Effets collatéraux du dopage technologique : c’est la santé des non-motorisés qui trinque !

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 Le « dopage mécanique » consiste à utiliser des méthodes illégales d’augmentation de la performance de 3 à 5% grâce à une technique utilisant un petit moteur électrique dissimulé dans le cadre d’un vélo ou dans les roues. Rappelons que l’EPO et la transfusion sanguine donnent un bonus de 5 à 10% (tous les sportifs ne sont pas répondeurs au même niveau).

Néanmois, dans le règlement de l’Union cycliste internationale (UCI) pour cette fraude totalement en désaccord avec la notion d’éthique sportive, les athlètes épinglés ne sont mis à pied que 6 mois, l’instance uceienne arguant que la santé des compétiteurs-tricheurs n’est pas en jeu. Pourtant, avec un tel handicap, les concurrents fair play – pour suivre les adeptes du vélo avec assistance électrique (VAE) – sont obligés de se mettre automatiquement dans le rouge lors des démarrages, des ascensions, des échappées, soit chaque fois qu’ils doivent répondre aux attaques décisives.

Ajoutons que le but de la compétition, c’est de performer, de se faire remarquer. Personne ne souhaite être largué, ni même terminer dans le peloton des battus autrement dit avec les etc… Comment se valoriser avec de tels résultats ?

Donc les motorisés, en imposant aux autres un effort exagéré, les contraint à prendre des risques avec leur santé. In fine, le dopage technologique est mauvais pour la santé des autres alors que la manipulation biologique expose à la fois le consommateur de drogues de la performance mais aussi son adversaire qui tente – arcbouté sur sa machine – de le suivre jusqu’à ce qu’il explose.

TENNIS – Le Top 100 : trop  »propre » pour être honnête ?

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Le tennisman italien Fabio Fognini, lors de l’interview donnée au site Tennis World Italia du 23.12.2015, en est pénétré : « Je peux vous assurer que dans le Top 100 personne ne se dope. Je parle seulement du Top 100 parce que je connais les joueurs, je joue contre eux. De toute façon, on nous teste 20 fois par an, il est impossible de tricher »

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Une fois de plus, la désinformation est entretenue par le milieu et les joueurs eux-mêmes mais aussi les plumitifs qui retranscrivent leurs propos pro domo sans sourciller, ni ajouter un bémol à de telles affirmations non vérifiables dans la mesure où depuis le début de la lutte antidopage au milieu des années 1960 il existe des substances indétectables. Il est donc impossible à qui que ce soit d’affirmer quel joueur se dope ou pas.

Cependant, Fognini n’est sûr que des cent premiers. Est-ce à dire qu’au-delà, il ne répond de rien et lui-même avant ce classement, a-t-il dû user de drogues de la performance  pour rejoindre le Top 100?

Martelons encore et toujours qu’un contrôle négatif ne prouve rien et que des athlètes tel Lance Armstrong a pu passer « plus de 500 contrôles » tous négatifs et être dopé tout le long de sa carrière. Ajoutons qu’ils sont nombreux à avoir subi des dizaines de contrôles négatifs alors qu’ils étaient dopés. Alors que chaque fois que la police, la gendarmerie, les douanes perquisitionnent les habitations et les valises, les scores des positifs s’envolent ! Le jeu pour les sportifs étant de prendre des produits efficaces mais indécelables.

En réalité, les laboratoires cherchent des produits que les sportifs ne prennent plus et ces derniers consomment des substances que les laboratoires ne trouvent pas.

La triche étant consubstantielle à l’homme, il n’y a aucune raison technique, tactique, physique, physiologique, morphologique scientifiquement argumentée pour affirmer que le dopage est inefficace sur un court de tennis.

Se poser encore la question de savoir si telle ou telle spécialité sportive est touchée par le dopage, relève d’une démarche intellectuelle totalement dépassée. L’usage de produits dopants existe depuis la nuit des temps, au même titre que le vol, le mensonge, la tricherie et fait partie de la nature humaine et non de telle pratique sportive. Or, d’un aveu unanime, les présidents, médecins et joueurs de tennis affirment : « Il n’y a pas de dopage dans mon sport » et avancent comme argument à la soi-disante inefficacité des pilules de l’effort : « Le tennis requiert des qualités de réflexe et d’intelligence qui risquent d’être perturbées par le produit » ou « On ne connaît pas à l’avance la durée du match » et « Elles perturbent la précision du geste ». Ces avis sont loin d’être partagés par le physiologiste François Ruff qui, dès le début des années 1980 dans le quotidien L’Aurore du 1er septembre, avait bien décodé ces faux arguments : « Le dopage n’épargne aucun sport en principe. Qu’il soit d’adresse ou non, qu’il soit ou non de durée variable. Car on peut prendre un dopage à la carte, par doses successives et en mélangeant les produits suivant les effets qu’on en attend» Au fil des ans, j’ai relevé toute une série de pseudo-arguments véhiculés par le milieu de la petite balle jaune.

POSITIVE ATTITUDE

« Les forçats de la langue de bois »

Arguments angéliques, minimalistes ou tout simplement bidons du ‘’milieu des courts’’ :

          « On ne connaît pas à l’avance la durée du match »

          « Les dopants perturbent la précision du geste »

            « Avec tous ces contrôles, on ne peut pas tricher »

            « Trop compliqué pour se doper »

            « Parce que le tennis n’est pas un sport d’équipe mais un sport individuel »

            « Les joueurs de tennis sont trop individualistes et ne font que se croiser »

            « La cocaïne n’améliore pas les performances »

            « Les joueurs ont une haute idée de l’éthique »

Argument ultime :  »le tennis va peut-être être contaminé par la triche biologique car il devient de plus en plus physique ». On touche là l’hypocrisie maximale des accros du filet car dès 1922 – soit près d’un siècle – le journaliste Paul Hamelle dans le Miroir des Sports avait constaté que : « Le tennis devient un sport de plus en plus athlétique ».

TENNIS

Aujourd’hui, alors que les cadors des courts dépassent tous 1,90 m et que les balles de service peuvent atteindre plus de 200 km/heure, les courts de tennis seraient épargnés par le dopage ! Poser la question, c’est y répondre. N’est-ce pas le Kid de Las Vegas ?

 

Le poker, les échecs sont-ils des sports ?

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Les « grosses têtes » ont-elles besoin de muscles ?

Bernard Hinault expliquait à l’époque où il dominait le cyclisme international que « le golf n’était pas un sport », sous-entendu que la dépense énergétique était beaucoup trop faible pour être comparée à des cyclistes, des marathoniens ou autres footballeurs. Ces derniers, pour lui, étaient de vrais athlètes.

Même s’il ne sollicite pas la physiologie corporelle avec la même intensité, le golf de haut niveau impose une condition physique maximale permettant d’optimiser sa concentration, sa maîtrise émotionnelle et sa gestuelle. Pareillement, le joueur d’échecs, de jeux vidéo où il faut rester des heures connecté à 200% avec la partie sera plus performant s’il est au top niveau de forme. Or, la triche étant consubstantielle à l’homme, le dopage n’épargne aucune activité de compétition puisqu’il peut stimuler bien sûr les muscles, le cœur, le rendement du corps mais également le système nerveux central et donc les performances dans les Jeux de société. Dès 1980, le physiologiste François Ruff avait écarté d’un revers de main les tenants de l’impossibilité de se doper car, dans leur sport, « on ne connaît pas à l’avance la durée du match » et « les pilules de l’effort perturbent la précision du geste ».Dans l’Aurore du 1er septembre 1980, le scientifique avait démonté les pseudos arguments des tenants de l’inefficacité : « Le dopage n’épargne aucun sport en principe (NDLA : aucune activité humaine de compétition). Qu’il soit d’adresse ou non, qu’il soit ou non de durée variable car on peut prendre un dopage à la carte, par doses successives et en mélangeant les produits suivant les effets qu’on en attend. » Les extraits de presse rassemblés ici montrent bien que les joueurs professionnels d’échecs ou de poker entretiennent leur tonus physique afin que leur mental reste hypervigilant. Et bien sûr un dopage bien maîtrisé peut aider à booster les connections….Dr JPDM

la suite…

« Je ne me suis dopé qu’une seule fois, pour voir… »

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Une défense pro domo peu convaincante

Dans le sport, pas facile d’avouer que l’on se dope. La plupart du temps, les mea culpa sont distillés sur un mode subliminal ou minimaliste. Par exemple, on peut lire : « J’ai envisagé de me doper sans passer à l’acte » ou bien, au choix, « Je me suis chargé une fois par curiosité » ; « Pendant ma dernière saison » ; « Jamais dans les grandes occasions… »

BOUCHE FERMEE

Les athlètes sont nombreux à être d’accord pour arrêter le dopage à la condition que le contrôle épingle tous les tricheurs. Un gros peloton se retrouve sous la même bannière pour nier leur dopage en invoquant l’argument des contrôles négatifs. Pour se résumer, tantôt ils mettent en avant la non-fiabilité des contrôles afin d’expliquer leur obligation de recourir à une préparation biologique pour ne pas être défavorisé par rapport à leurs adversaires ou alors, virage à 180°, accusés de dopage, les sportifs se retranchent derrière leurs contrôles négatifs. Il y a bien une troisième voie, face à la rumeur galopante de piocher dans la cornue du chimiste, c’est d’avouer un tout petit peu dans le style « Je ne me suis dopé qu’une seule fois et encore sans le savoir. J’ignorais totalement ce que mon soigneur m’avait donné » Cela, pensent-ils, est beaucoup plus crédible que d’affirmer haut et fort : « Jamais »

A vous d’apprécier si leurs témoignages sont convaincants. Nous en avons sélectionné quelques-uns dans différentes spécialités. Ce discours minimaliste touche un très fort pourcentage des hommes face à la suspicion de la triche biologique.

DOIGT PILULE

Gino Bartali (ITA), cycliste professionnel de 1935 à 1954 : « Je n’ai jamais usé de doping. La seule fois où j’ai pris une drogue, pour faire comme les autres, c’était en Belgique, dans un Championnat du monde. J’ai été si malade que je m’en suis tenu là. Par contre, j’ai toujours eu l’impression qu’une cigarette me mettait dans de bonnes dispositions pour l’effort. Mais ce qui est bon pour l’un peut être mauvais pour l’autre. » [Sport et Vie, 1957, n° 19, décembre, p 11] 

Ivan Basso (ITA), cycliste professionnel depuis 1999 : « Je n’ai jamais pris de substances dopantes et je n’ai jamais fait d’autotranfusions sanguines. J’ai admis une tentative de dopage en vue du Tour de France (2006). Durant toute ma carrière, je n’ai jamais utilisé de produits dopants, je n’ai jamais fait de transfusion. Mon implication dans le réseau du docteur Fuentes constitue un moment de faiblesse qui restera pour toute la vie mais que j’entends payer. Je suis conscient que la tentative est assimilable au dopage. Je retournerai sur le vélo après avoir purgé ma peine. » [Conférence de presse à Milan, Le Monde, 08.05.2007] 

Fabrice Bénichou (FRA), boxeur professionnel de 1984 à 1995 : « A l’entraînement, les dirigeants Bulgares distribuent à chaque boxeur des petites pastilles blanches, bleues, jaunes et rouges que tout le monde avale sans poser de questions. Avec ça, tu pètes le feu. Jamais, je ne me suis senti aussi bien. Lorsque j’ai arrêté d’en prendre, j’ai eu une chute physique terrible dotée d’une forte déprime. Comme s’il me manquait quelque chose. De toute ma carrière, c’est la seule fois où j’ai pris des cachets. » [in « Sans prendre de gants » (avec Richard Loyant et Etienne Moatti). – Paris, Édition° 1, 1995 ; – 283 p (pp 132-133)]

Eugène Christophe (FRA), cycliste professionnel de 1904 à 1926 : « Jamais, jamais de ma vie, vous m’entendez, mes enfants, je n’ai touché à vos trucs diaboliques. Une fois j’ai essayé de mettre du champagne dans mon bidon, mais comme ce jour-là je ne roulais pas droit, j’ai estimé avoir fait des kilomètres en plus et je me suis juré de ne plus recommencer. » [Le Matin, 25.08.1979]

Marcel Desailly (FRA), footballeur professionnel international de 1993 à 2004 (116 sélections), capitaine de l’équipe de France : « Autant le reconnaître : j’ai « pris ». Deux fois ou trois fois, je ne sais plus, toujours en présence d’au moins un médecin (…) Aujourd’hui encore, j’ignore quels étaient ces cachets. Seule certitude : même si je m’en veux de les avoir acceptés, à aucun moment je n’ai eu le sentiment d’être « différent » sur le terrain. » [in « Capitaine » (collaboration de Philippe Broussard). – Paris, éd. Stock, 2002. – 349 p (pp 125-126)]

Oumar Dieng (FRA), footballeur professionnel : « J’étais dans une passe difficile car je ne jouais plus et je me posais des tas de questions. J’étais en plein doute. J’ai donc cédé à un moment de faiblesse. Je ne suis pas ’’accro’’. » [Le Parisien Libéré, 31.01.1996]

Amédée Domenech (FRA), international de rugby (52 sélections de 1954 à 1963) : « Aujourd’hui, il y a prescription. Oui, j’avoue que je me suis chargé pour ce match (France-Sprinkboks 1961 à Colombes : 0-0). Des cachous, j’en avais pris plus qu’il n’en fallait ! Ce que c’était ? Non, pas de la tisane d’Epernay. Du Maxiton® (amphétamine). J’avais un peu forcé la dose. Deux jours après, je sautais encore les haies. » [L’Équipe, 15.10.1992]

Guy Drut (FRA), médaillé d’argent sur 110 mh aux JO 1972 et d’or aux JO1976, ministre des sports de 1995 à 1997 : « Une fois, en 1969, j’ai touché aux anabolisants. J’ai pris la moitié d’un tube de Dianabol® (stéroïde anabolisant) prescrit à ma femme. Trois pilules par jour. Je n’ai pas senti grand-chose. » [Le Nouveau Médecin, 1977, n° 11, 8 décembre, pp 4-5]

Lino Lacedelli (ITA), et Achille Compagnoni (ITA), alpinistes vainqueurs du K2 le 31.07.1954 : « C’est ainsi qu’une demi-heure après avoir atteint le point culminant du K2 (8 611 m), deuxième plus haut sommet de l’Himalaya, nous nous remettons en marche. Nous n’avons ni mangé, ni bu, pas même une goutte. Nous ne prenons qu’une pastille de Sympamine® (une amphétamine) et c’est la seule fois que nous avons recouru à un excitant. » [in Desio A. .- La conquête du K2 .- Paris, éd. Arthaud, 1957 .- 249 p (pp 168-169 et 175)]

Luc Leblanc (FRA), cycliste professionnel de 1987 à 1998 : « Nous avons tous été approchés par des pourvoyeurs. Après, c’est à chacun de voir. Tout le monde sait dans le peloton que je n’ai jamais pris une amphétamine. D’ailleurs, c’est un motif de plaisanterie entre nous. C’est si vrai que le soir de mon titre de champion du monde à Agrigente, les collègues ont voulu me faire passer le baptême du feu. J’ai accepté d’en prendre. Mon Dieu ! Je n’ai pas pu fermer l’œil de la nuit. Le lendemain, je disputais un critérium à Châteaulin. J’étais détruit. » [Le Point, 25.07.1998]

Marc Madiot (FRA), Cycliste professionnel de 1980 à 1994 Directeur sportif depuis 1997 : « Je n’ai jamais absorbé de produits interdits dans une course, j’avoue et cela ne regarde que moi, avoir pris des produits interdits à l’occasion des critériums. » [Libération, 09.10.1989]

Dr Gabe Mirkin (USA), médecin du sport : « Je n’ai utilisé d’amphétamines qu’une seule fois et j’ai failli en perdre la vie. Je tiens à rappeler à tous les sportifs, et surtout à ceux qui veulent se surpasser, que les amphétamines n’ouvrent pas le chemin du succès, mais bien celui de la destruction. » [in « La médecine sportive » .- Montréal (CAN), Les Éditions de l’Homme, 1981 .- 236 p (p 156)]

Charly Mottet (FRA), cycliste professionnel de 1983 à 1994 : « Ça m’est arrivé de faire l’expérience d’utiliser des amphétamines et j’avoue que ça a été un échec pour moi. Ça n’apporte rien à l’effort sportif. » [« Sport et télé. Les liaisons secrètes » de Eric Maitrot .- Paris, éd. Flammarion, 1995. – 497 p (p 345)]

Johan Museeuw (BEL), cycliste professionnel de 1988 à 2004 : « J’ai fait des choses qui n’étaient pas 100% conformes aux règles (…) Pour ma dernière saison en 2004j je voulais terminer ma carrière sur une bonne note et j’ai fait des choses qui ne pouvaient vraiment pas être faites. » Le Dauphiné-Libéré, 25.01.2007]

Yannick Noah (FRA), tennisman professionnel de 1978 à 1990 : « Il m’est arrivé une fois complètement par hasard de m’entraîner après avoir fumé. C’est vrai, j’ai éprouvé certaine sensations. Mais elles n’étaient pas pour autant bénéfiques. Car si physiquement j’avais l’impression d’être increvable, en revanche, je manquais totalement de lucidité. Et on ne peut gagner un match de tennis si on n’est pas lucide. » [L’Équipe, 29.08.1980] 

Pascal Olmeta (FRA), footballeur professionnel de 1982 à 1999 : « C’était la première fois que j’utilisais du Captagon® (amphétamine apparentée) pour découvrir enfin le mystère de quelques footballeurs connus pour cette pratique immodérée. La deuxième fois eut lieu quelques mois après. Je ne me souvenais pas de tout. Au fond, c’était comme une deuxième cuite que l’on se jure de ne jamais reprendre pendant la gueule de bois du lendemain. L’expérience avait assez duré. Promis, juré, je refuserais toute idée de « vitamines » à l’avenir… depuis, je n’en ai plus jamais repris. » [in « Goal. Ma drôle de vie » .- Paris, éd. Solar, 1991 .- 209 p (p 143)]

Dr Jean Pène (FRA), médecin de l’équipe de France de rugby de 1972 à 1991, radiologue : « Je n’ai jamais donné du Captagon® (apparenté aux amphétamines) en dose suffisante pour que cela soit considéré comme du dopage. Il m’est arrivé d’en avoir pour les joueurs qui avaient un coup de pompe. Mais le plus souvent, je leur donnais un placebo en leur disant que ça allait les faire grimper au mur. » [L’Équipe, 14.01.2001] [NDLA : un praticien que connaissait très bien Jean-Pierre Rives]

Eddy Planckaert (BEL), cycliste professionnel de 1980 à 1991 : « Oui, je me suis dopé une fois à l’érythropoïétine (ÉPO). C’est un produit fantastique mais mortel. Celui qui utilise de l’ÉPO peut considérer que ses performances seront de 12 à 15% supérieures. J’en ai utilisé pendant une période. » [L’Équipe, 20.01.1998]

Brian Roberts (USA), joueur de baseball des Baltimores Orioles : « En 2003, lorsque j’ai pris des stéroïdes anabolisants, j’ai immédiatement réalisé que cela ne me ressemblait pas et que je ne voulais pas continuer à le faire. Je n’ai jamais consommé de stéroïdes, des hormones de croissance ou tout autre produit dopant depuis cet incident isolé. » [Agence France-Presse, 19.12.2007]

 Dominique Rocheteau (FRA), footballeur, 49 sélections internationales de 1975 à 1986 : « Cela existe même dans notre milieu. Lorsque j’étais fatigué, j’ai pu prendre des excitants mais jamais lors des grandes occasions. » [Impact Médecin, 08.06.1990]

Serge Simon (FRA), rugbyman du Stade Français-CASG, international (2 sélections en 1991) et médecin : « La seule fois où je me suis vraiment ‘’dopé’’ remonte à 1985. J’avais dix-sept ans. Je venais d’intégrer l’équipe de Nice. » [in Bordenave Y. et Simon S. .- Paroles de dopés .- Paris, éd. J.-Cl. Lattès, 2000 .- 210 p (p 12)]

José Touré (FRA), footballeur professionnel de 1980 à 1988 (16 sélections internationales de 1983 à 1989) : « A Nantes, le beau club pur de la côte atlantique, j’ai été dopé. Et après ?… C’est la seule fois de ma vie où j’ai joué dopé. On l’avait décidé pour moi, je l’ai fait. » [in « Prolongations d’enfer ». – Paris, éd. J.C. Lattès, 1994. – 301 p (p 125)]

Eric Zabel (ALL), cycliste professionnel depuis 1992 : « Je me suis dopé à l’ÉPO lors du Tour de France 1996 mais j’ai arrêté après la première semaine de prise à cause des effets secondaires. » [Conférence de presse à Bonn, Tribune de Genève, 24.05.2007]