonin Rolland sont venus enrichir le club. Ils sont toujours en vie.
Le 7e est le champion espagnol Bernardo Ruiz qui avait dépassé le cap mythique le 8 janvier dernier.
Pour rendre hommage à Bernardo Ruiz, nous avons regroupé quelques data, repères et faits marquants enregistrés tout au long de sa carrière.
A la date de son décès, Bernardo Luiz Navarette fait partie des 3 608 coureurs ayant terminé au moins une fois le Tour de France entre 1903 et 2025 [chiffres JPDM]
avec les aides motorisées (bidons, gels, impers, motos), notamment dans les ascensions
Les images de TV montrent Lenny Martinez dans ce genre de traction illicite par la méthode du bidon collé à trois reprises témoignent que la triche colle à la peau du milieu de la compétition cycliste
Quatre complices participent à la non-valeur des performances
Le premier rôle est joué par le coureur
Aidé par le directeur sportif qui ne peut s’empêcher pendant l’opération de traction motorisée d’appuyer sur l’accélérateur comme par réflexe,
La TV joue un rôle de complice passif. Dès qu’elle fixe l’image de l’opération qui devient trop visible par sa durée, rapidement le réalisateur comme par hasard change de plan pour montrer les spectateurs, le paysage, etc.
Les ‘’gardiens’’ de la régularité des épreuves cyclistes : commissaires UCI ou fédéraux qui ne sanctionnent que mollement ou pas du tout. Ils veulent rester en bons termes avec les cyclistes, notamment de premier plan afin d’obtenir un souvenir : photo dédicacée, casquette, maillot… Pour que l’action de ces gardiens de l’éthique soit efficace qu’eux aussi risquent l’exclusion pour absence d’intervention et de rapport.
LE CAS Lenny Martinez, un récidiviste non sanctionné jusqu’à la 18e étape (Vif-Le col de la Loze).
Lors de cette étape au dénivelé positif de 5 450 mètres dans l’ascension du Glandon (1 924 m), un hors catégorie présent après 60 km de course où le petit-fils de Mariano cherchait à accroître son capital points au GPM, on a pu voir à la télévision le coureur de la Barhain Victorius, se laisser décroché de quelques longueurs, la voiture de son directeur sportif – Roman Kreuziger, un ancien pro (10 Tours de France au compteur, 5e en 2013) – venir à sa hauteur et à trois reprises lui proposer un bidon collé. A chaque fois, le DS lui faisait bénéficier de la traction du véhicule sur plusieurs dizaines de mètres.
Le Cannois écopera de deux amendes d’une pénalité au temps (10 sec.) mais aussi en points UCI (15) et de 8 pts au GPM. A noter que les 8 pts de pénalité au Grand Prix de la montagne lui ont été décomptés non pour le bidon collé à répétition mais parce qu’il s’est également accroché à la voiture de son DS. Ce dernier étant également sanctionné par une amende. Dans la même étape, le chouchou du public français, Kevin Vauquelin, va écoper d’une amende pour bidon collé.
Bidon-collé : les cadors s’en passent
J’ai peut-être manqué de vigilance mais depuis les étapes pyrénéennes et jusqu’à cette 18e au cœur du massif alpin, je n’ai pas vu une seule fois Tadej Pogacar ou Jonas Vingegaard se prêter à l’opération frauduleuse du bidon collé. Le vainqueur Ben O’Connor au sommet du col de la Loze, lui non plus, ne s’est pas servi de ce coup de pouce pour favoriser son échappée finale.
Avant l’épidémie de ces dernières années du bidon collé, sévissait la poussette
Certains coureurs dans les années 1950-1970, notamment dans le Giro, ne donnaient pas un coup de pédale dans les ascensions. Ce fut le cas de Gastone Nencini qui, grâce à des norias de pousseurs organisés, a remporté le Tour d’Italie 1957.
Réglementation
Jusqu’en 1988, les bidons collés dans les cols sont interdits dès le pied de l’ascension. L’année suivante, l’interdiction de ravitailler en roulant un coureur lors d’une ascension a été supprimée. C’est ainsi que l’épidémie a pu se mettre en marche.
Point de vue JPDM
Tant que les tricheurs ne seront sanctionnés que d’une simple amende alors que la faute mérite au minimum une pénalité en temps, voire une mise hors course s’il y a répétition de la manœuvre, il y a peu de chance que cette aide autant motorisée qu’illicite soit éradiquée.
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mais aussi 6 frères, un fils, 2 petits-fils participent à la 112e édition de la Grande Boucle
Deux petits-fils participent à la plus grande course du monde : Mathieu Van der Poel (grand-père : Raymond Poulidor) et Lenny Martinez (Grand-père : Mariano). Ils sont bien connus des spectateurs et des médias.
En revanche, le rookie suisse Fabian Lienhard l’est beaucoup moins alors que son père Erwin, professionnel de 1977 à 1986, a participé au Tour de France 1982 (95e).
De même, on relève en dehors des deux paires de jumeaux (Yates et Johannessen), les frères Paret-Peintre, Aurélien et Valentin.
Démographie Tour de France : 5 jumeaux, c’est exceptionnel mais non surprenant
Mais surtout, c’est la présence de 5 jumeaux qui est exceptionnelle. Les frères Yates fréquentent le Tour depuis le mitan des années 2010. A cinq reprises, ils étaient ensemble au départ des mêmes Boucles (2015, 2019, 2023, 2024, 2025). Les frères jumeaux Tobias et Anders Johannessen sont réunis pour la première fois sur le Tour en 2025. Le 5e jumeau, le Néerlandais Mick Van Dijke, est lui aussi présent sur ce Tour mais son binôme Tim, pro depuis 2020, n’a pas été sélectionné à ses côtés dans l’équipe Red Bull-Bora Hansgrohe.
A propos de ces cinq sosies, je propose un document exclusif sur les jumeaux cyclistes en signalant ceux qui ont fréquenté le Tour.
En dehors des Yates et des Johannessen, les seuls qui se trouvaient en même temps sur la route du Tour sont les frères jumeaux slovaques Martin et Peter Velits, présents lors du Tour 2012
Aptitude physique – Les vrais jumeaux sont très proches à 90%
Afin d’apprécier l’influence de l’hérédité versus l’entraînement, autrement dit la part de l’inné par rapport à l’acquis dans la réalisation d’une performance physique, une équipe de scientifiques anglo-saxons a étudié trente paires de vrais jumeaux (homozygotes) âgés de 18 à 26 ans. Pour l’ensemble des paramètres physiologiques, les deux membres d’une même paire sont toujours plus proches chez les vrais (monozygotes) que chez les faux jumeaux (dizygotes). Pour les performances musculaires, la concordance est frappante chez les vrais, tant en ce qui concerne les mesures de puissance aérobie que de puissance anaérobie puisque le taux ‘’d’héréditabilité’’ (dû aux parents) est estimé à, au moins, 90%.
Pour être médecin ou préparateur-star du peloton, il n’est pas indispensable d’avoir fait des études de médecine de haut niveau. Il suffit de s’y connaître en médocs de la performance et d’avoir la réputation d’éviter à ses adeptes les tests positifs.
La liste publiée ici en recense 14 mais, bien sûr, cette énumération reste ouverte…
Selon ASO : 1 910 m; selon les géomètres : 1 897 m
Le panneau du Mont indique 1 909 m mais la route du sommet passe à 1 897 m. La confusion est entretenue par les publications au servide d’ASO
Aucun cycliste du Tour de France n’a franchi l’obstacle à 1 910 m mais 13 mètres au-dessous : 1 897
En clair, depuis la 1re édition de l’ascension du Ventoux en 1951 par les Géants du Tour, et lors des 17 passages qui ont suivi la grimpette initiale et 2021, pas un seul cycliste n’a roulé à l’altitude de 1 909 m puisque la route passe 12 mètres en-dessous du sommet, à 1 897,1 m exactement (si c’est 1 910 m indiqué par ASO cela fait 13 m de différence).
Depuis 2018, dans la revue Cyclosport Magazine et dans ce blog, j’ai publié plus d’une dizaine d’articles sur les faux profils du Ventoux qui font passer les coureurs, suivant les années, à 1 909 m, 1 910 m, 1 912 m.
En juillet 2016, des géomètres-experts officialisent l’altitude du sommet de la route : 1 897 m
Pourquoi la direction du Tour de France, depuis 1987, continue-t-elle à nous tromper sur l’altitude réelle franchie par les coureurs ?
J’ai adressé des courriels à Philippe Sudres, directeur de la communication en 2017, sans réponse ; à Christian Prudhomme, directeur du Tour depuis 2007, en mars 2025 sans réponse (lire les courriels en pièce jointe). Visiblement, ils se prétendent au service du Tour alors qu’en réalité, ils se servent d’artifices pour gonfler les difficultés de la Grande Boucle. 1 909 m, 1 910 m, 1 912 m donnant des altitudes variables du sommet, jouant sur l’amalgame avec la route qui passe, elle, à 1 897 m, chiffre dans leur esprit moins vendeur que 1 910 !
Si un ou plusieurs lecteurs du blog ont une explication autre, documentée, merci de m’en faire part.
Programme officiel 2025 du Tour de France, pages 86-87
A la suite d’une chute, d’une collision (véhicule), d’un malaise (cardiaque, dopage), en compétition, à l’entraînement ou après la fin de la carrière professionnelle lors d’une sortie cycliste.
Causes :
accident vasculaire cérébral (AVC),
chute en compétition ou à l’entraînement,
collision contre un véhicule à moteur,
crise cardiaque à vélo.
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EN FICHIER JOINT – Document JPDM – 90 ‘’Tour de France’’ décédés sur leur vélo
Le rendement d’un routier dépend en grande partie de l’apport énergétique adapté aux efforts de longue durée
Le ravito : la saga du contenu de la musette du routier ‘’Tour de France’’ depuis 1903
« Les géants de la croûte passent à table »
Le cyclisme est un sport à part où la durée de l’effort, notamment chez les professionnels, impose un à plusieurs ravitaillements en course suivant la distance kilométrique de l’épreuve ou de l’étape, sous peine pour le compétiteur d’être fortement pénalisé dans son rendement. Signalons que de 1919 à 1924, une étape du Tour de France Les Sables-d’Olonne-Bayonne faisait 482 km. Sous peine de pannes de jambes, le ravitaillement en cours de route jouait un rôle déterminant.
Cet apport énergétique s’est modifié considérablement à travers les époques. Composé d’aliments classiques au début des courses cyclistes (1900) : viande (côtelettes), poulet (cuisses), fruits (bananes), pain et alcools en tout genre, le contenu de la musette s’est progressivement réduit. On y trouve aujourd’hui différentes barres énergétiques protéinées et des bidons contenant des aliments liquides, des boissons énergétiques et de l’eau.
Afin de mieux appréhender l’intérêt de l’évolution de cet apport énergétique, nous vous proposons, au fil du temps, de détailler les musettes du Tour de France.
Signalons que de 1919 jusqu’à la fin des équipes nationales en 1968, le règlement de la grande randonnée de juillet prévoyait que tous les concurrents, quelle que soit la catégorie à laquelle ils appartenaient, devaient être ravitaillés en nourriture au cours de chaque étape, par les soins de l’organisateur de l’épreuve, en l’occurrence l’Auto jusqu’en 1939 et de 1947 à 1968 (sauf de 1962 à 1966 où le Tour fut couru par équipe de marque) par l’Équipe et la société du Tour de France. A partir de 1969, ce sont les équipes de marque qui composent et préparent le contenu des musettes.
(…)
En fichiers joints (PDF) :
La saga du contenu de la musette du routier Tour de France depuis 1903
Zone de restauration rapide : étapes successives de la réglementation du ravito solide et des boissons en course ainsi que de l’apparition de la musette.
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Philippe Fetter, archiviste et expert en états civils de cyclistes, a passé au peigne fin la carrière des 39 retraités 2024
C’est ASO et ses services qui devraient faire ce travail à destination des journalistes, des passionnés, des historiens, des chercheurs…
Mais visiblement l’organisateur du Monument numéro 1 du cyclisme mondial n’a que faire de ceux qui quittent le devant de la scène. Les responsables devraient être au service de la course et des coureurs et non l’inverse. Dommage.
Mis à part ce tableau récapitulatif de synthèse, toutes les fiches des 39 retraités sont un travail exclusif de Philippe Fetter que nous accueillons dans le blog sans réserve.
En fichiers joints :
Tableau récapitulatif et stats des 39 retraités ‘’Tour de France’’ de fin 2024
Les 39 retraités Tour de France 2024 : carrière et palmarès détaillé pour chacun d’eux
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