Dopage – Aujourd’hui, les sportifs professionnels – à 99,9% – sont médicalisés pour soigner exclusivement la performance sportive

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  • Les contrôles antidopage de l’AMA (urinaires, sanguins, passeport biologique, test ADN) sont désespéréement inefficaces avec des résultats pathétiques de 1% de cas positifs
  • Dans les cas de décès suspects, l’autopsie peut-elle confirmer la prise de médocs de la performance ?
  • Analyse du cas Tom Simpson décédé sur les pentes du Ventoux le jeudi 13 juillet 1967
Affiche colorée sur le thème de l'antidopage, présentant le mot 'STOP' en rouge et le texte 'Antidopage (décès des sportifs) apport et limites de l'autopsie' en lettres multicolores.

Pédaler sur les pentes abruptes la bouche légèrement ouverte est-il un signe objectif de dopage ?

Deux éléments m’ont motivé pour aborder l’autopsie comme preuve éventuelle du dopage.

Pendant le dernier Tour de France, la suspicion à l’encontre des duettistes Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard survolant les pentes escarpées, s’est amplifiée au prétexte qu’ils dominent outrageusement le reste du peloton et, qu’en plein effort, ils grimpent la bouche fermée.

Pour ce dernier constat relayé par les réseaux sociaux, c’est bien sûr faux. Pour s’en convaincre, il suffit de consulter le Une de L’Equipe du 18 juillet qui montre Pogi en plein effort, la bouche ouverte dans la montée d’Hautacam. D’ailleurs, si on observe le Slovène et le Danois, sur les cinq derniers kilomètres de cette 12e étape, chacun des deux isolés à l’avant, Pogacar en tête, Vingegaard le suivant à 1’30  les deux hommes ont le visage très marqué par l’effort… et la bouche ouverte.

La confusion vient du fait que tous les cyclistes-amateurs ignares et jaloux, n’ayant évidemment pas leur forme physique ni leur entraînement, pensent que pour grimper de telles pentes, il faut obligatoirement avoir la bouche grande ouverte comme des poissons hors de l’eau.

Cette suspicion malsaine sans la moindre preuve a inspiré (sans jeu de mots) le dessinateur Soulcié dans L’Equipe du 25 juillet.

Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard en jaune lors du Tour de France 2025, affichant des expressions concentrées pendant une montée.

L’étude toxicologique des cheveux est-elle l’arme absolue pour débusquer la triche biologique ?

La légende est humoristique. Comme les vélos du Tour de France sont passés aux détecteurs d’assistance électrique, l’illustrateur suggère de passer Pogacar et Vingegaard aux rayons X corps entier afin « de vérifier que vous n’êtes pas des robots ». Sur le ton du dépit, le membre de l’antidopage de l’UCI pourrait aussi demander une autopsie.

Bien sûr l’idée absurde de l’autopsie démontre que la lutte antidopage a plusieurs trains de retard puisque le dernier test positif sur le Tour remonte à 2015 !

En fait, l’examen postmortem ne peut aider qu’à déterminer la responsabilité de la présence de la catégorie des stimulants tels les amphétamines (viscères, liquides biologiques, poils, cheveux et ongles) mais beaucoup moins facilement sur des substances prises sous forme de cures ayant été arrêtées en amont de la compétition.

Les résultats seront aléatoires. L’examen capillaire et des phanères détecte de nombreux dopants mais ni l’EPO ni les peptides mimétiques (grosses molécules qui ne peuvent migrer dans le poil), ce qui bien sûr en limite l’efficacité pour le diagnostic.

L’Agence mondiale antidopage (AMA) n’a pas inclus dans sa batterie de tests antidopage l’examen capillaire car, selon elle, les stéroïdes anabolisants, les glucocorticoïdes et les modulateurs sélectifs des récepteurs aux androgènes (SARMS) s’incorporent mal dans les cheveux. Et comme ceux-ci représentent ces dernières années environ 50% des cas positifs, l’examen capillaire n’est utilisé que dans des cas-ciblés.

EN FICHIERS JOINTS :

  • Contre-enquête – Analyse du cas Tom Simpson décédé sur les pentes du Ventoux le 13 juillet 1967
  • Autopsies des sportifs décédés subitement au repos ou lors de défaillance en compétition
  • Références bibliographies sur le décès de Thomas Simpson le 13 juillet 1967

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com – Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

Tour de France – Hommage à l’Espagnol Bernardo Luiz Navarette, 3e du Tour 1952. Il vient de disparaître à l’âge de 100 ans 7 mois

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Il est le 7e de tous les concurrents ayant participé à la Grande Boucle depuis 1903 à avoir dépassé l’âge de 100 ans

Affiche hommage au cycliste Bernardo Ruiz Navarette pour ses 100 ans, mentionnant son classement lors du Tour de France et indiquant les dates importantes de sa carrière.

Le premier Tour de France à franchir la ligne des 100 ans a été l’Italien Pietro Righetti en 2001, le 2e le Belge Emile Brichard en 2004, le 3e le Français Marcel Renaud en 2010, le 4e son compatriote Emile Idée en 2020. Les 5e et 6e, deux autres tricolores, Charles Coste et Antonin Rolland sont venus enrichir le club. Ils sont toujours en vie.

Le 7e est le champion espagnol Bernardo Ruiz qui avait dépassé le cap mythique le 8 janvier dernier.

Pour rendre hommage à Bernardo Ruiz, nous avons regroupé quelques data, repères et faits marquants enregistrés tout au long de sa carrière.

Image commémorative sur la nostalgie du cyclisme, soulignant l'impact de la disparition de Bernardo Ruiz et Jacques Marinelli en 2025 et le nombre restreint de cyclistes vivants ayant participé aux Tours de France des années 1940 et 1950.

A la date de son décès, Bernardo Luiz Navarette fait partie des 3 608 coureurs ayant terminé au moins une fois le Tour de France entre 1903 et 2025 [chiffres JPDM]

24 Heures du Mans – Il y a 70 ans, le 11 juin 1955, plus de 80 spectateurs décédaient, fauchés par un bolide fou. Il était 18 h 20 !

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Depuis cette date, on cherche toujours le ou les responsables. En dépit :

  • d’une enquête judiciaire close 16 mois plus tard,
  • d’un livre-document publié par un journaliste du Mans,
  • d’un documentaire cinématographique diffusé en 2024,

aucun du ou des fautifs de cette tragédie n’ont pu être identifiés.

Affiche sur le dopage, mentionnant les 24 Heures du Mans de 1955, avec les mots 'Dopage ton histoire', 'STOP', et 'AMPHÉTAMINES' sur un fond coloré.

Finalement, tous ceux qui ont recherché le « chainon » ayant pu provoquer cette catastrophe, ont occulté l’impact des amphétamines sur la conduite d’un pilote alors que les amines de l’éveil étaient omniprésentes dans les paddocks des circuits d’endurance, notamment celui de la Sarthe.

Document sur l'accident des 24 Heures du Mans, comprenant des informations sur la tragédie, les pilotes impliqués et l'impact des amphétamines sur la conduite.
Texte sur les conséquences d'un accident de course automobile, mentionnant un pilote et la tragédie causée par sa vitesse.
Image d'un document texte détaillant la recherche sur l'impact des amphétamines dans les sports automobiles, mentionnant des événements historiques et des publications.
Un extrait d'article discutant de la tragédie des 24 Heures du Mans en 1955, mentionnant des enquêtes judiciaires, des publications et la suspicion de dopage pendant la compétition.
Affiche du documentaire 'Le Mans 1955, une tragédie française' par Emmanuel Reyé, présentée dans un article.
Extrait d'un document analysant l'impact des amphétamines sur la sécurité des pilotes lors des courses, avec des références à des interviews et des enquêtes.
Un extrait d'un document évoquant les enquêtes sur un accident de course, mentionnant des événements tragiques et des pilotes impliqués.
Un extrait d'un texte sur les risques et l'impact des amphétamines dans les courses automobiles.

Tour de France – Depuis 1903, parmi les 5305 cyclistes à avoir pris le départ d’au moins une Grande Boucle, 90 sont décédés sur leur vélo et pour certains après des années de carrière…

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A la suite d’une chute, d’une collision (véhicule), d’un malaise (cardiaque, dopage), en compétition, à l’entraînement ou après la fin de la carrière professionnelle lors d’une sortie cycliste.

Causes :

  • accident vasculaire cérébral (AVC),
  • chute en compétition ou à l’entraînement,
  • collision contre un véhicule à moteur,
  • crise cardiaque à vélo.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

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EN FICHIER JOINT – Document JPDM – 90 ‘’Tour de France’’ décédés sur leur vélo

Dopage ton histoire – Années 1950-1960 : plusieurs décès de cyclistes en course vont déclencher la lutte officielle (2e volet)

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La constance dans l’origine de ces morts prématurées est due à l’utilisation de stimulants dans les courses cyclistes mais pas seulement puisque les Quatorze sommets de la planète dépassant 8 000 m et vaincus de 1950 à 1964, l’ont été grâce à l’utilisation de l’Alpha-méthyl-phényléthyl-amine, plus connue sous le nom d’amphétamine.

Définition

Ce sont des substances synthétiques agissant essentiellement comme stimulant du système nerveux central. Elles réveillent l’esprit (c’est pour cela qu’on s’en sert pour lutter contre la somnolence et le sommeil) et provoquent une exaltation des activités motrice et psychique, ce qui a pour effet de faciliter le travail physique et intellectuel. Après l’absorption de ces produits, le sujet se sent euphorique, plus sûr de lui, plus décidé, plus efficace; la fatigue et l’apathie diminuent considérablement, la faim se fait moins sentir. C’est pour cet effet tonique,  » stimulant « , que les dérivés amphétaminiques sont largement utilisés dès la sortie du 2e Conflit mondial par les personnes qui cherchent à accroître leur rendement physique ou intellectuel (certains sportifs, des étudiants en période d’examen, etc.). Deux slogans ont facilité sa diffusion auprès du public:  » donne du nerf aux gens fatigués  » et « deux pilules valent mieux qu’un mois de vacances’’.

Dans un document publié début 1968 par la Revue de médecine du sport intitulé ‘’Combattez le doping’’, rédigé par le Bureau médical du ministère de la Jeunesse et des Sports, il est rappelé que de nombreux accidents ont été publiés dans la littérature médicale ou paramédicale mettant en cause l’utilisation d’amphétamines à l’effort : « Le danger de ces produits réside dans la suppression des signes et symptômes de la fatigue. Des souris traitées aux amphétamines deviennent capables de faire des sauts disproportionnés à leurs possibilités habituelles mais désordonnés. Mais alors que l’animal peut être forcé et atteindre la limite physiologique de l’effort, la dépasser et succomber, l’homme, au cours de l’effort sportif, garde son ‘’libre arbitre de l’effort’’. Ce n’est que lorsqu’il est drogué ou dopé qu’il perd cette liberté de décision. Certes, cette liberté de choix peut être annihilée dans certaines conditions dramatiques de survie ; nous ne sommes plus alors dans le cas de l’effort sportif. »


[1] 1er volet – Les tout débuts des premières expertises antidopage : 1952-1955 en France et en Italie – Blog JPDM publié le 07 décembre 2024

Tour de France ton histoire – Hommage aux 27 Géants de la Grande Boucle qui se sont échappés en 2023 hors de portée du peloton

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Afin d’honorer la mémoire des cyclistes qui ont versé des litres et des litres de sueur sur l’asphalte pendant leur participation à la Grande Randonnée de juillet et qui, en 2023, ont rejoint d’autres parcours invisibles, je propose de rappeler pour chacun des 27 disparus quelques repères sur leur carrière. Ils nous aideront à les garder dans nos mémoires. Certains tels Federico Bahamontes, Domingo Perurena, Robert Cazala ou José Catieau ont plusieurs Boucles au compteur alors que d’autres n’en ont fait qu’une seule. Pour ces derniers, prendre le départ d’une unique Randonnée de juillet est déjà un titre de gloire .

 

Dopage-Document – Jacques Anquetil confronté aux accusations de dopage, s’exprime :

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sur sa santé  »insolente »; sa longévité cycliste surprenante et son suivi médical permanent. (3e volet sur la saga J.A)

De nombreux experts auto-proclamés, afin de minimiser l’impact de sa consommation de médocs de la performance sur sa santé, vantent la longévité exceptionnelle de son parcours cycliste. Aussi, nous avons – du quintuple lauréat du Tour – repris et commenté les écrits centrés sur les items suivants : santé, longévité, suivi médical face au dopage avéré.

Dopage ton histoire – Le premier cycliste mort du survoltage artificiel s’appelait Arthur Linton

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C’était en 1896 et il fut victime d’une surdose de caféine

Les pseudo-historiens rapportent que c’était – au choix – en 1879, 1886, 1890, 1898, etc. et que la substance incriminée était du triméthyle (?)