Dopage ton histoire – Quand le cognac stimulait la performance

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Au cours du XXe siècle, le cognac – cette eau-de-vie de raisin emblématique – a compté parmi les dopants les plus utilisés par les sportifs. De nombreux témoignages confirment qu’il était consommé pour améliorer la performance dans des disciplines aussi variées que l’alpinisme, la boxe, le football, le marathon, le rugby, le tennis ou encore le cyclisme (voir extraits de presse dans les étapes).

Affiche colorée sur le dopage, mettant en avant le cognac comme stimulant dans divers sports du XXe siècle.

Dès la fin du XIXe siècle, lors des premières compétitions, trois stimulants dominent déjà le podium des « produits coup de fouet » : l’alcool, la caféine et la cocaïne. Dès les années 1850, tous trois font partie des « soins » administrés aux athlètes. Au moment où débute la lutte antidopage, au milieu des années 1960, ce trio figure d’ailleurs parmi les premières substances interdites dans les épreuves sportives.

Dans cet article, nous nous intéressons plus particulièrement au cognac, sans doute l’eau-de-vie française la plus célèbre, et à sa place dans la pratique sportive de compétition.

Il est utile de rappeler que le premier article en français consacré à la stimulation de l’effort prolongé portait essentiellement sur les boissons alcoolisées. Publié dans L’Écho des Alpes et reprenant une conférence du Dr William Marcet au Club Alpin de Londres (7 juin 1887), il affirme clairement l’intérêt de l’alcool pour accroître le rendement musculaire : « De l’usage des stimulants alcooliques dans les courses de montagne ». Le médecin conclut même : « Grâce à lui, la victoire est à vous. »

Document en français sur l'usage des stimulants alcooliques dans les courses de montagne, par le Dr William Marcet, publié en 1887.

Fait notable : deux des trois stimulants historiques, la caféine et l’alcool, ont disparu de la liste des interdictions de l’Agence mondiale antidopage (AMA). La caféine est retirée en 2004, sous la pression du principal sponsor des Jeux olympiques, Coca-Cola. L’alcool, quant à lui, est supprimé en 2018.

Pour la cocaïne, la position de l’AMA s’est également assouplie : depuis 2004, elle n’est interdite qu’en compétition. Autrement dit, un sportif peut en consommer en période d’entraînement sans être sanctionné pour dopage. Depuis 2021, un athlète contrôlé positif peut même éviter toute sanction s’il parvient à démontrer un usage « festif » et accepte un programme de réhabilitation.

• 1919 – Suzanne Lenglen à Wimbledon
Lors de sa première victoire à Wimbledon, la joueuse française est en difficulté au deuxième set face à Dorothea Lambert-Chambers, sept fois titrée. Son père lui lance alors un petit flacon en argent contenant du vieux cognac. Après l’avoir bu, sous les yeux du Roi George V, de la Reine Mary et du Prince de Galles, Suzanne « retrouve un jeu brillant et assuré » et l’emporte finalement 10-8 / 4-6 / 9-7.
De nombreux témoignages datant des années 1920 à 1950 confirment que le cognac était largement présent sur les courts fréquentés par les champions, notamment Suzanne Lenglen et Jean Borotra.

• 1967 – La mort de Tom Simpson sur le Mont Ventoux
Le second épisode, bien plus tragique, concerne le décès du cycliste britannique Tom Simpson le 13 juillet 1967, lors de la 13e étape du Tour de France. L’enquête révèle que la chaleur extrême (40 °C), l’absorption d’amphétamines et surtout celle d’une demi-bouteille de cognac avant l’ascension ont été des facteurs déterminants dans son effondrement fatal.
Alors que la plupart des coureurs prenaient des amphétamines à l’époque, seul Simpson succombe. On sait en effet que le cognac augmente la chaleur interne et aggrave la déshydratation. Combiné à un effort intense sur 20 km à 7,5 %, à des températures très élevées et à l’effet thermogène des amphétamines, il a probablement joué un rôle décisif dans le collapsus cardiovasculaire.

Un témoin de la Grande Boucle affirme que le cognac consommé par Simpson était du « Cognac Bisquit », une marque alors fréquemment annoncée dans L’Équipe, organisateur du Tour.

Infographie sur le cognac avec deux cas emblématiques : Suzanne Lenglen remportant Wimbledon en 1919 grâce au cognac et Tom Simpson souffrant d'un collapsus cardiovasculaire fatal en 1967 à cause du cognac. Comprend des images de chaque athlète.

Everest dopage – En 7 jours porte à porte aller-retour de Londres au sommet du Toit du monde grâce au Xénon… mais pas que !

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Un protocole d’ascension aménagé, escamotant les difficultés, et suroxygéné grâce au Xénon

  • En amont, passer ses nuits sous tentes hypoxiques pendant des semaines et respirer du Xénon dans une clinique allemande, un gaz stimulant la production endogène d’EPO et de GR augmentant le transport d’O2 aux tissus.
  • Sur place, monter dans un hélico pour éviter la marche d’approche et atterrir au camp de base (5 364 m) préinstallé avec un confort VIP.
  • Pendant la grimpe : utiliser les cordes fixes, les sherpas ayant déjà équipés les camps d’altitude ; inhaler de l’oxygène artificielle pendant l’ascension.
Un tableau explicatif sur un protocole de course, indiquant des doses précises de caféine et de paracétamol, accompagné d'autres compléments alimentaires.

Une ‘’grimpette’’ de seulement 3 500 m !

Où est l’exploit des ex-soldats de l’armée britannique ? Ils sont adaptés à l’altitude à domicile et, au final, ils ne grimpent réellement qu’une montagne de… 3 500 mètres !

Pour tous ceux qui prônent « des valeurs de la montagne antinomiques avec le dopage », rappelons que depuis les véritables premières ascensions au XIXe siècle, les viatiques ergogéniques accompagnent les grimpeurs jusqu’aux cimes (voit tableau joint de 1883 à 2025).

Les vraies valeurs dans tous les sports ne concernent que de rares individus. L’ensemble du peloton des adeptes de l’effort physique en compétition n’a qu’un objectif : être reconnu et performer ce qui impose d’atteindre le top 10, voire le podium. De préférence s’il y a des règles, ne pas se faire épingler.

En 2025, la médicalisation de la performance est une constante malgré la profession de mauvaise foi de l’AMA

Aujourd’hui, malgré le CIO, l’AMA, l’ITA, le TAS et les nombreuses agences antidopage nationales, la médicalisation du sport de compétition est voisine de 100% : caféine, anti-inflammatoires, antalgiques, aspirine… font partie de la pharmacie quotidienne des adeptes de l’effort. Et qui plus, ce sont des surdoses qu’ingurgitent les sportifs.

A titre d’exemple, voici le protocole de ‘’dopage légal’’ – expression utilisée par Henriette Albon, une traileuse norvégienne de top niveau qui a partagé un visuel sur la médicalisation du trail Transgrancanaria du 25 févier 2025, qu’elle a remporté en 15 heures 02’ 50’’. Pendant l’épreuve de 126 km et 7 000 m de dénivelé positif, Albon a absorbé 1 720 mg de caféine et 3 000 mg de paracétamol (antalgique).

Ces doses ne sont pas sans danger, notamment lorsqu’elles sont associées à un effort de course en moyenne montagne avec hyperthermie corporelle et déshydratation. Ces quantités de caféine en moins de 24 heures sont-elles sans danger alors qu’à partir de 500 mg/jour, on tutoie la surdose et que Melle Albon dépasse trois fois la dose ? De même, l’impact du paracétamol sur le foie n’est pas bon pour la santé, notamment lors d’un effort prolongé de 15 heures non-stop avec déshydratation et hyperthermie voisine de 39-40°, habituels dans une telle activité énergivore.

Protocole de dopage légal d’une spécialiste du trail

Protocole « Legal Doping » d’Henriette Albon : une publication choc et assumée

Sur son compte Instagram, Henriette Albon, traileuse norvégienne et récente vainqueure de la Transgrancanaria 2025, a partagé un visuel qui n’a laissé personne indifférent : un tableau minutieux intitulé « Legal Doping », accompagné d’un smiley ironique et d’un commentaire en bas de page : Ultra running ain’t good for you. Une provocation ? Une blague entre initiés ? Ou un vrai plan d’action partagé publiquement avec légèreté ? C’est cette ambiguïté qui alimente aujourd’hui la polémique.

Tableau de ravitaillement intitulé 'Legal Doping' montrant les doses de caféine et de paracétamol administrées tout au long de la journée pour optimiser la performance sportive.
Screenshot

Ce que révèle le tableau :

Le document détaille un protocole de course planifié à l’heure près, intégrant des doses précises de caféine et de paracétamol, ainsi que d’autres compléments alimentaires identifiés comme potentiellement de la créatine ou des marques type Solgar.

Les quantités indiquées sont significatives :

–  Jusqu’à 200 mg de caféine toutes les deux heures,

–  Et jusqu’à 500 mg de paracétamol à plusieurs reprises.

Même si rien n’est interdit sur le plan réglementaire, ce type de protocole s’apparente clairement à une conduite dopante, c’est-à-dire une utilisation de substances non interdites, dans le but d’augmenter artificiellement la performance.

En 2025, le dopage et la médicalisation de la performance sont omniprésents dans les enceintes sportives bien que l’Agence mondiale antidopage (AMA) dans ses communiqués, régulièrement, se targue style méthode Coué que : « La santé et le bien-être des sportifs sont la priorité de l’AMA ». Il n’y a que les journalistes complices qui peuvent croire un tel engagement de l’instance mondiale.

Quoi qu’il en soit, le dopage est omniprésent dans notre société et rien n’est entrepris d’efficace pour le combattre, surtout avec l’AMA en tête de gondole.

Tableau décrivant les agences antidopage et leur année de création.

En fichiers joints 1/ Alpinisme : les médocs de la performance depuis 1883 (tableau); 2/ Document – Everest et dopage : les étapes des premières expéditions 1921-1922 à la victoire des Britanniques le 29 mai 1953 à 11h30

Dopage – Pour l’athlétisme, le tennis, le football, c’est documenté mais l’alpinisme de haute altitude échappe-t-il aux médocs de la perf ?

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Peu probable si l’on en croit les différents ouvrages des pionniers des 14 ‘’huit mille mètres’’ où l’on découvre que les différents produits qui vont intégrer la liste des substances illicites lors des premières réglementations antidopage au milieu des années 1960, sont déjà présentes en 1950 en nombre dans les pharmacies itinérantes des expéditions pour la marche d’approche, les camps d’altitude et l’assaut final.

Idée reçue véhiculée par le milieu de l’alpinisme : ‘’aucune substance ne booste l’aptitude des grimpeurs !’’

Affiche colorée sur l'alpinisme, avec un panneau STOP et des livres sur l'Annapurna, la conquête de l'Everest et d'autres thèmes liés à l'alpinisme, le tout sur fond artistique.

Comme pour toutes les spécialités sportives, le milieu de la montagne (officiels, médecins, grimpeurs) va nier la présence du dopage dans leurs rangs avec de pseudo-arguments angéliques, minimalistes ou tout simplement bidons.

Par exemple, le médecin français Jean-Pierre Herry, un temps médecin fédéral FFME ose affirmer en 1989 : « A l’heure actuelle, aucune substance dopante connue ne peut améliorer le comportement du grimpeur en période d’entraînement ou de compétition. » [Tonus, 12.12.1988, p 8]

Visiblement, ce médecin qui se dit aussi spécialiste du trail et des raids d’altitude, a zappé les cours sur le dopage ! Rappelons que le fléau numéro un du sport de compétition améliore le rendement physique du corps et, par-là même, permet d’être plus efficace dans la pente, la durée de l’effort et la gestuelle. C’est bien connu, plus le corps est fort, plus il obéit, plus il est faible, plus il commande. Et le dopage est efficace pour construire un corps  plus énergique se pratique sous forme de cure préalable aux courses en montagne, notamment à base de stéroïdes anabolisants  – triple action bénéfique à la fois sur le rendement musculaire, le transport d’O2 par les globules rouges et le mental –  pendant plusieurs semaines en amont de la compétition ou du sommet convoité.

Idée reçue : par d’argent, pas de dopage !

Autre argument spécieux : « Les enjeux financiers restent modestes », sous-entendu la victoire pour la seule gloire n’est pas attractive, le dopage ayant un coût plus ou moins élevé cela freine les tentatives d’avoir recours au coup de pouce artificiel.

C’est Sylvain Jouty, écrivain et ancien rédacteur en chef d’Alpinisme et Randonnée qui nous propose la tirade suivante : « Aujourd’hui, ce sont les formes les plus sportives et les plus intenses (escalade ou ski- alpinisme de compétition) qui sont les plus sujettes au dopage. Heureusement, elles demeurent marginales et les enjeux, notamment financiers, restent modestes. » [in« Montagne. Les grandes premières». – Paris, éd. Sélection Reader’s Digest, 2000. – 207 p (p 149)]

Or, on trouve des cas positifs dans les épreuves de masse (marathon, cyclotourisme…) où il n’y a pas un fifrelin à gagner. Autre cas en haltérophilie où pratiquement tous les concurrents sont dopés et leur seule récompense c’est une poignée de main de félicitation d’un dirigeant également ancien haltérophile.

L’étude de Georg Röggla et de son équipe confirme en 1993 la présence des amphets chez les alpinistes amateurs

A titre d’exemple, signalons que dans l’alpinisme d’été où il n’y a pas d’argent, pas de spectateurs et où la compétition se fait surtout par rapport à soi-même, on a pu comptabiliser 7,1% de dopés aux amphétamines parmi les grimpeurs « anonymes » (non-sponsorisés) dépassant 3 300 m d’altitude. Ce chiffre est tiré de l’étude dirigée par le scientifique autrichien Georg Röggla et son équipe qui a analysé la fréquence de la consommation d’amphétamines chez l’alpiniste de loisir en moyenne altitude (1). Au sein des substances facilitant les ascensions, seules les amphétamines ont été testées. En 1993, au moment de l’étude, on ne détectait pas encore les corticoïdes (1999) et l’érythropoïétine (2000), autres substances prisées des grimpeurs. D’autre part, depuis les années 1950, les amphétamines jouissent dans le milieu de l’alpinisme d’une bonne réputation de produit performant pour lutter contre la fatigue et le froid. Selon Karl Herrligkoffer, le médecin allemand patron de l’expédition victorieuse au Nanga Parbat (8 125 m) en juillet 1953, l’amphétamine qu’il a étudié en haute altitude, stimule le cœur et la circulation sanguine, augmente la ventilation des poumons et pallie le manque d’oxygène. Rappelons que les quatorze plus hauts sommets de la planète, les seuls à dépasser la barre mythique des 8 000 mètres, ont tous été conquis grâce à l’apport des amphétamines.

En ce qui concerne le travail de Röggla et de son équipe, 253 prélèvements d’urine ont été effectués sur des alpinistes masculins présents sur les pentes d’une montagne autrichienne  culminant à 3 797 m (le pic Grossglockner). 7,1% des sujets grimpant au-dessus de 3 300 mètres et ayant réussi l’ascension étaient positifs. Parmi ceux qui s’arrêtaient entre 2 500 et 3 300 m, 2,7% avaient des traces urinaires d’amphétamines. Chez les alpinistes qui n’allaient pas plus haut que 2 500 m, aucun échantillon positif n’a été détecté. Précisons qu’au sommet, il n’y avait pas les caméras de TF1 pour réaliser un direct dans un journal d’information tel que le 13 h ou le 20 h, de même pas de spectateurs pour applaudir, pas d’argent, pas de podium, pas de journalistes ni photographes, pas de légion d’honneur remise par le président de la République… En réalité, les alpinistes ayant foulé le sommet pouvaient, le lendemain devant leurs collègues de travail ou leurs amis, se valoriser en commentant fièrement qu’ils avaient explosé leur meilleur temps de l’ascension ou qu’ils avaient battu d’autres grimpeurs.

Les auteurs de l’enquête concluent que pour réaliser une ascension plus rapide, les consommateurs de produits pharmaceutiques ne sont pas rares dans l’alpinisme de loisir. Au total, s’il est certain que l’ensemble des sportifs, quel que soit leur niveau, sont exposés au dopage, on peut affirmer aujourd’hui que plusieurs facteurs vont potentialiser la tentation d’y avoir recours : la médiatisation – de la simple citation de son nom ou de la publication de sa photo imprimés dans la « feuille de chou » locale jusqu’au passage sur les écrans des chaînes de télévisions régionales ou nationales -, les retombées financières peu attractives au début, les reconnaissances officielles (légion d’honneur etc.). Plus on grimpe dans la hiérarchie du haut niveau, plus on est confronté à ces boosters de la dope.

Graphique illustrant la prévalence de la prise d'amphétamines chez les alpinistes amateurs en fonction de l'altitude, selon l'étude de Georg Röggla en 1993. Les données sont présentées en trois catégories d'altitude : moins de 2500 m, entre 2500 et 3300 m, et plus de 3300 m.

(1) Georg Röggla et al., Dopage aux amphétamines chez les alpinistes de loisir en altitude moyenne (en allemand), Schweiz Sportmed, 1993, 3, pp 103-105

Compétition : la cause n° 1 du dopage

Autre argument tout aussi bidon prononcé par le Dr Jean-Paul Richalet, physiologiste et médecin du sport spécialité dans les activités de montagne expliquant benoîtement : « Je crois que le dopage existe là où il y a compétition, ce qui n’est pas le cas de l’alpinisme. » [Libération, 23.01.1997]

Ajoutons que de tout temps, l’esprit de compétition a fait partie intégrante des courses en haute montagne. Le journaliste Paul Herr, du mensuel Sport Sélection, en témoigne dès les années 1950 : « Si l’alpinisme ne permet pas l’homologation de records ni la désignation de champions, l’esprit de compétition existe néanmoins dans ce sport si particulier » [Sport Sélection, 1954, n° 27, juillet, p 135].

De même, deux ans plus tôt, Jean-François Tourtet, journaliste et grimpeur amateur, avait fait un constat identique : « Aujourd’hui, la montagne est morte. Du monde de nos rêves, on a fait un ‘’alpinodrome’’, un gymnase de glace et de rocher, aux agrès catalogués et munis de pitons. La compétition s’est installée en maîtresse. » [in « Les alpinistes de demain grimperont au chronomètre. – Sport-Digest, 1952, n° 41, avril, p 62]

Afin de tempérer la suspicion du dopage en alpinisme, le Dr Jean-Paul Richalet, après avoir écarté sans argument pertinent, l’absence de dopage parce qu’il n’y aurait pas ‘’compétition’’ chez les grimpeurs de sommets, ajoute : « Pour les alpinistes, des médicaments, pas des dopants » en distinguant trois ‘’remèdes’’ efficaces contre les effets de l’altitude : le Diamox® – un diurétique -, l’aspirine et les glucocorticoïdes. Signalons à ce pseudo-spécialiste du dopage que le Diamox® et les glucocorticoïdes sont listés comme produits dopants dans le Code mondial antidopage  depuis les années 1980.

Le Dr Richalet ajoute à propos de ces trois produits : « Ce n’est pas du dopage et cela n’a pas d’effet direct sur la performance musculaire. » C’est bien sûr faux et cela a bien été prouvé en milieu hippique dans les années 1980. Il a été démontré sur les chevaux que parmi les trois seules substances améliorant la performance chronométrique des quadrupèdes figuraient les glucocorticoïdes.

Autre expérience en 1997 sur les coureurs du Tour de France. En 3e semaine de course, 70% du peloton carburait aux glucocorticoïdes. D’ailleurs, quand Jean-Paul Richalet nous dit : « Pour les alpinistes, des médicaments, pas des dopants », les cyclistes face à la suspicion du dopage répondent : « On ne se dope pas, on se soigne ! »

De 1950 à 1964, les 14 ‘’8 000’’ étaient en compétition entre la France, la Grande-Bretagne, l’Italie, l’Autriche, la Suisse, les Etats-Unis, le Japon et l’Allemagne…

En réalité, en montagne, l’esprit de compétition est omniprésent pour atteindre le sommet, établir une première, vaincre une voie réputée hors limite, battre d’autres équipes de grimpeurs, faire tomber le record d’une ascension emblématique.

À cette époque, la lutte faisait d’ailleurs rage entre la Grande-Bretagne, la France, l’Italie, l’Allemagne, l’Autriche, les Etats-Unis, le Japon et la Suisse pour être la première nation à inscrire un 8 000 m à son palmarès. La France avait créé un Comité de l’Himalaya, qui avait sélectionné en 1950 une équipe avec pour capitaine Maurice Herzog et pour mission celle de vaincre un 8 000 m. De même, la Grande-Bretagne, en vue de  de la conquête du Toit du monde, avait créé dès 1921 le Comité de l’Everest britannique. Il faut rappeler que les amphétamines, le dopant n° 1 des sportifs des années 1950-1970, étaient omniprésentes dans les expéditions des 14 ‘’huit mille’’ plus hauts sommets de la planète. Avant d’aborder la bataille de ces sommets, il faut revenir aux années 1940 et la découverte des amphets.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les amphétamines ont été utilisées massivement par tous les belligérants pour améliorer la performance des soldats, principalement pour compenser la privation de sommeil et améliorer la vigilance : le Pervitin® par l’Allemagne ; la Dexédrine® par les États-Unis ; la Benzédrine® et la Méthédrine® par la Grande-Bretagne ; la Simpamina® par l’Italie ; le Philopon® par le Japon. Lors de la bataille d’Angleterre,

72 000 comprimés ont été distribués aux pilotes britanniques pour repousser les attaques de l’aviation allemande, au point que les journaux anglais ont pu titrer : « La Méthédrine® a gagné la bataille de Londres». À partir des années 1950, ces produits arrivent dans le sport et dans les expéditions en haute montagne. Pendant quinze ans, de 1950 à 1964, les quatorze plus hauts sommets de la planète, dépassant tous la barrière mythique des 8 000 m, ont été vaincus par des grimpeurs sublimés aux amphétamines. Les Français Maurice Herzog et Louis Lachenal sont les premiers à gravir une telle altitude, en parvenant à la cime de l’Annapurna (8 091 m) le 3 juin 1950 en absorbant du Maxiton®.

Photo d'une expédition française à l'Annapurna en 1950, montrant des alpinistes au Camp 2 à 5 900 mètres.

L’Everest (8 849 m) est conquis par Edmund Hillary (Nouvelle-Zélande) et Norgay Tenzing (Népal) le 29 mai 1953 avec l’aide de la Benzédrine®. Les Allemands parviennent au sommet du Nanga Parbat (8 125 m) grâce à l’exploit de l’Autrichien Hermann Buhl qui atteint seul la cime le 3 juillet 1953 en ayant recours au Pervitin®.

Les Italiens Achille Compagnoni et Lino Lacedelli s’adjugent le K2 (8 611 m) le 31 juillet 1954 en prenant de la Simpamina®. À l’époque, ces différents types d’amphétamines sont considérées comme des produits de soutien en vue de la marche d’approche et de l’assaut final. Dès 1987, dans Le Point mais surtout dans un ouvrage intitulé Drogues et dopages, j’avais consacré un chapitre entier à la consommation des stimulants dans l’alpinisme de haut niveau.

CHRONOLOGIE des amines de l’éveil dans les sports de compétition : alpinisme, 24 Heures du Mans, Tour de France

  • Pendant le deuxième conflit mondial, elles seront omniprésentes chez les combattants américains (Benzédrine®), britanniques (Méthédrine®), allemands (Pervitin®), italiens (Simpamina®), japonais (Philopon®).
  • Dès la signature de l’armistice, le 08 mai 1945, elles pénétreront à grande échelle les universités et les stades français mais pas que.
  • De 1950 à 1964, elles vaincront dans la chaîne de l’Himalaya les quatorze 8 000 m plus hauts sommets de la planète (témoignages des comptes rendus d’expéditions)  [recherches Dr JPDM]
  • Au 24 Heures du Mans 1955, accident tragique le 11 juin : 83 morts et 120 blessés. L’implication des amphets dans le comportement des trois pilotes impliqués est fortement probable. A l’époque, les amphets sont omniprésentes dans les courses d’endurance et rallyes. [recherches Dr JPDM]
  • Dans le Tour de France, elles accompagneront les vainqueurs de l’épreuve de 1947 à 1965.
  • En 1967, le 13 juillet, leur responsabilité sera bien établie dans le décès du cycliste britannique Tom Simpson sur les pentes du Mont Ventoux (Vaucluse) en direct à la télé.

L’oxygène fait débat – Une substance artificielle utile aux grandes altitudes supérieures à 7 000 m mais créant une controverse entre les vrais puristes et la masse des pseudos

Pour le Suisse Erhard Loretan, lauréat des 14 ‘’8 000’’ entre 1982 et 1995, 90% des personnes qui grimpent sur le Toit du monde ont utilisé l’oxygène en bouteilles démontrant par là-même que ce gaz améliore les performances des grimpeurs et qu’aujourd’hui il fait toujours débat entre « triche et éthique ».

Quelques grimpeurs de renom donnent leur avis :

  • Erice Escoffier (Français), himalayiste (5 sommets à plus de 8 000 m entre 1985 et 1997) : « Grimper avec de l’oxygène aujourd’hui, c’est tricher ; je ne vois pas de différence avec Ben Johnson. » [L’Équipe Magazine, 29.10.1988]
  • Erhard Loretan (Suisse), himalayiste (14 ‘’8 000’’ entre 1982 et 1995) : « Quatre-vingt-dix pour cent des 600 personnes qui, à ce jour [Ndlr : mai 1997], ont atteint le sommet de l’Everest ont utilisé l’oxygène. Il faut jouer le jeu de la haute altitude. Seuls ceux qui sont capables de monter sans bouteilles doivent pouvoir effectuer cette ascension. Les autres se dirigeront vers des sommets moins élevés. » [Le Monde, 16.05.1997]
  • Francis Younghusband (Anglais), président du Comité de l’Everest britannique en 1921, coordonna les expéditions britanniques à l’Everest en 1921, 1922 et 1924 : « Celui qui monterait à l’Everest sans oxygène serait considéré comme ayant accompli une action plus belle que celui qui y monterait en utilisant l’oxygèneIl semblait impossible à plusieurs hommes de science que le sommet ne pût jamais être atteint sans aide artificielle. » [L’épopée de l’Everest .- Paris, éd. Arthaud, 1947 .- 340 p (pp109-110)]

Aujourd’hui, en 2025, une expédition commerciale innove en proposant dans le prix d’inscription, le dopage au gaz xénon en amont de l’ascension favorisant la production d’érythropoïétine (EPO), une hormone facilitant le transport d’oxygène par les globules rouges via le sang jusqu’aux tissus périphériques, cerveau compris et permettant une marche d’approche et une adaptation écourtée.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

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EN FICHIER JOINT – ALPINISME : ‘’positive attitude’’ – Arguments angéliques, minimalistes ou tout simplement bidon

Dopage – Alpinisme : vaincre l’Everest grâce au Xénon, un gaz qui booste la production endogène d’EPO

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en permettant de supprimer la marche d’approche (sic).

Coup de pub, mirage ou réalité ?

Expérimentation du Xénon pour vaincre l’Everest sans marche d’approche et donc sans acclimatation chez des alpinistes amateurs.

Un Autrichien/gourou d’une expédition commerciale, Likas Furtenbach, propose à ses clients potentiels une expédition destinée à atteindre le plus haut sommet de la planète (8 849 m) sans marche d’approche d’acclimatation à l’altitude mais en inhalant du Xénon pendant 30 minutes avant de rejoindre le camp de base.

POST-IT – La méthode de l’expé Xénon/Everest est-elle efficace ?

On ne sait pas si le promoteur autrichien de l’expédition Xénon/Everest prévue pour le printemps prochain a déjà expérimenté le protocole de 30 mn d’inhalation du gaz en le pratiquant à une seule reprise avant de rejoindre le camp de base car la procédure préconisée par les spécialistes russes pour booster la production d’EPO, de globules rouges et d’hémoglobine est très différente. Cette dernière consiste, à l’aide d’un masque, à inhaler un mélange composé à parts égales d’oxygène et de Xénon pendant quelques minutes avant de se coucher à raison de trois inhalations par semaine.

Or, le Xénon est un gaz qui figure sur la liste des substances illicites de l’Agence mondiale antidopage (AMA) depuis 2014.

Furtenbach évacue d’un revers de manche l’aspect répréhensible de la méthode en déclarant que : « L’alpinisme n’est pas un sport organisé donc, techniquement il ne peut y avoir de dopage ».

En clair, en alpinisme de haute altitude, il n’y a pas de contrôle antidopage donc on peut se ‘’charger’’.

Signalons que dès la fin du 2e conflit mondial, les amphétamines – des stimulants du système nerveux central permettant de dépasser les limites physiologiques du corps – largement utilisées par les combattants des deux camps, vont pénétrer les enceintes sportives et les activités outdoors.

A partir des années 1950, ces produits arrivent en masse dans le sport et dans les expéditions en haute montagne. Pendant 15 ans, de 1950 à 1964, les 14 plus hauts sommets de la planète dépassant tous la barrière mythique des 8 000 mètres, ont été vaincus par des grimpeurs sublimés aux amphétamines. Les Français Maurice Herzog et Louis Lachenal sont les premiers à gravir un plus de 8 000 m, en parvenant à la cime de l’Annapurna, le 03 juin 1950 en absorbant du Maxiton®. L’Everest (8 849 m) est conquis par Edmund Hilary (Nouvelle-Zélande) et Norgay Tenzing (Népal) le 29 mai 1953 avec l’aide de la Benzédrine®. Les allemands parviennent au sommet du Nanga Parbat (8 126m) grâce à l’exploit de l’Autrichien Hermann Buhl qui atteint la cime le 3 juillet 1953 alors qu’il est seul à grimper depuis l’altitude 7000 m en ayant recours au Pervitin®.

Les Italiens Achille Compagnoni et Lino Lacedelli s’adjugent le K2 (8 611 m) le 31 juillet 1954 en prenant de la Simpamina®. A l’époque ces différentes spécialités d’amphétamines sont considérées comme des produits de soutien en vue de la marche d’approche et de l’assaut final.

Dès 1987, dans Le Point mais surtout dans un ouvrage intitulé Drogues et Dopages, j’avais consacré un chapitre entier à la consommation des stimulants dans l’alpinisme de haut niveau. Et contrairement à ce que le Dr Jean-Paul Richalet, un physiologiste et médecin du sport de montagne, affirme : « Je crois que. le dopage existe là où il y a compétition, ce qui n’est pas le cas de l’alpinisme. » [Libération, 23.01.1997], même en montagne l’esprit de compétition est omniprésent pour atteindre le sommet, établir une première, vaincre une voie réputée hors limite, battre d’autres équipes de grimpeurs, faire tomber le record d’une ascension emblématique ( … ). Ajoutons que de tout temps, l’esprit de compétition fait partie intégrante des courses en haute montagne. Le journaliste Paul Herr du mensuel Sport Sélection des années 1950 en témoigne : « Si l’alpinisme ne permet pas l’homologation de records ni la désignation de champons, l’esprit de compétition existe néanmoins dans ce sport si particulier. » [Sport Sélection, 1954, n° 27, juillet, p 135]

La bataille de l’Himalaya, une compétition internationale

Et on peut ajouter qu’en 1950, la compétition faisait rage entre les principaux pays fréquentant les Alpes, à savoir la Grande-Bretagne, la France, l’Italie, l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse pour être la première nation à inscrire un 8 000 m à son palmarès. La France avait créé un Comité de l’Himalaya qui avait sélectionné en 1950 une équipe de France avec comme capitaine Maurice Herzog et pour mission : vaincre un 8 000 m. De même, la Grande-Bretagne en vue de la conquête du Toit du monde avait créé le Comité du Mont Everest. 

L’emploi de l’oxygène – Conduite dopante ou non ?

Parmi les meilleurs grimpeurs de haute altitude, certains considèrent que la ‘’banale’’ utilisation des bouteilles d’oxygène pour gravir l’assaut final des 7 000 – 8 000 m est une conduite dopante. Deux témoignages :

Eric Escoffier (France), himalayiste : « Grimper avec de l’oxygène aujourd’hui, c’est tricher ; je ne vois pas de différence avec Ben Johnson. » [L’Equipe Magazine, 29.10.1988]

Erhard Loretan (Suisse), himalayiste (vainqueur des quatorze 8 000 m) : « Quatre-vingt-dix pour cent des 600 personnes qui, à ce jour, ont atteint le sommet de l’Everest ont utilisé l’oxygène. Il faut jouer le jeu de la haute altitude. Seuls ceux qui sont capables de monter sans bouteilles doivent pouvoir effectuer cette ascension. Les autres se dirigeront vers des sommets moins élevés. » [Le Monde, 16.05.1997]

Dès 1922 et les premières utilisations de bouteilles d’oxygène, le président du Comité de l’Everest britannique en place à cette époque, faisait le distinguo entre ascension avec apport artificiel d’oxygène et sans : « Celui qui monterait à l’Everest sans oxygène serait considéré comme ayant accompli une action plus belle que celui qui y monterait en utilisant l’oxygène. » [in ‘’L’épopée de l’Everest’’. – Paris, éd. Arthaud, 1947. – 340 p (p 109)]

Tout cela montre bien qu’en alpinisme, le débat sur le dopage s’alimente en permanence depuis un siècle. L’arrivée du xénon ne fait que booster la controverse.

Xénon – Comment ça dope ?

Le mécanisme du Xénon boostant la production endogène d’EPO est le même que les différents gaz induisant une hypoxie tels que l’argon, le cobalt, le monoxyde de carbone et les chambres d’altitude. Ainsi, une inhalation calibrée à ces différents gaz produit une hypoxémie (diminution de l’oxygène sanguine) pouvant, à son tour, provoquer – en activant les facteurs inductibles par l’hypoxie (HIF) – une sécrétion accrue d’EPO favorisant une polyglobulie d’altitude et son corollaire, une meilleure oxygénation des tissus, notamment musculaires.

Précisons que le Xénon, le cobalt et l’argon sont référencés dans la liste des substances illicites de l’AMA depuis 2014. Le monoxyde de carbone (CO) ne s’y trouve pas. Mais, par assimilation au mécanisme des trois autres, il doit être considéré comme prohibé en sachant que l’AMA et ses laboratoires officiels sont incapables de le détecter.

Par ailleurs, les tentes et chambres hypoxiques, elles, sont autorisées.

Et avec le Xénon qu’est-ce que vous prendrez en plus pour l’ascension ? (1)

Le trekking d’altitude est à la mode chez les touristes argentés. Chaque année, le Népal accueille plusieurs dizaines de milliers de randonneurs en provenance des pays occidentaux ! Parmi eux, nombreux sont ceux qui ont dépassé la quarantaine et dont le système vasculaire montre  les premiers signes de lassitude. Par crainte d’une défaillance, les organisateurs de ces voyages sportifs poussent d’ailleurs à la consommation pharmaceutique. Ils conseillent aux marcheurs de se faire prescrire préventivement des médicaments anti-MAM : corticoïdes, diurétiques, acide acétylsalicylique et Viagra®.

Rappelons qu’en dessous de 2 000 mètres d’altitude, ce Mal Aigu des Montagnes (MAM) ne touche que 10 à 15 % des gens. Puis la proportion grimpe à 50 % au- dessus de 3.000 mètres et à 75 % après 4 000 mètres. Dans la plupart des cas, le MAM est bénin et régresse spontanément. Mais il peut également évoluer vers l’œdème cérébral de haute altitude, potentiellement mortel. D’où la surconsommation préventive de certains médocs de la perf.

Cette dérive ne concerne pas seulement les sports classiques – athlétisme, cyclisme, tennis, etc. – où chacun se mesure à l’adversaire; elle s’inscrit également parmi les circonstances de vie où l’on se bat davantage contre soi-même. Comme en alpinisme. Par la prise de médicaments, on cherche en somme à pallier ses faiblesses et on se lance dans des conquêtes auxquelles on n’aurait pas pu prétendre si l’on avait dû compter sur ses propres forces. Ainsi, les citadins sont de plus en plus nombreux à se faire tracter, moyennant finances, en haut de l’Everest, malgré une condition physique très éloignée des exigences de l’effort en altitude. Le Xénon et autres médocs tels que corticos et diurétiques risquent d’encourager cette banalisation de l’exploit qui est au véritable alpinisme, ce que le « fast food » est à  la gastronomie. »

  • Consulter le tableau en fichier joint (PDF) référençant les médocs de la performance utilisés par les alpinistes depuis 1883.

Alpinisme et compétition

Dès les années 1950, le journaliste Paul Herr démontre que la notion de compétition est omniprésente dans le milieu des ascensions ; or, où il y a compétition, le dopage s’invite.

« Si l’alpinisme ne permet pas l’homologation de records ni la désignation de champions, l’esprit de compétition existe néanmoins dans ce sport si particulier. Pourtant des épreuves de classement, non des alpinistes, mais des courses, ont été entreprises. C’est dans les Dolomites que l’on commença à ranger les passages rocheux selon six catégories de difficulté croissante. L’accord des alpinistes se fit assez rapidement sur la cotation qui comporte six degrés. La rivalité et l’émulation des alpinistes n’ont d’ailleurs pas attendu cette cotation pour se manifester. A l’origine ce fut la chasse aux grandes premières. Cette course aux premières a vu son aboutissement le jour où Edmund Hillary et Norgay Tensing ont conquis l’Everest. » [Paul Herr. – Sport-Sélection, 1954, n° 27, juillet, p 135]

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

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EN FICHIERS JOINTS :

  • Alpinisme – Tableau : les médocs de la performance depuis 1883
  • Les Russes à plein gaz grâce au Xénon
  • La réglementation antidopage du Xénon depuis 2014

Dopage ton histoire – Quand deux exploits sportifs hors normes, en très haute altitude et sur les océans, n’interpellent pas vraiment les responsables de la lutte antidopage internationale (AMA)

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En fichier PDF : Tableau des 14 sommets de plus de 8 000 m vaincus entre le 03 juin 1950 et le 02 mai 1964. La pharmacie détaillée pour chaque sommet

 

Dopage ton histoire – Alpinisme – La bataille finale pour vaincre l’Himalaya a débuté le 3 juin 1950, il y a 70 ans

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Pendant 14 ans, de 1950 à 1964, les 14 plus hauts sommets de la planète ont été vaincus par des grimpeurs sublimés aux amphétamines

Alpinisme et positive attitude

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                      Aucun sport n’est épargné par le dopage 

C’est l’homme face  à la compétition avec les autres ou avec lui-même qui recherche – en étant meilleur grâce aux drogues de la performance – à se valoriser auprès de son entourage, voire beaucoup plus (spectateurs).

Dans ce blog, nous avons déjà épinglé les forçats de la langue de bois ainsi que les adeptes indécrottables de la méthode Coué nous expliquant que dans leur sport favori pour ‘’différentes raisons’’ le dopage était inconnu.

Après le judo, la natation et le tennis (tous les trois déjà publiés), nous vous proposons l’alpinisme et son cortège de valeurs, d’air pur, de spiritualité, de conquérants de l’inutile mais aussi… de dopage comme les autres…

alpinisme-positive-attitude